Le gouvernement américain enquête pour savoir si Amazon, Apple, Facebook et Google font un usage abusif de leur énorme pouvoir de marché pour étouffer la concurrence. La Federal Trade Commission et le ministère de la Justice, qui appliquent les lois antitrust aux États-Unis, se sont partagé l’examen de ces quatre sociétés ; Amazon et Facebook étant sous la surveillance de la FTC, et Apple et Google sous celle du ministère de la Justice.Une fois la juridiction établie, l'étape suivante consiste pour les deux agences fédérales à décider si elles souhaitent ouvrir des enquêtes formelles.
Mais en attendant, trois des législateurs menant cette vaste enquête antitrust détiennent également des actions dans une ou plusieurs de ces sociétés, ce qui crée des conflits d'intérêts potentiels alors que l'enquête approche d'une étape importante, notamment avec les témoignages des PDG (Jeff Bezos d'Amazon, Tim Cook d'Apple, Mark Zuckerberg de Facebook et Sundar Pichai d'Alphabet, société mère de Google) qui doivent commencer lundi devant le comité judiciaire de la Chambre.
Mais le représentant Jim Sensenbrenner (du sous-comité antitrust de la Chambre) et les représentants. Zoe Lofgren et Steve Chabot possèdent également des actions dans ces sociétés, selon leurs dernières informations financières. Les trois membres du comité judiciaire de la Chambre seront chargés d'interroger les PDG de la technologie lundi.
Il n'est pas illégal pour les législateurs de détenir des actions dans des entreprises, même lorsqu'une enquête sur ces entreprises est en cours. Mais les avoirs pourraient créer des conflits d'intérêts potentiels ou miner la confiance du public dans l'enquête.
Sensenbrenner, un républicain du Wisconsin et le principal représentant du Parti républicain au sein du comité antitrust, possède plus de 98 000 $ d'actions dans les quatre sociétés réunies. Il possède 26 658 $ chez Apple, 27 035 $ sur Amazon, 37 384 $ dans Alphabet et 7 341 $ sur Facebook, selon ses derniers états financiers.
Lofgren, une démocrate californienne, détient entre 1 000 et 15 000 dollars d'actions Facebook, Apple et Alphabet chacune, selon ses plus récents états financiers. Elle a indiqué qu'elle avait vendu certaines de ces actions de chaque société au cours de la dernière année, sans toutefois préciser le montant exact qui avait été vendu.
Chabot, un républicain de l'Ohio, possède entre 15 000 et 50 000 dollars d'actions Facebook, selon ses plus récents états financiers.
Un porte-parole de Sensenbrenner a déclaré que les actions du membre du Congrès se trouvaient dans une fiducie créée par le défunt père de Sensenbrenner et qu'il ne gérait pas activement le portefeuille. Un porte-parole de Lofgren a déclaré que ses actions faisaient l'objet d'un roulement IRA géré par son mari et qu'elle ne gérait pas les avoirs.
Ce ne sont pas les premiers législateurs à attirer l'attention sur leurs possessions d'actions de sociétés sur lesquelles ils sont chargés d'enquêter. Stat News a rapporté lundi que les représentants Joe Kennedy et Michael Burgess sont membres d'un comité de la Chambre qui interrogera les sociétés pharmaceutiques sur la recherche sur le COVID-19, malgré le fait que les deux représentants détiennent des actions de ces sociétés.
Un abus de pouvoir qui étouffe la concurrence ?
De nombreux concurrents de Google se sont plaints du fait que Google mette ses services, ainsi que ceux de ses partenaires, en premier plan dans le domaine de la recherche, érodant ainsi leur trafic organique. Après avoir noté que les consommateurs ne sont tout simplement plus satisfaits des 10 liens bleus des jours passés, Google a rétorqué que, malgré les changements, il continue d'envoyer une quantité considérable de trafic vers ces sites Web.
Pourtant, le Wall Street Journal a rapporté que la recherche de vidéos sur Google plaçait celles publiées sur sa plateforme YouTube plus haut que celles publiées sur les plateformes rivales, même lorsque ces vidéos avaient été publiées avant sur Facebook, Dailymotion et d'autres plateformes ou même si elles avaient obtenu plus de vues sur ces plateformes (Google a indiqué ne pas prendre en considération le nombre de vues qu'une vidéo reçoit lors du classement dans la recherche)
Sam Schechner,...
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