La FTC serait divisée sur la façon de tenir Facebook responsable de toute atteinte à la vie privée
Depuis Cambridge Analytica

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Un nouveau rapport du New York Times indique que les cinq membres de la Commission fédérale du commerce ont du mal à s’entendre sur une sanction appropriée pour les manquements à la vie privée de Facebook et qu’ils tentent spécifiquement de déterminer si le PDG Mark Zuckerberg devrait ou non être tenu personnellement responsable.

La FTC enquête depuis l’an dernier sur Facebook dans l’affaire Cambridge Analytica afin de vérifier une éventuelle violation du décret d’autorisation de 2011 relatif au respect de la vie privée des utilisateurs. Cette enquête serait en train de constituer la première sanction majeure imposée à Facebook aux États-Unis depuis la publication de la crise de confidentialité provoquée par l’utilisation non autorisée des données utilisateur.

Pour rappel, le décret d’autorisation de 2011 exige que Facebook demande et obtienne l'autorisation expresse des utilisateurs avant de partager leurs données avec des tiers, et exige que le géant de la technologie informe la FTC dans les cas où d'autres entités utilisaient ces informations de manière abusive. Elle interdit également à Facebook de faire des déclarations trompeuses au sujet de ses pratiques en matière de protection de la vie privée.

Pour se préparer financièrement, Facebook a annoncé à ses investisseurs : « Au premier trimestre de 2019, nous avons raisonnablement estimé une perte probable et comptabilisé une charge à payer de 3 milliards de dollars relativement à l'enquête de la FTC sur notre plateforme et nos pratiques en matière de données utilisateur, laquelle charge est incluse dans les charges à payer et autres passifs à court terme de notre bilan consolidé résumé ». Et d’ajouter « Nous estimons que les pertes dans ce problème se situent entre 3 et 5 milliards de dollars. La question n'est toujours pas résolue, et il n'y a aucune garantie quant au moment ou aux modalités de tout résultat final ».

Le rapport du Times indique que la FTC veut faire une déclaration avec une lourde amende à l'encontre de la société (la plus importante jamais infligé à l’endroit d’une société technologique était de 22,5 millions de dollars en 2012 contre Google), mais ses membres n'ont pas été en mesure de décider à quel point ils sont près à aller loin dans une telle déclaration.

« Les cinq commissaires de la FTC ont convenu il y a plusieurs mois qu'ils voulaient faire appliquer une sanction historique qui refléterait l’importance de l’affaire pour la commission. Mais à présent, les membres sont divisés sur la taille et la portée de la punition à imposer à l’entreprise technologique, selon trois personnes connaissant les discussions qui ont parlé sous le couvert de l’anonymat.

« Cette division complique les derniers jours des pourparlers.

« Outre le désaccord sur la sanction financière appropriée, l'une des sources de divergence au cours des négociations a été la mesure dans laquelle Mark Zuckerberg, directeur général de Facebook, devrait être tenu personnellement responsable de toute violation d'un accord de 2011, selon deux personnes ».

Facebook a mené un combat acharné, affirmant que Zuckerberg ne devrait pas être tenu légalement responsable des actes de ses 35 000 employés.


Joseph J. Simons, président de la commission de cinq membres, a intensifié ses efforts pour obtenir au moins un de ses deux démocrates de son côté.

Le président de la FTC, Joseph Simons, aurait les trois membres républicains de la commission prêts à approuver un accord, les deux autres membres démocrates restant en attente d'une punition plus sévère. Mais Simons serait en train d'essayer d'éviter des décisions influencées par le parti (trois voix des républicains contre deux voix des démocrates), ce qui pourrait avoir des conséquences politiques ou se transformer éventuellement en litige d’après le NYT.

Tout règlement sera également considéré comme une mesure de la volonté de l’administration Trump de sanctionner l’une des sociétés les plus importantes et les plus influentes du pays. L'administration a assoupli les réglementations dans de nombreux secteurs, mais le président Trump a déclaré à plusieurs reprises que les géants de la technologie tels que Facebook et Amazon avaient trop de pouvoir.

De nombreux démocrates ont dirigé leurs efforts pour limiter le pouvoir de Silicon Valley.

« C’est une décision extrêmement importante, car toutes les grandes entreprises vont la surveiller pour voir s’il va vraiment y avoir un nouveau jour sur le front de l’application de la loi », a déclaré le sénateur Ron Wyden, un démocrate de l’Oregon qui s’est battu pour que Zuckerberg soit tenu personnellement responsable indépendamment du règlement qu’il pourrait y avoir..

Une réponse perçue comme douce pourrait saper la confiance du public dans la capacité de la FTC de superviser de manière adéquate les entreprises du secteur de la technologie, d’autant plus que l’Europe a mis en place sa propre réglementation plus stricte. La Commission devrait se prononcer prochainement sur la question.

Source : New York Times

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Le 14/05/2019 à 7:29
Facebook pourrait conclure un accord avec la FTC qui le placerait sous une surveillance de 20 ans,
quant à ses pratiques en matière de protection de la vie privée

Facebook, le numéro un des réseaux sociaux, est sur le point de conclure un accord avec le gouvernement américain sur ses politiques et pratiques en matière de protection de la vie privée, qui le placerait sous une surveillance de 20 ans, selon une source bien informée des discussions.

Cet accord permettrait de résoudre le problème de savoir si l'entreprise avait violé un pacte de consentement similaire conclu en 2011.

Il fallait s’attendre à un accord imminent après que Facebook ait mis de côté 3 milliards de dollars pour payer ce qui, selon elle, serait une amende comprise dans une fourchette de 3 à 5 milliards de dollars. Deux sources ont toutefois indiqué lundi qu'aucun accord n'était attendu cette semaine.

Une des sources a déclaré que l'annonce d'un règlement avec la Federal Trade Commission pourrait être annoncée dans un mois.

Plusieurs législateurs américains ont critiqué certains aspects d’un éventuel accord entre la FTC et Facebook qui renforcerait la surveillance des politiques et des pratiques en matière de protection de la vie privée au sein du conseil d’administration de Facebook et imposerait à la société de médias sociaux d’agir plus énergiquement contre les développeurs tiers.

Des sénateurs américains souhaitent que les dirigeants de Facebook soient personnellement mis en cause

Début mai, les sénateurs Richard Blumenthal et Josh Hawley ont critiqué le projet d’accord de la FTC (Federal Trade Commission) avec Facebook visant à limiter et sanctionner son utilisation abusive des données personnelles des consommateurs. Ces derniers ont exhorté le gouvernement à agir plus rapidement et à envisager d'imposer des sanctions sévères aux hauts dirigeants de l'entreprise.

Ces sénateurs ne sont pas les premiers à demander à ce que les dirigeants de Facebook soient personnellement tenus pour responsables des abus commis par l'entreprise. Le mois dernier, le sénateur démocrate Ron Wyden, qui est l'un des principaux défenseurs de la confidentialité numérique, avait déclaré dans une lettre adressée à la FTC, que les autorités fédérales de réglementation devraient tenir Mark Zuckerberg pour responsable des violations répétées commises par Facebook concernant la vie privée des Américains.

Le fait que ces 2 autres sénateurs se joignent à lui, n'arrange pas du tout les choses pour Facebook, surtout quand on sait que la FTC s'apprêtait à infliger à l'entreprise, une amende record estimée entre 3 et 5 milliards de dollars. Dans leur lettre adressée à la FTC, les sénateurs ont déclaré à l'agence que même avec une amende de 5 milliards de dollars, Facebook s'en tirait à bon compte. Ils ont également insisté pour que des limites à long terme soient fixées sur la manière dont Facebook collecte et utilise les informations personnelles.


Ils ont suggéré des mesures telles que la suppression des données de suivi et la limitation des pratiques publicitaires. Les deux hommes ont également demandé à ce que tout responsable de Facebook à l’origine d’une violation d’un accord ou d’un décret puisse être dénoncé. D'ailleurs dans leur lettre, ils déclarent ceci : « La Commission devrait imposer des sanctions pécuniaires dissuasives et imposer des mesures énergiques de reddition de comptes à Facebook, notamment en limitant l'utilisation des données des consommateurs, la responsabilité de la direction en cas de violation et d'autres mesures correctives structurelles pour mettre fin aux atteintes à la confiance des consommateurs ».

Un cofondateur de Facebook s’en mêle

Dans un éditorial publié dans le New York Times, l’un des cofondateurs de Facebook a appelé à la dissolution du réseau social. Chris Hughes, qui a aidé Mark Zuckerberg à lancer Facebook de son dortoir à Harvard il y a 15 ans, a déclaré que la Federal Trade Commission devrait annuler l'acquisition de WhatsApp et Instagram par Facebook afin de créer une concurrence accrue sur les marchés des médias sociaux et de la messagerie.

Hughes avance l'argument économique selon lequel Facebook est en situation de monopole, ce qui a limité la concurrence et freiné l'innovation. Il est impossible pour les utilisateurs de passer à un autre réseau social, car il n’existe aucun concurrent sérieux. Hughes affirme qu'aucun nouveau réseau social n'a été lancé depuis 2011 et que 84% des dépenses en publicités sur les médias sociaux vont directement à Facebook. Il cite la dissolution de AT&T par la FTC dans les années 1980, ainsi que la vente de Wild Oats par Whole Foods en 2009, comme un précédent quant à la manière dont cette rupture pourrait se produire.

Pour lui, le problème avec Facebook va même bien au-delà du simple problème relatif à l’économie. Hughes avances que les algorithmes des fils d’actualité dictent le contenu que des millions de personnes voient chaque jour, ses règles de contenu définissent ce qui constitue un discours de haine, et il n’existe aucun contrôle démocratique de ces processus. La propriété de Zuckerberg sur la majorité des actions de Facebook signifie qu’il n’y a aucun contrôle interne sur son pouvoir, et qu’aucune agence gouvernementale ne se consacre à la supervision d’une entreprise comme Facebook.

« L’influence de Mark est stupéfiante, bien au-delà de toute autre personne du secteur privé ou du gouvernement. Il contrôle trois plateformes de communication principales - Facebook, Instagram et WhatsApp - utilisées par des milliards de personnes chaque jour », écrit Hughes. « Le conseil d’administration de Facebook fonctionne plus comme un comité consultatif que comme un superviseur, car Mark contrôle environ 60% des actions avec droit de vote. Mark seul peut décider comment configurer les algorithmes de Facebook pour déterminer ce que les gens voient dans leurs fils d’actualités, quels paramètres de confidentialité ils peuvent utiliser et même quels messages sont livrés. Il définit les règles permettant de distinguer les discours violents et incendiaires des discours simplement offensants, et il peut choisir de bloquer un concurrent en l'acquérant, en le bloquant ou en le copiant ».

Ancienne photo de Chris Hughes et Mark Zuckerberg


« Mark est une personne bonne et gentille », a noté Hughes, « mais je suis outré que sa focalisation sur la croissance l’ait conduit à sacrifier sécurité et civilité au bénéfice des clics ». « Je suis déçu de moi-même et de la première équipe de Facebook pour ne pas avoir réfléchi davantage à la manière dont l’algorithme News Feed pourrait changer notre culture, influencer les élections et responsabiliser les dirigeants nationalistes. Et je suis inquiet que Mark se soit entouré d’une équipe qui renforce ses convictions au lieu de les défier ».

La FTC

L’accord conclu en 2011 entre Facebook et la FTC exigeait également que l’agence gouvernementale soit informée de ses pratiques en matière de protection de la vie privée depuis 20 ans.

La FTC a enquêté sur des allégations selon lesquelles Facebook aurait partagé de manière inappropriée des informations appartenant à 87 millions d'utilisateurs avec le cabinet britannique de conseil politique britannique, aujourd'hui disparu, Cambridge Analytica. L’enquête a porté sur le point de savoir si le partage de données et d’autres litiges violaient le consentement de 2011.

Cette déchéance, ainsi que la colère suscitée par le discours de haine et la désinformation sur sa plate-forme, ont suscité des appels de personnes allant du candidat à la présidentielle progressiste Sénateur Elizabeth Warren à un cofondateur de Facebook, Chris Hughes, pour que le gouvernement oblige le géant des médias sociaux à vendre Instagram, acheté en 2012, et WhatsApp, acheté en 2014.

En dépit de ses scandales, le cœur de métier de la société s’est montré résilient, Facebook ayant battu les estimations sur ses bénéfices antérieurs au cours des deux derniers trimestres.

Source : Reuters

Voir aussi :

Des sénateurs américains souhaitent que les dirigeants de Facebook soient personnellement mis en cause, en cas d'abus commis par l'entreprise
Mark Zuckerberg devrait être tenu pour responsable des problèmes de confidentialité de Facebook, selon un sénateur américain
Chris Hughes, cofondateur de Facebook, appelle au démantèlement du RS : « le pouvoir de Mark Zuckerberg est sans précédent et anti-américain »
Avatar de Stan Adkens
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Le 05/06/2019 à 9:10
La révolte des actionnaires de Facebook devient sanglante : les investisseurs impuissants votent massivement
Pour évincer Zuckerberg de la présidence

Les actionnaires de la plus grande plateforme de réseau social au monde sont furieux de la façon dont le PDG Mark Zuckerberg a géré une série de scandales sur Facebook, y compris l'interférence dans les élections américaines de 2016 à partir du réseau social et la violation géante de données par le cabinet Cambridge Analytica révélé l'an dernier. Ce mécontentement envers le fondateur, Président du conseil d’administration et Directeur général a atteint de nouveaux sommets. Lors l’assemblée annuelle des actionnaires le 30 mai dernier, 68 % des actionnaires qui ne sont ni dans la direction ni dans le conseil d’administration de la société ont voté en faveur de la séparation des fonctions de président du conseil et de chef de la direction et de l'éviction de Zuckerberg de son poste de président, même si cela n’a pas suffi à instaurer une présidence indépendante sur Facebook.

La révolte des actionnaires de Facebook vient de passer à une autre phase, selon les résultats du vote des investisseurs déposé lundi. Lors de son assemblée annuelle des actionnaires la semaine dernière, ces derniers ont voté sur une série de propositions et les résultats soulignent la colère parmi les investisseurs extérieurs. Ces investisseurs pensent que l'entreprise gagnerait à ce qu'un président indépendant demande des comptes à Zuckerberg et à son équipe dirigeante. Selon une analyse des résultats effectuée par Open Mic, une organisation qui travaille avec des actionnaires activistes pour améliorer la gouvernance d'entreprise dans les plus grandes entreprises américaines, les actionnaires indépendants ont massivement soutenu deux propositions pour affaiblir le pouvoir de Mark Zuckerberg.


En avril dernier, Business Insider a révélé huit propositions des actionnaires activistes de Facebook contenues dans un dépôt effectué plus tôt par l’entreprise à la SEC (Securities and Exchange Commission), annonçant son assemblée annuelle des actionnaires du 30 mai. Deux de ces propositions montraient la volonté des investisseurs d’apporter des changements dans la direction de Facebook. Dans l’une des propositions, les investisseurs voulaient évincer Zuckerberg en tant que président du conseil d'administration de Facebook en faveur de l'embauche d'un dirigeant indépendant. Dans l’autre proposition, les investisseurs voulaient instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de classe B ».

A l’issue du vote du 30 mai, environ 68 % des investisseurs externes ont exprimé qu’ils ne veulent plus voir M. Zuckerberg au poste de président et veulent plutôt faire venir une personnalité indépendante à la présidence du conseil de Facebook. Les investisseurs adhèrent davantage à cette proposition. En 2017, 51 % des investisseurs avaient voté en faveur d'une proposition presque identique, d’après Business Insider.

En 2017, des actionnaires avaient fait une proposition visant à obtenir un président indépendant, mais elle a connu d’importantes oppositions parmi les investisseurs. Certains gros investisseurs tels que les fonds Vanguard Total Stock Market Index et Fidelity Contrafund avaient voté contre la proposition. En octobre 2018, quatre grands fonds publics américains, investisseurs de Facebook, se sont joints au premier groupe et ont proposé, à nouveau, de démettre Mark Zuckerberg en tant que président-directeur général au profit d’un président indépendant. Ils avaient justifié leur proposition par la série de scandales notoires dans lesquels le réseau social a été impliqué depuis un certain temps.

En effet, pendant que Zuckerberg continue sa domination sur Facebook, les contenus sur sa plateforme de réseau social sont militarisés pour propager l'ingérence électorale, la violence, le discours haineux, le harcèlement sexuel, la publicité discriminatoire et les violations rampantes de la vie privée. Le plus important scandale de données personnelles a affecté plus de 87 millions de personnes à travers le monde. L’année dernière, une faille de sécurité exploitée par une attaque qui a permis aux pirates de prendre le contrôle des comptes des utilisateurs. A la suite de cette violation de sécurité, considérée comme la plus importante de l’histoire de Facebook, des identifiants de connexion à Facebook des utilisateurs se seraient retrouvés sur le marché obscur du Web pour environ 3 $, selon un rapport.

Une autre proposition chère aux investisseurs externes a été approuvée le 30 mai à la majorité par ces derniers. En effet, 83,2 % de ces investisseurs ont soutenu la proposition visant à supprimer la structure à deux classes d'actions de Facebook. Mais les réformes n'ont jamais été susceptibles d'être adoptées, car les actionnaires indépendants n'ont pas assez de voix pour se débarrasser de Zuckerberg en tant que président, puisqu'il contrôle la majorité des actions.

Pour rappel, Facebook a une structure d'actions à deux classes. Pour les actionnaires de « classe A », une action équivaut à une voix, mais pour les actionnaires de « classe B », une action représente dix voix. Dans cette dernière classe, Zuckerberg et son entourage détiennent environ 18 % du total des actions, selon CNBC, ce qui équivaut à environ 70 % des voix, et Zuckerberg lui-même en détient 60 %.


Dès que les propositions ont été déposées en avril dernier, Facebook a demandé que ses actionnaires rejettent la proposition, comme aux précédentes assemblées annuelles. « Nous croyons que notre structure du capital est dans le meilleur intérêt de nos actionnaires et que notre structure de gouvernance actuelle est saine et efficace », a-t-il dit. Zuckerberg et ses collègues ont encore rejeté la proposition du président indépendant et les plans d'actions à deux classes malgré le soulèvement des investisseurs extérieurs. En d'autres termes, si Zuckerberg et ses plus proches alliés ne sont pas d'accord avec les actionnaires, ils pourront toujours s’imposer tant que la structure de la gestion actuelle de Facebook restera en l’état.

Toutefois, selon une déclaration envoyée à Business Insider par Michael Connor, directeur exécutif d'Open Mic, les résultats du vote des actionnaires externes envoient un message clair à la direction de Facebook. « Les résultats parlent d'eux-mêmes. Mark Zuckerberg et le conseil d'administration de Facebook doivent écouter les actionnaires de l'entreprise. L'arrogance ne remplace pas la bonne gouvernance d'entreprise », a-t-il dit. Jonas Kron, qui dirige l'actionnaire activiste Trillium Asset Management, l’investisseur de Facbook qui a proposé la nomination d'un président indépendant en 2017, a également déclaré : « Les investisseurs sont clairement préoccupés et veulent du changement. Ce niveau de soutien est rarement vu dans les propositions d'actionnaires ».

Dans un communiqué, Michael Frerichs, trésorier de l'État de l'Illinois, qui investit également dans Facebook, a déclaré :

« Les investisseurs indépendants de Facebook conviennent qu'il est temps pour l'entreprise de séparer les rôles de président du conseil d'administration et de chef de la direction ». « Pour l'instant, M. Zuckerberg est à la fois président du conseil d'administration et PDG, il est son propre patron, et il est clair que ça ne marche pas », a-t-il ajouté.

Selon Forbes, lorsqu’un autre membre de l'auditoire a demandé à Susan Desmond-Hellmann, membre du conseil d'administration de Facebook, si elle envisageait de convoquer une réunion au sujet de la destitution de Zuckerberg, elle a dit « La réponse est non ». « L'entreprise, le conseil d'administration et moi-même sommes à l'aise avec l'arrangement opérationnel actuel, où Mark est président et chef de la direction », a-t-elle ajouté.

Cette situation pourrait-elle changer un jour tant que le fondateur, président du conseil d’administration, directeur général et actionnaire majoritaire de Facebook sera toujours aux commandes de l’entreprise ? Toutefois, les actionnaires connaissaient la situation lorsqu’ils ont choisi d’investir dans des actions de « classe A » de Facebook. Qu’il refoule leurs propositions par la force de ses droits de vote, il est pour l’instant dans ses droits, même si Facebook a grand besoin d’une meilleure direction pour se sortir de ses problèmes actuels. Néanmoins, ce vote augmente la pression sur les dirigeants de la société. Un juge des Etats-Unis a, par ailleurs, obligé Facebook à remettre aux actionnaires des informations sur sa manière de gérer la confidentialité des données utilisateur, selon Reuters.

Source : Business Insider

Et vous ?

Quels commentaires faites-vous des 68 % du vote des actionnaires externes ?
Pensez-vous qu’avec un président indépendant, Facebook parviendra à minimiser les scandales ?
Pensez-vous que les actionnaires parviendront un jour à évincer Zuckerberg de la présidence du conseil d’administration de Facebook ?

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Les actionnaires de Facebook en ont assez de Marc Zuckerberg, mais ne peuvent rien faire contre lui, en voici les raisons
Avatar de sylsau
Membre actif https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 10:04
Compte tenu de la répartition des voix, il est impossible que Mark Zuckerberg puisse être délogé de son poste de président par un vote.
Il faudrait qu'il parte de lui-même ce qui n'est donc pas prêt d'arriver.
Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 10:18
Je trouve cela quand même légèrement déplacé, ils connaissaient parfaitement ce à quoi ils s'engageaient en achetant des actions de type A, plutôt que de celles de type B. Les règles du jeu ne sont pas une surprise.
S'ils ne sont pas content, pourquoi ne vendent-ils par leurs actions ?

C'est comme aller à une boulangerie, acheter une baguette de 100g, et se plaindre que celui qui achète une flûte de 200g a plus de pain en sortant...
Avatar de eldran64
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 10:22
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je trouve cela quand même légèrement déplacé, ils connaissaient parfaitement ce à quoi ils s'engageaient en achetant des actions de type A, plutôt que de celles de type B. Les règles du jeu ne sont pas une surprise.
S'ils ne sont pas content, pourquoi ne vendent-ils par leurs actions ?

C'est comme aller à une boulangerie, acheter une baguette de 100g, et se plaindre que celui qui achète une flûte de 200g a plus de pain en sortant...
Pour ma part quand j'achète du beurre, j'aime bien avoir: le beurre, l'argent du beurre, la crème et le c** de la crémière. Ceci dit comme je connais les règles, je ne repars qu'avec le beurre.

Pour les actionnaires, je pense qu'ils souhaiteraient voir leurs gains augmenter et leur pouvoir également.

Le fait que Marc soit encore à la tête de son entreprise est peut être l'une des meilleure chose qui soit pour FB (pour les utilisateurs) mais pas forcément pour les comptes de la boite.
Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 10:47
Citation Envoyé par eldran64 Voir le message
PLe fait que Marc soit encore à la tête de son entreprise est peut être l'une des meilleure chose qui soit pour FB (pour les utilisateurs) mais pas forcément pour les comptes de la boite.
Euh malgré le raffut, ça roule plutôt bien pour FB : de ce document, tu peux juste extraire ceci :
Cash and cash equivalents and marketable securities – Cash and cash equivalents and marketable securities were $45.24 billion at the end of the first quarter of 2019.
45 milliards de dollars et des brouettes de réserves de cash au 1er trimestre 2019, ça laisse le temps de se retourner.

Après le seul moyen que les actionnaires minoritaires ont pour renverser la situation c'est de croiser les doigts pour que le compte rendu de l'enquête fédérale US sur l'abus de position dominante soit au vitriol. Ça va coûter, c'est sûr mais comme on dit c'est peut-être un mal pour un bien.
Avatar de eldran64
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 10:58
Citation Envoyé par rawsrc Voir le message
45 milliards de dollars et des brouettes de réserves de cash au 1er trimestre 2019, ça laisse le temps de se retourner.
Vu comme ça, c'est clair que FB a de la marge . Je ne sais pas à combien s'élève le cash de Microsoft ou d'Apple mais j'imagine que ça doit être encore plus élevé. Du coup, tout ces chiffres, ça doit faire tourner les têtes de plus d'un actionnaire.
Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 11:28
Fin 1er trimestre 2019 :

Entreprise Trésorerie Chiffre d'affaires
Google 113 milliards $ 137 milliards $
Apple 245 milliards $ 265 milliards $
Facebook 45 milliards $ 56 milliards $
Amazon 37 milliards $ 242 milliards $
Microsoft 131 milliards $ 110 milliards $
Dell 15 milliards $ 90 milliards $
Uber 8 milliards $ 11 milliards $
Total 594 milliards $ 911 milliards $

Total GAFAM : 571 milliards de $ de trésorerie
Total GAFAM : 810 milliards de $ de chiffre d'affaires (Cela représente grosso modo le PIB cumulé de 90 pays de la planète sur 194)

tu veux lutter toi ? A part la puissance de feu d'un état comme la Chine, je ne vois pas comment tout ce petit monde ne pourrait pas racheter n'importe quelle société concurrente ou qui commencerait à marcher sur leur plates bandes (d'ailleurs c'est se qui se passe, d'où l'entrevue d'un abus de position dominante)
Avatar de matthius
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 13:00
Vive Zuckerberg pour avoir démontré la fraude de la copie !
Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 05/06/2019 à 15:00
Citation Envoyé par rawsrc Voir le message
45 milliards de dollars et des brouettes de réserves de cash au 1er trimestre 2019, ça laisse le temps de se retourner.
C'est ce qu'on disait d'IBM, ça fait 15 ans qu'ils se retournent, se retournent et se retournent...
C'est ce qu'on disait de Yahoo, et effectivement, Yahoo se retourne... dans sa tombe.

Quand un grosse boite devient has been, peut importe le cash, au bout d'un moment ça ne fonctionne juste plus.
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