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La Thaïlande bannit les cryptomonnaies basées sur des mèmes et les NFT : « aucun objectif clair ou aucune valeur sous-jacente »,
Indique la Securities and Exchange Commission (SEC) du pays

Le , par Bill Fassinou

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En Thaïlande, le marché des cryptomonnaies se rétrécit. La SEC thaïlandaise a promulgué de nouvelles règles vendredi pour les échanges de cryptomonnaies utilisées dans le pays. Certains types de cryptomonnaies, notamment les monnaies basées sur des mèmes, les monnaies de type "fan" et les jetons non fongibles (NFT), sont interdits d'échange sur les bourses de cryptomonnaies. La loi viserait à protéger les intérêts des commerçants d'actifs numériques dans le pays. Le Dogecoin, la plus populaire des cryptomonnaies basées sur un mème, se retrouve donc désormais interdit dans le pays.

La Thaïlande est le dernier pays à imposer des restrictions sur le commerce des cryptomonnaies. La semaine dernière, la SEC de ce pays d'Asie du Sud-Est a mis en place une interdiction des monnaies basée sur des mèmes (meme token) comme le Dogecoin. Les bourses ont reçu l'ordre de retirer de la cote ces pièces, ainsi que les NFT, les jetons utilitaires et les jetons sociaux (fan token), dans un délai de 30 jours. La SEC thaïlandaise justifie sa décision en déclarant que « les cryptomonnaies basées sur des mèmes n'ont aucun objectif clair, aucune substance sous-jacente et que leur prix dépend largement des tendances des médias sociaux ».



Le Dogecoin, en particulier, a vu sa popularité en ligne monter en flèche grâce aux tweets d'Elon Musk. En effet, Musk s'est lancé dans une série de tweets depuis la fin de l'année dernière sur le Bitcoin et sur le Dogecoin, dont les effets ont été un grand intérêt pour ces deux cryptomonnaies. En outre, le prix des cryptomonnaies a également fluctué plus récemment dans un contexte de volatilité des cryptomonnaies alimentée par les interdictions en Chine et les restrictions potentielles en Inde. D'un autre côté, le Salvador est récemment devenu la première nation à accepter le Bitcoin comme monnaie légale.

Selon certains, il s'agit d'une de ces idées qui peuvent sembler bonnes en théorie, mais qui seront impossibles à appliquer de manière équitable. Selon eux, il existe désormais plusieurs monnaies "mèmes" qui consacrent une partie de chaque transaction à des œuvres caritatives – sauvetage de singes, financement de refuges pour animaux, etc. « Est-ce que cette utilité est suffisante pour revoir l'interdiction ? », s'est interrogé l'un d'entre eux. SafeMoon et Shiba Inu sont deux autres exemples célèbres de cryptomonnaies mèmes. Outre le Dogecoin, les NFT ont également fait fureur au début de l'année.

« Les NFT semblent avoir autant de valeur héréditaire que n'importe quelle œuvre d'art (ce que quelqu'un est prêt à payer) », estiment des internautes qui sont contre cette interdiction. Ces actifs permettent essentiellement d'acheter des œuvres d'art numérique uniques en leur genre et de les transformer en certificats de propriété. Il y a quelques mois, il était impossible de les ignorer, en raison de l'engouement suscité par la vente par Jack Dorsey et Grimes, de Twitter, de leurs jetons non fongibles respectifs pour des millions de dollars. Mais, plus récemment, l'intérêt du grand public pour ces actifs s'est émoussé.

Le marché des NFT s'est brusquement effondré fin mai. Un rapport sur la situation a révélé que les ventes de NFT ont chuté de près de 90 % par rapport à leur pic au début du mois de mai. Seulement 19,4 millions de dollars de NFT ont été vendus au début du mois de juin, contre 170 millions de dollars début mai. En sus, le nombre de portefeuilles NFT affichant une activité quotidienne a également baissé de près 70 % depuis mai. Alors que beaucoup ont engrangé des millions de dollars depuis le début de l'année, la bulle vient d'éclater. De plus, beaucoup cherchent encore à comprendre l'utilité réelle et la valeur des NFT.

La nouvelle résolution a été adoptée lors d'une réunion du conseil de la SEC thaïlandaise tenue le 9 juin 2021. Selon Ruenvadee Suwanmongkol, le secrétaire général de la SEC, le conseil a adopté la nouvelle loi dans le cadre des "Règles, conditions et procédures pour entreprendre des activités d'actifs numériques", qui sont entrées en vigueur le 11 juin. Par ailleurs, alors que les gouvernements du monde entier continuent d'adopter des approches différentes de l'utilisation des cryptomonnaies, il sera intéressant de voir ce que l'avenir réserve au résultat le plus aimé de la technologie blockchain.

La Thaïlande n'a pas interdit le bitcoin et d'autres cryptomonnaies plus populaires. En revanche, certains pays ont émis une interdiction sur l'achat, la possession et la négociation de ces devises numériques, quel que soit leur type. L'interdiction pure et simple de ces monnaies s'est principalement produite lors de ces quatre dernières années, coïncidant avec le bull run (hausse prolongée) du bitcoin. Les banques centrales et les gouvernements ayant remarqué la poussée d'intérêt pour les cryptomonnaies, ignorer ce marché en pleine croissance n'était plus une option.

En Bolivie, le gouvernement a interdit l'utilisation des cryptomonnaies dans le pays, citant les récentes activités criminelles de certains résidents. La Banque centrale de Bolivie a publié une déclaration rappelant au public que l'utilisation des monnaies virtuelles est illégale après avoir dénoncé un système pyramidal déguisé basé sur un supposé investissement dans les devises numériques. La Macédoine du Nord a également interdit l'utilisation du Bitcoin et de l'Ethereum. L'investissement dans ces monnaies est illégal dans le pays, et la Banque Nationale a mis en garde contre le fait que les transactions en cryptomonnaies sont liées à des activités illicites.

Plus récemment, la Banque centrale de Turquie a décrété une interdiction des paiements en cryptomonnaies. Cependant, cette décision n'était pas une surprise, car le pays avait renforcé les restrictions sur les échanges de cryptomonnaies au cours des derniers mois. Le pays justifie cette interdiction par l'absence de réglementation et d'autorité centrale pour les monnaies numériques. Elle considère que cela représente un risque pour les investisseurs qui ne peuvent pas récupérer leurs pertes. L'Inde continue de brandir la menace d'une interdiction. Le gouvernement indien n'a pas encore adopté une réglementation anti-cryptomonnaies.

Cependant, un projet de loi proposant l'interdiction des cryptomonnaies privées serait à l'étude au Parlement indien. L'une des raisons est qu'il estime que les cryptomonnaies financent des activités illégales. Toutefois, le gouvernement n'est pas entièrement opposé aux monnaies numériques. Il envisage également sa propre monnaie numérique, la roupie numérique, qui sera régie par la Banque centrale. De son côté, la France n'interdit pas pour l'instant l'utilisation des cryptomonnaies. Toutefois, depuis 2016, de nombreux parlementaires ont proposé d'interdire le minage et l'utilisation de bitcoins et les autres cryptomonnaies.

Ils mettent en garde contre leur consommation d'énergie et de leur utilisation par les criminels. « Je demande que l’on interdise les « bitcoins », qui servent surtout aux trafics et au blanchiment d’argent, comme c’est déjà le cas dans de nombreux pays ». Cette demande avait été adressée au gouvernement en juin 2016 par le député du parti « Les Républicains », Bernard Debré. L’élu de droite estimait que le bitcoin est un moyen de paiement utilisé facilement par des trafiquants, des terroristes et des pédophiles sur ce qu’il appelle « le plus grand supermarché de l’horreur du monde » : le « Darknet ».

Le député Debré avait ajouté « il est simple de se procurer sur Internet des drogues et de se les faire envoyer par voie postale », précisant que la rédaction d’un grand hebdomadaire en a fait l’expérience. « Cocaïne, champignons hallucinogènes, marijuana et cannabis de synthèse sont les drogues que l’on peut se procurer aussi facilement que l’on commande une paire de chaussures », avait-il mis en garde. Enfin, aux États-Unis, le gouvernement central n'a pas interdit les cryptomonnaies pour l'instant.

Mais certains États entreprennent désormais des démarches visant à réduire l'impact environnemental des devises numériques. Dernièrement, l'État de New York a présenté un projet de loi visant à suspendre l'exploitation minière des cryptomonnaies pendant les trois prochaines années pour évaluer convenablement son impact environnemental. C'est la première initiative de ce type dans le pays.

Source : Bangkok Post

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Avatar de Mubelotix
Inactif https://www.developpez.com
Le 15/06/2021 à 19:48
Mais pourquoi se fermer des portes ? Un Etat a tout à gagner des NFT, il peut par exemple représenter et attribuer des pièces d'identité de manière inviolable mais transparente.
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