Les services de visioconférence ont vu leur nombre d'utilisateurs considérablement augmenter depuis le début de la pandémie, notamment en raison du confinement de la population mondiale. Zoom en particulier, a connu un succès sans précédent en 2020, ce qui lui a permis d'augmenter son chiffre d'affaires de manière exponentielle. Selon un récent rapport de l'ITEP (Institute On Taxation and Economic Policy), les bénéfices de Zoom ont augmenté de 4 000 % l'année dernière (660 millions de dollars contre seulement 16 en 2019), mais l'entreprise n'a pas payé d'impôt sur le revenu. Cela amène les économistes à qualifier le système de truqué.Zoom a gagné 600 millions de dollars en 2020, mais n'a pas été imposé
« Le passage immédiat à l'activité en ligne explique la croissance sans précédent des revenus de l'entreprise. Pour beaucoup, Zoom est devenu un espace de rencontre quotidien omniprésent, que ce soit pour le travail, l'enseignement en classe, les réunions de famille ou les happy hours du soir », indique le rapport de l'ITEP. En effet, Zoom, développé par Zoom Video Communications, une entreprise américaine de services de téléconférence basée à San José, en Californie, est devenue très populaire l'année dernière, après que la pandémie du Covid-19 a obligé les entreprises à faire recours au télétravail.
Zoom a été largement utilisée par les travailleurs à distance et les écoliers à travers le monde en raison des mesures de distanciation sociale et de quarantaine prises dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19. Même si le pic soudain du nombre d'utilisateurs de Zoom a révélé certaines faiblesses de la plateforme, cela n'a pas empêché les gens de continuer à l'utiliser. Selon le rapport de l'ITEP, Zoom a déclaré avoir réalisé 660 millions de dollars de bénéfices avant impôts pour 2020, soit une augmentation exponentielle par rapport à ses 16 millions de dollars de bénéfices avant impôts en 2019.
Cela dit, comparativement à 2019, Zoom n'a pas payé d'impôt en 2020. Alors, pourquoi l'augmentation des revenus de la société n'a-t-elle pas été accompagnée d'une facture d'impôt fédéral au moins symbolique ? Pour certains analystes, le fait que l'entreprise n'ait payé aucun impôt fédéral sur le revenu révèle une sombre leçon sur l'économie américaine. D'après l'ITEP, la principale réponse semble être l'utilisation "somptueuse" par la société de stock options pour la rémunération. La déclaration fiscale de Zoom indique qu'il a réduit ses impôts mondiaux de 300 millions de dollars en 2020 en utilisant la rémunération à base d'actions.
Le rapport de l'ITEP indique que les entreprises qui rémunèrent leurs dirigeants avec des stock options peuvent amortir, à des fins fiscales, des dépenses énormes qui dépassent de loin leur coût réel. L'ITEP estime qu'il s'agit d'une stratégie qui a été utilisée efficacement par pratiquement tous les géants de la technologie au cours de la dernière décennie, d'Apple à Facebook en passant par Microsoft. L'institut a précisé que le succès de Zoom dans l'utilisation des stock options pour éviter les impôts n'est ni surprenant ni (actuellement) illégal. Cela dit, ce n'est pas le seul stratagème utilisé par la société.
Comment les grandes entreprises américaines échappent au fisc
Selon le rapport de l'ITEP, les grandes entreprises américaines, comme Apple, Microsoft, Facebook, Amazon, etc., exploitent ce qui pourrait être considéré comme des "failles" dans le système afin de payer des impôts "insignifiants" au lieu de plusieurs centaines de millions de dollars. L'ITEP explique que les stock options ne sont pas la seule raison pour laquelle Zoom a réussi à éviter l'impôt fédéral sur le revenu en 2020. Zoom semble avoir bénéficié d'avantages fiscaux liés à l'amortissement accéléré et aux crédits d'impôt pour la recherche et le développement. Ce qui est une astuce répandue chez les...
La fin de cet article est réservée aux abonnés. Soutenez le Club Developpez.com en prenant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.
