Facebook a publié le 16 septembre ses dernières initiatives pour ralentir le changement climatique, notamment la partition que compte jouer sa plateforme principale, mais les activistes du climat estiment que les nouveaux engagements de l'entreprise en matière de désinformation sur le climat passent à côté de l'essentiel. Ceux-ci allèguent que la plateforme est encore truffée de messages trompeurs et de publicités pour les combustibles fossiles. En outre, ils hissent Facebook au premier rang des plateformes Internet où la désinformation sur le climat prolifère le plus.Facebook est une chambre d'écho pour la désinformation sur le climat
Le leader mondial des réseaux sociaux Facebook a récemment communiqué son plan pour lutter contre la désinformation en rapport avec le changement climatique sur sa plateforme dans un article intitulé : "Tackling Climate Change Together". Les nouvelles actions comprennent, entre autres, le développement de son centre scientifique climatique pour fournir des informations plus fiables, l'investissement dans des organisations qui luttent contre la désinformation et en lançant une série de vidéos pour mettre en avant les jeunes défenseurs du climat sur Facebook et Instagram. D'autres actions figurent également dans le plan.
Cependant, les critiques estiment que la nouvelle tentative n'est pas à la hauteur et permettra à de grandes quantités de fausses informations sur le climat de passer à travers les mailles du filet. En effet, Facebook a longtemps été critiqué pour avoir permis à la désinformation sur la crise climatique de proliférer sur sa plateforme. Le PDG Mark Zuckerberg a admis lors d'une audience du Congrès américain en avril 2021 que la désinformation sur le climat représente "un gros problème". Par le passé, la société a déclaré que ces fausses informations représentaient "un très faible pourcentage de la désinformation totale sur le service".
Mais elle avait refusé de communiquer des chiffres. Les experts en changement climatique et en désinformation ont déclaré que les fausses informations peuvent se propager rapidement sur la plateforme. En octobre 2020, le groupe de surveillance du négationnisme climatique InfluenceMap a révélé que des dizaines de publicités négationnistes avaient été vues plus de 8 millions de fois après avoir échappé aux filtres du réseau social. En mars 2021, 13 groupes environnementaux, dont l'Union of Concerned Scientists et Greenpeace, ont envoyé à Zuckerberg une lettre lui demandant de s'engager à surveiller la désinformation climatique.
La lettre demandait également au PDG de commencer à fournir plus de transparence sur l'ampleur du problème. Une étude menée récemment par les Amis de la Terre (Friends of the Earth - FOE), une organisation environnementale, a révélé qu'environ 99 % des informations erronées sur le climat concernant les pannes d'électricité survenues au Texas en février 2021 n'ont pas été contrôlées. Cependant, les scientifiques ont signalé qu'en réalité le froid intense a affecté presque toutes les sources d'énergie, pas seulement les énergies renouvelables, et les infrastructures de gaz naturel gelées ont joué un rôle énorme dans les pannes.
FOE a analysé les 10 messages Facebook les plus performants, accusant à tort les éoliennes d'être responsables des pannes. Elle a découvert que moins de 1 % des interactions - y compris les commentaires et les partages - concernaient des publications portant le label "fact-check", que Facebook appose sur les publications qui ont été examinées par les vérificateurs de faits de la plateforme. FOE affirme que sans vérification des faits, la désinformation peut se propager à l'intérieur et à l'extérieur de la plateforme vers les médias grand public et la politique.
L'étude a révélé que des rapports trompeurs selon lesquels les éoliennes étaient en cause dans la panne s'étaient répandus sur la plateforme de médias sociaux. Elle a également montré comment de telles théories passent de la périphérie de Facebook au courant dominant. FOE a...
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