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Des opérateurs téléphoniques européens se disent prêts à partager leurs données de géolocalisation avec la Commission
Pour tenter d'enrayer la progression de l'épidémie de coronavirus

Le , par Stéphane le calme

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Orange, Vodafone, Deutsche Telekom et cinq autres opérateurs télécoms ont accepté de partager avec la Commission européenne leurs données de géolocalisation recueillies grâce aux téléphones portables pour tenter d’enrayer la progression de l’épidémie de coronavirus, a annoncé mercredi la GSM Association, qui regroupe les grands opérateurs.

Ces sociétés, qui comprennent également Telefonica, Telecom Italia, Telenor, Telia, et A1 Telekom Austria, ont rencontré lundi le commissaire européen au Marché intérieur et au Numérique Thierry Breton.

La Commission agrégera ces données de géolocalisation afin de coordonner des mesures pour endiguer la propagation du virus, a expliqué un responsable européen. Les données seront détruites une fois la crise sanitaire surmontée, a-t-il assuré, afin de répondre aux inquiétudes concernant de possibles violations de la vie privée.

Le Contrôleur européen de la protection des données (EDPS) a déclaré que ce projet n’enfreignait pas a priori les règles sur la vie privée tant que des garde-fous sont établis.

Dans une lettre dévoilée sur son site, le Contrôleur européen à la protection des données assure que le RGPD est suffisamment « flexible » pour permettre la mise en œuvre de mesures visant à lutter contre le coronavirus. Il y est abordé notamment trois points :
  1. l’anonymisation des données

    « Il ressort clairement de votre lettre que vous avez l'intention de n'utiliser que des données anonymes pour cartographier les mouvements de personnes dans le but d'assurer la stabilité du marché intérieur et de coordonner la réponse aux crises. Les données effectivement anonymisées n'entrent pas dans le champ d'application des règles de protection des données.

    « Dans le même temps, une anonymisation efficace nécessite plus que la simple suppression des identifiants évidents tels que les numéros de téléphone et les numéros IMEI. Dans votre lettre, vous mentionnez également que les données seraient agrégées, ce qui peut fournir une protection supplémentaire.

    « Je comprends que le comité de sécurité sanitaire institué par la décision (UE) 1082/2013 à laquelle vous faites explicitement référence serait le forum pertinent pour les échanges avec les États membres dans ce cas. La Commission devrait veiller à ce que le modèle de données lui permette de répondre aux besoins des utilisateurs de ces analyses. En outre, la Commission devrait définir clairement l'ensemble de données qu'elle souhaite obtenir et garantir la transparence vis-à-vis du public, afin d'éviter tout malentendu éventuel. J'apprécierais si vous pouviez partager avec moi une copie du modèle de données, une fois défini, pour information ».
  2. La sécurité des données et l'accès aux données

    « Comme indiqué ci-dessus, dans la mesure où les données obtenues par la Commission seraient anonymes, elles n'entrent pas dans le champ d'application des règles de protection des données. Néanmoins, les obligations de sécurité de l'information prévues par la décision 2017/464 de la Commission s'appliquent toujours, de même que les obligations de confidentialité prévues par le statut pour tout personnel de la Commission traitant les informations. Si la Commission se fie à des tiers pour traiter les informations, ces tiers doivent appliquer des mesures de sécurité équivalentes et être également liés par des obligations strictes de confidentialité et des interdictions d'utilisation ultérieure.

    « Je voudrais également souligner l'importance d'appliquer des mesures adéquates pour assurer la transmission sécurisée des données des fournisseurs de télécommunications. Il serait également préférable de limiter l'accès aux données à des experts autorisés en épidémiologie spatiale, protection des données et science des données ».
  3. La conservation des données

    « Je me félicite également que les données obtenues auprès des opérateurs mobiles soient supprimées dès la fin de l'urgence actuelle.

    « Il doit également être clair que ces services spéciaux sont déployés en raison de cette crise spécifique et sont de caractère temporaire. Le CEPD souligne souvent que de tels développements ne contiennent généralement pas la possibilité de prendre du recul lorsque l'urgence a disparu. Je voudrais souligner qu'une telle solution doit toujours être reconnue comme extraordinaire ».



Du côté de la France, une première expérimentation vient de débuter sous la forme d'un partenariat entre l’Inserm, l’Institut national pour la recherche médicale, et Orange. Concrètement, Orange transmet à l’Inserm les données de géolocalisation des téléphones de ses clients. Celles-ci sont collectées automatiquement à chaque fois que l'on se connecte sur son téléphone via les 50.000 antennes relais qui maillent le territoire. Le choix d’Orange est d’ordre stratégique étant donné qu’il équipe 40% des Français.

Les données de géolocalisation d’Orange vont être extrapolées pour déterminer où sont précisément les gens en France actuellement. En récupérant les données aujourd’hui, on peut les comparer avec celles récoltées avant le confinement et savoir précisément, par exemple, où sont partis se réfugier les habitants des grandes villes.

Ensuite, l’Inserm va croiser ces données avec plusieurs facteurs médicaux liés au Covid-19 : les principaux foyers d’infection, la vitesse de propagation du virus, mais aussi la capacité d’accueil des hôpitaux. Une fois passées à la moulinette de l’Inserm, ces données pourraient permettre d'ajuster les effectifs des personnels soignants pour les déplacer là où on en aura le plus besoin.

Mais le CARE, le comité de chercheurs, a pour mission d’aller plus loin. Il doit conseiller le gouvernement sur « l’opportunité de la mise en place d’une stratégie numérique d’identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées ».

La CNIL a d'ores et déjà posé des limites en affirmant qu'un suivi individuel « devrait reposer sur une démarche volontaire de la personne concernée ». Et si la France souhaitait aller plus loin et se passer du consentement des personnes concernées, « une intervention législative s’imposerait ». « Il faudrait alors s’assurer que ces mesures législatives dérogatoires soient dûment justifiées et proportionnées (par exemple en termes de durée et de portée) », souligne la CNIL.

Sources : Reuters, lettre de l'EDPR , Europe1

Et vous ?

Que pensez-vous de cette stratégie ?

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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 11/04/2020 à 6:46
Citation Envoyé par Olivier Famien Voir le message
Edward Snowden est également de cet avis et déclare qu’à « ;mesure que l’autoritarisme se répand, que les lois d’urgence se multiplient, que nous sacrifions nos droits, nous sacrifions également notre capacité à arrêter le glissement dans un monde moins libéral et moins libre ;».
Ouais c'est fort possible qu'après la crise du SARS-CoV-2 les peuples soient moins libre.
Les gouvernements ont besoin de devenir plus autoritaire pour survivre, parce que vu la violence de la crise économique qui arrive, ça pourrait finir en révolution. Donc il faut de quoi pouvoir faire taire n'importe quel individu.
Les prochaines années ne vont pas être géniales... Le niveau de vie des peuples va probablement chuter.
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 03/04/2020 à 18:13
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Et vous, pensez-vous que la crise actuelle justifie-t-elle ces mesures ?
Absolument pas.

Des pandémies, ça n'a rien de nouveau. Si on a pu faire sans jusque là, y'a pas de raison que ça change. Le problème est que les décisions successives qui ont été prises pendant les dernières décennies ont largement fragilisé notre résilience à ce niveau. Que ce soit notre système de santé à bout de souffle à cause des coupe budgétaires qui font passer les valeurs sociales après les valeurs économiques, ou les décisions qui ont délégué à d'autres que l'état des responsabilités qui auraient dû rester dans son giron et qui ne nous permettent plus maintenant de prendre les initiatives nécessaires chez nous sans devoir demander la permission à des gens qui ont d'autres priorités. Les fruits de ces décisions nous montrent aujourd'hui que le, jadis, "meilleur système de santé du monde" est désormais incapable de s'occuper d'une grosse grippe par lui-même, et cela donne du grain à moudre à ces même décideurs incompétents qui affirment maintenant vouloir boucher les trous en mettant en place des moyens de suivi de la population.

La logique du "je prends des mauvaises décisions, et quand tout explose, je le justifie parce qu'on n'aurait pas encore pris assez de mauvaises décisions", ça ne me convainc pas.
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Avatar de Pierre Fauconnier
Responsable Office & Excel https://www.developpez.com
Le 13/05/2020 à 17:52
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
[...]
En général, les utilisateurs qui téléchargent ces applications peuvent choisir volontairement d'enregistrer les détails de leurs symptômes lorsqu'ils commencent à se sentir mal. L'application garde une trace des personnes qui ont été en contact étroit grâce à des signaux Bluetooth qui transmettent une identification anonyme. Si une personne signale ultérieurement qu'elle est positive au coronavirus, elle enverra un message aux personnes qui ont été en contact étroit avec elle, et qu’elle aurait pu infecter, en se basant sur leurs identifiants anonymes.[...]
Si une techno peut se baser sur un identifiant "anonyme" pour m'avertir que j'ai été en contact avec une personne infectée, c'est que mon identifiant "anonyme" n'est pas si anonyme que ça... ils peuvent se les garder, leurs applications. Perso, dès que je me déplace, le bluetooth est coupé.
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Avatar de air-dex
Membre expert https://www.developpez.com
Le 27/03/2020 à 18:18
Avant-hier la pédopornographie, hier le terrorisme islamiste, aujourd'hui le coronavirus, demain... Les prétextes changent, mais l'idée de s'en servir de chevaux de Troie pour faire passer des choses dangereuses de surveillance de masse reste la même.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 12/04/2020 à 7:49
Pour que le traçage fonctionne il faut :
  • Le faire au tout début de la maladie
  • Que tous les gens portent des masques
  • Qu'il y ait des campagnes de test massives

Comme ça tu dis aux contaminés de se confiner et tu test toutes les personnes qui ont été en contact avec une personne contaminé.

En France c'est trop tard, et en plus il n'y a pas encore de masque ni de test.
La France est un des pays qui test le moins, donc comment voulez-vous tracer les malades si on ne sait pas qui ils sont ? La plupart des malades pensent qu'ils n'ont rien.
Donc peut-être qu'à la prochaine nouvelle maladie on sera à fond dès le début, dès qu'on entend "il y a des premiers cas dans un pays X", il faut que tout le monde porte un masque, et tester le plus de gens possible. À Singapour ils ont fait ça et ça doit être plutôt efficace.

Avant de s'occuper du traçage, il faut s'occuper des tests et des masques.
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Avatar de gros_rougeot
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 21/04/2020 à 9:33
Cette application ne va pas échapper à la malédiction des logiciels commandés par l'état :
- un cahier des charges ubuesque (différents services auront rédigé des spécifications contradictoires et se tireront dans les pattes),
- elle arrivera trop tard,
- elle sera tellement de buguée qu'elle dégoutera les fameux volontaires,
- elle coutera 10 fois le prix normal (parce que l'état a de hautes exigences de qualité),
- les serveurs seront sous dimensionnés,
- elle sera lancée en grande pompe devant les caméra par des ministres tout souriants,
- elle va planter dès le premier jour rien qu'avec les journalistes qui voudront l'utiliser,
- (à compléter).
La bureaucratie étatique est incapable de respecter les délais, les couts et les performances. C'est congénital.
Elle n'est toujours pas capable de faire fabriquer assez de tests covid, ni d'organiser l'utilisation de ces même tests. Alors faire développer une appli smartphones en 3 semaines.
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Avatar de nasserk
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 27/03/2020 à 16:48
Hier ils utilisaient l'excuse ridicule des enfants pour interdire le chiffrement, là c'est corona corona, et c'est même pas interdire le chiffrement c'est de pister tous les citoyens, un totalitarisme digne de la chine et de la corée du nord qui ne va surtout pas s'arrêter avec le corona virus. Les mesures d'urgences exceptionelles temporaires il y a des décénies, perdurent encore aujourd'hui...
Ne tombez pas dans le piége. Le choix ce n'est pas la santé ou la dictature, c'est un faux choix. On peut avoir la santé sans dictature. Avec une simple preparation on peut en finir, comme la corée du Sud est entrain de le faire...
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Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 02/04/2020 à 13:04
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Mais bon peut-être que ce sera utile à la prochaine nouvelle maladie. Il faudra faire comme à Singapour et réagir extrêmement vite, c'est en Janvier 2019 qu'il aurait fallut tester en masse, puis suivre les contaminés.
Tu compares un pays de 5 millions d'habitants, répartis sur quelques 720km², avec un de 65 millions d'habitants, sur près de 650.000 km² ? T'es conscient que le stock de tests n'est pas illimité ? Qu'en plus il y a eu deux cas détectés à Paris et 1 à Bordeaux ? Que les premiers symptômes mettent du temps à apparaitre et ne sont pas toujours détectés ?

Après je dis pas que les dirigeants n'ont pas fait d'erreurs, mais faut peut-être comparer ce qui est comparable...
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Avatar de LeBreton56
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 09/04/2020 à 12:02
je ne peux pas croire que dans le pays dit de la liberté il soit possible d'imaginer ce genre de logiciel!
C'est mettre le doigt dans l'engrenage du suivi étatique et bien entendu toujours pour la bonne raison!

je refuse Google, facebook et autre c'est pas pour me mettre un fils a la patte légal.

ne peut on pas prendre une majorité de nos citoyen pour des adultes respossable ?
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Avatar de Paradoxalix
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 24/04/2020 à 20:44
Durant les grandes pestes du moyen-âge et les soi-disant épidémies de lèpre, le marquage d'individus par d'autres individus sur base de leur terreur de la mort à conduit à la destruction de ce qui ferait de nous des êtres humains.
Pour rappel : dans les tempêtes les marins sont obligés par les Lois Internationales de se porter au secours des naufragés sans tenir compte des risques personnels encourus, s'ils ne le font pas ils sont passibles de très lourdes, peines!
Les malades sont par nature faits pour être soignés , pas pour être traqués , dénoncés , enchaînés ou abattus !

JE REFUSE DE METTRE LE DOIGT DANS L'ENGRENAGE !

Crier à la sorcière , au juif , au noir ou au malade : très peu pour moi

Si nos dirigeants deviennent fous , il faut les soigner , pas entrer dans leurs délires paranoïaques !

Et la technologie ne change rien à l'affaire.

Einstein disait : "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme" et il a regretté toute la fin de sa vie d'avoir créé un monstre comme Frankenstein ; un monstre indestructible ensuite.
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