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Le Congrès américain demande aux PDG de la Tech de censurer Internet
Notamment le contenu politique sur leurs plateformes

Le , par Bill Fassinou

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7  0 
La désinformation et la mésinformation sont deux des plus importants problèmes auxquels sont confrontées les plateformes de médias sociaux et auxquels Washington et d'autres gouvernements cherchent activement des solutions. Jeudi, lors de la nouvelle audition de Mark Zuckerberg, Jack Dorsey et Sundar Pichai devant le Congrès américain, les représentants ont demandé aux trois PDG de censurer davantage Internet. Cette mesure devrait leur permettre de contrôler le contenu politique qui est relayé sur leurs plateformes. Le Congrès promet des représailles législatives si ces derniers n'obtempèrent pas.

Le Congrès veut plus de censure sur Internet et brandit des menaces

Lors de l'audition, les membres du Congrès ont accusé Twitter, Google et Facebook, respectivement dirigé par Jack Dorsey, Sundar Pichai et Mark Zuckerberg, d'avoir causé des dommages hors ligne aux enfants, à la santé publique et à la démocratie. Les représentants estiment que ces trois plateformes ont joué un rôle déterminant dans la prise d'assaut du Capitole le 6 janvier dernier, qui a conduit à une nouvelle mise en accusation de l'ex-président Donald Trump. Si Dorsey semble avoir reconnu que son site a joué un quelconque rôle dans ce malheureux évènement, Zuckerberg et Pichai ont rejeté l'accusation des élus.



L'audition, convoquée par le président de la commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants, le démocrate Frank Pallone du New Jersey, et les deux présidents de ses sous-commissions, Mike Doyle (D-PA) et Jan Schakowsky (D-IL), a été l'une des manifestations de l'effort autoritaire croissant au Congrès pour réquisitionner le contrôle que ces entreprises exercent sur le discours politique pour leurs propres intérêts et objectifs politiques. En effet, c'est la troisième fois en moins de cinq mois que le Congrès américain convoque les PDG des entreprises de médias sociaux.

Le but est de faire pression sur eux et de les contraindre à censurer davantage de contenu sur leurs plateformes. Selon les représentants démocrates, Twitter, Google et Facebook ont manqué à leur devoir de censurer les voix politiques et les contenus idéologiques qu'ils considèrent comme contradictoires ou nuisibles. En demandant plus de censure, ils ont accompagné leur requête de menaces de sanctions législatives (y compris la révocation éventuelle de l'immunité au titre de l'article 230 de la Communisations Decency Act) imminentes afin de forcer le respect de la loi.

Les membres républicains ont largement limité leurs griefs à la préoccupation inverse. Selon eux, ces géants des médias sociaux réduisaient excessivement au silence les voix conservatrices afin de promouvoir un programme politique libéral. Plusieurs républicains ont insisté sur le fait que cette censure éditoriale rendait obsolète l'immunité dont bénéficient les entreprises technologiques en vertu de l'article 230. Ils estiment qu'en censurant davantage Internet, les plateformes de médias sociaux agissent désormais en tant qu'éditeurs et non plus en tant que simples transmetteurs neutres d'informations.

Certains républicains se sont joints aux démocrates pour demander une plus grande censure, mais plus précisément au nom de la protection des enfants contre les troubles mentaux et les prédateurs plutôt que de la conformité idéologique. Si Zuckerberg et Pichai n'ont montré aucun signe d'exaspération face aux représentants jeudi, Dorsey semblait au bout de sa patience et de sa tolérance à l'égard des demandes de censure. À un moment donné, il a déclaré sans ambages que ce n'est pas le rôle des gouvernements et des plateformes de médias sociaux d'être les arbitres de la vérité. « Je ne pense pas que nous devrions être les arbitres de la vérité et je ne pense pas que le gouvernement devrait l'être non plus », a-t-il déclaré.

Les auditions "procensure" organisées par le Congrès se multiplient

Selon certains analystes, il est essentiel de ne pas perdre de vue à quel point de telles audiences sont véritablement "despotiques". Selon eux, il est facile de l'ignorer parce que l'on s'est habitué à ce que les dirigeants politiques exigent avec succès que les entreprises de médias sociaux censurent Internet selon leurs caprices. Pour rappel, Parler, qui était à l'époque l'une des applications les plus téléchargées du pays, a été retirée en janvier des magasins Apple et Google Play, puis Amazon lui a refusé le service Internet, après que deux membres démocrates très en vue de la Chambre des représentants l'ont publiquement exigé.

Lors de la dernière audition "procensure" organisée par le Congrès, le sénateur Ed Markey (D-MA) a explicitement déclaré que le grief des démocrates n'est pas que ces entreprises censurent trop, mais plutôt pas assez. Lors de l'audition de jeudi, les démocrates ont décrit l'un après l'autre tous les contenus qu'ils veulent voir disparaître d'Internet, sinon. Beaucoup d'entre eux l'ont dit explicitement. Vers la fin de l'audition, la représentante Lizzie Fletcher (D-TX) a suggéré que le gouvernement crée une liste de groupes qu'il considère unilatéralement comme des "organisations terroristes nationales".

Il pourrait ensuite fournir cette liste à ces plateformes afin de les guider dans les discussions qu'elles doivent "suivre et supprimer". Des critiques estiment que les mots ne suffisent pas à exprimer à quel point tout cela est effrayant et autoritaire : « voir des représentants du gouvernement, heure après heure, exiger la censure du discours politique et menacer de sanctions ceux qui n'obéissent pas ». Notons que la Cour suprême des États-Unis a statué à plusieurs reprises que l'État viole la garantie de liberté d'expression du premier amendement lorsqu'il contraint des acteurs privés à censurer pour lui.

Par ailleurs, certains estiment que donner la possibilité à ces plateformes de censurer autant Internet ne ferait que renforcer leur monopole et donner plus de pouvoir aux démocrates. « Ils veulent maintenir le pouvoir monopolistique de la Silicon Valley, mais transférer l'immense et menaçant pouvoir de contrôler notre discours de ces entreprises aux mains du Congrès et de l'exécutif contrôlés par les démocrates », ont-ils déclaré. Toutefois, ils ont ajouté que ce ne sont pas seulement les politiciens démocrates qui militent pour une plus grande censure politique. D'après eux, il y a aussi des journalistes libéraux « qui ne peuvent tolérer qu'il y ait des endroits sur Internet qu'ils ne puissent pas contrôler ».

Et vous ?

Que pensez-vous de la requête du Congrès américain exigeant de censurer davantage Internet ?
Pensez-vous que le Congrès américain s'y prend de la bonne manière en demandant plus de censure ?
Selon vous, quels pourraient être les impacts d'une plus grande censure d'Internet sur la liberté d'expression ?

Voir aussi

Jack Dorsey, PDG de Twitter, admet que son site Web a contribué aux émeutes du Capitole. Facebook, Twitter et Google relaieraient des infos toxiques qui conduisent à la dépression et au suicide

Mark Zuckerberg propose des réformes limitées de la Section 230 avant son audition devant le Congrès. Les entreprises ne bénéficieraient de cette loi que si elles suivent les meilleures pratiques

Les PDG des GAFA ont été auditionnés par le Congrès américain dans le cadre d'une enquête antitrust, une séance marquée par des échanges tendus entre les participants

Le représentant US au commerce prépare des tarifs douaniers contre six pays pour des taxes sur les services numériques, un traitement spécial serait réservé à la France en représailles à la taxe GAFA

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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 29/03/2021 à 14:35
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Par ailleurs, certains estiment que donner la possibilité à ces plateformes de censurer autant Internet ne ferait que renforcer leur monopole et donner plus de pouvoir aux démocrates. « Ils veulent maintenir le pouvoir monopolistique de la Silicon Valley, mais transférer l'immense et menaçant pouvoir de contrôler notre discours de ces entreprises aux mains du Congrès et de l'exécutif contrôlés par les démocrates », ont-ils déclaré. Toutefois, ils ont ajouté que ce ne sont pas seulement les politiciens démocrates qui militent pour une plus grande censure politique. D'après eux, il y a aussi des journalistes libéraux « qui ne peuvent tolérer qu'il y ait des endroits sur Internet qu'ils ne puissent pas contrôler ».
Dans les valeurs des pays occidentaux, il y a toujours des histoires de liberté d'opinion, de liberté d'expression, et d'autres choses de ce genre.
On nous a toujours répété que c'était important d'avoir le droit de croire et de dire n'importe quoi (tant qu'on appelle pas à la violence).

Les USA veulent mettre en place un ministère de la vérité, quelque part il y aurait un trie "cette idée est interdite" / "cette idée est autorisée".
Pourquoi seul les médias mainstream et les politiciens auraient le droit de dire n'importe quoi ?
C'est important que les gens aient le droit de dire ce qu'ils veulent sur Twitter et Facebook.

Facebook et Twitter sont déjà orienté à fond pro progressiste depuis longtemps.
Je suis pressé de voir le réseau social de Trump et ses potes, plus la censure avance aux USA, plus les alternatives vont devenir intéressantes.
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Avatar de air-dex
Membre expert https://www.developpez.com
Le 31/03/2021 à 3:45
La lutte contre les "fake news" ou le cheval de Troie moderne de la censure et de la propagande.

Il n'y a pas de vérité sans contexte. Donc qui impose son contexte impose sa vérité, impose ses vérités, s'impose comme étant "Le Bien". Tu confonds volontiers au passage l'objectivité et ta propre subjectivité. Ce que disent tes opposants, principalement la Chine et la Russie (ainsi que l'Iran voire la Corée du Nord pas loin derrière) dans le cadre des USA, est donc de facto "fake news", juste parce que ce sont eux qui le disent et que ce qu'ils disent ne t'arrange pas. Ta contre-propagande, qui ne s'appelle plus "propagande" parce que toi tu es Le Bien et que la propagande c'est un truc du Camp du Mal, devient "vérificateur d'informations" type Décodex et celle de tes adversaires des "sites de réinformation".

Comment ça ? De la censure ? Non ! Ce n'est pas le genre de la maison. On ne fait juste qu'éliminer les vilaines fake news voyons !
Traduction :
  • Axiome de nos vérités : on ne pratique pas la censure, ce qui donc est "vrai par défaut".
  • La propagande en face ne nous arrange pas donc on la fait taire.
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Avatar de PaulHymer
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 30/03/2021 à 13:58
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Avatar de MetalFlower
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 29/03/2021 à 16:46
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
C'est important que les gens aient le droit de dire ce qu'ils veulent sur Twitter et Facebook.
Toi tu te vas te faire des ennemies ici. Imagines, ils pourraient demander le départ de quelqu'un à la tête d'une organisation. Imagines un peu si ça tombe sur une figure du logiciel libre. Inacceptable ! Censurons les avant qu'il ne soit trop tard et que leurs liberté de parole puisse avoir des répercussions dans le monde réel.
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Avatar de tanaka59
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 29/03/2021 à 21:10
Bonsoir,

Que pensez-vous de la requête du Congrès américain exigeant de censurer davantage Internet ?
Sur la forme c'est louable de vouloir se débarrasser de la politique et par extension de la religion . A mon sens ces 2 thématiques n'ont pas leur places sur les réseaux sociaux. A la création, les réseaux sociaux avaient un but de "loisir" et non politoco-religieux.

Sur le fond , je parie des dérives. J'ai déjà pu exposer mainte fois , poster une photo ou un texte qui "est considéré" comme hors charte ... Avec de nombre exemples ubuesque ou sans queue ni tête de suppression ...

Pensez-vous que le Congrès américain s'y prend de la bonne manière en demandant plus de censure ?
Oui sur la forme.

Non sur le fond.

Selon vous, quels pourraient être les impacts d'une plus grande censure d'Internet sur la liberté d'expression ?
Des groupes de discussions , comme les thinks thanks qu'on éjecte car considéré comme trop politiquement orienté , contre un parti au pouvoir. C'est ce qui se fait en Chine, on musèle l'opposition .

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C'est comme la section "politique" sur developper.com ... Qui sait peut être qu'un jour la section pourrait sauter. Éventuellement laisser l'actu IT ... l'actu politique c'est comptoir de café . La même , d'ailleurs cet article est à la limite des 2.
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