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USA : l'EFF encourage les internautes à faire entendre leurs voix contre le projet de loi EARN IT
Qui pourrait donner aux autorités la possibilité d'exiger un affaiblissement du chiffrement

Le , par Stéphane le calme

387PARTAGES

15  0 
Alors que les médias et les internautes sont focalisés sur le COVID-19, des sénateurs américains en ont profité pour tenter de porter une attaque en douce à la vie privée et la sécurité en ligne.

Imaginez un Internet où la loi exigeait que chaque message envoyé soit lu par un logiciel approuvé par le gouvernement. Les entreprises qui gèrent ces messages ne seraient pas autorisées à les chiffrer en toute sécurité, ou elles perdraient les protections légales qui leur permettent de fonctionner. C’est ce que pense le défenseur des droits numériques EFF (Electronic Frontier Foundation) du nouveau projet de loi EARN IT Act : selon Joe Mullin, analyste des politiques chez EFF, le projet de loi que la commission judiciaire du Sénat espère faire passer pourrait imposer un logiciel approuvé par le gouvernement qui scannerait chaque message envoyé par les utilisateurs. Selon lui, « les entreprises qui traitent ces messages ne seraient pas autorisées à les chiffrer de manière sécurisée, ou elles perdraient les protections juridiques qui leur permettent de fonctionner ».

Le nouveau projet de loi dénommé « Eliminating Abusive and Rampant Neglect of Interactive Technologies (EARN IT) Act » (littéralement loi sur l'élimination des négligences abusives et rampantes des technologies interactives) vise à réduire les protections légales des applications et des sites Web, ce qui pourrait compromettre le chiffrement en ligne. Le projet de loi demande la constitution d'une « Commission nationale sur la prévention de l'exploitation des enfants en ligne » pour établir des règles de recherche et de suppression du contenu d'exploitation des enfants. Si les entreprises ne respectent pas ces règles, elles pourraient perdre une certaine protection en vertu de l'article 230 de la Communications Decency Act, qui protège largement les entreprises de toute responsabilité vis-à-vis des publications des utilisateurs.

EARN IT Act a été présenté par le sénateur Lindsey Graham (républicain de Caroline du Sud) et le sénateur Richard Blumenthal (démocrate du Connecticut), ainsi que le sénateur Josh Hawley (républicain du Missouri) et le sénateur Dianne Feinstein (démocrate de Californie) le 5 mars dernier. Le principe du projet de loi est que les entreprises technologiques doivent bénéficier de la protection de l'article 230 plutôt que de bénéficier d'une immunité par défaut, comme le prévoit la Communications Decency Act depuis plus de deux décennies.

L’EFF propose un outil pour aider les internautes à faire entendre leurs voix

L’EFF a expliqué :

« Le projet de loi prétend traiter du très grave problème de l'exploitation des enfants en ligne, mais il n'offre aucune solution valable. Cela n’aide pas les organisations qui soutiennent les victimes. Il ne donne pas aux organismes chargés de l'application des lois les moyens d'enquêter sur les allégations d'exploitation d'enfants ou de formation sur la façon d'utiliser les plateformes en ligne pour attraper les auteurs. Les auteurs du projet de loi ont plutôt utilisé la défense des enfants comme un prétexte astucieux pour attaquer notre liberté d'expression et notre sécurité en ligne.

Le défenseur des droits numériques à exhorter les internautes américains à faire entendre leurs voix contre ce projet de loi.
« La loi EARN IT créerait une ‘Commission nationale sur la prévention de l'exploitation sexuelle des enfants en ligne’ chargée d'élaborer des ‘meilleures pratiques’ pour les propriétaires de plateformes Internet afin de ‘prévenir, réduire et répondre’ à l'exploitation des enfants. Mais loin de simples recommandations, ces ‘meilleures pratiques’ seraient approuvées par le Congrès comme des exigences légales: si une plateforme ne les respectait pas, elle perdrait les protections juridiques essentielles à la liberté d'expression.

« Il est facile de prédire comment le procureur général William Barr utiliserait ce pouvoir: rompre le chiffrement. Il a répété à maintes reprises qu’il pensait que la ‘meilleure pratique’ était de forcer les systèmes de messagerie chiffrés à donner aux forces de l’ordre accès à nos conversations privées. Le projet de loi Graham-Blumenthal donnerait enfin à Barr le pouvoir d'exiger que les entreprises technologiques lui obéissent ou soient confrontées à de graves répercussions, y compris en matière de responsabilité civile et pénale. Une telle demande placerait les fournisseurs de chiffrement comme WhatsApp et Signal dans une terrible énigme: soit faire face à la possibilité de tout perdre en une seule poursuite, soit porter atteinte sciemment à la sécurité de leurs utilisateurs, nous rendant tous plus vulnérables aux criminels en ligne ».

Aussi, l’EFF a proposé un outil pour que les internautes américains puissent plus aisément faire entendre leurs voix auprès de leurs sénateurs.


Plus de contexte sur l’affaire

« Le projet de loi EARN IT, parrainé par les sénateurs Lindsay Graham (R-GA) et Richard Blumenthal (D-CT), supprimera les protections de l'article 230 pour tout site Web qui ne suit pas une liste de "meilleures pratiques", ce qui signifie que ces sites peuvent être poursuivis en justice pour faillite », d’après L’EFF. En effet, le projet de loi demande la constitution d'une « Commission nationale sur la prévention de l'exploitation des enfants en ligne » qui sera en charge de la création de cette liste des « meilleures pratiques ».

La commission gouvernementale est dirigée par le procureur général Barr, qui a clairement indiqué qu'il souhaitait interdire le chiffrement afin de garantir aux forces de l'ordre un "accès légal" à tout message numérique. L’EFF avait déjà signalé dans un précédent communiqué que la commission chargée de créer un ensemble de pratiques à respecter par les entreprises en ligne, serait sous la domination des forces de l’ordre qui ont à plusieurs reprises incité les opérateurs des sites Web et des plateformes interactives en ligne à modérer le chiffrement en ligne.

Les parrains de loi EARN IT n’ont pas mentionné le mot « chiffrement » dans le projet. Et, selon l’EFF, la stratégie des partisans de la nouvelle loi consistera à insister sur le fait que, parce que le projet ne contient pas le mot "chiffrement", il n'affectera donc pas le chiffrement. Selon Mullin, lors d’une audition, le co-parrain le sénateur Blumenthal a déclaré : « Ce projet de loi ne dit rien sur le chiffrement ». « Avez-vous trouvé un mot sur le chiffrement dans ce projet de loi ? » a-t-il demandé à un témoin.

Il est vrai que les sénateurs ont pris le soin de ne pas écrire ce mot dans leur projet, mais ils ont proposé une loi qui permet une attaque totale sur le chiffrement, a écrit Mullin. Ce dernier rappelle que le projet prévoit la création d’une commission de 19 personnes qui serait entièrement contrôlée par le procureur général et les forces de l'ordre. Il attire également l’attention sur la position sur la question du Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC), dont le vice-président a clairement indiqué lors de l’audition ce qu'il souhaite voir être les meilleures pratiques.

« Le NCMEC estime que les services en ligne devraient être conçus de manière à filtrer leurs messages pour détecter les éléments qu'il considère comme abusifs, à utiliser une technologie de filtrage approuvée par le NCMEC et les forces de l'ordre, à signaler au NCMEC ce qu'ils trouvent dans les messages et à être tenus légalement responsables du contenu des messages envoyés par d'autres », a rapporté Mullin.

« Vous ne pouvez pas avoir un Internet où les messages sont filtrés en masse, et aussi avoir un chiffrement de bout en bout, pas plus que vous ne pouvez créer des portes dérobées qui ne peuvent être utilisées que par les gentils. Les deux s'excluent mutuellement », a dit l’EFF. Il a également écrit que des concepts comme le "client-side scanning" ne sont pas une solution intelligente pour contourner ce problème, ce type de balayage n'étant qu'un autre moyen de casser le chiffrement de bout en bout. « Soit le message reste privé pour tout le monde sauf ses destinataires, soit il est accessible à d'autres », a noté l’auteur de l’article.

Selon L’EFF, non seulement ces groupes, comme NCMEC et les forces de l’ordre, disposeront d'une majorité de voix au sein de la commission gouvernementale, mais également « le projet de loi donne au procureur général Barr le pouvoir d'opposer son veto ou d'approuver la liste des meilleures pratiques ».

Source : EFF

Et vous ?

Partagez-vous les craintes de l'EFF qui pense qu'il s'agit là d'un prétexte pour interdire le chiffrement ?
Quelles pourraient être les conséquences à l'échelle mondiale ?
Si WhatsApp ou tout autre service/plateforme venait à être obligé d'introduire des portes dérobées, quelle pourrait en être la portée internationale ?

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Avatar de pvanhuyse
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 16/04/2020 à 8:22
Réduire les libertés sous prétexte de sécurité, un vieux classique.
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Avatar de tanaka59
Membre expert https://www.developpez.com
Le 20/03/2020 à 13:04
Bonjour,

Partagez-vous les craintes de l'EFF qui pense qu'il s'agit là d'un prétexte pour interdire le chiffrement ?
Oui tout à fait.

Quelles pourraient être les conséquences à l'échelle mondiale ?
Des violations de données en total contradiction avec le RGPD, donc une hausse exponentielle des piratages. Quid par exemple des transmissions des codes bancaires, on casse la chaine pcidss ?

Si WhatsApp ou tout autre service/plateforme venait à être obligé d'introduire des portes dérobées, quelle pourrait en être la portée internationale ?
Plus de piratages
Non respect des juridictions (les USA viennent mettre leur nez dans une juridiction française, les français en Belgique, les belges à Monaco ? )
Explosion du nombre de faux positif
Explosion du nombre de suspicions à contrôler ... avec pour conséquence des périodes ou l'on doit suspendre le transit d'info, d’où une forme de censure et de muselage .
Un pouvoir orienté "business" et non plus "juridique", celui qui dira quelque chose qui dérange se verra notifié de potentielles poursuites ... histoire de jarter les indésirables avec un bon coup de pression.
3  0 
Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/04/2020 à 10:17
j'en pense que s'ils cherchaient vraiment à entraver les communications des pédocriminels, c'est mal barré. On a des exemples de communications entre terroristes ou criminels dans des tas de séries, sans passer par des tuyaux chiffrés de bout en bout, suffit juste de trouver un coin discret. un IRC paumé, le chat de la playstation, les commentaires d'un blog...

Mais bon, visiblement ils ne cherchent plus qu'à convaincre les idiots que leur but est vraiment ça, et pas juste de la surveillance de masse.
3  0 
Avatar de jpiotrowski
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/04/2020 à 21:03
C'est singulier comme démarche juridique, car "Il pointe également l’ambivalence de la proposition de loi, puisque Signal est activement utilisé et recommandé par l’armée américaine, au Sénat ainsi que dans les communications avec les alliés du pays, notamment européens."

Ah !
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 06/07/2020 à 16:41
Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
Tous les experts en sécurité m'ont dit la même chose :

  1. une porte dérobée, c'est une porte
  2. une porte, pour un hacker, c'est toujours une porte ouverte


Et j'ai tendance à les croire.
Mmmm.... je serais un peu plus nuancé, c'est juste mon esprit de contradiction et de pinaillage.

Le problème des backdoors est qu'elles sont généralement très peu sécurisées, et se reposent sur une sécurité par l'obscurité (très nul), ou donnent accès à bien trop de données si jamais elles étaient exploitées.

Par exemple, un compte backdoor sur Windows n'a pas de raison d'être moins sécurisé que votre e.g. mot de passe. Le problème c'est que si on vole votre mot de passe, on n'a accès qu'à votre compte, alors que si on exploite la backdoor, on a accès à tous les ordinateurs Windows.

Les backdoors deviennent alors très attractives, dont les attaquants, sont bien plus motivés et y mettent bien plus de moyens. Par sûr e.g. que la Chine utilise tous ses super-calculateurs pour trouver mon mot de passe Windows... en revanche, pour trouver une backdoor sur l'ensemble des ordinateurs Windows... c'est tout de suite bien plus intéressant.

Après il existe des technologies de fonctions avec trappes, de dés-anonymisations, qui sont un peu comme des backdoors. Mais quand on le fait, c'est pas des guignols de politiciens qui se penchent dessus. C'est pas une clé globale stockée n'importe où qui donne accès à toutes les données, ni même censée être très utilisée.

Par exemple, un cas d'usage est pour les dossiers médicaux. Seul vous et votre médecin devez pouvoir consulter vos données médicales, donc être chiffrées de sorte à ce que celui vous et votre médecin puissiez y accéder. Le problème est... que se passe-t-il si vous vous retrouvez à l'hôpital inconscient dans un cas urgent ? Votre médecin n'est pas là, et vous êtes inconscient. Il y a alors besoin d'une "backdoor", que certains personnels médicaux pourront utiliser... mais en conservant les traces des accès avec tout un cadre protocolaire et juridique.

Si on reprend la problématique, en soit avoir une backdoor sur nos communications chiffrées, ça peut se faire... il faudrait tout un protocole, avec plusieurs personnes possédant une "partie" de clé personnelle, e.g. un juge, un policier, le FAI, avec un enregistrement des accès, une procédure juridique, et sur un ensemble de données limitées, à la fois temporellement, et cibler une personne précise. C'est compliqué, cela fait intervenir des pans de recherches en crypto, c'est loin d'être trivial.

Pas comme ce qu'ils veulent faire et donner une clé à la NSA pour que ce soit la fête du slip.
2  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/07/2020 à 9:20
oui, on est d'accord. J'ai donné le principe de base, tu rentres beaucoup plus dans les détails.

D'ailleurs, ton histoire de dossiers médicaux, je connais bien. On appelle ça le "bris de glace". Et c'est soumis à autorisation et audité de partout, en effet. Pour moi, ce n'est pas une backdoor, c'est un accès autorisé aux données. Avec des procédures bien particulières. Une backdoor, c'est donner les clefs de la base à quelqu'un. Un bris de glace, c'est tamponner administrativement le droit, via l'interface utilisateur, le droit à quelques professionnels de santé d'accéder à un dossier médical unique.

En hospitalier, il est interdit de faire des delete. On met à jour les données. Si elles sont obsolètes, voire fausses, le système rajoute une date de fin de validité. Mais jamais de suppression. C'est interdit. Ca (plus d'autres mécanismes) permet d’auditer tout ce qui c'est passé. Effectivement, si tu donnes les clefs de la base à quelqu'un, le Delete devient possible. Outre le fait que ça corromprait méchamment la base (conçue pour que jamais rien ne soit supprimé), ça donnerait le droit de faire des choses qui sont clairement illégales(et pas par hasard).

Donc je fais la différence entre une backdoor et un bris de glace. La seconde est propre et maîtrisée. Evidemment, ces crétins ivres de leur pouvoir veulent la première - qui est catastrophique à tous les points de vue, sauf quand on veut faire du dégât.
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/07/2020 à 13:19
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je ne connaissais pas cette terminologie.

Pour une vraie Backdoor sinon, on a les comptes admins sur les ordinateurs professionnels auxquels les sysadmins ont généralement accès. C'est utile, mais c'est vrai que pour le coup faut leur faire confiance.

Peut-être devraient-ils eux aussi avoir une procédure "bris de glace", pour déverrouiller l'accès à ce compte admin.
C'est une terminologie médicale, je ne sais pas si ça existe ailleurs. Et c'est complètement contrôlé par l'application. Un admin (au sens fonctionnel, souvent un cadre de santé, pas forcément un admin technique) donne à l'utilisateur des droits bris de glace sur un patient, et le docteur/infirmier/pharmacien a soudain accès aux données concernant le patient en question. Un équivalent pourrait être intéressant en effet, mais il nécessite d'abord d'identifier les besoins réels, et de mettre en place une interface et des procédures qui permettent d'agir sur le domaine ou l'urgence l'exige. Ce n'est pas ça qu'ils veulent. Ce qu'ils veulent, c'est les pleins pouvoirs sur les données.
2  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 15/04/2020 à 23:02
Citation Envoyé par DevTroglodyte Voir le message
j'en pense que s'ils cherchaient vraiment à entraver les communications des pédocriminels, c'est mal barré. On a des exemples de communications entre terroristes ou criminels dans des tas de séries, sans passer par des tuyaux chiffrés de bout en bout, suffit juste de trouver un coin discret. un IRC paumé, le chat de la playstation, les commentaires d'un blog...

Mais bon, visiblement ils ne cherchent plus qu'à convaincre les idiots que leur but est vraiment ça, et pas juste de la surveillance de masse.
ou la stéganographie. Tu envoies une vidéo parfaitement légitime et anodine...avec quelques pixels changés de manière stratégique. Indétectable - et pourtant non chiffré. Bon, les djihadistes utilisaient du porno, pour ça, dans le temps. Mais ça marche aussi avec des vidéos de chat.
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Avatar de tanaka59
Membre expert https://www.developpez.com
Le 06/07/2020 à 14:53
Bonjour

Que pensez-vous des craintes de Mozilla ? Les partagez-vous ?
Tout a fait. A cause d'une minorité qui utilisent de manière peu ragoûtante des messageries cryptées, les utilisateurs de bonnes n'ont pas à pâtir d'un risque de sécurité ... en cassant le chiffrement. Cela reviendrait à exiger que la poste fasse transiter chaque colis et lettre dans des emballages translucides au motif que des petits malins font transiter des choses illicites. On se rend bien compte que pour la sécurité de ce qui est légitime on crée des incendies strictement inutiles ...

Que pensez-vous des amendements apportés au projet de loi ?
Les portes "dérobées légales" n'existent pas . Le jour ou l'on ordonne des portes dérobées pour la police et que la porte est exploitée par des truands qui pompent la data en open bar on fait quoi ? On dit a si on avait su ?

J'espère vraiment que ceux qui essayent de faire passer si type de loi vont se rendre compte que cela concerne aussi des flux de types bancaire/médicaux/financier/judiciaire ... bah oui on peut aussi interagir via MP sur des sites web avec des organismes légitimes ... Cela tombe aussi sous le coup de la loi.

Selon l’EFF, le chiffrement est toujours menacé, malgré les amendements. Qu’en pensez-vous ?
Oui toujours , car on parle d'une porte dérobée "que pour le police". Le jour ou une taupe interne à une administration exploite le filon ou revend l'information ... le mal est déjà fait ... Et il sera trop tard pour dire "si on avait su" car des méconnaissant auront ordonné et voté comme des moutons sur un sujet qu'ils ne maîtrisent pas. Au moins ils sont prévenu. Et le jour ou il y a un problème j’espère qu'ils répondront de leur fautes devant des tribunaux ... et non des informaticiens exécutants ... C'est un peu fort de café de faire porter le chapeau aux autres.
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 06/07/2020 à 15:34
Tous les experts en sécurité m'ont dit la même chose :

  1. une porte dérobée, c'est une porte
  2. une porte, pour un hacker, c'est toujours une porte ouverte


Et j'ai tendance à les croire.
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