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« SAP ByDesign décolle », un SDK annoncé
Pour le Directeur Général de SAP France, l'offre Cloud démocratise l'ERP

Le , par Gordon Fowler, Expert éminent sénior
SAP France connaît des résultats trimestriels plus que louables. En pleine réorganisation, aussi bien de ses forces commerciales que de sa gamme de produits, son Directeur Général France, Nicolas Sekkaki, s'est félicité du troisième trimestre consécutif de croissance de la filiale dont il a la charge. « Nous avons progressé de 15% sur les licences et de 9% si on y ajoute la maintenance et les services. Nous sommes dans le haut du panier européen. Et nous n'avons pas encore les produits Sybase ».

Parmi les très grosses satisfactions figurent SAP ByDesign, le nouvel ERP à la demande (en SaaS). Cette jeune solution Cloud du portefeuille de l'éditeur semble avoir trouvé son public. Un public novice en matière d'ERP, qui n'a souvent jamais utilisé ce type de solution.

« SAP ByDesign décolle ! », se réjouit Nicolas Sekkaki, « nous avons doublé notre nombre de clients en un trimestre ». Aujourd'hui 400 entreprises utilisent l'ERP de SAP en mode Cloud dans le monde (34 en France). Des chiffres promis à une très forte croissance. « Nous visons les 1.000 clients d'ici la fin de l'année ».

Parmi ces entreprises n'ayant jamais utilisé d'ERP, certaines sont assez inattendues, comme le constructeur de casques audios Skullcandy à la culture « très cool » (sic). L'exemple illustre bien une des évolutions de SAP vers de nouveaux clients et vers une simplification de la mise en place et de l'usage de ses produits.

[ame="http://www.youtube.com/watch?v=hlFo5s3i7Fs"]Skullcandy et SAP ByDesign, le « cool » et le sérieux ?[/ame]

Longtemps timide avec le « Cloud », l'éditeur allemand est aujourd'hui convaincu que ce virage stratégique lui permettra d'élargir sa base de clients. Conséquence, il ne lésine pas sur les moyens : nouvelle version (SAP ByDesign 3.0 dès cet été), un SDK et un SAP Store sont prévus pour renforcer le produit. Il ne lésine pas non plus sur les chiffres chocs : « le ROI (NDR : retour sur investissement) de SAP ByDesign est de 8 semaines ».

Encore faut-il que ces arguments portent et soient vérifiés sur le terrain. C'est semble-t-il le cas. « Nos meilleurs vendeurs, aujourd'hui, ce sont nos clients », constate Nicolas Sekkaki.

Quoiqu'il en soit, SAP n'entend pas s'arrêter en si bon chemin ni se contenter, avec son ERP en SaaS, de répondre uniquement aux besoins clefs en main de quelques sociétés. « Aujourd'hui, le Cloud c'est comme la légendaire Ford Noir (NDR : du début de la marque entre les années 1910 et 1930) : ''Nous avons toutes les couleurs que vous voulez... si c'est du noir'' », plaisante le DG. Et SAP veut sortir de cet âge du "Cloud – Ford T".

Avec le SDK actuellement en test en Allemagne et aux Etats-Unis, SAP va ainsi permettre aux développeurs de personnaliser leur expérience du Cloud et celle de leur entreprise.

« Nous avons les facteurs de rupture », assure Nicolas Sekkaki. Un constat qui s'applique à l'ensemble de la gamme SAP : « nous renouvelons notre socle technologique ». Comment ? En revenant aux sources de la culture informatique de l'éditeur. Autrement dit, en misant sur l'innovation (+27% d'investissement R&D ce trimestre), sur le raccourcissement des cycles de développement (auparavant de 18 à 24 mois, aujourd'hui de 6 à 9 mois) et sur « la co-innovation ».

L'exemple principal de cette stratégie - en plus de ByDesign - est bien évidemment HANA, la technologie maison de In-Memory entièrement conçue en 9 mois. « Quand on leur parle de HANA, les clients veulent tout de suite en savoir plus. Le potentiel commercial est énorme ». Et pour cause, HANA permet d'accélérer le traitement des données de manière spectaculaire.

« Mais HANA n'est pas qu'une rupture technologique, c'est aussi une rupture des usages ». SAP veut donc travailler en collaboration avec les utilisateurs pour inventer ces nouveaux usages qu'ils n'ont souvent « eux-mêmes jamais rêvés et qu'ils voient réalisables pour la première fois de leur vie. Ce n'est pas tous les jours que les clients vous disent immédiatement "dîtes-en moi plus, ça m'intéresse, il faut qu'on se voit pour en discuter" ».

Avec ce retour à la co-innovation, SAP se fixe comme objectif de passer du statut de simple fournisseur IT à celui de partenaire à part entière de ses clients clefs.


Nicolas Sekkaki, Directeur général de SAP France
Photo Développez sous Creative Commons
Pour Nicolas Sekkaki, le seul bémol du trimestre écoulé reste la Business Intelligence. SAP mise énormément sur Business Object pour diversifier son offre. Pourtant la période a vu « une décroissance à deux chiffres » pour ces solutions. Pas de quoi s'inquiéter, rassure le Directeur Général. Les profonds changements stratégiques (redécoupage des secteurs géographiques, passations de territoires entre ingénieurs commerciaux, etc.) expliqueraient ce recul. Des efforts qui devraient porter leurs fruits dans les semaines qui viennent. « Je suis très optimiste avec les premiers retours sur mars ».

Les prochains trimestres devraient quant à eux être riches de nouveautés, aussi bien pour les développeurs (SDK pour Visual Studio, SAP Market) que pour les décideurs (la version 4 de la solution BI). Sans oublier, bien sûr, l'arrivée en France des solutions de mobilité acquises avec le rachat de Sybase.

Rendez-vous est donc déjà pris pour le SAP Fire d'Orlando, du 15 au 18 mai. Pour voir comment ces promesses d'innovations commenceront à être tenues.

Les résultats trimestriels complets de SAP

Source : Developpez.com


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Avatar de herr_wann herr_wann - Membre régulier https://www.developpez.com
le 02/05/2011 à 12:48
Je trouve que SAP communique toujours aussi mal, surtout maintenant qu'elle vise plus directement les PME. Mettez vous à la place d'un dirigeant de PME :
"SAP ByDesign, le nouvel ERP à la demande en mode SaaS" comment voulez vous qu'un gérant / DG comprenne ce que c'est ? (s'il n'est pas DSI)

On ne sait pas ce que c'est, SAP ne montre pas clairement ce que ça peut faire gagner à l'entreprise et en allant sur leur site, il faut s'inscrire pour avoir accès aux vidéos ! Pour faire fuir le client, c'est idéal.

Je sais à quoi sert un ERP mais pour la cible visée, ca me semble raté.
Avatar de Gordon Fowler Gordon Fowler - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 02/05/2011 à 13:08
Bonjour Herr wann,

A la décharge de SAP, l'éditeur héberge de très nombreuses vidéos explicatives librement accessibles sur Youtube. Comme celle sur SAP ByDesign par exemple (une parmi d'autres sur cette offre) :

[ame="http://www.youtube.com/watch?v=yf9gDsdqVrE"]http://www.youtube.com/watch?v=yf9gDsdqVrE[/ame]

Vous trouverez les contenus de "SAP TV" ici : http://www.youtube.com/user/saptv

Cordialement,

Gordon
Avatar de salve34 salve34 - Membre régulier https://www.developpez.com
le 02/05/2011 à 13:09
Je trouve que SAP communique toujours aussi mal

En utilisant le forum de "developpez.net" je n'en suis pas si sûr....

il faut s'inscrire pour avoir accès aux vidéos ! Pour faire fuir le client, c'est idéal.

çà en revanche j'en suis certain...
Avatar de adrione adrione - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 04/05/2011 à 9:40
C'est normal que BusinessObjects ne monte pas. Même le nouveau service pack 4 de BO ne supportera pas Chrome et Firefox 4.0 pour l'édition des rapports Web Intelligence....
Avatar de heliy heliy - Inscrit https://www.developpez.com
le 04/05/2011 à 15:11
Citation Envoyé par herr_wann  Voir le message
Je trouve que SAP communique toujours aussi mal.
On ne sait pas ce que c'est, SAP ne montre pas clairement ce que ça peut faire gagner à l'entreprise et en allant sur leur site, il faut s'inscrire pour avoir accès aux vidéos ! Pour faire fuir le client, c'est idéal.

Heu ... tu prends un camembert, tu le coupes grossièrement en 2 et tu dis : Une moitié c'est la part de marché SAP et l'autre moitié, c'est la part de marché de ... de tout les autres.

SAP c'est 43% du marché mondial. SAP n'en est plus à chercher de la clientèle ou savoir si la clientèle va fuir ou non. Ca c'est fini depuis des lustres.

Aujourd'hui, un client qui ne connait pas SAP, c'est tout simplement parce qu’il est trop petit et qu'il ne se trouve pas dans le champ d'action de SAP, tout simplement. (Dans le jargon, on appelle ca : "Le marché des gros poisson").

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