Environ deux semaines après l'annonce des nouvelles fonctionnalités de protection étendue des enfants, Apple essuie toujours des critiques négatives de la part d'une grande partie de la communauté. Vendredi, Apple s'est excusée pour la confusion que l'annonce a suscitée et a donné plus de détails sur les nouvelles fonctionnalités. La société a publié un document expliquant comment elle a étudié les attaques potentielles sur le système et a préparé une défense contre elles. Elle a également indiqué que son système de numérisation d'iCloud s'appuiera sur les données de plusieurs groupes de protection de l'enfance pour répondre aux craintes relatives à la vie privée.Apple estime que les critiques négatives sont le résultat d'une confusion
Apple a annoncé l'arrivée de nouvelles fonctionnalités de protection de l'enfance le 5 août dernier, mais ces dernières ont été très mal accueillies par la communauté. L'entreprise a dévoilé deux nouveaux outils, dont un nouveau système de détection d'images qui peut alerter Apple lorsque des images connues d'abus sur les enfants sont en passe d'être téléchargées sur le stockage iCloud. Les groupes de défense de la vie privée ont critiqué cette nouvelle, certains affirmant qu'Apple avait créé une porte dérobée pour permettre la surveillance de ces clients. Cependant, la société affirme que son annonce a été largement "mal comprise".
En effet, d'autres entreprises technologiques effectuent des contrôles similaires une fois que les photos sont téléchargées sur leurs serveurs. La décision d'Apple de placer les principaux aspects du système sur le téléphone lui-même a suscité des inquiétudes quant au fait que les gouvernements pourraient obliger l'entreprise à étendre le système à d'autres usages, comme la recherche d'images politiques interdites. La controverse s'est même déplacée dans les rangs d'Apple, plusieurs employés ayant critiqué la décision et craignant que la société ne compromette sa réputation en matière de protection de la vie privée des consommateurs.
Dans une récente interview accordée au Wall Street Journal (WSJ), Apple a reconnu avoir mal géré la communication autour du programme. Craig Federighi, responsable des logiciels chez Apple, a déclaré qu'en prenant du recul, la société s'est rendu compte que l'introduction de deux fonctionnalités en même temps était "une recette pour ce genre de confusion". « Nous aurions aimé que l'annonce soit un peu plus claire pour tout le monde », a déclaré Federighi. L'ingénieur a apporté plus de détails sur le choix d'Apple et a également annoncé que le projet était toujours en cours de développement et que des changements étaient à prévoir.
Il a refusé de dire si les critiques étaient à l'origine de ces changements. L'un de changements annoncés concerne la base de données de CSAM (child sex abuse material) qu'Apple va exploiter. La société a déclaré qu'elle ne rechercherait que les images qui ont été signalées par des organismes de renseignements et de protection de l'enfance dans plusieurs pays. Autrement dit, le système ne signalera que les images trouvées dans plusieurs bases de données sur la sécurité des enfants ayant des affiliations gouvernementales différentes, ce qui empêcherait théoriquement un pays d'ajouter au système du contenu ne relevant pas du CSAM.
En présentant les fonctionnalités pour la première fois, Apple n'avait choisi que le National Center for Missing and Exploited Children (NCMEC), basé aux États-Unis, comme fournisseur d'images d'abus connus sur les enfants. À la question de savoir pourquoi cela a été le cas, un responsable d'Apple a répondu que l'entreprise venait seulement de finaliser son accord avec le NCMEC. La société a également dévoilé le nombre de correspondances d'images à partir duquel le système alertera Apple pour un examen plus approfondi effectué par un être humain. Elle avait précédemment refusé de divulguer ce nombre.
Vendredi, les dirigeants ont déclaré qu'ils commenceraient avec 30 images, bien que le nombre puisse diminuer au fil du temps à mesure que le système s'améliore. Selon Apple, ce seuil a été choisi pour fournir une "marge de sécurité drastique" afin d'éviter les faux positifs, indique le document - et au fur et à mesure de l'évaluation des performances du système dans le monde réel, "nous pourrons modifier le seuil".
Apple a également déclaré qu'il serait facile pour les chercheurs de s'assurer que la liste des identifiants d'images recherchés sur un iPhone était la même que celle de tous les autres téléphones, cherchant ainsi à apaiser les craintes que le nouveau mécanisme puisse être utilisé pour cibler des individus....
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Interdire le scannage automatique des communications privées ou le maintenir : de quel bord êtes-vous ?

