Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Il est temps de « démanteler Facebook », dit Bernie Sanders
Après la fuite de documents qui montrent que le réseau social exploite les données de ses utilisateurs pour lutter contre ses rivaux

Le , par Bill Fassinou

66PARTAGES

11  0 
Même si Mark Zuckerberg a parlé cette année de transformer son réseau social en un réseau social axé sur la confidentialité des données des utilisateurs, l’on pourrait dire que l’entreprise est encore loin d’y arriver. Les scandales de violation de données ne cessent pas de se succéder pour l’entreprise. Depuis les événements de Cambridge Analytica en 2018, elle est suivie de près, mais les violations de données personnelles des usagers de Facebook n’ont pas arrêté pour autant. Ce sont de nouveaux documents obtenus et en cours de publication par NBC News qui démontrent cela.

Les accusations selon lesquelles Facebook utilise les données de ses utilisateurs comme une monnaie d’échange afin de consolider sa première place dans le rang des réseaux sociaux ne datent pas de maintenant. Une fuite de documents montre comment Mark Zuckerberg et son conseil d’administration ont utilisé les données des utilisateurs du réseau social pour combattre leurs rivaux ou pour aider leurs amis. Ces nouveaux documents ont été obtenus par le média américain NBC News qui a dit avoir entamé un processus de publication.

Selon NBC News, ils ont d'abord été divulgués anonymement au journaliste d'investigation britannique Duncan Campbell, qui les a ensuite partagés avec une poignée d'organisations de médias, notamment NBC News et Süddeutsche Zeitung. Selon le média, le dossier comprendrait environ 7 000 pages au total, dont environ 4 000 sont des communications internes à Facebook, comme des courriels, des clavardages, des notes, des présentations et des feuilles de calcul, principalement de 2011 à 2015. Environ 1200 pages seraient qualifiées de "hautement confidentielles".


Après ces allégations de NBC News hier, les réactions se sont enchaînées. Le sénateur Bernie Sanders a déclaré à la Maison-Blanche qu'il était temps « de démanteler Facebook ». Matt Stoller, membre de l'Open Markets Institute, a tweeté en réponse au rapport de NBC hier : « comme je l'ai dit, le cadre de la vie privée est une connerie. Facebook, c'est un comportement criminel pour monopoliser l'argent publicitaire ». Ryan Cooper, le correspondant du magazine The Week qui a également répondu au reportage de NBC sur Twitter, a écrit que : « il y a quelques problèmes pratiques (mais pas insurmontables) pour mettre en place des réglementations antitrust en ce qui concerne Amazon par exemple. Mais pour ce qui est de Facebook, tu pourrais l'éteindre et le monde serait un bien meilleur endroit ».

L'appel de Sanders en faveur du démantèlement de Facebook fait suite à des déclarations similaires du sénateur Elizabeth Warren, l'une des rivales de Sanders dans la course à la présidence de 2020. En effet, en mars dernier, dans une déclaration lors d’un événement de campagne dans le Queens, la sénatrice Elizabeth Warren a fait la promesse de démanteler des géants de la technologie comme Amazon, Google et Facebook si elle était élue présidente des États-Unis afin de promouvoir la concurrence dans le secteur technologique. La candidate démocrate à la présidence pour 2020 veut ainsi se démarquer des autres candidats démocrates en ciblant le pouvoir de la Silicon Valley avec son message populiste dans un contexte où les géants de l'Internet font face à une réaction politique grandissante avant les élections présidentielles de 2020, selon un article de Reuters publié vendredi.

La sénatrice Warren est connue pour avoir fait sa marque politique et beaucoup d'ennemis en s'en prenant aux grandes banques après la crise financière de 2007-2009. Elle continuerait au Sénat, par ailleurs, de critiquer ouvertement Wall Street, selon Reuters. Elle est également une chef de l'aile progressiste de son parti. Selon elle, il est grand temps de s'attaquer à la domination croissante des plus grandes entreprises technologiques des États-Unis qui ne permettent pas aux petites et aux nouvelles entreprises de s’épanouir sur un marché déjà conditionné par leur influence.

« Nous avons ces géants de la technologie qui pensent régner sur la terre », a-t-elle dit à une foule d'environ 300 personnes à Long Island City, dans l'arrondissement du Queens. « Je ne veux pas d'un gouvernement qui est là pour travailler pour les géants de la technologie. Je veux un gouvernement qui travaille pour le peuple. », a rapporté Reuters.

Rappelons que le géant des médias sociaux a créé une nouvelle image de marque et un nouveau logo pour Facebook afin de distinguer la société Facebook du réseau social populaire de l'entreprise du même nom. Le nouveau logo est le mot Facebook épelé par opposition au “f” blanc ou bleu que Facebook utilise depuis des années. L’entreprise a dévoilé le nouveau logo cette semaine et il est censé être utilisé dans les prochaines semaines dans les produits et les supports marketing de Facebook. Les applications comme Whatsapp et Instagram montrent déjà les signes de ce changement.

Cela dit, certains estiment que l’entreprise a commencé par mettre de l’ordre dans ses affaires internes pour tenter d’échapper aux menaces de démantèlement qui pèsent sur elle depuis l’année dernière. Plusieurs appels au démantèlement du géant des réseaux sociaux ont lieu au cours de l’année comme celui de Chris Hughes, qui a cofondé Facebook avec Mark Zuckerberg alors qu'ils étaient étudiants à Harvard, dans un éditorial publié par le New York Times. Elizabeth Warren, candidate aux élections présidentielles de 2020, veut aussi démanteler Facebook.

Elizabeth Warren a accusé plus tôt dans l’année Facebook et d’autres entreprises de ce genre d’user de pratiques anticoncurrentielles. « Ce qui serait vraiment “pouilleux”, c'est si nous ne réparons pas un système corrompu qui permet à des entreprises géantes comme Facebook de se livrer à des pratiques anticoncurrentielles illégales, de porter atteinte aux droits des consommateurs en matière de protection de la vie privée et de s'acquitter à répétition de leur responsabilité à protéger notre démocratie », avait-elle écrit sur Twitter en début d’année.

De plus, Facebook pourrait certainement avoir besoin d'un coup de pouce après des années de lutte contre les campagnes de désinformation et la mauvaise gestion des données des utilisateurs privés. Facebook fait actuellement l'objet d'une enquête pour une concurrence potentiellement étouffante de la part des politiciens. « Leur modèle commercial consiste à identifier les menaces potentielles, puis à les acheter ou à les vaincre d'une manière ou d'une autre», avait déclaré Stephen Diamond, professeur agrégé de droit à la faculté de droit de l'Université Santa Clara.

Source : Common Dreams

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

Facebook tient tête aux menaces de démantèlement en transformant sa marque en Majuscules afin de distinguer la société Facebook du réseau social de l'entreprise du même nom

Le nouveau plan d'Elizabeth Warren : démanteler les géants Amazon, Google et Facebook, pour promouvoir la concurrence dans le secteur technologique

Facebook prouve le point de vue d'Elizabeth Warren en supprimant ses publicités sur le démantèlement de la firme les annonces ont été restaurées

Des enregistrements audio de Zuckerberg font l'objet de fuite et révèlent que Facebook envisage de poursuivre le gouvernement US si Elizabeth Warren tente de démanteler les GAFA

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-le nous !

Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/11/2019 à 15:39
Bernie Sanders c'est le Mélenchon de service aux USA, ceci dit sur ce coup la il a pas tord, Marc Zuckerberg a poussé le bouchon un peu trop loin la.
3  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 07/11/2019 à 15:13
Comme les autres, on est entré dans l'ère de l'information. Et l'information, ça s'utilise. Rien de surprenant. Ce n'est que le début.

Bernie Sanders, en outre, c'est quand même le gugusse qui s'est permis de dire "une année d'études aux USA coûte 23,000$, en France 210$". Déjà, pour trouver moins de 200€ de frais de scolarité en France, on se prive de pas mal de secteurs d'enseignement, mais surtout, son chiffre de 23,000$ pour les USA inclut aussi les frais de vie étudiante - logement, nourriture, livres - qui ne sont évidemment pas inclus dans les 210$ Qu'il attribue à la France. J'ai beau être sensible au combat pour des études moins chères, mentir comme ça en comparant des choux et des carottes, euuuuuh.....
2  0 
Avatar de Edrixal
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 07/11/2019 à 16:30
Citation Envoyé par MRSizok Voir le message
Aidez moi à comprendre. et

En gros, ils sont accusés d'avoir fait de vilaine choses, avant d'avoir était gaulé la premier fois? Bizarre. Encore ça serai des infos de 2019. Je ne veux pas dire. Mais, là c'est un peu post-mortem leur truc. C'est de l'acharnement et ça va être tout bénéf pour Facebook.

J'espère avoir mal compris.
C'est pas parce que les documents qui ont fuité date de 2015, que depuis ils ont arrêter...
1  0 
Avatar de TheLastShot
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 07/11/2019 à 14:51
Facebook utilise les données privées de ses utilisateurs ? Et à des fins "perso-professionnelles" en plus ? Oh Mon Dieu

...

Je joue bien la fausse surprise ?
0  0 
Avatar de MRSizok
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 07/11/2019 à 14:38
Aidez moi à comprendre.
Depuis les événements de Cambridge Analytica en 2018, elle est suivie de près, mais les violations de données personnelles des usagers de Facebook n’ont pas arrêté pour autant.
et
principalement de 2011 à 2015.
En gros, ils sont accusés d'avoir fait de vilaine choses, avant d'avoir était gaulé la premier fois? Bizarre. Encore ça serai des infos de 2019. Je ne veux pas dire. Mais, là c'est un peu post-mortem leur truc. C'est de l'acharnement et ça va être tout bénéf pour Facebook.

J'espère avoir mal compris.
0  2