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L'Autorité de la concurrence ouvre une enquête « exploratoire »
Pour déterminer si les nouvelles politiques de Google visant à ne pas rémunérer les éditeurs sont anticoncurrentielles

Le , par Stéphane le calme

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16  0 
Publiée fin juillet et transposant une directive européenne, la loi française créant « un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse » impose à l’ensemble des plateformes, réseaux sociaux et autres sites internet de verser une rémunération juste aux médias dont ils utilisent les articles et dont ils tirent d’importants revenus.

Néanmoins, Google a décidé de ne pas procéder au paiement pour l’affichage d’extraits d'articles, photos et vidéos en Hexagone. En fait, la plateforme ne reprendra plus ces contenus sans l'accord des agences de presse et éditeurs de presse. Dans un billet de blog, le vice-président de Google en charge de Google Actualités, Richard Gingras, a expliqué les changements à venir sur la plateforme :

« Fin octobre entrera en vigueur la nouvelle loi française sur le droit d’auteur qui accorde davantage de droits aux éditeurs de presse présents sur internet. Cette loi est la première transposition de la directive européenne sur le droit d’auteur, qui fut adoptée il y a quelques mois. Suite à cela, nous allons procéder à des changements dans la manière dont les résultats d’actualités apparaîtront dans notre moteur de recherche. Si vous êtes en France, vous verrez que certains résultats apparaîtront différemment.

« À l'heure actuelle, lorsque nous affichons les résultats de recherches liées à l’actualité, vous voyez un titre, dont le lien renvoie directement vers le site d’information concerné. Dans certains cas, nous proposons également un aperçu de l’article, par exemple quelques lignes de texte ou une petite image appelée "vignette ". Ces titres et aperçus vous aident à décider si le résultat correspond à votre recherche et si vous souhaitez cliquer dessus.

« Lorsque la loi française entrera en vigueur, nous n’afficherons plus d’aperçu du contenu en France pour les éditeurs de presse européens, sauf si l’éditeur a fait les démarches pour nous indiquer que c’est son souhait. Ce sera le cas pour les résultats des recherches effectuées à partir de tous les services de Google.

« Les éditeurs ont toujours eu la possibilité de choisir s’ils voulaient ou non que leurs contenus soient accessibles via le moteur de recherche de Google ou sur Google Actualités. Nous venons de mettre en place des réglages plus granulaires pour les webmasters grâce auxquels les éditeurs peuvent indiquer la quantité d’information qu’ils souhaitent voir apparaître sous forme d’aperçu dans les résultats de la recherche. Les éditeurs du monde entier peuvent ainsi utiliser ces nouveaux réglages afin de choisir le type d’aperçu le mieux adapté pour attirer les internautes vers leur site ».


L'Autorité de la concurrence décide de lancer une enquête «exploratoire»

Fin septembre, le gouvernement a appelé à « une véritable négociation globale » entre Google et les agences et éditeurs de presse, jugeant « pas admissible » que le géant américain tente d’échapper aux dispositions de la nouvelle loi française sur les droits d’auteur en modifiant l’affichage des contenus d’actualité.

Le ministre de la Culture Franck Riester, qui a reçu le vice-président de Google en charge de Google Actualités, Richard Gingras, a salué l’intention du géant américain de renforcer le contrôle des éditeurs sur le référencement de leurs contenus. « C’est un premier pas qui montre que la consécration d’un droit voisin permet de rééquilibrer le rapport de force », a-t-il souligné dans un communiqué.

Il a en revanche jugé que la position de Google sur la rémunération n’était « évidemment pas acceptable », puisque l’objectif politique des textes français et européen est de « permettre un juste partage de la valeur produite, au bénéfice des plateformes, par les contenus de presse ». « La définition unilatérale des règles du jeu est contraire à la fois à l’esprit de la directive et à son texte », déclare le ministre dans son communiqué, en précisant qu’il compte aborder « très prochainement » le sujet avec ses homologues européens afin de « remédier à cette situation ».

Cette fois-ci, c'est l'Autorité de la Concurrence qui a décidé de lancer une enquête «exploratoire» sur les nouvelles règles que va appliquer Google pour la présentation des contenus de la presse française dans son moteur de recherche. Jeudi, dans une déclaration d'un représentant de l'Autorité qui a été rapportée par l'AFP, elle a déclaré : « l'Autorité a décidé d'ouvrir, de sa propre initiative, une enquête exploratoire à la suite des annonces faites par Google sur la façon dont il envisage de mettre en oeuvre les droits voisins ».

Dans les pratiques de l'Autorité, la procédure « exploratoire » permet de recueillir des informations auprès des parties. Il est question ici de déterminer si l’idée que Google déploie de nouvelles règles pour éviter de rémunérer les éditeurs et agences de presse peut constituer une pratique anticoncurrentielle. Il ne s'agit donc pas en l'état d'une procédure contentieuse, qui pourra être lancée ensuite si les informations recueillies le justifient.

Source : AFP

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Les politiques de Google visant à ne pas rémunérer les éditeurs sont-elles anticoncurrentielles ? Dans quelle mesure ?

Voir aussi :

Google lance un nouveau service appelé « Google Play Pass », qui donne aux utilisateurs d'Android un accès à plus de 350 jeux et applications pour 4,99 $ par mois
Le « droit à l'oubli » ne s'applique que dans l'UE, tranche la Cour de justice de l'Union européenne après plusieurs années de lutte opposant la CNIL à Google
Google aurait mené la première véritable expérience qui établit la suprématie quantique, avec un système qui résout en 3 min un calcul dont la résolution prendrait 10 000 ans sur un supercalculateur
Google va investir des sommes record dans les énergies renouvelables, selon une annonce qui est intervenue juste avant la grève mondiale du climat

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Avatar de Edrixal
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 10:50
On va avoir ce qu'on eu les Espagnols, fermeture de google actualité en France, les autorités Française seront bien contente et nos éditeurs de presses vont plonger...
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 11:30
Citation Envoyé par Edrixal Voir le message
nos éditeurs de presses vont plonger...
Ça fait un bail que les journaux ne sont plus rentable, ils survivent grâce aux subventions de l'état.
Des milliardaires possèdent des médias mais c'est parfois déficitaire, faire de la propagande ça n'a pas de prix.
Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils notre information ? – Blabla #07
Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère, voilà les dix milliardaires qui possèdent nos médias. Pourquoi se masser dans un secteur souvent déficitaire ? C’est un jeu d’influence qui se joue ici à coup de gros sous. Beaucoup de sondages, un zeste de censure, saupoudrez tout ça de quelques grains de corruption et d’une propagande structurelle et diffuse et vous avez la recette d’une influence réussie. Tant pis pour notre démocratie, notre droit à l’indépendance de la presse et à une information libre ! Que pèse l’intérêt général quand des milliards sont en jeu ?
Google News génère beaucoup de trafic, mais si il disparaissait les gens iraient sur une alternative comme Yahoo News.
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Avatar de mister3957
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 05/10/2019 à 10:12
C'est comme si on avait un restaurant et que l'on demandait à Google de la tune pour y être référencé, visible et attirer le chaland..

C'est pas un peu le monde à l'envers cette histoire ?
4  0 
Avatar de Edrixal
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 11:20
Citation Envoyé par pmithrandir Voir le message
Vous pensez que les gens vont arréter de libre de la presse parce que google actualité n'existe plus ?
Ca m'etonnerait fort.

Je doute que la presse ai disparu en espagne, mais elle récupère peut être plus directement la part de publicité qui lui revient, sans laisser à une entité étrangère le soin de sélectionner les articles que l'on devrait lire, de ceux qui ne sont pas pour nous.
Je vous laisse vous renseignez sur les conséquences que cela à eu en Espagne
3  0 
Avatar de mister3957
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 12:16
Ça me fait penser à la récente guerre Altice VS Free & Orange. Altice a plus besoin des deux autres pour son audience que les deux autres pour leurs services. Les deux ont dit "ok alors on arrête de diffuser", l'audience a chuté, la concurrence a pris des parts de marché et vite, Altice est revenu sur ses positions pour pouvoir diffuser ses pubs à nouveau au plus grand nombre.

Ça va faire pareil avec Google Actu
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Avatar de pmithrandir
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 17:46
Citation Envoyé par Edrixal Voir le message
Je vous laisse vous renseignez sur les conséquences que cela à eu en Espagne
A priori les petits éditeurs ont perdu une partie de leur audience.
Quid des grands et du secteur dans son ensemble ?
Je ne trouve pas vraiment d'information sur le sujet
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Avatar de defZero
Membre actif https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 23:32
Les "dirigeants" (les "pilotes de montgolfière" oui ! ) politique en place n'avaient déjà pas ma sympathie.
Mais là il faudrait qu'ils se calme un peut sur la moquette.

Nos dirigeants instaurent une rente au profit des médias.
-> Ce qui est déjà limite moralement et qui je trouve ne sens pas très bon.

Les "plateformes, réseaux sociaux et autres sites internet" y sont soumis s'ils utilisent des extraits d'articles, photos et vidéos.
-> OK, mais alors là on touche à la liberté d'expression de tout à chacun et comme je le disais, ça ne sens pas très bon.

Google déclare ne pas vouloir payer et qu'il n'utiliserons donc plus d'extraits issues des dit médias.
Ils ont même déclarés ne pas vouloir déréférencer les sites, comme ils l'ont fait en Espagne.
-> C'est leur droit, alors pourquoi venir pleurer et faire une enquête ? Comme dit plus haut ça ne sens pas très bon.

Nos "pilotes de montgolfière" veulent juste récupérer de l'argent auprès des GAFAM, mais ils n'arriverons pas à le faire sans :
1. Énervé les USA, ce qui les effraie le plus et qui accessoirement les empêches de les viser spécifiquement dans leurs loi "gratte pognons".
2. Faire un maximum de dégâts collatéraux (TPE/PME/Personnes, mais ceux-là ils s'en tamponne apparemment).

Plus le temps passe et moins je me reconnais dans les valeurs de mon pays.
C'est bien triste je trouve, d'autant que par ailleurs je le trouve très agréable.
3  1 
Avatar de Edrixal
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 11:38
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ça fait un bail que les journaux ne sont plus rentable, ils survivent grâce aux subventions de l'état.
Des milliardaires possèdent des médias mais c'est parfois déficitaire, faire de la propagande ça n'a pas de prix.
Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent-ils notre information ? – Blabla #07
Ok, je reprend ma phase : Nos éditeurs de presses vont perdre beaucoup de trafic et ceux qui vivent principalement du trafic internet risque la fermeture car plus suffisamment de visibilité.

Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Google News génère beaucoup de trafic, mais si il disparaissait les gens iraient sur une alternative comme Yahoo News.
Y'en à encore qui utilise Yahoo sur le net ? Le service en question est beaucoup moins populaire, beaucoup moins connus et après y avoir fait un tour, visiblement moins pratique d'utilisation.

Le pire dans tout ça c'est l'accès aux informations qui va être plus compliquer. Et beaucoup, probablement moi y compris, vont ce contenter d'une source d'info plutôt que de multiple source. A voir...
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 11:46
La nature à horreur du vide Si une solution technologique disparaît une alternative apparaît.
De toute façon Google News n'est pas vraiment menacé.

Il doit exister des alternatives à Google News.
Pour l'instant "Yahoo! Actualités", "Bing News", "Orange Actualités", "MSN Actualité", "Newsola", "Wikinews", "Newswik", "Free Actualités" ne font pas rêver...
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/10/2019 à 12:28
La groupe Drahi devrait faire faillite, le gars fait des montages financés, son groupe est ultra endetté.

2015 :
LE MONTAGE QUI PERMET À DRAHI DE SE FAIRE UNE FORTUNE AVEC ALTICE
"Je n’aime pas payer de salaires, je paie le moins possible." Cette leçon de rigueur proférée par Patrick Drahi en petit comité en 2015 ne s’applique pas à lui-même. On l’a vu à l’occasion de la récente réorganisation de son empire télécoms. SFR en France, Hot en Israël, Cablevision aux Etats-Unis : ses actifs n’auront plus qu’une seule bannière, Altice. Un choix marketing : l’image de SFR, en particulier, s’est dégradée.
Le LBO ou comment Patrick Drahi et Altice se taillent un empire dans les télécoms
Avec la prise de contrôle de Suddenlink par sa holding Altice, Patrick Drahi s'inscrit dans une stratégie de rachats par endettement dont il est passé maître. Décryptage de ce montage financier nommé Leverage Buy Out (LBO).
Il y a eu SFR, racheté par Numericable pour 17 milliards d'euros à Vivendi l'année dernière. Puis Portugal Telecom, acquis début 2015 pour 7,4 milliards d'euros. Avec l'annonce de la prise de contrôle de Suddenlink Communication, le septième câblo-opérateur aux Etats-Unis, pour près de 7 milliards de dollars, l'homme d'affaires Patrick Drahi et sa holding Altice (future actionnaire de l'Express), poursuivent leur frénésie d'acquisitions.
2019 :
ALTICE, SOTHEBY'S... JUSQU'OÙ IRA PATRICK DRAHI DANS LA SURENCHÈRE ?
Alors que sa filiale Altice Europe croule sous 30 milliards d'euros de dettes, Patrick Drahi trouve encore les moyens de racheter Sotheby's, la maison de vente aux enchères. Un opération financée en grande partie à crédit !
Il a de la chance de réussir à trouver de l'argent avec la dette qu'il a accumulé... Tout le monde ne peut pas faire ce type de montage.

Free à eu raison de virer les chaînes comme BFM TV, RMC découverte, RMC Story des Freebox et de refuser de payer, pour faire de l'audience ça aide d'être disponible sur les boîtiers TV des Freebox.
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