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« Pas de contrats avec la police », plus de 1600 salariés de Google lui demandent d'arrêter de travailler avec les forces de l'ordre
Dans le contexte de la lutte contre le racisme

Le , par Stéphane le calme

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Après les violences policières qui ont conduit à la mort de l’Afro-américain George Floyd le 25 mai dernier, une vague d’indignation s’est soulevée dans plusieurs partie du monde, invitant les autorités à des réformes dans la lutte contre le racisme. C’est dans ce contexte que des sociétés technologiques se sont levées.

IBM a annoncé qu’elle n’allait plus proposer de technologie de reconnaissance faciale. L’entreprise a été rejointe un peu plus tard par Amazon qui a annoncé la suspension des ventes de son logiciel de reconnaissance faciale Rekognition aux forces de l'ordre pour un an. Microsoft a indiqué ne pas vendre de technologie de reconnaissance faciale aux forces de police américaines et s'est engagé à ne pas la vendre jusqu'à ce qu'une loi nationale régissant son utilisation soit adoptée.

Signalons aussi la décision d’Apple qui a lancé l’initiative Racial Equity and Justice Initiative, un engagement de 100 millions de dollars pour « défier les barrières systémiques qui limitent les opportunités pour les communautés de couleur dans les domaines critiques de l’éducation, l’économie de qualité et la justice criminelle ». Apple a également lancé un nouveau Developer Entrepreneur Camp for Black Developers.

Le PDG d’Alphabet (maison mère de Google) Sundar Pichai s’est engagé à embaucher plus de personnes issues des minorités pour des postes à responsabilités, à verser 12 millions de dollars à des associations luttant contre le racisme, et à leur offrir également des espaces publicitaires. « Notre communauté noire souffre [...] Pour ceux qui ressentent du chagrin, de la colère, de la tristesse et de la peur, vous n’êtes pas seuls. Nous soutenons l’égalité raciale et tous ceux qui se battent pour l’obtenir », avait-il alors déclaré.

Mais plusieurs employés de l’entreprise estiment que ces mesures n’ont pas suffisamment d’impact. Plus de 1 600 employés d'Alphabet Inc. lui ont demandé de cesser de vendre ses technologies aux forces de police. Intitulée « Pas de contrats avec la police », la pétition évoque une technologie d’intelligence artificielle pouvant être utilisée par les autorités pour « traquer les immigrants grâce aux images de surveillance des drones ». Elle affirme aussi que le comité d’action politique de l’entreprise « fait des dons aux politiciens racistes et aux tenants de la suprématie blanche ».


Plus loin, ils disent : « nous sommes déçus que Google continue de vendre ses technologies aux forces de police plutôt que de rejoindre les millions de personnes qui veulent cesser de financer ces institutions ».

La pétition évoque plus spécifiquement le cas de la police de Clarkstown, à New York : « Pourquoi aider les institutions responsables du genou sur le cou de George Floyd à être plus efficaces sur le plan organisationnel ? De plus, la même force de police de Clarkstown dont Google fait la publicité comme une réussite a été poursuivie à plusieurs reprises pour surveillance illégale des organisateurs de Black Lives Matter ». Cette accusation fait référence au fait que Google a évoqué publiquement la manière dont les autorités de Clarkstown ont utilisé la G Suite pour partager des informations et des preuves numériques.

Des militants des droits civiques à travers les États-Unis ont appelé pendant des années à réduire les services de police traditionnels, et les efforts ont pris de l'ampleur grâce aux manifestations contre la mort de George Floyd le mois dernier.


Suite à cette pétition, la porte-parole de Google Cloud, Cynthia Horiguchi, a indiqué : « nous sommes engagés dans un travail qui fait une différence significative pour combattre le racisme systémique, et nos employés ont fait plus de 500 suggestions de produits au cours des dernières semaines, que nous sommes en train d’examiner. Sur ce point, nous avons été la première grande entreprise à décider, il y a des années, de ne pas commercialiser la reconnaissance faciale et nous avons des principes sur l’IA très clairs qui interdisent son utilisation ou sa vente à des fins de surveillance. Nous avons des conditions d’utilisation de longue date pour les plateformes informatiques généralement disponibles comme Gmail, GSuite et Google Cloud Platform, et ces produits resteront disponibles pour les gouvernements et les autorités locales, y compris les services de police ».

En 2018, plus de 3100 employés de Google avaient signé une pétition pour demander à l’entreprise de retirer du projet Maven. Ce dernier visait à améliorer les opérations des drones en utilisant des technologies de reconnaissance d'images. Selon le Pentagone, l'objectif initial est de fournir à l'armée une vision par ordinateur avancée, permettant la détection et l'identification automatique d'objets (classés dans pas moins de 38 catégories) capturés par la caméra d'un drone.
Seulement, référence faite à une publication (parue en juillet 2017) du département de la Défense (DoD) des États-Unis, il s’agit de « gagner des guerres en s’appuyant sur les algorithmes et l’intelligence artificielle ». Difficile dans de telles conditions de ne pas entrevoir une utilisation pervertie de l’IA de Google, notamment, pour exceller dans les frappes ciblées.

Google a été contraint de se retirer du projet suite à la pression exercée par ses employés. Quelques mois plus tard, après de vives protestations des salariés, la grande enseigne s’est vue obligée de faire une croix sur le projet JEDI, portant sur le cloud computing, depuis remporté par Microsoft.

Source : pétition , Reuters

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Avatar de walfrat
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 25/06/2020 à 23:17
Pourquoi aider les institutions responsables du genou sur le cou de George Floyd à être plus efficaces sur le plan organisationnel
Parce qu'on entend jamais parler des flics qui font bien leur boulot par les médias.

Et pourtant si, ils existent même aux USA, et même que parmis eux, y'a des noirs, des blancs, des hétéros ou pas.
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Avatar de kain_tn
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 26/06/2020 à 12:02
Citation Envoyé par walfrat Voir le message
Certes, mais il est facile pour nous d'esquiver et de mettre ça sur le dos de la gestion de projet ou de l'entreprise, à tort ou à raison.
Pourtant lors de l'affaire Volkswagen et du dieselgate, le PDG en place a dit devant le congrès US que c'était des développeurs qui avaient fait ça dans leur coin. Pas facile d'esquiver quand tu te fais balancer par toute ta hiérarchie.
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Avatar de axel584
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 26/06/2020 à 9:02
Sauf qu'on n'entend par les flics qui font bien leur travail...
Quand des informaticiens de Microsoft font un bug, tu as toute la communauté des développeurs qui se foutent de la gueule de ce bug et qui le critiquent...

Quand un flic fait une bavure, je n'entends pas un seul flic pour dire qu'il faut le condamner...

Pire ! Quand un artiste fait une fresque pour dénoncer le racisme et les violences policières, tu as les syndicats de police qui demandent à ce qu'on retire la phrase "violence policière"....

Franchement, si un artiste voulait faire une fresque pour dénoncer le code legacy et l'augmentation de la dette technique, j'irai pas pleurnicher devant les caméras pour dire que c'est une mauvaise image qu'on donne des développeurs...
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Avatar de walfrat
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 26/06/2020 à 10:09
Citation Envoyé par axel584 Voir le message
Sauf qu'on n'entend par les flics qui font bien leur travail...
Quand des informaticiens de Microsoft font un bug, tu as toute la communauté des développeurs qui se foutent de la gueule de ce bug et qui le critiquent...

Quand un flic fait une bavure, je n'entends pas un seul flic pour dire qu'il faut le condamner...

Pire ! Quand un artiste fait une fresque pour dénoncer le racisme et les violences policières, tu as les syndicats de police qui demandent à ce qu'on retire la phrase "violence policière"....

Franchement, si un artiste voulait faire une fresque pour dénoncer le code legacy et l'augmentation de la dette technique, j'irai pas pleurnicher devant les caméras pour dire que c'est une mauvaise image qu'on donne des développeurs...
Certes, mais il est facile pour nous d'esquiver et de mettre ça sur le dos de la gestion de projet ou de l'entreprise, à tort ou à raison.
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Avatar de walfrat
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 27/06/2020 à 12:03
Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
Pourtant lors de l'affaire Volkswagen et du dieselgate, le PDG en place a dit devant le congrès US que c'était des développeurs qui avaient fait ça dans leur coin. Pas facile d'esquiver quand tu te fais balancer par toute ta hiérarchie.
En bref ça marche dans les deux sens, c'est pas nouveau.
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