IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Contact tracing : la « passerelle » d'interopérabilité de l'Union Européenne est disponible,
Mais StopCovid de la France n'est pas pris en compte

Le , par Bill Fassinou

287PARTAGES

9  0 
Annoncée par la Commission européenne en avril dernier lorsqu’il a publié son guide de recommandations pour les applications de suivi des contacts dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19, sa passerelle d’interopérabilité est désormais disponible. Selon la Commission européenne, la passerelle permettra d'exploiter pleinement le potentiel des applications de traçage des contacts et d'alerte dans le but de briser la chaîne des infections occasionnée par le coronavirus par-delà les frontières et de sauver des vies.

Plus besoin de changer d’application de traçage à chaque frontière

Corona-Warn-App, l’application de suivi des contacts de l’Allemagne peut maintenant fonctionner en Italie, Irlande et dans les autres pays de l’union qui ont développé leur application de suivi des contacts conformément au protocole recommandé par la Commission européenne, et vice-versa. En d’autres mots, en cas de déplacement, vous ne serez plus obligé d’installer l’application de suivi des contacts en vigueur dans votre pays hôte, car la Commission a mis en place une passerelle garantissant l’interopérabilité des différentes applications des pays membres de l’union.

« La passerelle permet aux applications de fonctionner sans discontinuité en dehors des frontières. Les utilisateurs n'auront donc besoin d'installer qu'une seule application. Lorsqu’ils partiront dans un autre pays européen participant, ils continueront de bénéficier du traçage des contacts et de la réception des alertes, que ce soit dans leur pays d'origine ou à l'étranger », a déclaré la Commission. Elle a rassuré que l'échange de données avec la passerelle est réduit au minimum, déclarant qu’elle recevra et transmettra efficacement des identifiants arbitraires entre les applications nationales.


Elle a indiqué à ce propos que : « aucune information autre que des clés arbitraires, générées par les applications, ne sera traitée par la passerelle. Les informations seront pseudonymisées, chiffrées, limitées au minimum requis et conservées uniquement le temps nécessaire pour assurer le suivi des infections. Il ne sera pas possible d'identifier des personnes physiques ni de suivre l'emplacement ou le mouvement des appareils ». Par ailleurs, elle note aussi que le système a été développé et mis en place en moins de deux mois par T-Systems et SAP, et sera exploité à partir du centre de données de la Commission à Luxembourg.

La Commission a rendu la passerelle opérationnelle depuis ce 19 octobre. Après une phase pilote réussie en septembre, la plateforme a été déployée avec un premier lot d'applications nationales interconnectées. Dans cette première vague, les applications interconnectées sont Corona-Warn-App utilisée en Allemagne, COVID tracker en Irlande et immuni en Italie. Selon la Commission, au total, ces diverses applications de suivi des contacts ont été téléchargées par environ 30 millions de personnes, ce qui correspond aux deux tiers de tous les téléchargements d'applications dans l'UE.

Les applications de la deuxième vague sont prévues pour être connectées la semaine prochaine. Ainsi, eRouška en République tchèque, smitte Stop au Danemark, Apturi COVID en Lettonie et Radar Covid en Espagne devraient alors rejoindre le système. En outre, une troisième vague d’applications va suivre en novembre. La Commission a annoncé qu’au total, 20 applications basées sur des systèmes décentralisés sont prévues pour interagir avec le serveur de la passerelle. Ce point, ajouté à d’autres, exclut StopCovid de la France des applications pouvant être connectées à la passerelle.

La France victime de son protocole Robert qui centralise les données

La principale recommandation de la Commission pour que les applications soient interopérables est d’opter pour un protocole décentralisé. Plusieurs pays ont suivi cette recommandation et se sont appuyés sur l’API proposée par Apple et Google en avril dernier. L’API s’appuie sur le Bluetooth Low Energy (BLE) pour la détection des téléphones à proximité, les échanges de données pertinentes dans le cadre de l’opération et l’émission d’alertes destinées aux utilisateurs du système. Les ingénieurs de Google et Apple ont travaillé à respecter les exigences de la boîte à outils de l’UE.

C’est pour cette raison que les applications de suivi des contacts de l'Allemagne, l’Italie, et l’Irlande peuvent désormais facilement communiquer entre elles. Mais en France, les choses ont été faites différemment. Le pays a développé son propre protocole, nommé Robert, qui centralise les données de suivi. Ce choix de la France a fait en sorte que StopCovid n’est pas en mesure de communiquer avec les applications des autres pays de l’union, ou rend la communication très difficile. De même, le protocole Robert et l’application StopCovid suscitent quelques inquiétudes depuis leur déploiement.

En outre, en juillet, la CNIL a relevé plusieurs irrégularités sur l’application et a demandé leur correction dans l’immédiat. Avant la CNIL, en juin, un rapport avait révélé que StopCovid collectait bien plus de données que ce que le gouvernement avait annoncé. Toutefois, la France n’est pas la seule dans cette situation, par exemple, l’application de suivi des contacts développé par la Hongrie se base également sur un protocole propriétaire.

Source : Communiqué de la Commission européenne

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

La Commission de l'UE veut des applis mobiles de suivi de la propagation du Covid-19 respectueuses de la vie privée, installables sur la base du volontariat et publie donc un guide de mise sur pied

StopCovid : l'application collecte bien plus de données que ce que le gouvernement avait annoncé, le secrétariat d'État au numérique s'explique

L'INRIA publie une partie du code source de StopCovid, l'application qui s'appuie sur le protocole ROBERT, plutôt que sur l'API proposée par Apple et Google

Covid-19 : le NHS, système national de santé en Grande-Bretagne, dévoile le code source de son application de traçage de contacts, qui contourne les restrictions d'Apple liées au Bluetooth

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/12/2020 à 2:12
Moi je veux bien faire la prochaine appli du gouvernement, seulement 1 M € au lieu de 6 M €, offre spéciale Black friday

Macron, j'attends ton coup de fil

PS : je n'oublierais pas évidement de verser 500 000 € à la fondation Brigitte Macron comme convenu la dernière fois
7  1 
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 20/01/2021 à 13:36
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
La personne flash ce code (il suffit donc d’un téléphone avec appareil photo) et fait ainsi un check-in à la date ‘d’ pour une durée ‘t’ dépendant du type de lieu.
Je crois qu'il faut également que le téléphone soit connecté à internet

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
L’avis du CCL-Covid évoque que les codes QR pourraient être déployés dans un large éventail de lieux publics fermés où le risque de transmission du SARS-CoV-2 est élevé, dont les transports en commun. Le cabinet de Cédric O précise quant à lui que la fonctionnalité a surtout été pensée pour accompagner la réouverture des bars, restaurants et salles de sport, dont la date n’est toujours pas connue.
Il y a quelque chose que je n'ai pas trouvé dans l'article :
- Est-ce qu'il est possible d'entrer dans le lieu public sans flasher le QR Code ?
- Si ce n'est pas le cas, comment on contrôle qu'une personne a flashé le QR Code avec succès ? Et comment on l'empêche d'entrer dans le lieu public si elle ne l'a pas fait ?

Par contre si c'est facultatif, il n'y a aucun problème, les gens qui n'ont pas de smartphone pourront aller au bar et à la salle de sport.
6  0 
Avatar de Fagus
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 08/12/2020 à 22:48
Citation Envoyé par defZero Voir le message
Quels commentaires faites-vous des coûts liés au développement et à la maintenance de StopCovid au regard des résultats obtenus ?

C'est simple, notre gouvernement devrait simplement admettre ne pas être compétent en la matière et accepter de s'appuyer sur les plateformes mis en place par Google & Apple dans leurs OS respectifs, comme l'ont fait l'Allemagne et tous les autres pays Européen sauf la France et la Hongrie (je crois).

A un niveau de responsabilité aussi élevé, un tel niveau d'incompétence, c'est tout simplement du viol moral & intellectuel .
Rhoo, elle marche leur appli globalement. Le problème c'est surtout qu'en France personne n'en veut.
Personnellement je préfère 100 fois que l'état manipule mes données de santé (qu'il a déjà par ses organismes), que les GAFAM qui rêvent de les vendre.

Cependant, la finesse aurait peut être été de gérer le projet à coût minimal, sachant que vu la mentalité française de défiance globale, même une appli parfaite aurait échoué.
5  0 
Avatar de Almopine
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/12/2020 à 15:17
Ayant travaillé sur des applications TRES grand publique, je connais pas mal le sujet de la géolocalisation

Quels commentaires faites-vous des coûts liés au développement et à la maintenance de StopCovid au regard des résultats obtenus ?
Les coûts de développement ne me choque absolument pas, c'est exactement ce qu'aurais déboursé une entreprise en voulant se lancer dans une nouvelle application rapidement, c'est à dire, créer un comité d'expert en interne de 7/8 personnes dédiées qui vont à leur tour prendre chacun des prestataires pour faire l'avant projet et pouf tu as déjà dépassé largement le million de budget avant même d'avoir écrit le moindre cahier des charges.

Seulement après des semaines de réunionnite aigu, on se décide enfin à prendre un presta pour la réalisation cette fois, prestataire qui lui même vas externaliser auprès d'un autre qui n'est absolument pas un expert sur les applications mobiles. Et surtout le médiocre cahier des charges n'est pas réalisable parce que au final PERSONNE connaissait réellement les spécificités des applications mobiles.

L'exemple même, c'est qu'ils ne savaient pas qu'Apple interdit aux tiers d'accéder à des fonctionnalités pour identifier les appareils autours par le bluetooth et qu'ils sont allé leur demander de lever ce verrou, chose qu'Apple a déjà refusé à l'état américain il y a plus de 10 ans donc bien sûr qu'ils se sont heurtés à un mur ... Apple à littéralement envoyé un lien de leur documentation pour leur expliquer qu'ils devaient demander la permission à l'utilisateur pour le faire mais que ça ne serait pas une fonctionnalité par défaut de l'OS. Le principe de permission sur iOS c'est littéralement le truc le plus BASIQUE du développement et là on était à plus de 3 mois de projets déjà

Le coût d'hébergement vue les données et la sensibilité de celle-ci, ça me choque pas. L'Etat français ne peut pas se permettre de déconner la dessus.

Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché avec StopCovid et que le gouvernement français devrait corriger pour éviter le même échec avec TousAntiCovid ?
Déjà c'est une première expérience pour l'état français d'avoir une application pour s'aider en temps de crise, donc forcément il y allait avoir des ratés. Le projet reste une réussite, son coût est TRES loin d'être exorbitant surtout qu'il y avait la communication, au final l'application fonctionne.

Le problème c'est qu'elle est sortie 4/5 mois trop tard.

Pour éviter ce genre de situation, il faut du génie civil, il faut des tasks forces capable de répondre rapidement à toute problématique, à défaut d'avoir des experts embauché en permanence par le gouvernement, ils doivent être identifié et pouvoir rapidement apporter leurs expertises, c'est pourquoi il est important d'avoir de la recherche en IT chose qui nous fait défaut.

Les défauts du projet sont pas lié à l'état mais au prestataire derrière.
5  0 
Avatar de forthx
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 23/10/2020 à 9:48
Qu’est-ce qui n’a pas marché selon vous ? Quels sont les facteurs qui expliquent cet échec ?
Le nom ... je ne voi que ca ...
- le respect de la vie privée, c'est pas le problème, personne n'a rien a se reprocher donc c'est pas ca,
- le besoin d'avoir un smartphone et une grosse batterie dans la poche, franchement je ne vois pas qui ca arrêterai,
- c'est bien connu que tout le monde a un smartphone de nos jours, moi je suis probablement l'exception.
- Les rumeurs selon lesquelles les alertes ne sont pas fiable, on sais bien que c'est des fakenew,
- puis ceux qui estiment que le bluetooth n'est pas destiné a mesurer des distances ! mon dieu ! mais qui êtes vous pour remettre en cause Les choix technologique d'experts ! Les gas ils connaissent leur métier, ca a été testé qualifié, validé, certifié.
- la compatibilité européenne ? qui penserait a voyager ?

Nan, le nom, je me risquerai humblement a remettre en cause l'UI, mais je sort un peut de mon domaine la. Ce n'est que supposition.
Comme je n'ai pas de smartphone et que je ne me suis pas amusé a installer un émulateur, c'est même plutôt de la divination

Le nouveau nom ? Ca fait plus français, une délicieuse touche de slogan de manif (Tousanti, tousanti, tousanticovid !).
C'est clairement un nom qui va parler au peuple. Tout en restant dosé .
RévolutionCovid par exemple serait probablement trop extrême. (puis ca ressemble a un nom de jeu, ca fait pas sérieux )
Encore une fois, l'expertise de la France nous sauvera, avec ce nouveau nom, cette formule 2.0, "ca va faire un tabac !".

<sérieusement>
Sortie de l'ironie, au vue de l'adoption de ce genre d'app chez nos voisin, l'incompatibilité des api est dommage, mais ca ne me parait pas être le point critique.

Droits individuels ou intérêt général (santé publique) : de quel bord êtes-vous ?
Des deux ! Je ne suis pas pour le sacrifice de l'un au profit de l'autre.

Cette app permet de voir si la population est prête a un traçage de masse "pour son bien" par souscription volontaire.
Pour ma part, je suis plutôt rassuré que ca ai fait un flop, bien que ne prouve pas que les gents ne sont pas prêt, compte tenu de la solution bancal proposé.

Il n'y a pas de solution magique, prenons soin de nous et des autre, dans tout les cas, et ce malgré les cafouillages médiatique et politiques.
Quant je vois comment les gent portent leur masques, voyagent et se réunissent, je me dit qu'il y a bien des moyens d'agir pour l’intérêt général et la santé publique, cela sans sacrifier les droits individuels.
Avec un peut d’intelligence et un peut moins d’égoïsme ...

</sérieusement>
3  0 
Avatar de transgohan
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/12/2020 à 8:54
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
40 000 euros d'hébergement par mois, c'est normal comme tarif ? Ça me semble énorme.
Je pense que ce sont des serveurs labelisés avec un certain niveau de sécurité...
Et peut être que le nombre de serveur a été vu trop large par rapport au taux réel d'utilisation.
2  0 
Avatar de grunk
Modérateur https://www.developpez.com
Le 04/12/2020 à 11:23
Citation Envoyé par transgohan Voir le message
Je pense que ce sont des serveurs labelisés avec un certain niveau de sécurité...
Et peut être que le nombre de serveur a été vu trop large par rapport au taux réel d'utilisation.
Pour avoir bosser un peut sur des projets pour certains ministère , à mon avis c'est surtout leur presta qui se gave bien comme il faut ...
2  0 
Avatar de amedlbv
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 07/12/2020 à 12:00
Vivement un Nuremberg post covid.
2  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/12/2020 à 17:06
Citation Envoyé par amedlbv Voir le message
Vivement un Nuremberg post covid.
pour pendre les négationnistes et autres criminels pro-Raoult?
3  1 
Avatar de defZero
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/12/2020 à 18:40
Quels commentaires faites-vous des coûts liés au développement et à la maintenance de StopCovid au regard des résultats obtenus ?

Comme remarqué par tout le monde ici, "prohibitif".
Si les gouvernements français étaient de bon gestionnaire, ça ce saurait depuis le temps .

Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas marché avec StopCovid et que le gouvernement français devrait corriger pour éviter le même échec avec TousAntiCovid ?

C'est simple, notre gouvernement devrait simplement admettre ne pas être compétent en la matière et accepter de s'appuyer sur les plateformes mis en place par Google & Apple dans leurs OS respectifs, comme l'ont fait l'Allemagne et tous les autres pays Européen sauf la France et la Hongrie (je crois).

A un niveau de responsabilité aussi élevé, un tel niveau d'incompétence, c'est tout simplement du viol moral & intellectuel .
Heureusement pour eux, l'incompétence n'est pas puni par la loi, en même temps, qui peut bien faire les lois .
2  0