Italie : Google se retrouve dans le viseur de l'autorité de la concurrence
Accusé d'abus de position sur le marché des smartphones

Le , par Bill Fassinou

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Reuters a rapporté ce vendredi que les autorités italiennes du domaine de la concurrence ont ouvert une enquête sur Google pour vérifier si l’entreprise n’abuse pas de sa position sur le marché des smartphones. D’après les informations qui ont été rapportées par le média, la plainte va à l’encontre de Google et Alphabet, sa maison mère, car l’entreprise aurait refusé d’intégrer « Enel X Recharge », une application de tierce dans Android Auto au profit de Google Maps.

Enel (Ente Nazionale per l'Energia Elettrica) était, jusqu'à sa privatisation en 1999, la société nationale italienne d'électricité. Elle demeure néanmoins aujourd’hui la principale entreprise productrice d'énergie électrique du pays. La société a conçu une application dénommée « Enel X Recharge » pour permettre aux utilisateurs de voitures électriques d'identifier des points de recharge et les réserver ensuite.

D’après Reuters, le litige est parti du fait que lorsque Enel a demandé à Google de procéder à l’intégration de son application dans Google Android Auto, la filiale d’Alphabet a répondu non à la requête de ce dernier. Android Auto, rappelons-le, est une version du système d'exploitation mobile Android conçue par Google pour s’intégrer dans les tableaux de bord automobile. Android Auto permet de son côté aux propriétaires de smartphones Android d'utiliser de manière facile et sûre certaines applications quand ils conduisent.


Ainsi, l'autorité de la concurrence en Italie a annoncé ce vendredi avoir ouvert une enquête pour un possible abus de position dominante contre le géant américain Google et sa maison mère Alphabet, les soupçonnant d'avoir refusé une application liée aux véhicules électriques pour favoriser Google Maps. « Google, à travers son système d’exploitation Android, occupe une position dominante sur le marché des systèmes d’exploitation pour appareils intelligents », a déclaré le régulateur.

La société italienne Enel n’a pas apporté de commentaire sur cette affaire, mais de son côté, Google a déclaré par le biais d’une porte-parole ce qui suit : « Nous sommes en train d’étudier la plainte et sommes impatients de travailler avec les autorités pour répondre à leurs inquiétudes ». Il faut dire que les plaintes antitrust se multiplient pour les géants du numérique depuis le début de cette année. En mars dernier et après un peu plus de trois ans d’enquête antitrust sur Google par les autorités belges, la firme s’est vue infliger une amende de 1,49 milliard d'euros en rapport avec des restrictions sur AdSense.

Il s’agit de la troisième sanction majeure que Google a encourue en Europe en deux années. Le moteur de recherche est accusé d’abus de position dominante dans le marché très lucratif de la publicité en ligne. La commissaire européenne de la concurrence Margrethe Vestager a informé en mars que la firme a contraint les clients de son activité AdSense à refuser la publicité des concurrents de Google, une pratique qui se serait étalée sur plus de 10 ans.

« Google a consolidé sa position dominante dans les annonces de recherche en ligne et s'est protégé de la pression concurrentielle en imposant des restrictions contractuelles anticoncurrentielles aux sites Web tiers. C'est illégal en vertu des règles antitrust de l'UE. L'inconduite a duré plus de dix ans et a privé d'autres entreprises de la possibilité de rivaliser sur le fond et d'innover », avait déclaré la commissaire européenne.

Plus tôt cette semaine, Apple a été accusé par les autorités américaines d’être à l’origine de la montée des prix des applications. De ce fait, l’entreprise fait depuis l'objet de poursuites antitrust par la Cour suprême du pays. Dans le même temps, un sondage réalisé récemment a révélé que 40 % des Américains sont favorables à une action antitrust contre Facebook. Un sondage CNN que Hall a mis en évidence a également révélé que 42 % des personnes interrogées étaient favorables à une réglementation gouvernementale plus stricte des entreprises du secteur de la technologie, mais dans ce groupe de 42 %, 64 % ont déclaré que « ces entreprises ne devraient pas être obligées de vendre leurs parts ».

Source : Reuters

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Avatar de marsupial
Membre expert https://www.developpez.com
Le 18/05/2019 à 7:35
S'ils continuent ainsi, ils vont finir par se faire éclater.
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