Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Stopcovid : seulement 0,5 % de la population française utiliserait activement l'application onéreuse.
Le gouvernement espère renverser la tendance en misant sur une campagne de communication

Le , par Stéphane le calme

618PARTAGES

12  0 
Depuis ce mardi 2 juin, StopCovid est disponible en téléchargement sur Google Play et Apple Store. La difficulté pour l’application est de se voir massivement adoptée car, selon les chercheurs, l’application ne sera vraiment utile que si elle est adoptée par une bonne partie de la population. Et pour le moment, il y a encore du chemin à parcourir.

En une semaine, 1,4 million d’activations ont été dénombrées, précisait au Monde, mardi 9 juin, le cabinet de Cédric O, le secrétaire d’État chargé du numérique. Ce chiffre, qui représente environ 2 % de la population française. Le gouvernement a fait savoir que ce chiffre ne correspond pas simplement à des téléchargements, mais bel et bien à l'activation de l'application qui a par ailleurs recours au Bluetooth ; en clair, mardi 9 juin, 1,4 million d’utilisateurs ont téléchargé StopCovid, ouvert l’application, puis ont cliqué sur le bouton « J’active StopCovid » après l’avoir autorisé à utiliser le Bluetooth du smartphone qui est la technologie servant à enregistrer les téléphones à proximité.

Un pourcentage somme toute bien faible. S’il fallait mettre des statistiques en perspective, nous pourrions noter que CovidSAFE, l’application australienne de contact tracing, a été téléchargée par 8% de sa population en un peu plus de 24 heures, bien sûr sur la base du volontariat. À ce propos, le ministre australien de la Santé a déclaré « plus de 2 millions d'Australiens ont volontairement téléchargé et se sont inscrits sur la nouvelle application de coronavirus, COVIDSafe. C'est une grande réussite pour les Australiens qui jouent leur rôle en se protégeant eux-mêmes, leur famille et la communauté de la propagation du coronavirus. Surtout, cela protégera nos travailleurs de la santé, qui ont également été à l'avant-garde pour encourager les gens à télécharger et à s'inscrire. Nous remercions tous ceux qui ont téléchargé l'application et se sont inscrits et nous encourageons ceux qui ne l'ont pas encore fait à le faire. Nous avons franchi cette étape en un peu plus de 24 heures depuis que l'application était disponible pour inscription ».


Plus tôt dans la semaine, sur le plateau de France 2, Cédric O avait déclaré : « Évidemment, il faudra que plusieurs millions de Français téléchargent l'application, mais c'est un très bon démarrage. [...] Tout le monde doit télécharger l'application, mais c'est d'autant plus important pour les personnes qui croisent des gens qu'elles ne connaissent pas, pour ceux qui prennent les transports en commun, ceux qui vont dans les restaurants, les bars, les magasins, parce que c'est là que le virus circule. »

Si Cédric O n'a jamais voulu se donner d'objectif d'utilisateurs, il avait, lors de son plaidoyer devant les députés, assuré que l'application serait efficace dès lors qu'elle serait adoptée par au moins 10 % de la population, soit 6 à 7 millions de Français. Cet écart entre les attentes et la réalité n'est toutefois pas suffisant pour inquiéter le secrétariat d’État au numérique qui assure au Monde qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions. D’ailleurs, pour encourager les mobinautes à télécharger l’application, le gouvernement veut miser sur une large campagne de communication qui va cibler « les lieux à forte densité dans les transports en commun ». Elle comportera notamment des panneaux numériques dans les transports en commun, des spots diffusés à la radio et des publicités sur les réseaux sociaux.

Une autre métrique intéressante : le nombre d’utilisateurs actifs, soit le nombre d’applications qui, quotidiennement, sont actives et peuvent enregistrer les contacts rapprochés. Le secrétariat d’État au numérique ne dispose pas de cette donnée pour le moment.

Plusieurs experts indépendants sont cependant parvenus à une estimation de ce nombre. Ils ont profité du fait que, lorsqu’elle est activée, StopCovid dialogue régulièrement avec plusieurs serveurs centraux. Ces chiffres, accessibles dans un premier temps librement, ont ainsi permis de déterminer le nombre d’applications dialoguant, chaque minute, avec le serveur. La valeur obtenue, qui varie selon les calculs effectués, plaçait en fin de semaine dernière le nombre d’utilisateurs actifs aux alentours de 350 000 (soit environ 0,5 % de la population française), selon trois experts ayant réalisé ces calculs et interrogés par Le Monde.

Une polémique autour de la collecte des adresses IP

C’est un élément qui pourrait représenter (ou non) une épine dans le pied de l’adoption de l’application. Tout est parti d’une discussion sur GitLab, au sujet de la collecte de données autour de l’application serveur. L’auteur de la discussion, François Lesueur, qui est maître de conférences en informatique, faisait observer le 29 mai :

« À ma connaissance, il n'y a aucune information concernant les données qui seront collectées en dehors de l'application : journaux du serveur, journaux du réseau, proxys, etc. Ces informations incluent l'IP source et le port, mais peuvent également inclure certains détails techniques de l'appareil demandé.

« La journalisation est une pratique de sécurité basique et je serais surpris qu’il n’y ait aucune journalisation du tout. S’il y a une certaine journalisation, là, les détails doivent être révélés, car ils pourraient être en contradiction avec les propriétés de confidentialité annoncées ».

Julien Dubois, spécialisé en Java, qui avait expliqué le 28 mai que tout centraliser n’était pas une bonne idée et que les adresses IP allaient probablement figurer dans la journalisation a reçu une réponse le lendemain lui confirmant que cela ne serait pas le cas. Aussi, lorsqu’il a eu un échange avec Le Monde, il a dit qu’il ne pensait pas que les adresses IP étaient tracées : « C'était techniquement possible, mais je ne voulais pas être paranoïaque et j’avais confiance en la réponse de ces gens. Même s'il est moins efficace, il est en effet parfaitement possible de configurer votre passerelle API et vos logs, de ne stocker aucune information IP. C'est ce que proposent de nombreux fournisseurs de cloud et éditeurs de logiciels. »

Pourtant, il y a quelques heures, il est tombé sur le billet de François Lesueur : « Alors imaginez ma surprise quand j'ai vu ce billet de François Lesueur ce matin : ils prétendent désormais stocker votre adresse IP comme si c'était quelque chose de parfaitement normal ! »


Et de continuer en disant « Les développeurs de StopCovid ne semblent pas tous d'accord sur la question de savoir s'ils stockent les IP ou non. L'ensemble du système semble cassé depuis le début (mon premier fil était correct). Le protocole ROBERT est bon en théorie, pas en pratique. Je n'utiliserais pas cette application si j'étais toi ».

Baptiste Robert, un chercheur en cybersécurité, a réagi en ce tweet en disant :

« L'application française de contact tracing StopCovid stocke l'adresse IP des utilisateurs côté serveur. Pendant ce temps, nos politiciens affirment toujours que c'est totalement anonyme... Cédric O je peux sentir une violation du RGPD ici, l'application ne demande pas la permission à l'utilisateur de stocker son IP. »





Sources : Le Monde, ministère australien de la santé, Julien Dubois, François Lesueur, Baptiste Robert

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Cpt Anderson
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 8:41
Il y a au moins une chose qui reste certaine en ce bas monde : la France est nulle en terme d'anticipation mais reste championne du monde pour ce qui est des dépenses inutiles.
15  0 
Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 17/06/2020 à 13:28
je ne sais pas pourquoi, je revois macron en train de piailler qu'il n'y a jamais eu de pénuris de masque et que donc les policiers, le personnels hospitalier, la population et les pompier n'en portaient juste pas ou alors des périmés car ça les amusaient de choper le virus. Et apres des affirmations a la con comme ça, il y en a encore pour croire que la macronie ne va pas les entuber.
12  2 
Avatar de pierre-y
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 16:03
A si il y a eu les résultats voulu. La boite du bon copain qui a eu ça en charge c'est fait un max de blé dessus et si je ne me plante a même surfacturé les serveurs.
10  0 
Avatar de axel584
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 9:57
Tous les sites et les réseaux sociaux ont expliqués pendant plusieurs semaines que l'application était liberticide, intrusive etc. Il ne faut pas s'étonner que peu de personnes l'utilisent...

Alors que d'après moi, elle l'est beaucoup moins que d'autres applications, mais que les précautions présentées donnaient effectivement une impression d'atteintes aux libertés (à force de dire que ce n'est pas géolocalisé, c'est du bluetooth, les données sont anonymisées etc. les gens se méfient de toutes ces précautions présentées...)
A côté de ça, on a des applis comme Facebook qui nous géolocalise ("machin n'est pas très loin, faites lui coucou"... "Attention, un attentat à eu lieu à côté de chez vous, dites aux gens que vous allez bien"...) et cela semble moins poser de problème éthique...
Je rappelle juste que pour les entreprises, si c'est gratuit, c'est vous le produit...

Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
9  1 
Avatar de Angelsafrania
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 15:40
Citation Envoyé par axel584 Voir le message
Et pour nos gouvernements, nous sommes une majorité à les avoir choisi... (oui, on aurait pu mieux choisir, mais c'est un autre débat)
Majorité ?

20,7M de voix pour macron au second tour
=> 66,1 % des suffrages exprimés aka pas null/blanc (le chiffre qui est dans tous les journaux)
=> 43,6 % des inscrit sur les listes électorales (ça le fait moins déjà)
=> 30,9% de la population française (là y'a les jeunes aussi mais bon en quoi ceux qui avait 17 ans à l'époque et qui ont 20 ans maintenant l'on choisi ?)

On peut faire pareil pour l'ensemble des votes.

Mais c'est un autre débat.
8  1 
Avatar de Acheumeuneu
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 18/07/2020 à 9:24
Je crois que c'est aussi le pourcentage de confiance envers ce gouvernement
7  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/07/2020 à 10:22
Et je trouve ce genre d'article sur le COVID bien plus pertinent que ces soi-disant applis de suivi :

https://theconversation.com/covid-19...afrique-139943

les Africains ont l'expérience d'Ebola. Les asiatiques ont l'expérience de la grippe aviaire (et quelques autres). et on continue à ignorer leurs retours d'expérience. Pas étonnant qu'on en prenne plein la tronche. L'article est sans doute angéliste par bien des aspects, mais il point une faille réelle de l'occident : son complexe de supériorité.
7  0 
Avatar de walfrat
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 24/06/2020 à 16:09
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
  1. Il n'y a pas de campagne massive de test donc l'application ne sert à rien
  2. Google et Apple développent une application, donc on n'a pas besoin de gaspiller des ressources pour développer une application Française


J’espère que la prochaine pandémie sera mieux gérée, parce que confiner tout le monde pour gagner du temps, c'est pas génial comme protocole (mais la France n'avait pas les moyens de faire mieux).
La prochaine fois il faudra cibler les personnes qui devront se confiner.
Désolé mais là je downvote. C'est à cause de cela qu'on a plein de service gratuit qui sont hébergés sur les serveur américains et que nos données sont dans la nature, et il me semble que tu râles régulièrement là dessus.

L'initiative a peut-être pas été mener le mieux du monde, mais pour moi l'intention étais bonne. Je préfère une application Covid gouvernement français que Google ou Facebook.
6  0 
Avatar de AndMax
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 12/06/2020 à 8:43
Citation Envoyé par transgohan Voir le message
Et les contraintes de sécurité font qu'il est interdit d'avoir un équipement Bluetooth.
Je pense qu'il est bien plus prudent de désactiver Bluetooth sur vos smartphones. Il est irresponsable de faire croire qu'une application qui utilise Bluetooth peut vous donner le moindre indice sur le fait que vous ayez attrapé Covid-19 ou non. Masques et l'intégralité des gestes barrière pour tous, tests accessibles sans contrainte et confinement en cas de maladie, c'est comme ça que l'épidémie sera sous contrôle. Avec StopCovid, le seul truc que vous allez chopper, c'est tous les malwares qui vont utiliser les nombreuses failles qui ne sont pas encore corrigées sur 95% des smartphones, une durée de vie beaucoup plus réduite de votre batterie, et une belle facture lorsque vous remplacerez prématurément votre batterie ou votre smartphone (avec le désastre écologique qui va avec).
5  0 
Avatar de brulain
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 26/08/2020 à 14:10
Dans le contexte actuel, la mission des managers qui nous gouvernent est triple :
  • Favoriser le business des entreprises pharmaceutiques (vaccin à venir).
  • Ralentir la grogne montante depuis de nombreux mois.
  • Se protéger au mieux d'éventuelles conséquences juridiques.


Leur bidule est un ingrédient du 3ème point qui, comme le reste, ne sert à rien, ce qui constitue un moindre mal.
6  1