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USA : l'EFF encourage les internautes à faire entendre leurs voix contre le projet de loi EARN IT
Qui pourrait donner aux autorités la possibilité d'exiger un affaiblissement du chiffrement

Le , par Stéphane le calme

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16  0 
Alors que les médias et les internautes sont focalisés sur le COVID-19, des sénateurs américains en ont profité pour tenter de porter une attaque en douce à la vie privée et la sécurité en ligne.

Imaginez un Internet où la loi exigeait que chaque message envoyé soit lu par un logiciel approuvé par le gouvernement. Les entreprises qui gèrent ces messages ne seraient pas autorisées à les chiffrer en toute sécurité, ou elles perdraient les protections légales qui leur permettent de fonctionner. C’est ce que pense le défenseur des droits numériques EFF (Electronic Frontier Foundation) du nouveau projet de loi EARN IT Act : selon Joe Mullin, analyste des politiques chez EFF, le projet de loi que la commission judiciaire du Sénat espère faire passer pourrait imposer un logiciel approuvé par le gouvernement qui scannerait chaque message envoyé par les utilisateurs. Selon lui, « les entreprises qui traitent ces messages ne seraient pas autorisées à les chiffrer de manière sécurisée, ou elles perdraient les protections juridiques qui leur permettent de fonctionner ».

Le nouveau projet de loi dénommé « Eliminating Abusive and Rampant Neglect of Interactive Technologies (EARN IT) Act » (littéralement loi sur l'élimination des négligences abusives et rampantes des technologies interactives) vise à réduire les protections légales des applications et des sites Web, ce qui pourrait compromettre le chiffrement en ligne. Le projet de loi demande la constitution d'une « Commission nationale sur la prévention de l'exploitation des enfants en ligne » pour établir des règles de recherche et de suppression du contenu d'exploitation des enfants. Si les entreprises ne respectent pas ces règles, elles pourraient perdre une certaine protection en vertu de l'article 230 de la Communications Decency Act, qui protège largement les entreprises de toute responsabilité vis-à-vis des publications des utilisateurs.

EARN IT Act a été présenté par le sénateur Lindsey Graham (républicain de Caroline du Sud) et le sénateur Richard Blumenthal (démocrate du Connecticut), ainsi que le sénateur Josh Hawley (républicain du Missouri) et le sénateur Dianne Feinstein (démocrate de Californie) le 5 mars dernier. Le principe du projet de loi est que les entreprises technologiques doivent bénéficier de la protection de l'article 230 plutôt que de bénéficier d'une immunité par défaut, comme le prévoit la Communications Decency Act depuis plus de deux décennies.

L’EFF propose un outil pour aider les internautes à faire entendre leurs voix

L’EFF a expliqué :

« Le projet de loi prétend traiter du très grave problème de l'exploitation des enfants en ligne, mais il n'offre aucune solution valable. Cela n’aide pas les organisations qui soutiennent les victimes. Il ne donne pas aux organismes chargés de l'application des lois les moyens d'enquêter sur les allégations d'exploitation d'enfants ou de formation sur la façon d'utiliser les plateformes en ligne pour attraper les auteurs. Les auteurs du projet de loi ont plutôt utilisé la défense des enfants comme un prétexte astucieux pour attaquer notre liberté d'expression et notre sécurité en ligne.

Le défenseur des droits numériques à exhorter les internautes américains à faire entendre leurs voix contre ce projet de loi.
« La loi EARN IT créerait une ‘Commission nationale sur la prévention de l'exploitation sexuelle des enfants en ligne’ chargée d'élaborer des ‘meilleures pratiques’ pour les propriétaires de plateformes Internet afin de ‘prévenir, réduire et répondre’ à l'exploitation des enfants. Mais loin de simples recommandations, ces ‘meilleures pratiques’ seraient approuvées par le Congrès comme des exigences légales: si une plateforme ne les respectait pas, elle perdrait les protections juridiques essentielles à la liberté d'expression.

« Il est facile de prédire comment le procureur général William Barr utiliserait ce pouvoir: rompre le chiffrement. Il a répété à maintes reprises qu’il pensait que la ‘meilleure pratique’ était de forcer les systèmes de messagerie chiffrés à donner aux forces de l’ordre accès à nos conversations privées. Le projet de loi Graham-Blumenthal donnerait enfin à Barr le pouvoir d'exiger que les entreprises technologiques lui obéissent ou soient confrontées à de graves répercussions, y compris en matière de responsabilité civile et pénale. Une telle demande placerait les fournisseurs de chiffrement comme WhatsApp et Signal dans une terrible énigme: soit faire face à la possibilité de tout perdre en une seule poursuite, soit porter atteinte sciemment à la sécurité de leurs utilisateurs, nous rendant tous plus vulnérables aux criminels en ligne ».

Aussi, l’EFF a proposé un outil pour que les internautes américains puissent plus aisément faire entendre leurs voix auprès de leurs sénateurs.


Plus de contexte sur l’affaire

« Le projet de loi EARN IT, parrainé par les sénateurs Lindsay Graham (R-GA) et Richard Blumenthal (D-CT), supprimera les protections de l'article 230 pour tout site Web qui ne suit pas une liste de "meilleures pratiques", ce qui signifie que ces sites peuvent être poursuivis en justice pour faillite », d’après L’EFF. En effet, le projet de loi demande la constitution d'une « Commission nationale sur la prévention de l'exploitation des enfants en ligne » qui sera en charge de la création de cette liste des « meilleures pratiques ».

La commission gouvernementale est dirigée par le procureur général Barr, qui a clairement indiqué qu'il souhaitait interdire le chiffrement afin de garantir aux forces de l'ordre un "accès légal" à tout message numérique. L’EFF avait déjà signalé dans un précédent communiqué que la commission chargée de créer un ensemble de pratiques à respecter par les entreprises en ligne, serait sous la domination des forces de l’ordre qui ont à plusieurs reprises incité les opérateurs des sites Web et des plateformes interactives en ligne à modérer le chiffrement en ligne.

Les parrains de loi EARN IT n’ont pas mentionné le mot « chiffrement » dans le projet. Et, selon l’EFF, la stratégie des partisans de la nouvelle loi consistera à insister sur le fait que, parce que le projet ne contient pas le mot "chiffrement", il n'affectera donc pas le chiffrement. Selon Mullin, lors d’une audition, le co-parrain le sénateur Blumenthal a déclaré : « Ce projet de loi ne dit rien sur le chiffrement ». « Avez-vous trouvé un mot sur le chiffrement dans ce projet de loi ? » a-t-il demandé à un témoin.

Il est vrai que les sénateurs ont pris le soin de ne pas écrire ce mot dans leur projet, mais ils ont proposé une loi qui permet une attaque totale sur le chiffrement, a écrit Mullin. Ce dernier rappelle que le projet prévoit la création d’une commission de 19 personnes qui serait entièrement contrôlée par le procureur général et les forces de l'ordre. Il attire également l’attention sur la position sur la question du Centre national pour les enfants disparus et exploités (NCMEC), dont le vice-président a clairement indiqué lors de l’audition ce qu'il souhaite voir être les meilleures pratiques.

« Le NCMEC estime que les services en ligne devraient être conçus de manière à filtrer leurs messages pour détecter les éléments qu'il considère comme abusifs, à utiliser une technologie de filtrage approuvée par le NCMEC et les forces de l'ordre, à signaler au NCMEC ce qu'ils trouvent dans les messages et à être tenus légalement responsables du contenu des messages envoyés par d'autres », a rapporté Mullin.

« Vous ne pouvez pas avoir un Internet où les messages sont filtrés en masse, et aussi avoir un chiffrement de bout en bout, pas plus que vous ne pouvez créer des portes dérobées qui ne peuvent être utilisées que par les gentils. Les deux s'excluent mutuellement », a dit l’EFF. Il a également écrit que des concepts comme le "client-side scanning" ne sont pas une solution intelligente pour contourner ce problème, ce type de balayage n'étant qu'un autre moyen de casser le chiffrement de bout en bout. « Soit le message reste privé pour tout le monde sauf ses destinataires, soit il est accessible à d'autres », a noté l’auteur de l’article.

Selon L’EFF, non seulement ces groupes, comme NCMEC et les forces de l’ordre, disposeront d'une majorité de voix au sein de la commission gouvernementale, mais également « le projet de loi donne au procureur général Barr le pouvoir d'opposer son veto ou d'approuver la liste des meilleures pratiques ».

Source : EFF

Et vous ?

Partagez-vous les craintes de l'EFF qui pense qu'il s'agit là d'un prétexte pour interdire le chiffrement ?
Quelles pourraient être les conséquences à l'échelle mondiale ?
Si WhatsApp ou tout autre service/plateforme venait à être obligé d'introduire des portes dérobées, quelle pourrait en être la portée internationale ?

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Avatar de pvanhuyse
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 16/04/2020 à 8:22
Réduire les libertés sous prétexte de sécurité, un vieux classique.
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Avatar de marsupial
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/02/2022 à 18:48
Comment faisait-on avant internet ? A part déranger les utilisateurs dans leur vie privée, je ne vois pas ce que cette nouvelle loi va servir. En cas de soupçon, au lieu d'un espionnage de masse, faire appel à un juge pour mettre sur écoute par dérogation . Les écoutes doivent demeurer une exception. Et enplus, c'est plus discret qu'une loi qui annonce le total droit des communications.

Face à la recrudescence des morts par arme à feu aux Etats-Unis, il y a peut-être plus urgent à écouter. Je suis curieux de savoir combien il y a de meurtrier par rapport aux enfants battus. Pas qu'un enfant battu ne risque pas de mourir sous les coups, mais peut-être valide-t-on par cette loi un état de faits : des écoutes massives illégales.
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Avatar de Christian_B
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 12/02/2022 à 11:01
Prétexte, prétexte ...
Il me semble que la complexité du chiffrement était déjà limitée légalement aux USA.
Mais ça ne suffit pas à la NSA et autres sénateurs mégalomanes. Ils veulent espionner plus facilement, pour moins cher et accumuler encore plus de données.
De vrais malades mentaux.
Poursquoi ne pas interdire le https pendant qu'ils y sont ?

Tant pis pour la vie privée et même pour le bon fonctionnement de l'économie d'ailleurs, si c'est facile de pirater des données sur internet, ils ne seront pas les seuls à le faire, c'est déjà le cas d'ailleurs quand il n'y a pas une bonne protection, bien fait.
Le prétexte de la maltraitance (ou la pédophilie, ou les Big Tech ou ce qu'on voudra), c'est un peu gros pour espionner tout le monde. Pas nouveau, ça s'adresse aux simples d'esprit (assez nombreux malheureusement).

En réalité la répression des réseaux criminels sur internet se fait en les infiltrant (comme faux "client", etc). Quand aux "Big Tech", c'est un autre problème. Il s'agit de freiner leur domination et leurs pratiques abusives. Pas gagné mais il y a quand même aux E-U une tradition de lutte contre les monopoles. On verra.

Riana Pfefferkorn et d'autres on bien vu le problème.
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Avatar de SimonKenoby
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 22/04/2023 à 19:51
Le problème c'est que le grand publique ne se rend pas compte de ce que ça implique... J'en discutais avec mes parents il y a quelques semaines, en leur expliquant que j'étais contre. Ils ne comprenaient pas trop bien pourquoi c'était un problème, "tant qu'on a rien a se reprocher". Ensuite je leur ai demandé ce qu'ils penseraient si l'était installait dans chaque bureau de poste des agents chargé d'ouvrir et de lire tout le courrier et colis transitant par la, même si on ne faisait rien d'illégal.

Si non, si je suis un criminel et que je veux protéger mes communications, je n'utiliserais pas whatsapp... Ou j'échange mes clé publique avec mes complices via une clé USB, et ensuite je chiffres les messages sur mon ordinateur avant de les envoyer. Leur algo de détection ne pourrons rien faire contre des messages déjà chiffré.
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Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 06/09/2023 à 12:58
cette loi, c'est comme pour beaucoup d'autres choses une facilité tranchante (sans doute idéologisée) sur un problème complexe qui mérite une prise en charge complexe..

Le minimum ce serait d'avoir une information complète, équilibrée, sourcée, basée sur des consensus des experts du sujet. Chose qu'on ne trouvera pas dans un discours militant dans un sens ou l'autre (notamment une vidéo courte d'un "influenceur" pour faire un cliché).

Donc, il ne faudrait pas interdire, mais réguler l'expression et juger au cas par cas selon le contenu...

Car il y a quand même un enjeu important. On parle de transition idéologique, mais dans le tas, il y a des mineurs qui se font opérer et qui prennent des hormones. Comme vous l'avez dit, ce n'est ni anodin, ni réversible ad integrum, ni sans risque (car tout geste médical ou chirurgical a un risque)

Or, les mineurs sont caractérisés par :
  • leur caractère influençable (qui les rend vulnérables à des groupes d'influence qui ont leur agenda politique)
  • leur manque d'expérience
  • leur développement cérébral incomplet (c'est un fait), qui limite l'inhibition entre autres.

C'est pas pour rien si le concept de mineur existe.

De plus, avoir un trouble de l'identité sexuelle est un phénomène psychologique transitoire banal dans la normale au moment de la puberté. Rien que dans mon entourage, je connais pas mal de filles personnalité "garçon manqué" qui voulaient vraiment être un garçon à cette époque. aujourd'hui ce sont toutes des mères épanouies (et une en couple avec une femme). Je ne dis pas que la dysphorie de genre n'existe pas, juste que chez les enfants c'est assez ordinaire et en général transitoire.

En Suède, ils ont facilité la procédure chez les enfants en pionniers et ont eu une explosion des demandes. Maintenant ils ont quasi interdit la procédure suite au retour d'expérience...
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Avatar de tanaka59
Inactif https://www.developpez.com
Le 20/03/2020 à 13:04
Bonjour,

Partagez-vous les craintes de l'EFF qui pense qu'il s'agit là d'un prétexte pour interdire le chiffrement ?
Oui tout à fait.

Quelles pourraient être les conséquences à l'échelle mondiale ?
Des violations de données en total contradiction avec le RGPD, donc une hausse exponentielle des piratages. Quid par exemple des transmissions des codes bancaires, on casse la chaine pcidss ?

Si WhatsApp ou tout autre service/plateforme venait à être obligé d'introduire des portes dérobées, quelle pourrait en être la portée internationale ?
Plus de piratages
Non respect des juridictions (les USA viennent mettre leur nez dans une juridiction française, les français en Belgique, les belges à Monaco ? )
Explosion du nombre de faux positif
Explosion du nombre de suspicions à contrôler ... avec pour conséquence des périodes ou l'on doit suspendre le transit d'info, d’où une forme de censure et de muselage .
Un pouvoir orienté "business" et non plus "juridique", celui qui dira quelque chose qui dérange se verra notifié de potentielles poursuites ... histoire de jarter les indésirables avec un bon coup de pression.
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Avatar de DevTroglodyte
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 14/04/2020 à 10:17
j'en pense que s'ils cherchaient vraiment à entraver les communications des pédocriminels, c'est mal barré. On a des exemples de communications entre terroristes ou criminels dans des tas de séries, sans passer par des tuyaux chiffrés de bout en bout, suffit juste de trouver un coin discret. un IRC paumé, le chat de la playstation, les commentaires d'un blog...

Mais bon, visiblement ils ne cherchent plus qu'à convaincre les idiots que leur but est vraiment ça, et pas juste de la surveillance de masse.
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Avatar de alexetgus
Membre averti https://www.developpez.com
Le 22/04/2023 à 19:59
Une clé publique, tu peux la donner en direct live sur le web, personne ne pourra rien en faire à part t'écrire. Tant que tu gardes bien au chaud ta clé privée, tu n'as rien à craindre.
PGP a été inventé pour ça. C'est la bête noire des curieux ! Et donc des états...

Pour ce qui est du "j'ai rien à cacher", on me fait toujours le coup.
Mais quand tu dis à la personnes "alors ça ne te dérange pas si je viens te regarder sous la douche, tu n'as rien à cacher", elle devient plus nuancée. "Oui à la surveillance mais..."
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/04/2023 à 9:46
Citation Envoyé par SimonKenoby Voir le message
Le problème c'est que le grand publique ne se rend pas compte de ce que ça implique... J'en discutais avec mes parents il y a quelques semaines, en leur expliquant que j'étais contre. Ils ne comprenaient pas trop bien pourquoi c'était un problème, "tant qu'on a rien a se reprocher"
Le commun des mortels se fout royalement qu'il soit espionné jusque dans ses WC pour une raison très simple: Il ne comprend rien au fonctionnement de ce qu'il utilise!!!

Pour s'en convaincre, il suffit de prendre quelques exemples:

1. L'utilisateur d'un PC Windows qui "protège" ses données en chiffrant les données de son disque dur à l'aide de "BitLockers" dont les clés de déchiffrement sont stockées chez... Microsoft!

2. Ce même utilisateur qui archive ses données privées en clair sur OneDrive, Dropbox ou autres services Cloud

3. Ce gars si heureux de sa télévision dernier cri connectée à internet qui lui évite d'utiliser sa télécommande en répondant à sa voix: Un mot et tu changes de chaîne TV, un autre mot et tu augmentes le son... Est-ce que le gars émerveillé de cette technologie a poussé sa réflexion jusqu'à penser que sa télévision l'écoute en permanence pour détecter ses ordres?
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Avatar de Jules34
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 05/09/2023 à 10:58
Citation Envoyé par totozor Voir le message
A quelle point cette affirmation est fausse?
Oui, la dysphorie de genre nuit à la santé mentale des mineurs que ce soit un jeune qui veut de/retransitionner ou qui veut transitionner.
Oui, se rendre compte qu'on a fait un transition et qu'on veut faire machine arrière peut être mentalement compliqué.
Non, ce n'est pas si compliqué que ça, on sait que le chemin peut être fait, on l'a déjà fait.
Quelle ignorance du sujet!
La dysphorie de genre était une maladie mentale jusqu'en 2019. Qu'on en fasse l'éloge aujourd'hui ne me surprend pas, tant la société de consommation veut vous persuader que tout est possible, tant que vous consommez quelque chose. La quête de soi, de qui on est, l'acceptation de soi, qui est le combat d'une vie pour chacun d'entre nous ne passe par la médecine, mais vous semblez être ultra militant alors je ne vais même pas m'aventurer plus en avant dans cette discussion.

Citation Envoyé par totozor Voir le message
Les jeunes ont justement l'occasion de transitionner ou préparer une transition qui limitera les opérations à subir (je suppose que c'est de ça qu'elle parle quand elle parle d'endommager de façon permanente son corps).
La transition permet, dans pas mal de cas, de devenir ce que l'on veut être. Combien de personne transgenre, le revendiquent publiquement et pourraient passer inaperçues si elles le voulaient?
C'est pas du tout ce que disent les statistiques sur le suicide chez les adolescents/adultes qui ont joués à ce petit jeu. Mais j'imagine qu'encore une fois ce comportement n'est pas le fait de celui qui le met en place mais bien sûr, encore et toujours, la faute des autres .

Pis bon, si on me retire un Rein j'en aurais plus qu'un et j'aurais une grosse cicatrice. Cette croyance en les progrès de la médecine, que ce soit d'un point de vue chirurgical ou des cachetons qui "minimiseront" une future opération (non mais vous vous rendez compte ?), en dit plus long sur les tenants de ce mouvement que le reste. Non seulement c'est ridicule et permanent, mais en plus ça passe par la chirurgie et prendre des hormones. Dire que c'est anodin la c'est carrément malhonnête. Par contre j'aurais une clinique, je me dirais effectivement, y'a du potentiel en $$$....

La clé, c'est pas de devenir ce que l'on veut être, c'est de devenir qui l'on est, en l'acceptant, et c'est largement différent.

No offense.
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