Les applications des gouvernements, qui ont choisi l’approche décentralisée basée sur Interface de programmation Apple-Google pour faire du traçage des contacts visant à endiguer la chaîne de contamination au coronavirus, devraient commencer à proposer leurs applications dès mercredi. La technologie de recherche de contacts covid-19 des deux géants américains est maintenant prête, ont annoncé mercredi les sociétés lors de la sortie de la version initiale de leur système. Les autorités de 23 pays sur les cinq continents, y compris un certain nombre d’États américains et 22 autres pays, ont reçu l'accès à la technologie qui a été conçue pour aider les gouvernements à mieux suivre et contenir la propagation du virus, ont déclaré les entreprises, selon Reuters.Apple et Google ont lancé leur technologie iOS-Android de traçage des contacts pour aider les responsables de la santé publique à développer des applications mobiles qui peuvent identifier et tester les personnes ayant passé du temps avec ou à proximité d'une personne infectée par le coronavirus, ont annoncé les deux sociétés dans leur communiqué. Les applications mobiles utilisant cette technologie peuvent suivre les utilisateurs qui se trouvent à proximité d'une personne infectée pendant au moins cinq minutes et les avertir de manière anonyme.
Apple et Google collaborent depuis plusieurs semaines sur l'API « Exposure Notification ». Comme prévu, l'API utilisera la technologie Bluetooth, qui se trouve sur tous les smartphones et certains téléphones des générations précédentes, pour échanger des clés entre téléphones. Si un utilisateur est testé positif au covid-19, il peut en informer son application de traçage de contacts, qui utilisera l'API pour envoyer des notifications d'exposition aux personnes avec lesquelles il a pu entrer en contact. L'API ne recueillera pas de données de localisation et ne pourra pas identifier les utilisateurs.
Plusieurs pays devraient déployer des applications covid-19 basées sur l’API « Exposure Notification »
Apple et Google fournissent l'API, mais les pays devront développer leurs propres applications de recherche de contacts. Afin de promouvoir l'adoption et d'éviter la fragmentation, l'utilisation de l'API sera limitée à une seule application par pays, avec quelques exceptions si un pays a opté pour une approche nationale ou régionale. Apple et Google ont déclaré que 22 pays et plusieurs États américains, dont l'Alabama, le Dakota du Nord et la Caroline du Sud, prévoient d'utiliser l'API pour leurs propres applications.
Alors que les pays sont en train de déployer des mesures d’assouplissement des restrictions imposées ces derniers mois dans le cadre de la pandémie, l'utilisation d'applications pour accélérer la recherche des contacts est apparue comme un outil pour éviter des nouvelles vagues de contamination. Elle pourrait aider les autorités à tester un plus grand nombre de personnes potentiellement infectées qu'elles ne le feraient normalement en se basant sur le rappel de mémoire des interactions récentes par les patients.
Dans une déclaration, le gouverneur du Dakota du Nord, Doug Burgum, a décrit la technologie des smartphones comme étant « essentielle pour remettre les communautés et les économies sur pied et les faire fonctionner », a rapporté Reuters. Le Dakota du Nord, qui a proposé la première application américaine de recherche de contacts, a déclaré mercredi à Reuters qu'il laisserait sa première application Care19, utilisé comme outil de suivi de localisation pour aider les patients à rafraîchir leur mémoire. Mais il lancera également une nouvelle application « Care19 Exposure » basée sur la technologie Apple-Google.
Les développeurs d'applications de traçage de contacts pour l'Autriche, l'Allemagne et la Suisse ont également déclaré à Reuters cette semaine qu'ils allaient de l'avant avec la technologie Apple-Google et qu'ils étaient satisfaits de ne pas connaître les numéros de téléphone des utilisateurs. En Europe, l’Allemagne, la Suisse, l’Irlande, les Pays-Bas, la Lettonie et l’Italie utilisent l’API « Exposure Notification » qui garantit un bon fonctionnement des applications sur les smartphones Android et iOS.
D'autres gouvernements couvrent leurs paris, selon Reuters. La Norvège prévoit de comparer l'efficacité de son application Smittestopp avec une application basée sur l’API Apple-Google, a déclaré dans une interview Gun Peggy Knudsen, directrice adjointe par intérim de l'Institut norvégien de la santé publique. Smittestopp, qui dispose d'un budget...
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