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Faut-il être développeur pour lancer une start-up viable ?
Oui, selon un expert des projets d'entreprise IT, mais a-t-il raison ?

Le , par Idelways

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Faut-il être développeur pour lancer une start-up viable ?
Oui, selon un expert des projets d'entreprise IT, mais a-t-il raison ?

Le succès des startups informatiques, notamment dans le domaine des réseaux sociaux (à l'instar des success story Facebook et Twitter) fait rêver les entrepreneurs. Peut-être même un peu trop.

On le constate sur les sites d'emploi, les mailing-list ou les forums de discussion où souvent, des entrepreneurs non-développeurs postent des annonces à la recherche "d'excellents développeurs" capable implémenter leur idée de génie.

Exemple :


****** est une plateforme de rencontres « fun » et élégante qui a pour vocation de rapidement devenir internationale. Le service propose des interactions originales entre ses membres, et encourage les hommes à devenir ce que les femmes ont toujours cherché : un Gentleman.

****** a été sélectionné pour rejoindre le ******, un programme dispensé par des créateurs confirmés, destiné à accompagner les entrepreneurs dans les technologies (web, biotech, greentech, etc)

Le Fondateur
***** (@****, diplômé de l’****), jeune et dynamique entrepreneur, est passionné par le web et les réseaux sociaux. Aussi, il est inscrit sur TOUS les sites de rencontres ! Pourquoi ? Pour réaliser l’étude de marché la plus pertinente !

Le Poste
Un associé motivé, talentueux et ouvert d’esprit qui aura le rôle de Lead Developper, et Technical Lead de l'équipe.

[...]
Ou encore (en anglais) :



Bien qu'il soit permis de rêver et d'avoir des idées innovantes, le nombre croissant de ces annonces les a rendu à la longue, sujet de critiques parmi les développeurs.

D'autant plus qu'elle sont souvent formulées en tant que proposition de partenariat, donc sans aucune rémunération avant que le site ne décolle... S'il décollera un jour.

Ce qui soulève quelques interrogations ?

Peut-on lancer avec succès une Startup Web sans que le fondateur n'en soit lui même un (bon) développeur ?

Non, selon une note publiée sur Y Combinator, le site spécialisé dans le financement de projets IT. Son auteur conseils aux fondateurs qui ne savent pas coder, de se retirer pendant 6 mois et apprendre jour et nuit, week-ends compris à coder.

Pour au moins réussir à implémenter soit même un prototype fonctionnel à présenter aux investisseurs ou aux moins à des bêta testeurs.

Et vous ?

Êtes-vous de cet avis ?

Et recevez-vous ce genre d'offres de « super développeurs » prêt à implémenter les idées des autres sans rémunération sûre ? Comment y répondez-vous ?

Source : un exemple d'annonce, conseil aux fondateurs qui ne savent pas coder

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Avatar de Soundscape
Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
Le 21/12/2010 à 12:31
Bonjour,
Je me suis beaucoup interrogé sur les questions que vous soulevez car j’ai récemment cherché à développer un projet en ligne et suis sur le point d’y renoncer faute de temps/ressources. Et j’ai eu l’occasion de me faire une opinion sur le sujet.

Je crois être ce que l’on pourrait appeler un programmeur amateur (un geek ?) – j’ai fait du C et du C++ durant mes études, quelques sites en flash « pour rendre service », j’ai appris le java et la création de webservices pour connecteur mes appli flash à une base de donnée Mysql, etc…
Bref, je ne me considère pas comme un professionnel car je ne gagne pas ma vie avec cette activité et que mes connaissances sont bien trop limitées pour garantir la viabilité d’un projet in fine…

Quoiqu’il en soit, je voulais vous faire partager ma propre expérience de porteur de projet : j’ai cherché à profiter d’un changement d’emploi pour créer un site web « relativement » original et moyennement ambitieux en termes de fonctionnalités. N’ayant pas de ressources financières et ne voulant pas faire des propositions « mensongères » à des programmeurs du genre « tu seras payé quand ça marchera » alors que le risque du projet est élevé, je me suis décidé à programmer moi-même une version prototype du site. J’ai cherché ces deux derniers mois à approfondir mes connaissances en programmation web et je dois dire que j’ai réalisé ces derniers jours à quel point il est très peu réaliste de se lancer dans une telle entreprise en raison, non pas des connaissances à acquérir, mais du temps pour mettre en place un projet à dimension « professionnel » : je m’imaginais être capable de mener à terme un projet qui fait normalement appel à une équipe d’au moins 5 personnes pendant plusieurs mois. Si je renonce à jeter l’éponge : il me faudrait au moins 6 à 9 mois pour arriver à une version non testée…
D’ailleurs, juste pour reprendre l’idée de l’article initial, le temps de développement d’un projet pour un novice serait :
1 – le temps d’identification des langages et technologies à apprendre (1 ou 2 mois ?)
2 – l’apprentissage de ces langages (de 3 à 6 mois ?)
3 – la formalisation de son projet (2 à 3 mois ?)
4 – la mise en œuvre « seul » (de 3 à 6 mois ?)
Autant dire que le type doit être rentier...

Mon « vrai » métier est la gestion financière et j’ai régulièrement travaillé avec des porteurs de projets entrepreneuriaux. Pour rebondir sur certains problèmes soulevés plus haut, on peut « normalement » positionner un projet de création dans deux cases:
- projet original et innovant (en terme technologique mais aussi d’offre)
- projet visant à l’amélioration de l’existant (l’offre existe mais elle peut être améliorée)

En termes de stratégie générale, l’idée « originale et innovante» est un concept perçu comme plus risqué pour l’investisseur. Si le projet n’a pas encore été réalisé, il peut y avoir plusieurs raisons :
- Personne n’a eu cette idée : il s’agit effectivement d’un projet innovant et prometteur qui vise à créer une nouvelle offre ou à se substituer à une offre existante (exemple par mi d’autres de ventes-privées.com qui substitue le déstockage physique local par une forme de déstockage délocalisé et « haut de gamme »)
- Ce projet est irréalisable (ou très difficilement) en terme techniques (exemple farfelu : diagnostic médical en ligne pouvant remplacer l’avis du médecin, etc… d’ailleurs certains projets sans perspectives font parfois le buzz dans les médias malgré/pour leur irréalisme - voiture volante, etc...)
- La demande pour ce projet n’existe pas ou pas encore : pour simplifier, les clients n’en verront pas vraiment l’utilité aujourd’hui.

Les start-up sont à l’inverse de la plupart des secteurs, généralement valorisée pour leur dimension innovante puisque le territoire du web est encore en friche. Pour « limiter » au maximum le risque inhérent à ces projets qui peuvent s’avérer très lucratifs, les investisseurs préfèrent effectivement investir dans des projets déjà initiés. J’ai régulièrement entendu qu’un projet de start-up devait se lancer pour moins de 100k€ - puis faire l’objet d’une levée de fond après « validation ».
En termes de stratégie pure, un projet innovant peut également avoir pour ambition d’occuper une position avantageuse (« first mover ») dans un marché qui va émerger en faisant un pari sur une technologie sur le point d’aboutir. C’est un peu le pari, certes risqué, de mon propre projet.
Contrairement à l’idée généralement admise, il est à mon sens préférable que l’idée innovante ait fait l’objet d’une première tentative plus ou moins ratée : on pourra identifier les raisons de cet échec, éviter un certain nombre d’écueils dans le meilleur des cas, ou au pire prendre conscience de l’irréalisme du projet.

A mon sens, il est peu crédible qu’un novice ou un amateur (qui ne dispose généralement pas de 100k€) puisse remplacer à lui seul un équipe de programmeur pour un projet ambitieux. A l’inverse, je pense qu’il est exceptionnel (évidemment cela existe) qu’un ou plusieurs développeurs puissent concevoir une stratégie crédible dans un secteur qu’ils connaissent mal. Je crois que c’est la raison pour laquelle il existe beaucoup de start-up visant directement des professionnels de l’informatique (souvent des grandes entreprises).
Les discours tels que celui de « l’expert des projets d’entreprise » consiste, à mon avis, à entretenir le rêve du « self-made-man » alors que ce monsieur doit bien connaître la complexité des processus mis en jeu. D’ailleurs, du point de vue de l’investisseur, ne s’agit-il pas de reporter le risque initial du projet sur le temps et l’énergie d’un individu ? Sans excès de pessimisme, je pense que les « self-made-man » sont très rares : dès que les médias en trouvent un, ils ont tendance à le placarder en Une.

A l’inverse, je pense que l’association du gestionnaire et du programmeur est beaucoup plus réaliste et a de grandes chances d’aboutir sur ces projets. Les premières réactions visant à « dénoncer » les pratiques de porteurs de projet qui promettent une rémunération après « succès » ou autre sont, à mon sens, le reflet d’une méconnaissance des uns et des autres :
- Les gestionnaires n’ont pas idée de l’énergie et du temps que demandent leur propres projets, ils peuvent même avoir tendance à relayer le programmeur au rôle de « salarié non rémunéré »
- Les informaticiens n’imaginent pas l’énergie et le temps nécessaire à promouvoir, à piloter, à convaincre dans le cadre une activité en création.

Les bons gestionnaires sont certainement aussi rares que les bons programmeurs. Mais l’évaluation d’un projet fait partie du métier du gestionnaire – si vous avez confiance dans les qualités professionnelles de cette personne, rien ne sert de porter des jugements hâtifs. Et la réciproque est vraie. La question pour réside plutôt dans la manière de se faire une opinion des qualités de cette personne et je pense qu’un informaticien ou un gestionnaire expérimentés ont tous deux cette compétence.
Les deux bords ont des intérêts communs à travailler ensemble, ce qui nécessite de connaître le travail et les préoccupations de l’autre pour pouvoir dialoguer avec lui d’égal à égal – et prendre des risques en commun.
Mais pour ce connaître, il faut d’abord se rencontrer : expliquer à l’autre et entendre ce que l’autre a à dire…et faire tomber un certain nombre de préjugés et de pratiques malheureuses.
Je pense que d’autres pays sont beaucoup plus avancés que nous dans ces échanges (notamment pendant la période des études), ce qui participe fortement au dynamisme de leurs start-up.
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 16:30
Citation Envoyé par Idelways Voir le message

Êtes-vous de cet avis ?
Faits rééls : j'ai effectué mon stage de fin d'étude dans une start-up créé par deux jeunes étudiants qui ne connaissaient que du php et très peu de java. Ces deux petit jeunes ont voulu créé un site de réseautage social totalement en Silverlgiht et le but était de térasser Facebook.
Au départ j'étais content d'intégrer une équipe qui avait de telle ambition tout en pensant que j'allais trouver des ingénieurs chévronnés qui m'apprendront beaucoup de trucs sympas sur Silverlight.
Le premier jour de mon stage pas d'ingénieur connaissant la techno .net et pour créer le site qui devrait terrasser Facebook, on était deux stagiaires, moi y compris. Le deuxième ne comprenait que le java et recevait les motivations du chef lui disant java et c# c'est la même chose et je me suis retrouvé au bout du compte à encadrer ce stagiaire.
Un jour ne passe sans que je me dise : "c'est moi qui ai mal entendu où ils veulent vraiment terrasser Facebook".
Après 8 mois de loyaux services, ben je me suis cassé en refusant leur proposition d'embauche qui voulait que je sois payé 1000 net en tant qu'ingénieur .net.

Aux dernières nouvelles : 8 développeurs sont passés et tous étaient des stagiaires ou en contrat pro. Le site est en ligne avec moins de 50 membres alors que Facebook en a 500 Millions

Citation Envoyé par Idelways Voir le message

Et recevez-vous ce genre d'offres de « super développeurs » prêt à implémenter les idées des autres sans rémunération sûre ? Comment y répondez-vous ?
je prends ça pour une blague et j'en ris vraiment.
Bon supposons que j'accepte l'offre je peux faire comme Zuckerberg, récupérer leurs idées et je me casse au bout de la période d'essai et implémente le projet à ma sauce. avec des amis développeurs compétents
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Avatar de Julien Bodin
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 17:57
Disons qu'être développeur déjà à la base évite d'avoir à en payer un

Mais je pense qu'il est bien de ne pas être développeur pour avoir des idées. On doit toujours penser à l'utilisateur final alors que nous, développeurs, pensons la plupart du temps à la réalisation technique (à sa faisabilité ou sa complexité).

Mon boss a souvent pas mal d'idées et j'ai tendance à la freiner quand je vois que ça risque d'être compliqué à réaliser, mais au final on arrive toujours à un certain compromis et au final ça se réalise.
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 18:20
Comme l'a dit Thomas Edison : "Le génie représente 1% d'inspiration et 99% de transpiration".

Avoir une idée c'est facile mais la concrétisé ça..., c'est autre chose !!!
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Avatar de Traroth2
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 22/12/2010 à 8:55
Au cas où on serait attiré par une aventure de ce genre là, la première question à poser au fondateur-à-l'idée-géniale, c'est "quel sera ton rôle dans la boite, toi ?"
Parce qu'être simplement le chef qui ne sait rien faire techniquement, qui n'a pas la première thune pour financer le projet et qui n'a en fait qu'un concept plus ou moins fumeux en poche, ça ne vaut tout simplement rien !

Et plus généralement, je me méfierais de tous les projets genre "on va battre Facebook à plate couture", parce que ça, ça démontre quand même une sacrée méconnaissance de la réalité de la situation. Personnellement, ça fait 16 ans que je suis sur le net, et je pense que Facebook est la plus grosse success story qu'il y a eu pendant ce temps. Avec 500 millions d'inscrits, ils ont maintenant une force d'attraction proche de celle d'un trou noir ! Ca risque de ne pas être facile d'attirer les gens vers votre site, alors que tout le monde est déjà sur Facebook !
Donc si vous voulez vraiment suivre un créateur d'entreprise de ce genre, trouvez en un qui ait une idée réellement originale, pas "Facebook en mieux"...
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Avatar de Barsy
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 17:04
Il suffit de fouiller dans la section projets/jeux de ce forum pour trouver des choses similaires.

Il y a beaucoup de gens avec plein d'idées (idées qui sont rarement originales) et qui cherchent des développeurs pour les concrétiser...
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Avatar de minuipile
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 17:21
Je pense que pour concrétiser un projet faut au minimum le coucher sur papier et apprendre un minimum des besoins techniques que le projet représente.

Parce que en informatique comme ailleurs, on a tous des idées. Mais être capable de voir comment la réaliser est une autre paire de manche.

Avoir un projet sans connaissance technique c'est comme si je voulais lancer un nouveau produit pour les voitures sans rien connaître de la mécanique ou même sans avoir de connaissance minimum pour réparer sa propre bagnole... Autant dire qu'on a le statut de vendeur de gadget... Et ça c'est viable que si on assure l'innovation. Si on a une idée et qu'on est pas capable de se renouveler... La start up restera une start up.
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Avatar de Flaburgan
Modérateur https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 17:40
Le problème c'est pas que les gens ne peuvent pas dév leur projet, c'est qu'ils pensent avoir des idées originales alors qu'elles sont soit classiques soit irréalisables. Et s'ils ne le savent pas, c'est souvent parce qu'ils n'ont aucune idée de ce dont ils parlent, d'où le "mets un peu la main à la pâte pour comprendre de quoi il s'agit avant de sauter de partout"
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Avatar de pi-2r
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 17:47
le plus important reste l'idée et la façon de la présenter.
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Avatar de kain_tn
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 18:06
Citation Envoyé par Acropole Voir le message
Je suis totalement en désaccord.
La majorité des clients des boîtes de dev commandent des logiciels sans savoir programmer. Ils n'ont que l'idée de comment ça doit marcher pour l'utilisateur, pas comment va faire le développeur.
On bosse tous, au final, pour des non programmeurs (sauf ceux qui codent visual studio ou eclipse, évidemment).
Oui enfin, on a vu les résultats que ça donne hein? Des projets souvent pourris du début à la fin parce que le client a fait des choix douteux, et que le commercial lui a dit que c'était tout à fait réaliste (évidement, lui ça lui fait des rentrées d'argent... )

Et quand ce n'est pas le cas, ils changent d'avis toutes les X semaines...

Je pense que tous les développeurs ayant travaillé en SSII savent de quoi je parle.

Je me souviens même d'un client qui m'avait demandé une fonctionnalité tout à la fin du projet, et devant les estimations de délais il était tout étonné: pour lui, il s'agissait simplement de "dessiner un nouveau bouton qui quand on clique dessus" traite des données; ça a été assez difficile de lui expliquer que derrière son bouton, il y avait du travail... J'ai fini par lui rajouter son bouton en une minute pour qu'il réalise qu'un bouton tout seul ça ne fait rien!
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