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Les développeurs considèrent que le navigateur Safari d'Apple est mal foutu et dépassé
Pointant du doigt le manque ou le support tardif des nouvelles technologies et API du Web

Le , par Bill Fassinou

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12  0 
Après avoir combattu Internet Explorer 11 (IE 11), que Microsoft a finalement enterré au profit d'Edge, les développeurs seraient désormais légués contre Safari d'Apple. Le navigateur Web de la marque à la pomme semble avoir hérité de la distinction de "navigateur le plus détesté". Sur le Net, plusieurs forums recensant les points faibles de Safari notent que le navigateur est sérieusement dépassé et accuse énormément de retard dans la prise en charge des API et technologies Web de nouvelles générations qui permettent de créer les sites Web et les applications Web modernes utilisés aujourd'hui.

Safari serait devenu le navigateur le plus détesté sur le marché

Safari est le navigateur Web par défaut de l'iPhone, de l'iPad et de macOS, publié pour la première fois par Apple en 2003 et brièvement proposé sur Windows de 2007 à 2012. La popularité de Safari a explosé avec l'iPhone et l'iPad, et il détiendrait actuellement une part de marché d'environ 54 % de l'utilisation des navigateurs mobiles aux États-Unis. Construit à l'aide du moteur WebKit, Safari a été l'un des premiers navigateurs Web à prendre en charge la nouvelle norme HTML 5. Il a également été l'un des premiers navigateurs à désactiver la prise en charge d'Adobe Flash par défaut, les versions mobiles de Safari n'ayant jamais pris en charge Flash.



Seulement, des développeurs pensent qu'au fil des ans, le navigateur d'Apple a énormément pris du retard sur ses concurrents au point de paraître dorénavant "merdique" et "dépassé". Tout comme comme IE 11 avant sa récente disparition, Safari serait aujourd'hui "le navigateur le plus détesté" sur le marché. En son temps, IE était détesté en raison d'un nombre important de problèmes, à savoir : des API modernes et technologies Web inexistantes ou leur prise charge tardive, des failles de sécurités pouvant conduire à des cyberattaques d'escalade de privilèges, etc. Microsoft a commencé à supprimer le support d'IE 11 en août dernier.

Le travail se poursuit et à compter du 17 août 2021, tous les applications et services Microsoft 365 ne prendront plus en charge IE 11. Dans le même ordre d'idée, Safari aurait toujours été à la traîne par rapport aux navigateurs concurrents pour ce qui est de la prise en charge des API et des fonctionnalités Web modernes. Dans un billet de blogue sur le sujet, Perry Sun, un professionnel du marketing produit pour les produits électroniques et technologiques, estime que cet état de choses pose des problèmes considérables aux développeurs désireux de créer des produits fonctionnant de manière cohérente sur tous les principaux navigateurs (Chrome, Edge, Firefox et Safari).

Mais ce n'est pas tout ; il a ajouté que l'ennui avec Safari est plus profond et plus nuancé. Voici quelques-unes des lacunes de Safari qu'il a soulignées :

Mauvaise prise en charge des applications Web progressives

Les applications Web progressives (ou PWA) sont des applications construites à l'aide de technologies Web, comme HTML, CSS et JavaScript. Mais elles ont la sensation et la fonctionnalité d'une véritable application native. En d'autres termes, une application PWA est formée d'un ensemble de technologies de navigation modernes qui, ensemble, vous permettent de créer un site dont l'apparence, la convivialité et les performances sont similaires à celles d'une application native sur votre smartphone, votre tablette ou votre ordinateur de bureau. Les PWA vous donnent les capacités suivantes :

  • exécution en plein écran (aucune interface utilisateur de navigateur visible) ;
  • notifications et alertes au niveau du système d'exploitation ;
  • possibilité d'utiliser l'application lorsque l'appareil est hors ligne ;
  • stockage et récupération des données sur l'appareil ;
  • ajout d'une icône d'application sur l'écran d'accueil de votre smartphone, tablette ou PC ;
  • accès aux fonctions matérielles telles que l'appareil photo, le microphone, le port USB, etc. ;
  • les PWA ne nécessitent pas de compilation ni de soumission aux app stores pour approbation.


Selon Sun, Apple a traîné les pieds avant d'ajouter le support des PWA dans Safari, et lorsqu'il l'a finalement fait, il a limité les capacités des PWA de sorte que les fonctionnalités des applications natives, comme les notifications ou un raccourci de l'icône de l'écran d'accueil, ne soient pas possibles. En outre, sur iOS le seul moteur de rendu Web autorisé est WebKit d'Apple, qui fait fonctionner Safari. Les navigateurs iOS tiers, tels que Chrome, ne peuvent utiliser que WebKit, et non leurs propres moteurs (comme cela serait autorisé sous Windows, Android ou macOS). Et c'est WebKit qui régit les capacités des PWA.

Alors, est-ce la raison des limitations que s'impose Apple sur les API Web liées aux PWA ? Sun dit non et allègue que les limitations des PWA sur iOS sont liées à l'App Store d'Apple et l'argent qu'elle génère. « Il vous dira que c'est pour des raisons de confidentialité des utilisateurs, ce qui peut être valable dans certains cas. Mais la plupart d'entre nous savent que la raison principale est que des PWA entièrement compatibles feraient concurrence à l'App Store d'iOS, privant ainsi Apple d'une part de 30 % des revenus qu'il perçoit lorsqu'une application est achetée ou qu'un achat in-app est effectué », a déclaré Sun.

« Jusqu'à récemment, la controverse concernant l'arrêt de la prise en charge des PWA par Apple était relativement confinée à la communauté des développeurs Web. Mais aujourd'hui, elle a été révélée au grand public, grâce à l'affaire Epic contre Apple et à la possibilité d'actions réglementaires antitrust. Apple pourrait finalement être contraint d'étendre complètement la prise en charge des PWA ou des navigateurs iOS tiers, en guise de concession pour satisfaire les régulateurs. Nous verrons bien ce qui se passera », a-t-il ajouté. Voici quelques-unes des nombreuses restrictions imposées par Apple aux PWA sur iOS :

  • les PWA ne peuvent pas accéder aux composants natifs des téléphones comme ARkit, Face ID, ou Bluetooth. Cela les empêche d'être dynamiques ;
  • les PWA ne présentent pas un comportement homogène et cohérent sur plusieurs plateformes. Pour chaque plateforme, la PWA peut avoir un vocabulaire, une présentation et surtout une icône différents ;
  • les PWA ont du mal à se synchroniser en arrière-plan. Alors que les applications natives se synchronisent en arrière-plan et offrent aux utilisateurs une expérience transparente, sur iOS, une PWA ne peut pas se substituer à l'application native tant qu'elle ne permet pas une synchronisation facile ;
  • les PWA ont un problème particulier d'accès aux données de l'appareil. Qu'il s'agisse de votre carnet de contacts ou de la localisation actuelle – ou de toute autre donnée sensible à laquelle les applications natives peuvent accéder – c'est une véritable plaie pour les PWA sur Safari ;
  • les PWA n'ont pas le droit de stocker autant de données qu'elles le souhaitent sur un dispositif Apple. L'entreprise a alloué seulement 50 Mo aux PWA. C'est la raison pour laquelle on demande aux développeurs de créer des magasins de PWA supercompacts ;
  • etc.


Prise en charge tardive de WebRTC et d'autres fonctionnalités

Selon Sun, les développeurs Web se plaignent depuis longtemps de la lenteur ou de l'absence de la prise en charge des principales API Web et des fonctionnalités CSS qui sont généralement disponibles sur d'autres navigateurs. L'un des principaux exemples serait WebRTC. WebRTC est largement utilisé dans les communications vidéo et audio sur le Web. Il est également utilisé pour envoyer des fichiers et partager du contenu d'écran. Apple aurait mis des années avant d'ajouter enfin le support de WebRTC à Safari, au point où cela serait devenu une plaisanterie entre les développeurs et même les observateurs du secteur.

En outre, malgré le support désormais disponible, il semblerait que WebRTC soit plus problématique sur la version bureau de Safari que sur les autres navigateurs. Les développeurs auraient trouvé que la prise en charge de WebRTC dans iOS était un véritable casse-tête et que l'effort n'en valait pratiquement pas la peine. Sun estime également que par le passé, des critiques ont été formulées à l'encontre de Safari, qui ne prenait pas en charge le codec vidéo ouvert VP9 (développé par Google) ou le format de compression d'image WebP. Safari a ajouté le support de ces technologies vers fin 2020.

Selon Sun, VP9 et WebP existent depuis des années dans d'autres navigateurs et se sont avérés très populaires. D'un autre côté, Apple serait actuellement le seul à ne pas prendre en charge le codec vidéo AV1 et le format d'image AVIF correspondant. Mais ce n'est pas gagné, car l'entreprise perçoit des redevances pour le codec concurrent HEVC et est un grand partisan du format d'image HEIC. « Apple n'en a rien à faire des API modernes. PWA, streams, qui a besoin de tout ça ? Eh bien ! cher Apple, un grand nombre de développeurs Web en ont besoin aujourd'hui », a commenté un utilisateur de Reddit.

Bogues et mises à jour irrégulières et non automatiques

Sun estime que les développeurs sont souvent frustrés par les nombreux bogues dans l'implémentation par Safari des API Web et des fonctionnalités CSS, et en particulier par la lenteur avec laquelle ils sont traités. Le fait que, contrairement à Chrome ou Firefox, les mises à jour de Safari ne sont pas automatiques et régulières serait aussi une raison qui explique cette frustration. Elles ne sont livrées qu'avec les mises à jour peu fréquentes de l'ensemble du système d'exploitation. « Sérieusement ! Microsoft utilise des mises à jour automatiques pour le navigateur Edge. Il est donc certain qu'Apple peut trouver le "courage" de le faire également », lit-on dans les commentaires sur Reddit.

Il s'agit simplement d'une question de priorités pour Apple

« Ne vous méprenez pas, Safari est un très bon navigateur Web, offrant des performances rapides et de solides fonctionnalités de confidentialité. Mais dans le même temps, l'absence de prise en charge des principales technologies et API du Web a suscité la perplexité et l'agacement. L'énorme popularité d'iOS rend d'autant plus ennuyeux le fait qu'Apple continue à empêcher les développeurs de créer de superbes expériences sur le Web qui fonctionnent sur toutes les plateformes », a déclaré Sun.

« Mais ce n'est pas vraiment surprenant non plus, étant donné qu'Apple a misé son avenir sur des revenus basés sur les services, notamment les ventes générées par l'App Store. Apple est connu pour se retirer face à la pression du public. Peut-être que cette pression sera suffisante pour entraîner de sérieux changements dans Safari », a-t-il conclu.

Source : Perry Sun

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des lacunes de Safari soulignées par Sun ?
Connaissez-vous d'autres problèmes de Safari qui n'ont pas été mentionnés ici ?
Avez-vous relevé les mêmes problèmes au sujet des PWA sur iOS ? En connaissez-vous d'autres ?
Quelle comparaison faites-vous entre Safari, Chrome, Firefox et les autres navigateurs Web modernes ?

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Petite histoire sur l'évolution des navigateurs web de 1993 à 2020, de la première guerre remportée par IE, en passant par l'avènement du web mobile

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Avatar de PomFritz
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 30/07/2021 à 1:08
Apple se fout des développeurs, en général. Leur environnement est, simplement, une m... à maintenir dans un environnement de développement professionnel! Ils ne dépensent pas un centime sur ce qui n'a pas une valeur pour leurs groupies de base.
8  1 
Avatar de abriotde
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 29/07/2021 à 18:08
Citation Envoyé par der§en Voir le message
Donner le plein accès a mes données et a mon matériels sans mon consentement, j'en convient bien, est une vrai aubaine pour "un professionnel du marketing", pas sur que cela soit dans mon intérêt de permettre aux PWA de fonctionner tel que mentionné dans l'article sur mon iPhone !
Oui donc tu va installer l'application contrôlée par Apple qui pourra t'épier 24h/24 au lieu de la page web qui tourne dans une sandbax et a des accès malgré tout restreint. Tu peux configurer ton navigateur (du moins avec Firefox ou Chrome) et il te prévient. Une application te le dis de manière beaucoup moins précise à l'installation et tu ne sais pas quand elle tourne...

Et puis si Apple décide du jour au lendemain de la bannir (car elle n'est pas assez rentable pour Apple), eh bien c'est fini, tu n'a plus de solution. Pire avec une application, tu n'a pas de mode navigation privé. Si tu demande le téléphone de ton ami pour regarder un mail et qu'il faut que tu installe l'application...
7  1 
Avatar de Seb33300
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 29/07/2021 à 15:09
Citation Envoyé par der§en Voir le message
Lire ceci est pour moi un vrai plaidoyer pour l'adoption de SAFARI.

Donner le plein accès a mes données et a mon matériels sans mon consentement, j'en convient bien, est une vrai aubaine pour "un professionnel du marketing", pas sur que cela soit dans mon intérêt de permettre aux PWA de fonctionner tel que mentionné dans l'article sur mon iPhone !
Au contraire, c'est tout l’intérêt des PWA d'avoir accès aux fonctionnalités natives du terminal. Sinon, ça revient à concevoir un site web classique...
6  1 
Avatar de LeBressaud
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 29/07/2021 à 15:24
Citation Envoyé par der§en Voir le message
Lire ceci est pour moi un vrai plaidoyer pour l'adoption de SAFARI.

Donner le plein accès a mes données et a mon matériels sans mon consentement ...
Sauf que l'autorisation est demandée...
5  1 
Avatar de archqt
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 30/07/2021 à 10:34
Ils sont dans leur logique, pourquoi donner un accès au téléphone à une page web si ton modèle économique est basé sur des applications natives.
2  1 
Avatar de der§en
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 29/07/2021 à 14:17

  • les PWA ne peuvent pas accéder aux composants natifs des téléphones comme ARkit, Face ID, ou Bluetooth. Cela les empêche d'être dynamiques ;
  • les PWA ne présentent pas un comportement homogène et cohérent sur plusieurs plateformes. Pour chaque plateforme, la PWA peut avoir un vocabulaire, une présentation et surtout une icône différents ;
  • les PWA ont du mal à se synchroniser en arrière-plan. Alors que les applications natives se synchronisent en arrière-plan et offrent aux utilisateurs une expérience transparente, sur iOS, une PWA ne peut pas se substituer à l'application native tant qu'elle ne permet pas une synchronisation facile ;
  • les PWA ont un problème particulier d'accès aux données de l'appareil. Qu'il s'agisse de votre carnet de contacts ou de la localisation actuelle - ou de toute autre donnée sensible à laquelle les applications natives peuvent accéder - c'est une véritable plaie pour les PWA sur Safari ;
  • les PWA n'ont pas le droit de stocker autant de données qu'elles le souhaitent sur un dispositif Apple. L'entreprise a alloué seulement 50 Mo aux PWA. C'est la raison pour laquelle on demande aux développeurs de créer des magasins de PWA supercompacts ;

Lire ceci est pour moi un vrai plaidoyer pour l'adoption de SAFARI.

Donner le plein accès a mes données et a mon matériels sans mon consentement, j'en convient bien, est une vrai aubaine pour "un professionnel du marketing", pas sur que cela soit dans mon intérêt de permettre aux PWA de fonctionner tel que mentionné dans l'article sur mon iPhone !
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