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83 % des développeurs de logiciels souffrent d'épuisement professionnel,
Selon une étude de Haystack Analytics

Le , par Bill Fassinou

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L'épuisement professionnel (burnout) aurait atteint un seuil critique dans le cercle des développeurs de logiciels depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19. Une étude publiée récemment par la société Haystack Analytics, spécialisée dans la productivité des ingénieurs, a révélé que 83 % des développeurs de logiciels souffrent d'épuisement professionnel. Les principales raisons invoquées par ces derniers pour expliquer cet épuisement sont la charge de travail élevée (47 %), l'inefficacité des processus (31 %) et le manque de clarté des objectifs et des cibles (29 %).

La plupart des secteurs d'activité humaine ont dû compter sur la technologie pour rester productifs pendant la pandémie du coronavirus, notamment en mettant en place le télétravail. En majorité, les entreprises ont constaté d’importants gains de productivité au cours de l'année 2020, en lien direct avec la généralisation du télétravail. Certaines d'entre elles anticipent même un gain de productivité total de 17 % au cours des deux à trois prochaines années. En outre, grâce au télétravail, 88 % ont réalisé des économies sur les charges immobilières au cours de l'année dernière.



De même, 92 % prévoient de nouvelles économies dans les deux à trois ans à venir. Cependant, le maintien ou l'augmentation de la productivité pendant la pandémie du Covid-19 s'est-il fait au grand dam des développeurs ? C'est ce que constate la société Haystack Analytics dans son dernier rapport sur le bien-être des ingénieurs logiciels depuis le début de la crise sanitaire il y a bientôt deux ans. Selon Haystack Analytics, l'épuisement professionnel s'est aggravé pendant la pandémie, car l'étude a révélé que 83 % des développeurs de logiciels souffrent d'épuisement professionnel.

Mais encore, 81 % des développeurs signalant une augmentation de leur épuisement à cause de la pandémie. La principale raison évoquée par les développeurs pour expliquer leur sentiment d'épuisement pendant la pandémie est l'augmentation de la charge de travail. En plus de cela, ils ont cité d'autres raisons telles que l'inefficacité des processus (31 %) ainsi que le manque de clarté des objectifs et des cibles (29 %). L'étude révèle également que 83 % des développeurs sont préoccupés par la fiabilité des logiciels sur leur lieu de travail, dont 20 % dans une large mesure.

« On sait peu de choses sur le bien-être des ingénieurs en logiciel pendant la pandémie ou sur l'évolution des équipes technologiques. Cette étude représente la première tentative en ce sens. De l'épuisement professionnel à la productivité, nous avons cherché à comprendre l'état du génie logiciel en 2021. Le travail de terrain de cette étude a été réalisé à une vitesse remarquable, du 23 au 24 juin 2021. Pour réaliser cet exploit, nous nous sommes associés à l'agence de recherche Survation  », a écrit Haystack Analytics dans son rapport.

« Que ce soit pour nous permettre de rester connectés ou pour construire des systèmes de réservation de vaccins, les développeurs de logiciels ont joué un rôle clé pendant la pandémie. Les résultats montrent que l'épuisement des développeurs est bien pire que ce que j'avais imaginé lorsque j'ai conçu cette étude. Compte tenu du rôle toujours plus important que jouent les logiciels dans la société et du taux élevé d'inquiétude des développeurs concernant la fiabilité des logiciels sur leur lieu de travail », a déclaré Junade Ali, l'informaticien qui a dirigé l'exercice de recherche.



« Cela soulève de sérieuses inquiétudes quant à la qualité des logiciels qui jouent un rôle important dans notre vie quotidienne et dans les infrastructures nationales critiques », a-t-il ajouté. Selon le rapport, 20 % des ingénieurs souffrant d'épuisement professionnel ont attribué la cause à des "logiciels non fiables". Environ 55 % ont indiqué qu'ils étaient fréquemment retardés dans leur travail en raison de l'inefficacité des processus, dans une mesure "importante" ou "modérée". Ainsi, 31 % des ingénieurs en situation d'épuisement professionnel ont attribué l'inefficacité des processus à cette cause.

Il est intéressant de noter que seuls 26 % des développeurs logiciels interrogés travaillent exclusivement sur le développement de produits. Environ 74 % travaillent sur les opérations sous une forme ou une autre, même si cela fait partie de leur travail. En effet, l'étude rapporte que 44 % des ingénieurs logiciels occupent des rôles hybrides. Elle note aussi que la technologie reste le moteur des entreprises à forte croissance. Par exemple, la société Scottish Mortgage Investment Trust, axée sur la technologie, a connu une croissance de 151,37 % sur une période de 3 ans au 1er juillet 2021.

Cela représenterait la plus forte performance sur 3 ans de toutes les sociétés du FTSE 100. Par ailleurs, Haystack Analytics a expliqué que l'importance du bien-être est soulignée par le nombre de développeurs nécessaires pour soutenir l'industrie technologique en pleine croissance. Selon un rapport sur le sujet, il y a environ 408 000 développeurs de logiciels rien qu'au Royaume-Uni. D'ici 2024, la population mondiale de développeurs de logiciels devrait atteindre 28,7 millions. Kathryn Koehler, directrice de la productivité des développeurs chez Netflix, a commenté l'étude : « C'est un bon ensemble de questions ».



Selon Koehler, les résultats montrent que « la productivité d'une équipe ne peut être mesurée par un seul indicateur » et « qu'il est important de mesurer le bien-être de l'équipe parallèlement aux indicateurs de productivité ». Elle a poursuivi en expliquant que Netflix commençait à développer sa propre approche de la mesure de la productivité des développeurs en interne, en « commençant petit, mais en commençant par quelque chose qui a un impact ; et puis sans s'arrêter là – en continuant à penser à la productivité, à la satisfaction et aux autres éléments en contexte ».

Sources : Haystack Analytics, Rapport de l'étude (PDF)

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des raisons évoquées dans le rapport qui ont conduit au burnout ?
Vous êtes-vous déjà retrouvé dans un état d'épuisement professionnel pendant la pandémie ?
Si oui, comment vous en êtes-vous sorti ? Pensez-vous que la pandémie en était la cause ? Sinon quelles étaient les causes, selon vous ?

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Avatar de smarties
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 15/07/2021 à 10:51
Que pensez-vous des raisons évoquées dans le rapport qui ont conduit au burnout ?
Le cahier des charges est rarement suffisamment clair et parfois on croit avoir bien avoir compris quelque chose et en fait non
De plus, les délais sont courts donc on a peu de marge pour l'erreur.
Enfin, des semaines de 39h je trouve ça épuisant et sur 39h je dois être vraiment productif que 32h.

Vous êtes-vous déjà retrouvé dans un état d'épuisement professionnel pendant la pandémie ?
Oui, à cause de ce que j'ai dit avant.
Par ailleurs il y a aussi la charge de travail liée à sa famille : j'ai mes enfants en bas age et ma femme qui est pas là avant 20h donc je n'ai pas le temps de me poser dès que je rentre du travail non plus (promenade et jouer un peu avec les enfants, les laver, les faire manger puis préparer le repas et se laver). Il est généralement autour de 22h quand je peux me poser.
Je tiens encore mais je ne sais pas encore pour combien de temps...

Si oui, comment vous en êtes-vous sorti ? Pensez-vous que la pandémie en était la cause ? Sinon quelles étaient les causes, selon vous ?
Déjà, à 39h je ne fais pas plus d'heure, s'il y a du retard, tans pis !
Là où je suis, la technologie ne me plait pas (Delphi), le manque de documentation et le framework "maison" peu documenté aussi n'aident pas. Donc j'aurais peut de regret à la quitter.
Pour moi la pandémie n'est pas la cause, c'est plus la charge et la pression. C'est bien quand une entreprise a du travail mais c'est aussi bien quand elle a n'est pas toujours à fond : pour rattraper les retards, faire avancer des éventuels projets transversaux.
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