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Amazon aurait essayé de forcer l'entreprise canadienne Ecobee à collecter les données privées des utilisateurs,
Selon un rapport

Le , par Bruno

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Poids lourd de la vente en ligne, de l'informatique dématérialisée, de la publicité numérique, du streaming et des haut-parleurs intelligents, le géant de la technologie Amazon essayerait d'utiliser son pouvoir pour contraindre les entreprises de taille moyenne ou startup à s'engager avec lui sur d'autres marchés. En effet, Amazon aurait essayé d'utiliser son statut pour contraindre Ecobee, une société canadienne de domotique qui fabrique des thermostats intelligents, des capteurs de température, des interrupteurs d'éclairage intelligents, des caméras intelligentes et des capteurs de contact, à utiliser ses produits pour collecter les données des utilisateurs. L'entreprise de Jeff Bezos aurait utilisé pour cela des menaces sur la capacité d'Ecobee à vendre ses produits sur Amazon.

L'année dernière, Amazon aurait demandé au fabricant d’équipements intelligents Ecobee de lui fournir les données de ses appareils à commande vocale, quand bien même les clients ne les utilisaient pas. La « petite entreprise » canadienne aurait refusé, car, elle craignait que le fait de se conformer à cette demande ne porte atteinte à la vie privée des clients. Les appareils d'Ecobee fonctionnent avec Alexa, l'assistant vocal d'Amazon, et la société partageait déjà certaines données avec Amazon, a expliqué une source anonyme. De plus, l'entreprise craignait qu'Amazon ne glane des informations sur les utilisateurs d'Ecobee qu'elle pourrait utiliser dans des produits concurrents. Amazon aurait alors répondu que si Ecobee ne communiquait pas ses données, ce refus pourrait affecter la capacité d'Ecobee à vendre sur la célèbre plateforme de vente en ligne d'Amazon.


La tactique d'Amazon consistant à tirer parti de sa position dominante dans un secteur pour obliger ses partenaires à accepter les conditions d'un autre secteur est bien connue, ont déclaré d'anciens cadres d'Amazon et des responsables d'entreprises qui en ont fait les frais. Selon eux, les tactiques d'Amazon vont au-delà de la vente groupée de produits et des négociations difficiles, en partie parce que la société menace de prendre des mesures punitives sur les services vitaux qu'elle offre, comme sa plateforme de vente en ligne. Les partenaires acquiescent souvent aux demandes d'Amazon, selon les cadres et les responsables, en raison de son pouvoir dans une série de secteurs du marché.

Amazon ne serait pas la seule entreprise à dérouler ce type de stratégie. Les Big Tech, également connues sous les noms Big Four ou Big Five sont les entreprises les plus grandes et les plus dominantes du secteur des technologies de l'information dans le monde, à savoir Amazon, Apple, Facebook, Google et Microsoft. Depuis la fin des années 2000, ces cinq entreprises seraient, en dehors de Saudi Aramco, Tesla et Tencent, les sociétés publiques les plus précieuses au niveau mondial, chacune ayant eu une capitalisation boursière maximale allant d'environ 500 milliards de dollars à environ 2 000 milliards de dollars américains à différents moments. Ce qui donnerait à ces entreprises un certain pouvoir jugé démesuré pour certains analystes.

Les préoccupations relatives aux pratiques monopolistiques de ces entreprises ont donné lieu à des enquêtes antitrust du ministère de la Justice et de la Federal Trade Commission aux États-Unis, et de la Commission européenne. Les commentateurs se sont interrogés sur l'impact de ces entreprises sur la vie privée, le pouvoir de marché, ainsi que sur la liberté d'expression et la censure. D'un autre côté, en fournissant des services gratuits aux consommateurs, elles restent populaires.

En début de semaine, le sénateur américain Josh Hawley a présenté le Trust-Busting for the Twenty-First Century Act, une nouvelle législation visant à reprendre le contrôle des grandes entreprises et à le rendre au peuple américain. Le projet de loi du sénateur Hawley réprimera les fusions et acquisitions des mégacorporations et renforcera l'application des lois antitrust afin de poursuivre le démantèlement des entreprises dominantes et anticoncurrentielles. « Un petit groupe de mégacorporations bienveillant contrôle les produits que les Américains peuvent acheter, les informations qu'ils peuvent recevoir et les discours qu'ils peuvent tenir. Ces pouvoirs monopolistiques contrôlent notre discours, notre économie, notre pays, et leur contrôle n'a fait que croître parce que Washington a aidé et encouragé leur quête d'un pouvoir sans fin », a déclaré le sénateur Josh Hawley sur son blog.

Cependant, Bill Gates, le cofondateur de Microsoft, pense que ce serait une mauvaise idée pour les régulateurs de démanteler des géants technologiques comme Amazon, Google, Apple, Microsoft et Facebook, qui sont régulièrement sous enquête pour comportement antitrust. Bill Gates a exprimé sa position lors d’un entretien avec Bloomberg. Au cours des échanges, il a déclaré qu'il est préférable de réglementer les grandes entreprises de la technologie, car pour lui, les démanteler conduira tout simplement faire en sorte que de nouvelles entreprises adoptent un mauvais comportement.

« Je ne sais pas la dernière fois qu'une entreprise a été démantelée... mais il faut vraiment se demander si la meilleure chose à faire si l'on veut se débarrasser du comportement d'une entreprise, c'est de le faire. Ensuite, vous devriez simplement dire : " Hé, d'accord, c'est un comportement interdit " », a dit Gates. Il a ajouté que « séparer une entreprise en deux et avoir deux entités qui font la mauvaise chose, vous savez que cela ne semble pas être une solution ».

« Après la présidence Obama, marquée par une coopération entre le gouvernement et la Silicon Valley, celle de Donald Trump qui exprimait une certaine hostilité à l’égard de ces sociétés, mais essentiellement sur des questions de liberté d’expression, Joe Biden semble lui aussi vouloir en découdre, pour des raisons plus profondes que ses prédécesseurs, qui ont trait, notamment, au droit de la concurrence », résume Thibault Schrepel, spécialiste du droit de la concurrence à l’université de droit d’Utrecht et à Stanford. Durant la campagne, le président américain Joe Biden s’était exprimé en faveur de nouvelles règles pour limiter le risque d’abus de position dominante de Google et Amazon.

À l'heure actuelle, les produits d'Ecobee peuvent toujours être achetés sur Amazon, mais le WSJ affirme que les négociations entre Ecobee et Amazon sont en cours. À terme, à mesure que les rapports de ce type s'accumulent, les autorités de réglementation n'auront peut-être d'autre choix que d'intervenir.

Source : WSJ

Et vous ?

Comment trouvez-vous ces pratiques d'Amazon ?

Quels commentaires faites-vous de l'attitude de l'entreprise canadienne Ecobee  ?

Selon vous, y a-t-il des raisons de douter de ce rapport ? Lesquelles ?

Voir aussi :

Bill Gates : ne démantelez pas les géants de la technologie, cela n'arrêtera pas les comportements anticoncurrentiels, il est plutôt préférable de les réglementer, selon lui

Un sénateur américain présente un plan pour démanteler les Big Tech anticoncurrentielles, dans un projet de loi visant à interdire toutes fusions et acquisitions

La FTC exige des données sur les rachats de sociétés de Google, Amazon, Apple, Facebook, Microsoft, à cause des préoccupations de comportements potentiellement anticoncurrentiels

Microsoft confirme l'acquisition de la société d'IA, Nuance Communications, pour près de 20 milliards $, soit la plus importante acquisition après LinkedIn

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Avatar de TotoParis
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 18/04/2021 à 17:15
Le dessin résume bien le thème de l'article.
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Avatar de arflam
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 19/04/2021 à 8:14
Il serait temps d’appliquer au GAFA les lois anti trust.
Au passage on pourrait aussi leur supprimer le privilège de responsabilité limitée.
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