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L'équipe de transition de Biden compte plus de cadres IT que de critiques technologiques,
Le climat sous Biden sera-t-il moins hostile que sous Trump pour les entreprises IT ?

Le , par Bill Fassinou

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Élu nouveau président des États-Unis à la suite du scrutin du 3 novembre, Joe Biden accélère la transition cette semaine, en attendant son investiture le 20 janvier prochain. À cet effet, Biden a constitué son équipe de transition, mais force est de constater que l'équipe de transition du nouveau président américain compte beaucoup plus de cadres d'entreprises technologiques que de critiques de la technologie. Cela donne des indices sur les personnes qui décideront de remplir des rôles clés et qui influenceront finalement la réflexion de son administration dans les années à venir.

Les relations entre les entreprises technologiques, en particulier la Big Tech, et l'administration Trump n'ont pas été des meilleures lors de ces quatre dernières années. Pour preuve, il y a un nombre important d'enquêtes fédérales antitrust en cours contre ces entreprises et d'autres pourraient encore être ouvertes avant la fin de l'année. Ainsi, les entreprises technologiques essaient désormais de renforcer leurs relations avec la future administration Biden afin de s'assurer qu'elles ont voix au chapitre dans les enquêtes fédérales et étatiques sur leurs pratiques commerciales.

L'équipe de transition de Biden a publié mardi une liste des équipes d'examen des agences fédérales. Ces équipes se rendront dans chaque agence gouvernementale et planifieront une passation de pouvoir en douceur de l'administration du président Donald Trump à l'administration Biden. Cette liste nous informe que Tom Sullivan d'Amazon, un cadre de l'équipe de politique publique, fera partie de l'équipe de révision de Biden qui supervise le département d'État. De même, Mark Schwartz, de la branche "cloud computing" d'Amazon, qui est également un ancien fonctionnaire de l'administration Obama, participera aux décisions de l'Office of Management and Budget.



La directrice principale de la politique nord-américaine de LinkedIn, propriété de Microsoft, Nicole Isaac, fait partie de l'équipe chargée de superviser le département du Trésor. Nicole Wong, ancienne directrice adjointe de la technologie sous l'administration du président démocrate Barack Obama et vice-présidente et avocate générale de Google, une filiale d'Alphabet, a trouvé une place dans l'équipe d'examen du Conseil national de sécurité. Ces derniers devront travailler ensemble avec des critiques des pratiques des entreprises technologiques.

Des critiques en matière de technologie comme Gene Kimmelman, conseiller principal au sein de Public Knowledge, basé à Washington, qui se concentre sur des domaines tels que la politique antitrust, feront partie de l'équipe d'examen du ministère de la Justice et Sarah Miller, de l'American Economic Liberties Project, a été choisie pour faire partie du groupe chargé de peser sur les décisions concernant le ministère du Trésor. Kimmelman et Miller ont tous les deux déjà insisté pour que les pratiques commerciales de la Big Tech fassent l'objet d'un examen antitrust plus approfondi.

Si les entreprises de la Big Tech ont des "émissaires" dans l'équipe de transition de Biden, les entreprises relativement plus petites ne sont pas restées en marge pour autant. Selon un rapport de Reuters mercredi, des dirigeants de groupes relativement petits, tels que AirBnB, Uber, Lyft et Stripe, ont également été nommés dans ces groupes de révision des agences. Le rapport indique que les différentes entreprises concernées ont, pour la plupart, refusé de commenter le sujet et d'autres n'ont pas répondu tout de suite à une demande de commentaires.

Par ailleurs, un porte-parole de l'équipe de transition Biden a déclaré que les équipes de révision des agences sont chargées d'évaluer les opérations des agences fédérales et de s'assurer que l'administration Biden-Harris peut atteindre les objectifs politiques discutés pendant la campagne. Il y aura également une équipe chargée d'examiner la Federal Trade Commission, qui comprend Bill Baer, ancien directeur du Bureau de la concurrence de la FTC et ancien chef de la division antitrust du ministère de la Justice, qui a récemment appelé à un renforcement de la législation antitrust.

Pour l'anecdote, le ministère de la Justice de Baer a intenté un procès pour empêcher deux fusions de compagnies d'assurance le même jour en 2016. L'équipe de la FTC comprend également Laura Moy, qui enseigne à Georgetown Law et est experte en matière de protection de la vie privée des consommateurs, de sécurité des données et de neutralité du Net. La responsable de l'équipe est Heather Hippsley, une vétérante de l'agence depuis trois décennies. En outre, il faut remarquer qu'aucun acteur de Facebook, Twitter ou Apple n'apparaît sur la liste.

L'administration Biden pourrait aussi sévir contre la Big Tech

Au sein de la Big Tech, Amazon est le seul vraiment représenté, Google et Microsoft le sont par le biais de filiales. Les noms figurant sur la liste ne sont pas tous des emplois garantis au sein de l'administration Biden une fois la transition achevée, même s'il est probable qu'au moins certains d'entre eux resteront. De même, les noms ne donnent pas beaucoup d'indications sur la manière dont Biden gérera la technologie de pointe au sein du gouvernement. Cela dit, les experts estiment que le fait qu'une seule des cinq plus grandes entreprises technologiques, Amazon, soit réellement représentée pourrait être révélateur.

Ils ont suggéré que l'administration Biden-Harris pourrait sévir contre l'industrie, en mettant l'accent sur la réglementation de la vie privée, la protection des consommateurs et la lutte contre les ententes. Par exemple, lundi, Bill Russo, un des principaux conseillers de l'équipe de presse de Biden, a publié une série de tweets déchirante sur Facebook pour la désinformation qui s'est répandue sur sa plateforme depuis le jour de l'élection. Les tweets renforcent le sentiment que l'administration Biden pourrait rendre les quatre prochaines années inconfortables pour Facebook.

Biden a déclaré au New York Times en janvier qu'il voulait révoquer la section 230 du Communications Decency Act, une partie de la loi américaine qui accorde des protections de responsabilité étendues aux entreprises technologiques pour le contenu publié sur leurs plateformes. Dans cette interview, Biden a fait référence à Facebook et à la diffusion de fausses informations sur la plateforme. « Elle devrait être révoquée, car Facebook n'est pas seulement une société Internet », a-t-il déclaré. « Elle propage des mensonges qu'ils savent être faux ». Enfin, le manque de grandes entreprises pourrait aussi indiquer que Biden ne veut pas que ces entreprises aient trop d'influence sur les premiers travaux de son administration.

Source : Reuters

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Avatar de Madmac
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 19/11/2020 à 19:53
Forcément! Les grandes firmes comme Google détestent Trump, car il a mit fin au salarié à bas marché en provenance de l'Inde. En limitant les passeports temporaires que pour des emplois véritablement en pénurie de travailleurs. Et non en pénurie de travailleurs acceptant de travailler pour des cacahouètes.
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