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Le Boeing 737 Max modernisé effectue son premier vol avec les médias à bord,
L'avionneur américain accélère la remise en service avant la fin de l'année

Le , par Bill Fassinou

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Après 20 mois d'immobilisation, à passer des tests et à faire des mises à jour logicielles, le 737 Max amorce les vols d'essai et a décollé pour la première fois ce mercredi. À son bord, des médias, annonçant ainsi la phase de propagande autour de la sureté de l'avion qui devrait avoir lieu durant les prochaines semaines. En fait, le vol d'essai, effectué par American Airlines, a lieu, alors que les transporteurs cherchent à démontrer aux passagers que le jet repensé est sûr après une interdiction de sécurité à la suite des deux accidents mortels d'octobre 2018 et de mars 2019.

Pour rappel, le jet le plus vendu de Boeing a été cloué au sol en mars 2019 après que deux crashs en cinq mois ont tué 346 personnes au total, marquant la pire crise de sécurité de l'industrie depuis des décennies et sapant le leadership américain en matière de réglementation de l'aviation. Après avoir cloué les 737 Max au sol, la FAA (l'Administration fédérale de l'aviation américaine) et d'autres organismes privés ont procédé à des tests sur l'avion et découvert de nombreuses irrégularités sur ce dernier, pour lesquelles il ne devrait même pas être autorisé à voler.

À partir de l'été 2019, plusieurs rapports ont mis en lumière les nombreux défauts de conception du 737 Max, en particulier du logiciel MCAS. En septembre 2020, plus d'un an après que l'avionneur a été sonné de régler les défauts de l'avion pour qu'il soit autorisé à voler de nouveau, un rapport du Congrès américain a révélé que Boeing a caché les défauts de conception des jets 737 Max aux pilotes et aux régulateurs, notamment la dissimulation de l'existence même du logiciel MCAS. La FAA est toutefois disposée à autoriser de nouveaux vols du 737 Max dans les prochains mois, si tous les problèmes sont résolus.

Boeing force le retour des vols commerciaux de son 737 Max

L'Administration fédérale de l'aviation des États-Unis, pays d'origine des avions Boeing, a publié son approbation finale du 737 MAX modifié (mis à jour) dans le registre fédéral le 20 novembre 2020. Boeing accélère donc le mouvement et s'entoure d'allier de taille pour mener une compagne publicitaire visant à rassurer les voyageurs que l'avion est désormais plus sûr. Les passagers du vol test de mercredi étaient essentiellement des journalistes, environ 90 journalistes, hôtesses de l'air et d'autres employés d'American Airlines.

Alors, des vols tests de courtes durées réussis démontrent-ils de la sureté de l'avion dans le cadre de vols sur une longue durée ? Le vol 737 MAX d'American Airlines de mercredi était un trajet de 45 minutes de Dallas, au Texas, à Tulsa, dans l'Oklahoma. Il intervient quelques semaines avant le premier vol commercial de passagers prévu pour le 29 décembre, et fait partie d'un effort de relations publiques visant à dissiper toute inquiétude concernant l'avion. L'effort de Boeing et de la compagnie American Airlines devrait être soutenu par d'autres compagnies aériennes américaines et européennes.


À ce propos, un rapport de Reuters mercredi a révélé que, dans une autre manifestation de confiance, la compagnie aérienne européenne à bas prix Ryanair s'apprête à passer une commande importante de 75 avions à réaction 737 MAX supplémentaires. Le média londonien a annoncé tenir cette information de certaines sources du secteur. En effet, il est certain qu'il sera difficile de dissiper les doutes entourant le 737 Max depuis les accidents d'il y a environ deux ans, mais la propagande par rapport à la sureté de l'aéronef est menée par de grosses compagnies aériennes.

American Airlines est classée comme l'une des plus grandes compagnies aériennes dans le monde et Ryanair, une compagnie aérienne à bas prix fondée en 1984 dont le siège social est situé à Swords, en Irlande, serait la première compagnie aérienne en Europe en nombre de passagers transportés. Selon les critiques, la commande de 75 avions 737 Max représente un grand soutien à la reprise des vols commerciaux de l'aéronef et à la reprise de la production de l'avion phare de Boeing, l'avionneur a temporairement cessé de fabriquer de nouveaux 737 Max en janvier dernier, pour une durée indéterminée.

La suspension de la fabrication du 737 Max a eu un impact sur les fournisseurs de l'avionneur. En effet, si Boeing n'a pas libéré le personnel travaillant sur le 737 Max, cela n'a pas été le cas chez ses fournisseurs. Le plus grand fournisseur de Boeing, Spirit AeroSystems (SPR), qui fabrique le fuselage et d'autres pièces pour la Max, a annoncé le 10 janvier qu'il allait licencier 2 800 employés à Wichita, dans le Kansas. L'arrêt de Spirit durera probablement plus longtemps que celui de Boeing, car il a continué à fabriquer 52 fuselages par mois depuis mars, soit plus que le rythme réduit auquel Boeing construisait.

D'autres fournisseurs de Boeing auraient également licencié du personnel sans faire d'annonces publiques. Selon l'agence de notation Moody's, au moins sept autres fournisseurs de Boeing ont tiré 10 % ou plus de leurs revenus du programme 737 Max. Quant à l'équipementier Spirit, le Max représentait environ 50 % des activités. Pendant ce temps, Airbus a décidé d’augmenter la production de l’A321 Neo. Toutefois, tout semble désormais rentrer dans l'ordre pour Boeing, car, après la FAA aux USA, l'Agence de la sécurité aérienne de l'Union européenne (AESA) devrait donner le feu vert aux vols commerciaux du 737 Max prochainement.

Les voyageurs pourraient rester sceptiques encore longtemps

« L'histoire de l'aviation est construite autour d'une chaîne de sécurité », a déclaré le capitaine Pete Gamble aux passagers juste avant le décollage mercredi. « Lorsque la chaîne de sécurité se brise, c'est à ceux d'entre nous qui travaillent dans l'industrie de la réparer et de la ramener ». Le mois dernier, l'administration fédérale américaine de l'aviation a autorisé le jet à la suite à des changements de conception et à une nouvelle formation des pilotes sur le logiciel MCAS. La formation des pilotes constitue d'ailleurs un point clé des critères d'autorisation listés par l'AESA.

Une remise en service en douceur du MAX est considérée comme essentielle pour la réputation et les finances de Boeing, qui ont été durement touchées par le gel des livraisons du MAX ainsi que par la crise du coronavirus. Les compagnies aériennes et les sociétés de leasing ont dépensé des centaines de milliards de dollars pour acheter la dernière mise à niveau du 737. Attirées par des rabais importants et désireuses de contribuer à réparer la réputation du MAX autour duquel elles ont construit leurs plans de flotte, certaines compagnies aériennes interviennent maintenant pour apporter un soutien commercial.

L'action d'American Airlines est tout à fait fondée, car elle a tout intérêt à ce que tout marche bien de nouveau pour le 737 Max. En effet, sa flotte comporte 24 Boeing 737 Max et 76 autres sont en commande. Elle serait la troisième organisation à posséder autant de 737 Max en service et l'une de celles qui en ont commandé le plus. L'on comprend donc pourquoi elle œuvre pour que les livraisons de l'aéronef reprennent et que le public retrouve la confiance dans cet avion. À ce propos, quelques commentaires recueillis dans la communauté au sujet du vol test de mercredi montrent que les gens sont toujours sur leur garde.

« Peu importe. Montrez-moi un vrai mouvement sur l'état d'esprit de l'entreprise. L'avion est un problème qui peut être résolu par les ingénieurs STEM. Le désordre de l'entreprise qui a fait passer ce problème dans les autorisations de vol ne l'est pas. Je viserai à piloter un Airbus jusqu'à ce que Boeing comprenne cette différence et en répare la cause », a déclaré un pilote, faisant référence aux dysfonctionnements du MCAS cachés par Boeing, et découverts plus tard après les accidents mortels, ainsi qu'aux circonstances dans lesquels l'avion a été autorisé à voler par la FAA.


« Ce qui m'a le plus énervé, c'est le refus de Boeing d'admettre sa responsabilité et la lutte contre les autorités qui clouaient l'avion au sol. Ils savaient que des gens mouraient et étaient prêts à laisser d'autres personnes mourir sans remords. Dans mon esprit, c'était une action criminelle », a fait savoir un autre. « Ce type de comportement sociopathe est le résultat naturel d'une culture d'entreprise qui vise uniquement à maximiser la valeur pour les actionnaires. Je ne suis pas sûr de ce que l'on peut faire pour y remédier », a écrit un autre.

Il y a eu une bonne dose de critiques négatives au sujet de ce premier vol d'essai transportant des civils. « On peut faire beaucoup pour arranger les choses. Poursuite rapide contre la direction, y compris des accusations d'homicide involontaire, le cas échéant. Il ne s'agit plus d'un "clin d'œil, clin d'œil, coup de pouce" étirant les règles qui prévalent. Des centaines de personnes ont déjà perdu la vie », a recommandé un autre en réponse au commentaire précédent.

Une campagne de propagande intensive sur le 737 Max se prépare

Selon le rapport de Reuters, des sources du secteur lui ont révélé que Boeing se prépare à une publicité intense, même en cas de pépins de routine, en mettant en place une "salle de crise" ouverte 24 heures sur 24 pour surveiller tous les vols du 737 MAX dans le monde, et a informé certains commentateurs de l'industrie sur les détails de la remise en service. « Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec les régulateurs mondiaux et nos clients pour remettre la flotte en service commercial en toute sécurité », a déclaré un porte-parole de Boeing.

En outre, les gestes de soutien devraient également se multiplier pendant les prochaines semaines et les prochains mois. Reuters a rapporté mercredi que le brésilien Gol Linhas Aereas Inteligentes prévoit un événement médiatique pour le MAX remanié ce mois-ci. De même, selon une personne connaissant bien le sujet, United Airlines devrait recevoir la première livraison d'un Max depuis l'immobilisation de l'avion. Toujours selon le rapport, si tout va bien, les initiatives européennes pour soutenir le retour du 737 Max devraient se faire sentir très prochainement.

Les efforts de relations publiques sont conçus pour mettre en avant les mises à jour des logiciels et des formations qui, selon la FAA, lèvent tout doute sur la sécurité de l'avion. Cela dit, les familles des victimes des crashs ont protesté contre la reprise du service, affirmant qu'il est prématuré avant la publication d'un rapport d'enquête final sur le second crash en Éthiopie. Par ailleurs, selon certaines sources industrielles, Boeing a réduit ses plans initiaux pour la remise en service de l'avion, car la crise a duré plus longtemps que prévu, abandonnant une campagne de publicité très médiatisée, une cérémonie dans la région de Seattle et une tournée avec un 737 MAX d'Oman.

Source : Reuters

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Voir aussi

Les régulateurs européens se préparent à une remise en service du 737 Max en 2021 et publient une proposition de directive de navigabilité concernant l'avion

Boeing 737 Max jugé sûr par le régulateur européen de l'aviation, qui a déclaré que « le niveau de sécurité atteint est suffisamment élevé pour nous »

Boeing a officiellement cessé de fabriquer les avions 737 Max cloués au sol à cause des problèmes logiciels, pendant qu'Airbus a décidé d'augmenter la production de l'A321 Neo

Le Boeing 737 Max commandé par la compagnie Ryanair a changé de nom au profit du 737-8200, alors que les versions précédentes portaient le nom 737 Max

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Avatar de Christ D
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 28/01/2021 à 23:35
Tous les journalistes mettent tout sur le dos du système MCAS.
Evidement oui, c'est lui qui a décidé lors des accidents de faire baissez le nez d' l'avion si brutalement que cela a aboutit à 2 crashs.
Mais le vrai problème n'est pas là.
Le vrai problème est que Boeing a eu besoin d'installer un tel système de contrôle d'incidence.
La raison est simple : le 737 , best-seller de Boeing date des années 1970.
De base, sa cellule est "basse sur patte" parce qu'à l'origine, les moteurs montés étaient des simples flux de faible puissance et fort consommateurs de pétrole dont l'encombrement est faible.
Boeing n'a cessé de modernisé le 737 pour bénéficier de la bonne image auprès des clients (comme vW le fait avec la Golf) et économiser l'argent nécessaire au développement d'un nouvel appareil.
Petit à petit, la puissance a doublé, des doubles flux ont été monté, ils avaient installé des nacelles spéciales dont la base est presque plate pour éviter que les nacelles moteurs ne trainent par terre (ça passait tout juste). Jusque là tout allait bien.
Puis ils ont voulu monter les tout derniers moteurs, les plus économes en carburant et aussi les plus puissant (comme Airbus l'a fait sur le 330 et le 350... mais pas sur le 320).
Mais la soufflante de ces moteurs est si immense, qu'il était impossible de les monter là où se trouve normalement les moteurs du 737.
Donc ils ont avancé (et pas qu'un peu) le pylône pour rehausser la fixation des moteurs, ce qui coûte bien moins cher que de modifier le train donc son logement dans le fuselage donc le fuselage et ainsi de suite jusqu'à la production d'un nouvel avion.
Ils ont donc complètement déplacer le centre de poussée , multiplié par 2 la puissance ce qui peut génèrer un couple cabreur ingérable.
On obtient un avion mal né, qui ne peut pas volé sans être contrôlé par de l'informatique. Et de là vient l'installation du système MCAS disposant de la puissance nécessaire pour contrer ce couple cabreur. Couple qu'un humain ne pourrait pas contrer tout comme il ne peut pas contrer le système MCAS lorsque celui-ci prend une décision erronée.
Si un avion est mal conçus, l'informatique n'y pourra rien.
Le 737 MAX aurait pu être un magnifique nouveau best-seller 7X7 si boeing avait voulut y mettre le prix

1ère version du 737 avec ces simples flux :
https://static01.nyt.com/images/2019...y=90&auto=webp

version modernisée avec des SNECMA CFM 56 double flux avec nacelles spéciales :
https://i.ebayimg.com/images/g/7WQAA...54l/s-l500.jpg

737-MAX
https://www.lesuricate.org/wp-conten...06/ryanair.jpg

Airbus fait des avions disposant d'automatismes de sécurité depuis 40 ans mais pas des avions ne pouvant pas voler sans eux. Boeing si
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Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 15/10/2021 à 16:57
C'est étonnant: on a affaire à une entreprise d'où la culture de la sécurité a disparu et où la fraude semble systémique, et pourtant le discours de la justice donne l'impression que le gars a agit seul sans complices!
9  0 
Avatar de web bea
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 16/11/2021 à 13:40
Citation Envoyé par redcurve Voir le message

En outre, il n'y a pas de problème dans la conception du 737 MAX en soit


Je vous conseille de bien relire les messages précédents du sujet afin de mieux comprendre l'origine du problème ayant conduit à la perte de 2 avions.

En résumé le 737 est un très vieil avion datant des années 60 mais pour tout un tas de raisons liées à la certification des aéronefs et à la formation des navigants et des mécaniciens il est plus simple et surtout beaucoup plus avantageux financièrement de faire évoluer un aéronef existant que d'en développer un nouveau. Le 737 a donc eu droit à de nombreuses versions et évolutions.

Quand il s'agissait, il y a déjà presque une quarantaine d'années, de remplacer les réacteurs simple flux des premières versions par des moteurs double flux sur les versions classic des années 80 ils s'en sont sortis avec un rabotage de la partie basse des moteurs. C'est ainsi qu'on peut reconnaître très facilement les 737 grâce à la forme aplatie caractéristique des moteurs qui les équipent depuis l'abandon des moteurs simple flux.
Pour la version Max, les moteurs étant encore plus volumineux et encombrants, le rabotage n'était plus suffisant pour garantir une marge au sol acceptable. Il a donc en plus fallu les déplacer et cela a eu pour effet de déplacer le centre de gravité de l'avion. On aurait aussi pu faire un nouvel avion, cela aurait sans nul doute était préférable, mais comme expliqué plus haut cela aurait coûté plus cher.
Or la stabilité d'un avion dépend des positions respectives de son centre de gravité et de son foyer (point où s'applique la résultante des forces de portances). En déplaçant le centre de gravité l'avion a perdu en stabilité à un tel point que cela a du être compensé par de l'électronique avec le MCAS. C'est le dysfonctionnement de ce fameux MCAS qui a occasionné la perte des avions ainsi que le fait que les pilotes n'étaient semble-t-il même pas au courant de la présence de ce système à bord et de son rôle (au moins lors du premier accident). Il se trouve qu'en effet Boeing avait assez peu communiqué sur le sujet du MCAS. On peut fort bien le comprendre : dire qu'on a ajouté un système électronique destiné à corriger les défauts de conception et le manque de stabilité de l'avion qu'ils entrainent n'aurait pas été forcément très vendeur...

Il n'y a donc pas un mais bien au moins 2 problèmes de conception : le premier c'est la position des moteurs qui entraine un manque de stabilité et le second c'est la programmation du MCAS destiné à corriger le premier problème.

Les causes des 2 accidents sont elles multiples : les problèmes de conception mentionnés, la phase de certification par la FAA qui ne s'est pas déroulée de façon optimale (c'est le moins que l'on puisse dire), la communication de Boeing, la formation insuffisante des pilotes au pilotage de ce qui était plus un nouvel avion (doté en outre d'un nouveau système de bord) que d'une simple évolution...

Remarquons aussi que les coûts pour Boeing seront au final bien plus importants que ceux qui auraient été induits par le développement d'un nouvel appareil.

PS: attention aussi à la grammaire, si le subjonctif du verbe être soit, le pronom soi et le nom soie se prononcent de la même manière, cela ne veut pas dire pour autant qu'ils soient interchangeables à loisir quand on passe à l'écrit.
7  0 
Avatar de web bea
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 16/11/2021 à 15:47
Citation Envoyé par redcurve Voir le message
Le A380 n'a aucun sens, ça n'est pas pour rien qu'il n'y a jamais eu de super jumbo en dehors du 747, Airbus a fait de la merde.
De la merde? Si on met de côté les problèmes des moteurs qui, soit dit en passant, ne sont pas fabriqués par Airbus, il s'agit quand même d'une très belle réussite technique.

Après c'est un échec commercial, c'est clair, mais là probablement c'est sans doute plus une question de mauvais timing que le résultat d'un boulot de merde.
On pourrait dire aussi alors que ce sont les stratèges et les décideurs d'Airbus qui ont merdé mais même là ce n'est pas flagrant. Prévoir l'évolution du trafic ou du besoin des compagnies ce n'est déjà pas simple à 30 ans mais prendre en compte en plus les pandémies et la prise de conscience des citoyens et des politiques en ce qui concerne les changements climatiques et les mesures qui en découleront ce n'est pas évident. Il aurait aussi fallu prévoir que les progrès des moteurs amèneraient à pouvoir se passer des quadrimoteurs pour les vols longue distance au dessus des mers. Le but de cet avion ce n'était pas juste de concurrencer Boeing, c'était surtout un moyen de se préparer à l'évolution prévue du trafic aérien dans un monde où le nombre de slots est contraint. Peut-on raisonnablement jeter la pierre à ceux qui ont lancé le programme dans les années 90? Ce qui peut sembler évident aujourd'hui ne l'était pas il y a 30 ans.

Le 380 est sans doute arrivé trop tard sur le marché réduit des très gros porteurs.
Un nouvel avion c'est long à développer, surtout quand il s'agit d'un très gros porteur. Boeing avait beaucoup d'avance et, ayant sorti son 747 des décennies plus tôt, avait déjà vendu une multitude d'avions sur cette niche commerciale. Les infra-structures n'étaient pas prêtes non plus pour accueillir un avion de de l'envergure du 380, beaucoup d'aéroports lui sont restés inaccessibles. L'augmentation du coût du carburant a aussi contribué à faire privilégier des bi-réacteurs comme les 777, 787, 330 ou 350 aux quadri-réacteurs (747, 340, 380) pour les vols long courrier. Ces bi-réacteurs consomment évidemment moins mais coûtent aussi moins cher à l'achat, et finalement, n'emportent pas tellement moins de passagers que le 380 et le 747. C'est sans doute la raison pour laquelle la production des 747 va être stoppée l'an prochain, elle aussi. Peut-on dire pour autant que Boeing a fait un travail de merde sur les 747 parce qu'on n'en aurait plus besoin et qu'on arrête sa production? Je ne crois pas.

Les temps ont changé et les évolutions ont fait que nous n'avons plus besoin de ces gros porteurs (pour l'instant), c'est tout.
7  0 
Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/09/2021 à 10:58
La France, via la DGAC, serait bien inspirée d'annoncer la suspension définitive les autorisations de vols de cet avion, ce qui en achèverait sans doute sa carrière et porterait un coup très dur à Boeing. Quite à forcer la main des autres autorités d'aviation civiles en europe.

Après tout, Boeing a fait une donation pour la campagne de Joe. Et ensuite on verra si Joe et ses coreligionnaires la ramènent encore.
5  0 
Avatar de damthemad
Membre actif https://www.developpez.com
Le 24/09/2021 à 9:11
le capitalisme dans toute sa beauté.
Il serait souhaitable qu'au lieu de faire payer uniquement le lampiste de service, les dirigeants et vrais responsables soient mis en cause. D'autant plus si il y a de la corruption des autorités de régulation
4  0 
Avatar de laloune
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 09/12/2020 à 16:22
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
est-ce que quand vous prenez le train, vous vous renseignez sur le modèle ?

ca n'a pas grand chose à voir, vu l'énorme disparité de modèles de trains et de constructeurs dans le monde. Si demain le TGV rencontre plusieurs problèmes à quelques mois d'intervalle qui entrainent la mort de nombreux passagers, tu peux être sûr que plus personne ne voudra monter dedans et que son image sera écornée
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Avatar de pierre-y
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 11/12/2020 à 0:57
"« Le MAX est l'un des avions les plus performants de l'histoire de l'aviation et le seul à avoir subi un processus complet de recertification »"

Il faut quand même les avoir bien accroché pour présenter une volontée clair de cacher des informations sur des defaut de vol comme un plus dans les performances d'un avion. Parce que devoir "recertifier" un avion apres plusieurs crash, ça montre bien l'inverse plutôt. Et personnellement, je ne pense pas qu'on est finit d'en entendre parler vue que la conception même de l'avion pose problème.

wiki :
"Des ingénieurs retraités de Boeing critiquent également le fait que Boeing ait continué à utiliser une cellule d'avion dont la conception est vieille de plus de cinquante ans pour y greffer des moteurs de dernière génération, ce qui semble avoir été motivé par le désir de réaliser des profits à court terme"
3  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 11/12/2020 à 10:34
ah mais c'est vrai : les performances du MAX sont exceptionnelles.

C'est la sécurité sur laquelle il reste un doute. - mais quand il ne se crashe pas, ça reste un avion très désirable pour les compagnies, considérant ses performances.
3  0 
Avatar de Tagum
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 03/01/2021 à 16:35
Ce n'est plus tant la qualité technique de l'appareil qui m'inquiète - elle a sans doute été corrigée - mais le fait que Boeing ait pu sacrifier la sécurité impunément et avec la complicité de l'administration pour une grosse poignée de dollars. La presse a relaté des manquements similaires sur d'autres de leurs modèles. En conséquence et à titre de punition personnelle, je ne mettrai plus les pieds dans un Boeing.
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