Apple veut contrôler toutes les applications de ventes de contenus de ses AppStores
Et expulse l'application de Sony

Le , par Hinault Romaric

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Mise à jour du 23/02/2011 par Idelways

La Commission Fédérale américaine du Commerce (FTC) serait sur le point de lancer une enquête sur la gestion des paiements à partir des applications de l'App Store d'Apple.

Cette initiative surgit après la publication par le Washington Post d'un rapport traitant les cas de parents forcés de payer des factures prohibitives générées par les achats de leurs enfants à partir des applications de l'iPhone, iPad et iPod.

Selon les plaignants, leurs enfants auraient été poussés à faire des achats (avec de la monnaie réelle) à partir de jeux sans vraiment comprendre ce qu'ils font.

L'enquête serait aussi motivée par le lancement depuis une semaine du service d'abonnement aux contenus et les conditions très polémiques régissant ce service, comme la commission de 30 % et l'exigence que l'abonnement soit au prix le moins cher proposé par l'éditeur du contenu.

Ce service d'abonnement crée aussi une vive controverse à propos du rejet de l'application SaaS du service « Readability » qui devait permettre aux utilisateurs d'iOS (moyennant un abonnement mensuel de 5 $) d'accéder à des versions épurées des pages web, facilitant ainsi la lecture du contenu.

Si le rejet de cette application peut être attribué à son modèle de publication et de paiement, le rejet d'autres applications comme TinyGrab laisse croire que c'est le modèle SaaS dans son ensemble que Apple ne veut plus sur sa boutique.

En cas de confirmation de cette hypothèse, des applications populaires comme DropBox, Salesforce ou LinkedIn seront-elles mises à la porte de l'App Store ?

Pour répondre à cette question, un « fan-boy » aurait adressé un mail pour exprimer ces inquiétudes au patron d'Apple.

La réponse de Steve Jobs, telle que rapportée par MacRumours, est très courte « Nous avons créé le service des abonnements pour les applications de publication, pas pour les applications SaaS. »

Une réponse qui n'éclaire pas beaucoup la situation. Et dont l'authenticité de n'a pas pu être confirmée pour l'heure.

Quant à Apple, la société ne s'est pas encore prononcée officiellement sur le sujet du SaaS.

Source : The Washington Post : 1, 2, Mac Rumours, Readability, TinyGrab

En collaboration avec Gordon Fowler

Apple veut contrôler toutes les applications de ventes de contenus de ses AppStores
Et expulse l'application de Sony

L'application de Sony a fait les frais des nouvelles conditions des AppStores d'Apple.

Selon le New York Times, l'application de Sony permettant d'acheter et de lire des contenus en ligne (Sony Reader) aurait été rejetée de l'App Store sous prétexte que celle-ci ne respectait pas les règles d'achat de la plate-forme.

Quelles règles ?

Celles, nouvelles, qui stipulent que toutes les applications utilisant une solution de paiement tierce (à l'acte ou par abonnement) autre que l'API In App Purchase(IAP) seraient refusées et/ou expulsées.

Ce qui permet ainsi à Apple d'évincer les fournisseurs de contenus concurrents (Amazon , Sony, Netflix..) de son iBookstore. Ou à défaut de leur imposer et de percevoir une commission de 30% sur toutes les transactions effectuées.

Interrogé sur le sujet par le Wall Street Journal, un porte parole d'Apple a déclaré qu'il n'y avait aucune modification des règles de l'App Store. A une exception près cependant. Il faut désormais que les applications permettant d'acheter du contenu sur un site tiers permettent aussi de le faire via son écosystème.

« Nous n'avons pas modifié nos conditions pour les développeurs », déclare-t-il au journal avant d'admettre : « Nous exigeons désormais que si un logiciel offre la possibilité aux clients d'acheter du contenu en dehors de l'application, que la même option soit également disponible dans l'application vers un système d'achat intègre ».

De nouvelles exigences qui avaient déjà suscité l'inquiétude et fait l'objet des critiques du GESTE.

Et qui pourraient bien également donner lieu à des procédures juridiques de la part des éditeurs rejetés.

Source : New York Times, Wall Street Journal

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Avatar de camus3
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 12:44
Ios est un système fermé (basé sur unix lol) dont on doit accepter les conditions avant de développer dessus.
Les développeurs n'ont qu'a choisir android à la place.
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Avatar de Gog077
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 12:48
Juste gerbant...

Forcer la main aux développeurs maintenant qu'ils sont obligés de proposer des solutions iphone lorsqu'ils veulent faire des solutions mobiles (android est important aussi mais pas au point de pouvoir se permettre d'écarter iOS quand on veut gagner de l'argent), personnellement j'aurais un peu le sentiment de me faire voler.

Est-ce rétroactif avec les applications déjà disponibles ? Si ce n'est pas le cas, on peut s'attendre à ce que de nombreuses app n'auront plus d'updates pour pouvoir garder leur système.
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Avatar de LeSmurf
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 12:57
Citation Envoyé par Gog077 Voir le message

Est-ce rétroactif avec les applications déjà disponibles ?
Je crois que oui, les applications ont quelques mois pour se mettre en conformité, sinon elles seront refusées ou supprimées
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Avatar de Hellwing
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 14:25
Moi j'appelle ça du racket. Maintenant que les applications sont bien ancrés dans le système Apple, qui devient un incontournable sur le marché, on les oblige à donner une commission à Apple sur chaque vente tierce.
Même si Apple semble se rétracter en affirmant que les applis peuvent toujours utiliser leur propre moyen de paiement, obliger les développeurs à proposer la solution maison, je trouve ça lamentable.
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Avatar de camus3
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 14:47
Citation Envoyé par Hellwing Voir le message
Moi j'appelle ça du racket. Maintenant que les applications sont bien ancrés dans le système Apple, qui devient un incontournable sur le marché, on les oblige à donner une commission à Apple sur chaque vente tierce.
Même si Apple semble se rétracter en affirmant que les applis peuvent toujours utiliser leur propre moyen de paiement, obliger les développeurs à proposer la solution maison, je trouve ça lamentable.
comme tout système fermé, le proprio fait ce qu'il veut.
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Avatar de FaridM
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 14:48
Au développeur de se prendre en main, si ils accèptent les conditions d'Apple, alors ils donnent de l'importance à l'Iphone, donc plus de monde l'achètera et pour diffuser ses applications, les développeurs devront développer pour l'Iphone... il s'enferment eux mêmes dans ce système.

Aujourd'hui une vrai alternative existe : Android. Il se développe de jour en jour, aux éditeurs de faire leur choix.

Le nombre d'applications disponible est une des principales choses qui font la force d'un OS mobile. Soit on continu de renforcer l'Iphone en donnant de l'argent à Apple (un comble ), soit on encourage les autres et on récupère l'argent qui nous revient !

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Avatar de guigz2000
Membre actif https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 15:49
Ca ne fais que confirmer ce que je pense depuis des années concernant apple et je suis d'autant plus heureux de ne pas avoir de materiel venant de chez eux.

Je trouve surprenant qu'il n'y ai pas plus de proces pour atteinte a la concurrence.Les editeurs de contenu n'ont qu'a intenter un proces a longue haleine et boycotter les systemes apple en expliquant clairement pourquoi.De toutes facons,vu la taxe apple,ca ne dois pas etre si interessant que ca,financierement parlant, de diffuser du contenu via apple (c'est plus cher que la presse papier!!)
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Avatar de LeSmurf
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 16:15
Citation Envoyé par guigz2000 Voir le message
Les editeurs de contenu n'ont qu'a [...] boycotter les systemes apple en expliquant clairement pourquoi.
Le problème est que plusieurs acteurs majeurs de la presse viennent d'investir des dizaines de milliers d'Euros pour être présents sur cette plateforme.

Il a fallu développer entièrement l'application, mettre en place les systèmes pour l'alimenter en contenus, l'intégrer au Store, discuter, passer des accords.

J'ai vu une interview d'un responsable de Libération qui avançait que la règle de tarification du Store est déjà contraignante pour eux car l'éditeur n'est pas libre de son prix. Il doit choisir dans une grille proposée par Apple, le problème étant qu'ils en sont réduit à choisir de vendre leur journal à l'unité soit beaucoup plus cher que la version papier, soit beaucoup moins cher, la version classique se situant au milieu des deux tarifs proposés par Apple. Ils ont donc opté pour le tarrification basse moins chère de quelques dizaines de centimes au numéro. Il fallait ensuite enlever la commission de 30% pour Apple, la TVA qui passe de 5.5% pour la version papier à 19.6% pour la version électronique (si je me souviens bien).

La presse a ensuite vanté les mérites des tablettes Apple pour développer ce marché et rentabiliser les investissements, il va être difficile de tout arrêter pour boycotter cette plateforme.

Charli Hebdo l'a quand même fait ici : http://www.charliehebdo.fr/actualites.html
=> 2e sujet
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Avatar de Loceka
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 16:23
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Apple veut contrôler
C'est redondant.
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Avatar de camus3
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 02/02/2011 à 17:12
La presse a ensuite vanté les mérites des tablettes Apple pour développer ce marché et rentabiliser les investissements, il va être difficile de tout arrêter pour boycotter cette plateforme.
Je me rappelle des patrons de presse crier sur tout les toits que l'ipad allait sauver la presse française , et donc grosse promo autours de l'ipad , etc ...

Bien fait pour eux , ils n'ont pas compris ce qu'est apple aujourd'hui et comment son objectif n'est pas tant de délivrer du contenu mais de faire croire qu'apple produit tout le contenu délivré , avec des commissions prises inacceptables pour le créateur de contenu.

apple veut controler ses produits , les contenus de A à Z. itunes est par exemple le plus grand distributeur de musique de monde aujourd'hui, et on voit ce qui arrive aux petits labels sur itunes.
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