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Le président US a menacé de « réglementer » ou de « fermer » des plateformes de réseaux sociaux
Après que ses tweets ont été marqués comme véhiculant des informations non vérifiées

Le , par Stéphane le calme

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La désinformation est considérée comme particulièrement cruciale par Facebook et les autres plateformes de médias sociaux depuis les tentatives de manipulation de la présidentielle américaine et du référendum sur le Brexit en 2016.

Dans le contexte de la crise sanitaire actuelle, des États aux États-Unis tentent d'élargir le vote par correspondance comme moyen d'aider à émanciper davantage d'électeurs et de créer des conditions de vote plus sûres

Souvent accusé de laxisme dans son traitement des propos tenus par des dirigeants, Twitter a signalé pour la première fois mardi des messages du président Donald Trump comme véhiculant des informations non vérifiées. Il s’agissait de tweets du milliardaire affirmant que le vote par correspondance était forcément « frauduleux », car sujet aux manipulations. Une question extrêmement sensible en pleine année électorale bouleversée par la pandémie de coronavirus, qui fait peser le doute sur les modalités de l’organisation de la présidentielle américaine du 3 novembre.


Une décision qui n’a pas été au goût du milliardaire : « Twitter s'immisce maintenant dans l'élection présidentielle de 2020. Ils disent que ma déclaration sur les bulletins de vote par correspondance, qui entraînera une corruption et une fraude massives, est incorrecte, sur la base d'une vérification des faits par Fake News CNN et l'Amazon Washington Post. Twitter étouffe complètement la LIBERTÉ D’EXPRESSION et en tant que président, je ne permettrai pas que cela se produise*! »


Le président a fait une série de tweets au ton plutôt vindicatif, déclarant que « Les républicains ont le sentiment que les plateformes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices. Nous allons les réglementer sévèrement, ou les fermer, pour empêcher qu’une telle chose se produise. Nous avons vu ce qu'ils ont tenté de le faire et ont échoué en 2016. Nous ne pouvons pas laisser une version plus sophistiquée de ce comportement se reproduire. Tout comme nous ne pouvons pas laisser les bulletins de vote par correspondance à grande échelle prendre racine dans notre pays. Ce serait une entrée libre pour la tricherie, la contrefaçon et le vol de bulletins de vote. Celui qui tricherait le plus gagnerait. Il en va de même pour les médias sociaux. Assainissez vos actions, MAINTENANT !!!! »


« Twitter a maintenant démontré que tout ce qu’on disait d’eux (et de leurs autres compatriotes) est correct. Une action de grande ampleur à venir », avait-il ajouté plus tard, sans en dévoiler davantage.

Une porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré aux journalistes que le milliardaire républicain signera jeudi un décret « portant sur les réseaux sociaux », cette fois-ci encore sans donner de précision.

Le Premier amendement de la Constitution américaine, qui régit notamment la liberté d’expression, « limite considérablement toute action que le président puisse prendre pour réguler les réseaux sociaux », a réagi une avocate de la puissante association des droits civiques ACLU, Kate Ruane.

Il « interdit également clairement au président de prendre une quelconque mesure pour empêcher Twitter de signaler ses mensonges éhontés à propos du vote par correspondance », a-t-elle asséné.

La Maison-Blanche a été à l’origine du harcèlement d’un employé Twitter qui a été menacé de mort

La Maison-Blanche a ciblé un seul employé de Twitter après que les tweets du président ont été signalés comme contenant des informations non vérifiées. L'accusation a été menée sur Fox News mercredi matin, par le biais de la conseillère Trump Kellyanne Conway qui a directement visé le responsable de l'intégrité du site Twitter, Yoel Roth, après avoir déterré des tweets qui critiquaient Trump, Conway et l'administration.

Conway a qualifié l'employé « d’horrible » et a proposé aux auditeurs de le poursuivre. « Quelqu'un à San Francisco va le réveiller et lui dire qu'il est sur le point d'avoir beaucoup plus de followers », a-t-elle déclaré sur les ondes. Immédiatement, l'appel a été repris par des personnalités de droite et des partisans de Trump, qui ont commencé à partager des captures d'écran des tweets de l'employé. Roth fait déjà face à un torrent d'abus et de harcèlement, y compris de multiples menaces de mort, rapporte Protocol.


Twitter ne prendra aucune mesure contre Roth pour ses tweets, et la société a déclaré qu'il n'était pas responsable des vérifications des faits. « Personne sur Twitter n'est responsable de nos politiques ou de nos mesures d'application, et il est malheureux de voir des employés ciblés pour des décisions d'entreprise », a déclaré un porte-parole de Twitter.

Aux deux tweets de Trump étaient attachées des informations pour clarifier la rumeur selon laquelle le vote par correspondance va entraîner une fraude électorale généralisée, rumeur qui n’est étayée par aucune preuve. Selon un porte-parole de Twitter, les tweets « contiennent des informations potentiellement trompeuses sur les processus de vote et ont été étiquetés pour fournir un contexte supplémentaire autour des bulletins de vote par correspondance ». En tapant ou en cliquant sur le lien attaché aux tweets de Trump qui dit « Obtenez les faits sur les bulletins de vote par correspondance », les utilisateurs sont dirigés vers une série d'articles et de liens pour démystifier les mensonges.

Des tentatives passées qui n’ont pas abouti

Toutes les tentatives passées de Trump de réglementer les plateformes de médias sociaux pour des préjugés idéologiques ont échoué, même si les scandales les provoquant continuent de s'intensifier. Mais le président n'a jamais donné suite à ses menaces, c’est-à-dire utiliser ses pouvoirs pour imposer des limites légales au fonctionnement de ces entreprises. Ses combats avec les entreprises technologiques durent juste assez longtemps pour générer des gros titres, mais s'éteignent avant d'avoir un impact politique significatif. Et malgré la vague de colère conservatrice qui pleut actuellement sur Twitter, il n'y a aucune raison de penser que celle-ci sera différente.

Le même jour que les tweets de Trump, la Cour d'appel des États-Unis à Washington a statué contre le groupe à but non lucratif Freedom Watch et la figure de droite marginale Laura Loomer dans une affaire prétendant que Facebook, Google et Twitter ont conspiré pour supprimer le contenu conservateur en ligne. Que ce soit Loomer ou le représentant Tulsi Gabbard (D-HI) qui mène la bataille des préjugés, les tribunaux n'ont pas encore statué en leur faveur.

Les propres tentatives de Trump d'utiliser son pouvoir exécutif pour réguler les plateformes de médias sociaux ont également échoué. L'automne dernier, l'administration Trump aurait rédigé un décret exécutif intitulé « Protéger les Américains de la censure en ligne » qui habiliterait la Federal Communications Commission à changer la façon dont l'article 230 de la Communications Decency Act est interprété. À l'heure actuelle, cette loi garantit que les plateformes ne peuvent pas être poursuivies en justice pour le contenu publié par leurs utilisateurs, à condition qu'elles fassent un effort de bonne foi pour supprimer les publications qui enfreignent la loi. Le président de la FCC, Ajit Pai, avait précédemment fait remarquer que les sociétés de médias sociaux avaient trop de pouvoir sur le discours en ligne, mais les responsables de l'agence ont fait valoir que l'ordre de l'administration était inconstitutionnel. Le projet de loi n'a donc pas abouti.

Pourtant, les républicains ont sauté sur les commentaires de Trump sur le parti pris des médias sociaux pour pousser la législation qui modifierait l'article 230 de la Communications Decency Act. Peu de temps après que Trump a attaqué Twitter mardi, les sénateurs Marco Rubio (R-FL) et Josh Hawley (R-MO) ont réinvoqué le débat pour changer la loi.

« La loi protège toujours les sociétés de médias sociaux comme Twitter parce qu'elles sont considérées comme des forums et non comme des éditeurs », a tweeté Rubio mardi.

« Twitter est subventionné par le gouvernement fédéral pour cette ingérence [étiquetage des tweets de Trump] sous la forme d'une immunité spéciale valant des milliards », a déclaré Hawley. « Il est temps de mettre fin à l'accord amoureux entre les grandes entreprises technologiques et le gouvernement ».


Zuckerberg : la censure d'une plateforme ne serait pas le « bon réflexe » pour un gouvernement inquiet de la censure

Dans une interview accordée à Fox News Channel mercredi, le directeur général de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré que la censure d'une plateforme ne serait pas le « bon réflexe » pour un gouvernement inquiet de la censure. Fox a diffusé un extrait de l'interview et a déclaré qu'elle serait diffusée intégralement jeudi. Facebook a laissé intact le message de Trump sur les bulletins de vote par correspondance.

L'Association Internet, qui comprend Twitter et Facebook parmi ses membres, a déclaré que les plateformes en ligne n'ont pas de parti pris politique et qu'elles offrent « à plus de personnes une chance d'être entendues qu'à n'importe quel moment de l'histoire ».

Tard mercredi, le PDG de Twitter, Jack Dorsey, a déclaré que les tweets de Trump sur les plans de vote par correspondance de la Californie « pouvaient induire les gens en erreur en leur faisant croire qu'ils n'avaient pas besoin de s'inscrire pour obtenir un bulletin de vote ». Par ailleurs, Twitter a déclaré que les tweets de Trump étaient marqués comme faisant partie des efforts visant à appliquer la « politique d'intégrité civique » de l'entreprise.

Ce qui peut potentiellement expliquer pourquoi Twitter n’a pas agi contre d’autres messages au vitriol de Donald Trump publiés ces derniers jours, dans lesquels il relaie une théorie du complot infamante contre le présentateur de la chaîne câblée MSNBC, Joe Scarborough. Ce dernier était l’ami de Donald Trump jusqu’à ce qu’il le critique ouvertement à l’antenne.

Plusieurs sites et blogues alimentent depuis des années l’idée selon laquelle Scarborough, alors élu républicain, aurait assassiné son assistante parlementaire Lori Klausutis en 2001, sans aucun élément tangible à l’appui.

Le concerné avait imploré Twitter la semaine dernière d’agir pour empêcher Donald Trump de relayer des « mensonges maintes fois démentis ». « Je vous demande d’intervenir parce que le président des États-Unis s’est approprié quelque chose qui ne lui appartient pas*: la mémoire de mon épouse disparue, et l’a pervertie par calcul politique », a écrit Timothy Klausutis.

Le patron de Twitter, Jack Dorsey, n’a pas réagi publiquement à cette affaire, le réseau social n’a pas supprimé les tweets incriminés et le président a de nouveau fait allusion mercredi à « l’affaire non élucidée ».

Le document sur la politique de Twitter indique que les utilisateurs ne peuvent pas passer par ses services pour manipuler ou interférer dans les élections ou d'autres processus civiques.

Au cours des dernières années, Twitter a resserré ses politiques dans un contexte où une avalanche de critiques pointaient du doigt son approche qui permettait aux faux comptes et à la désinformation de prospérer.

Sources : Donald Trump, CNN, Protocol, Fox News Channel, extrait de l'entretien

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Avatar de Neckara
Inactif https://www.developpez.com
Le 28/05/2020 à 13:02
Pour le coup, j'ai l'impression qu'il est loin de dire une connerie sur les votes par correspondance.
Ce n'est pas parce que Trump dit noir, qu'il faut lui répondre blanc. Il ne saurait avoir le privilège de se tromper tout le temps, et même une horloge cassée donne la bonne heure deux fois par jours.

Le vote électronique en présentiel pose déjà énormément de problèmes qu'on est loin de résoudre de manière satisfaisante. La recherche se penche dessus, mais c'est encore loin d'être évident/facile. Alors ne parlons même pas du vote par correspondance.

Il est très difficile de s'assurer que le votant vote de plein gré et n'est pas sous la contrainte au moment de son vote… pas nécessairement un des candidats qui le force à voter un pistolet à la trempe, mais e.g. des membres de la familles qui te regardent voter. Vu comme la politique est très radicalisée, c'est bien probable.

Je ne sais pas aussi comment s'organise exactement les votes par correspondance, mais il y a toujours moyen d'intercepter/couper les moyens de communications (e.g. courrier / internet), de voler des identifiants, de mettre un virus, un site de phishing… bref, il y a plein de problèmes de sécurité qui se posent qui sont très loin d'être facile à traiter.
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Avatar de Neckara
Inactif https://www.developpez.com
Le 28/05/2020 à 19:19
Citation Envoyé par earhater Voir le message
Ce qui est indiqué dans ce papier et qui est très intéressant c'est qu'en vertu du premier amendement les plateformes peuvent modérer le contenu comme elles le veulent sans répercussions légales. ça inclut donc le fact checking objectif ou la modération si des idées politiques ne leurs correspondent pas (après à savoir dans laquelle de ces 2 catégories twitter est, c'est un autre débat).
Non.

Le premier amendement concerne l'expression.

La modération touche le status de l'entreprise (hébergeur ou éditeur)… et dans ce cas là j'y mettrais quand même un bémol. Twitter clame être un hébergeur ou un éditeur selon ce qui lui chante. S'il se revendique éditeur… il va être responsable de tout ce qui est dit sur Twitter .
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Avatar de Neckara
Inactif https://www.developpez.com
Le 29/05/2020 à 8:32
Citation Envoyé par pmithrandir Voir le message
Que le président signe un décret moins d une semaine après avoir été recadré en.public pour assassiner non modérateur... c est hallucinant.
Je pense que c'est plus une goutte d'eau qui a fait débordé le vase.
Cela fait des années maintenant que la droite américaine se plaint de la censures sur les réseaux sociaux.

Il n'est pas impossible que lui, ou un de ses conseillers attendaient une bonne occasion pour cela. Après, je ne suis pas dans sa tête, donc je ne saurais dire de quoi il en retourne exactement.

Citation Envoyé par pmithrandir Voir le message
Je ne parle même pas de cette pratique qui consiste à lâcher le nom d un employé en public comme ça.
Je pense que cet employé est une personnalité publique, ce n'est pas un employé anonyme de Twitter.
Ce que je veux dire, c'est que je n'ai pas l'impression (je peux me tromper), que ce soit un doxxing.

Après pour le harcèlement en ligne… je ne vais pas partir en HS, donc je n'en parlerais pas.

Citation Envoyé par pmithrandir Voir le message
Vraiment je me demande si les républicains vont le soutenir longtemps... la c est pour moi de plus en plus criminel.
La gauche américaine continue de faire n'importe quoi… donc oui, il va continuer à avoir des soutiens pour faire barrage à cette gauche.

Entre le doxxing, les menaces, les insultes, la censure, les mensonges, les émeutes, et j'en passe, la gauche n'est pas prête d'attirer l'électorat de Trump.
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Avatar de Xioth
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 03/06/2020 à 10:31
On constate que certains internautes partagent l’avis de Zuckerberg et pensent que les plateformes ne devraient pas faire de la censure
J'ai suivi d'assez loin cette histoire, donc je ne suis probablement pas le mieux placé pour en parler, mais pour moi il n'est en aucun cas question de censure de la part de Twitter, ils n'ont rien supprimé ni déformé du message de Trump. Ils ont juste ajouté un lien permettant aux gens de se faire leur propre avis et de nuancer les propos de Trump. Du coup, je trouve que cela relève bien du principe de liberté d'expression.
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 29/05/2020 à 10:27
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Pour le coup, j'ai l'impression qu'il est loin de dire une connerie sur les votes par correspondance.
Ce n'est pas parce que Trump dit noir, qu'il faut lui répondre blanc. Il ne saurait avoir le privilège de se tromper tout le temps, et même une horloge cassée donne la bonne heure deux fois par jours.
(.../...)
Assez d'accord sur ce point là. Les Estoniens ont un système de vote Electronique assez sûr, mais (1) il se fait principalement en présentiel, ce qui évite les pressions des proches (un point que je n'avais jamais imaginé, bien vu), et (2) pour fiabiliser le vote, ils font une trace d'audit. Théoriquement impossible à consulter pour quiconque n'est pas l'électeur, mais j'ai comme un doute.....

Citation Envoyé par sergio_is_back Voir le message
C'est un calcul politique surtout. Lors de la dernière élection il y a eu une grosse abstention surtout coté démocrate...
Du coup il se dit que si l'on facilite le vote, surtout avec des moyen électroniques, une partie de ces électeurs risque bien de voter et surtout les jeunes qui votent en majorité démocrate... Ce qui n'est pas dans son intérêt !!!
Plus que probable, mais même pour de mauvaises raisons, il a tapé assez juste, je trouve. Twitter avait quelques milliards de Trump plus valides à censurer que celui-ci. Bon, Trump se met à la faute juste après en signant un décret illégal. J'aurais été surpris qu'il tarde à le faire.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je pense que c'est plus une goutte d'eau qui a fait débordé le vase.
Cela fait des années maintenant que la droite américaine se plaint de la censures sur les réseaux sociaux.
Oui, enfin ils ont fox news, et le quasi monopole sur les très puissantes radios locales. Pour dais raisons historiques et démographiques, chaque camp a ses médias favoris. Je ne crois pas que la gauche américaine passe son temps à demander la fermeture de FOX ou des radios locales. Ce qui replace les critiques de la droite dans un tout autre contexte : ils veulent TOUS les médias à leur botte.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
La gauche américaine continue de faire n'importe quoi… donc oui, il va continuer à avoir des soutiens pour faire barrage à cette gauche.
à commencer par nominer Joe Biden, qui sucre clairement les fraises depuis quelques années.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Entre le doxxing, les menaces, les insultes, la censure, les mensonges, les émeutes, et j'en passe, la gauche n'est pas prête d'attirer l'électorat de Trump.
Non, mais ils chassent les centristes, hein. Ils ont vu ce que la campagne contre Clinton a donné (le pizzagate, un monument de stupidité, mais ça a marché - beaucoup de gens ont perdu confiance en Clinton après cette invention de toutes pièce des plus incohérentes), ils essayent donc de faire pareil. Quand à savoir si ça va donner des résultats...je ne suis pas devin.

En outre, ta phrase décrit tout aussi bien les MAGA qui ont quand même manifesté avec des flingues au Capitole du Michigan.

http://www.leparisien.fr/internation...20-8308932.php

La situation est devenue explosive. Trump a pris le pouvoir en surfant sur des outrances, et ses adversaires se sentent obligés de surenchérir. Ca ne peut pas bien se terminer.
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Avatar de pmithrandir
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 29/05/2020 à 13:10
Déjà je pense que l on est loin de parler de censure..
Twitter n à pas supprimé un post, ils n en ont d'ailleurs pas le droit puisque même trump ne peut le faire.( Ça a été jugé comme un canal de déclaration officielle)
Ils ont juste mis un message avertissant du caractère vraisemblablement faux de l information avec les liens qui vont avec. Comme il le font pour des millions de tweet par jours.

Que ça soit leur rôle ou pas, il ne faut pas oublier que les politiques sont les premiers à les charger de ce rôle en les rendant responsable des contenus hébergés.

Donc si trump veut mettre en place ce changement aux USA en leur donnant le statut d éditeur et donc la responsabilité des tweet hébergés... ne scie t il pas ma branche sur laquelle il est assis. Pour moi il y a beaucoup de tweet de trump qui sont impossible à assumer pour rester dans la légalité pour Twitter... donc ca va devenir compliqué.
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Avatar de Madmac
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 29/05/2020 à 12:51
Il était tant qu'il les mette au pas. La censure des médias du web est en train de battre des records. Vous pensiez utiliser le nuage Google. Et bien, pensez-y bien, car Google se réserve le droit de suspendre ce service s'il n'apprécie pas votre opinion politique. Même chose pour vos vidéos sur Youtube. Et il peuvent même attaquer vos revenu avec Patreon pour vos opinions politiques. Pas étonnant que la plupart d.en eux n'ont aucun problème avec une dictateur comme la Chine.
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Avatar de David_g
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 03/06/2020 à 10:54
Citation Envoyé par Xioth Voir le message
J'ai suivi d'assez loin cette histoire, donc je ne suis probablement pas le mieux placé pour en parler, mais pour moi il n'est en aucun cas question de censure de la part de Twitter, ils n'ont rien supprimé ni déformé du message de Trump. Ils ont juste ajouté un lien permettant aux gens de se faire leur propre avis et de nuancer les propos de Trump. Du coup, je trouve que cela relève bien du principe de liberté d'expression.
Surtout que les personnalités ont déjà pas mal de passe droit sur ces plateformes (et que le réglement n'est que peu appliqué dans leurs cas).
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 03/06/2020 à 22:55
Twitter est soit une plateforme de communication, soit un éditeur.
Si c'est une plateforme de communication, elle n'a pas à prendre parti pour ou contre ses clients. De la même façon qu'Orange ou Free n'ont pas à délibérer sur les contenus politiques ou les idées des uns et des autres qui transitent par leurs tuyaux.
Si c'est un éditeur, Twitter peut favoriser un point de vue éditorial. Mais alors elle peut se retrouver au tribunal pour n'importe quoi publiée sur son site.
On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.
Dans tous les cas, Twitter n'est pas un journal, n'en a ni les prérogatives ni les compétences. Twitter n' a pas plus de légitimité à annoncer ce qui est vrai ou faux que Coca-Cola, LVMH ou la British American Tobacco.
Ces grosses compagnies de la côte Ouest des USA qui vendent principalement du vent ont chopé la grosse tête et s'imaginent être le centre du monde.
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Avatar de Madmac
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 07/06/2020 à 2:54
Citation Envoyé par Xioth Voir le message
J'ai suivi d'assez loin cette histoire, donc je ne suis probablement pas le mieux placé pour en parler, mais pour moi il n'est en aucun cas question de censure de la part de Twitter, ils n'ont rien supprimé ni déformé du message de Trump. Ils ont juste ajouté un lien permettant aux gens de se faire leur propre avis et de nuancer les propos de Trump. Du coup, je trouve que cela relève bien du principe de liberté d'expression.
La liberté d'expression ne done pas le droit de diffamer. Donnez des liens qui laisse sous-entendre que le type se trompe alors qu'ikl existe des précédents, c.est pour le moins tendancieux.Remarque qu'ils ont le droit de le faire, Mais c'est un ligne éditoriale. Alors dans ce cas, ils ne peuvent pas prétendre qu'il ne sont pas des éditeurs. Et de facto, ils devraient être soumis au même lois que CNN.

Mais ce n'est pas le pire problème. Le pays sort d'une enquête de prêts de deux ans sur une supposé ingérence par des troll russe sur le dernière élection. En quoi, une ingérence dans les prochaines élections par les géants du web serait-t-elle plus acceptable? Pourquoi cela ne serait-il pas considéré comme une contribution? La démocratie, c'est une personne un vote.
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