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Google, Facebook et Twitter ont été réprimandés pour n'en avoir pas fait assez dans la lutte de l'UE
Contre les fake news

Le , par Bill Fassinou

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La Commission européenne semble bien être en colère contre les géants des réseaux sociaux cette semaine. Pour quelle raison vous demanderiez-vous ? Et bien, la Commission européenne leur reproche, à Facebook, Twitter et Google, de ne pas avoir tenu leur promesse pour ce qui est de lutter contre la propagation de la désinformation sur leurs diverses plateformes. Selon la Commission européenne, la désinformation est toujours grandissante et menacerait les campagnes électorales pour les Européennes qui sont prévues du 23 au 26 mai prochain.

D’après Reuters, Facebook, Google et Twitter ont été réprimandés ce vendredi par la Commission européenne pour ne pas avoir fait assez pour lutter contre les fausses informations qui tourmentent la campagne électorale devant le Parlement européen, sept mois après avoir promis d'en faire davantage. En effet, en septembre 2018, les géants Facebook et Google s’étaient engagés à suivre le code européen de bonnes pratiques contre la désinformation de la Commission européenne. Ainsi, vers la fin du mois, l'instance européenne avait annoncé que Facebook, Google et d’autres sociétés du secteur des nouvelles technologies ont accepté de prendre des mesures volontaires pour restreindre la circulation des fausses nouvelles.

Les signataires de ce code, diffusé par la Commission européenne à Bruxelles, s'engageaient notamment à signaler si un contenu est publicitaire et à adopter une politique claire sur l'utilisation et l'identification des “bots”, des robots programmés pour diffuser des messages automatiques. Ils promettaient aussi de ne pas accepter de rémunérations de la part de comptes et de sites Web qui présentent systématiquement des informations fausses ni d'en faire la promotion. Seulement, environ sept mois plus tard, la Commission européenne constate que rien n’a changé et les campagnes actuelles pour les élections de la semaine prochaine sont toujours sous influences de fausses informations.


Reuters a indiqué que Google et Twitter ont été critiqués pour leur incapacité à élaborer et à mettre en œuvre des règles d'identification et de divulgation des annonces ciblées par problème avant le vote de la semaine prochaine. De telles publicités peuvent alimenter un débat public conflictuel lors des élections et sont sujettes à la désinformation. « Il reste encore beaucoup à faire pour renforcer l'intégrité de leurs services, y compris les services de publicité. Les données fournies manquent toujours du niveau de détail nécessaire pour permettre une évaluation indépendante et précise de la manière dont les politiques des plateformes ont réellement contribué à réduire la propagation de la désinformation dans l'UE », ont déclaré Andrus Ansip, chef de la commission numérique, la commissaire à la Justice, Vera Jourova, le commissaire à la sécurité, Julian King, et la commissaire à l'économie numérique, Mariya Gabriel.

Cette mise en garde de la Commission européenne intervient juste après la parution en début de cette semaine d’un rapport du New York Times (NYT) sur une supposée ingérence des Russes dans les campagnes pour les élections prochaines du Parlement européen. Le journal américain a rapporté des faits selon lesquels il y aurait une tentative d’ingérence dans les élections européennes de la part des Russes pour pencher le scrutin du côté de l'extrême droite. D’après le quotidien américain, les hackers russes auraient lancé une grande campagne de désinformation dans de nombreux pays de l’Europe notamment l’Italie, la Belgique et l’Allemagne.

Ces contenus, semblerait-il, sont ensuite repris et amplifiés sur la toile par des groupes en soutien à l’extrême droite. D’après le NYT, les enquêteurs sont convaincus que les réseaux de profils Facebook, les comptes Twitter, les groupes WhatsApp et les sites Web propagent des histoires fausses et conflictuelles sur l'Union européenne, l'OTAN, les immigrés, etc. Les théories du complot circulent librement et sont grandissantes. Certains vont même jusqu'à évoquer le fait que l'incendie de la Cathédrale Notre-Dame du mois dernier était l'œuvre de terroristes islamistes, d'une agence d'espionnage ou d'une cabale d'élite qui dirige secrètement le monde.

Le rapport précise que la plupart de ces informations semblent provenir en premier des médias russes avant d’être amplifiées ailleurs par d’autres groupes de personnes. À l’heure actuelle, a rapporté le New York Times, il est presque impossible de quantifier l'ampleur et la résonance de la désinformation. Le média a ajouté que les enquêteurs européens ont découvert des centaines de comptes Facebook et Twitter, plus d'un millier d'exemples de messages WhatsApp partageant des contenus suspects, ainsi qu'une multitude de sites Web louches qui nourrissent la désinformation, qu'il s'agisse de théories du complot ou de polarisations.

Pour beaucoup, les plateformes de Facebook, notamment Whatsapp et son application principale jouent un rôle clé dans cette campagne de désinformation à l’approche du scrutin européen. Ces derniers jugent le fait que Zuckerberg et les siens aient laissé pendant des années ces plateformes sans aucune mesure de restriction. « Le mal a grandi pendant des années surtout sur Whatsapp et aujourd’hui, il est presque impossible de trouver une solution efficace pour lutter contre la désinformation. Les mesures que prend Facebook dans ce sens ne seront jamais suffisantes », ont déclaré ces derniers.

Notons qu’en janvier dernier, toujours dans l’optique de lutter contre la désinformation et les rumeurs, Facebook avait décidé de limiter le transfert d’un message à au plus cinq destinataires en même temps. Ça n’aura pas été la première que cela arrive. Au mois d'août de l'an dernier, WhatsApp avait réduit à 20 le nombre de groupes ou destinataires à qui un message pouvait être transféré. Cette nouvelle mesure aurait été prise à cause de certains événements qui se seraient déroulés en Inde. WhatsApp avait en effet été accusée par le gouvernement indien d’être utilisée pour propager de fausses nouvelles et que deux personnes auraient trouvé la mort à cause de ces fausses nouvelles.

Pour l’heure, il semblerait qu’aucune de ces mesures prises par les médias sociaux n'ait donné l’effet escompté. La Commission européenne s’indigne de l’incapacité de Facebook, Google et Twitter à protéger leurs utilisateurs contre la panoplie de fausses informations qui circulent par l’intermédiaire de leurs plateformes. De plus, explique Reuters, les ingérences étrangères au cours de la campagne et des élections nationales dans les mois à venir en Belgique, au Danemark, en Estonie, en Finlande, en Grèce, en Pologne, au Portugal et en Ukraine constituent actuellement une préoccupation majeure pour la Commission et les gouvernements de l'UE.

Source : Reuters

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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/05/2019 à 18:20
C'est bien de taper sur Google, Facebook, et Twitter… mais quand vont-ils enfin s'attaquer au réel problème ?

Le problème, ce n'est pas Google, Facebook, ou Twitter, mais bien les média traditionnels qui ont, de part leur qualité médiocre ont fait fuir une bonne partie de leur audience. Quand des médias pourtant réputés comme Arté ou la BBC font de la merde, il y a de quoi commencer à s'inquiéter.

J'ai aussi du mal à voir comment ils peuvent penser qu'on peut techniquement bloquer la propagation de rumeurs (fake news). Il serait beaucoup plus facile et efficace de faire de l'éducation aux médias/zététique/culture scientifique. Que ce soit par des spots publicitaires rapides, par la modification des programmes scolaires, par l'ajout de formations professionnelles dans ce sens, et par le financement d'organismes/association.
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