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Un virus biologique utilisé à bon escient pourrait augmenter par dix la capacité des batteries
Selon des chercheurs américains

Le , par Hinault Romaric

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Les virus sont connus pour leur capacité de duplication et de destruction.

Des chercheurs estiment avoir trouvé le moyen d'exploiter à bon escient leur capacité d’auto-renouvellement.

En particulier le virus de la mosaïque du tabac (TMV) qui s'attaquent habituellement aux plantes, en particulier le tabac et les tomates.

Ces scientifiques américains, qui travaillent sur la façon d’enrober des petites cellules de virus sur des matériaux conducteurs, ont constaté lors d’un test d’incorporation d’une nanostructure sur une batterie un fait étonnamment avantageux.

En effet, son incorporation à une batterie de lithium pourrait augmenter par dix la capacité de stockage de celle-ci.

Le virus de la mosaïque du tabac semble même le candidat parfait. Sa taille, sa capacité de réplication, celle d’auto-assemblage, son adhésion au métal, sa forme sont idéales pour la technologie de construction des électrodes des batteries, et pourraient augmenter jusqu'à un facteur dix la capacité des batteries.

Les nanostructures TMV se lient aux électrodes dans une pile au lithium sans avoir besoin d’un agent de liaison et augmentent automatiquement la surface de l’électrode. Le virus influence ainsi la quantité d’électricité que la batterie peut contenir.

Le virus TMV est inerte durant tout le processus de fabrication de la batterie, et les batteries fabriquées ne peuvent le transmettre.

« La technologie que nous avons développée peut être utilisée pour reproduire les dispositifs de stockage d’énergie pour les microsystèmes intégrés tels que les réseaux de capteurs sans fil » a déclaré le professeur Herbert Rabin directeur du génie électrique et informatique à l’école Clark

Les batteries qui vont découler de cette découverte devraient être idéales pour une utilisation dans les appareils électroniques de petites tailles, telles que les Smartphones.

Source : Site de l’école Clark

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Avatar de 10_GOTO_10
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 17/12/2010 à 14:42
Il ne risque pas d'être détecté par l'antivirus ?

Ok je sors
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Avatar de grafikm_fr
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 17/12/2010 à 15:59
Citation Envoyé par Mat.M Voir le message
c'est une belle intox
Moquette, quand tu nous tiens...
Donc quand on publie un article comme ça dans IEEE Journal ou comme ça au Proceedings of National Academy of Sciences, c'est de l'intox?

Citation Envoyé par Mat.M Voir le message

Or je ne vois vraiment pas du tout comment un organisme vivant peut accélérer ce transfert d'électrons
Parce que une surface d'un virus a une structure très compliquée et très échancrée, avec donc une surface énorme eu égard de sa taille linéaire. Par conséquent, en plantant une "forêt" de virus sur une plaque de metal et en métallisant de tout, tu obtiens une électrode (metallique) dont la surface est d'un ordre de magnitude supérieure à une surface de même taille. La surface est entièrement métallique, pas organique. Le virus a juste servi de moule sur laquelle on a dispersé le metal. C'est juste que le virus a une énorme surface et peut être fait en millions d'exemplaires absolument identiques, qui s'assemblent de surcroît. Donc elle peut servir pour produire une sorte de moule.

Citation Envoyé par grafikm_fr Voir le message
houlala quelles errreurs ! Un virus c'est un organisme vivant par exemple une grosse bactérie comme Escherichia Coli.
AAAAAAAAA tu mélanges les bactéries et les virus mais au secours...
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Avatar de grafikm_fr
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 17/12/2010 à 15:12
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Des scientifiques américains travaillant sur la façon d’enrober des petites cellules de virus sur des matériaux conducteurs
C'est très très beau. On modifie génétiquement le virus pour avoir un site se liant avec un métal et on en fait pousser une forêt sur une plaque de métal. Et ensuite, on les métallise à leur tour. Et vu la tête de la structure du TMV (cylindre avec plein de molécules de capsules qui en partent radialement), ça augmente la surface d'un facteur 10.

Du reste, c'est pas la seule tentative, il y en a eu une autre avec le virus M13 (article pour les intéressés).

Maintenant, je prends le pop-corn pour voir des associations râler sur le fait qu'on utilise un virus (!) OGM (!!!) pour faire des batteries et appeler au boycott de cette technologie
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/12/2010 à 15:23
Très sympa. L'utilisation de virus pour ce genre de technologie est surprenant.

Par contre je me pose de question au niveau du risque. Ces virus sont ils encore actifs? Des éventuelles mutations pourraient-elles les rendre dangereux? Ça peut paraitre parano, mais je pense que répondre à ces question sera indispensable si cette techno doit sortir des laboratoires.
2  0 
Avatar de gbdivers
Inactif https://www.developpez.com
Le 20/12/2010 à 13:59
En lisant les différents commentaires, il me semble qu'il y a un point qu'il faut préciser : dans cette application, les virus n'interviennent pas dans la production d’électricité.

Pour rappel, un accumulateur permet simplement de stocker de l'énergie entre 2 conducteurs (je simplifie énormément). L'idée est d'augmenter la surface d'échange entre ces 2 conducteurs pour augmenter la capacité en utilisant des nanotechnologies (ie des structures conçues à l'échelle du nanomètre, pas des petits robots comme dans les films ) On sait fabriquer sans problème des nanotubes depuis longtemps mais le problème est qu'ils ne s’organisent pas dans l'espace : ils forment de gros paquets sans structures précises (un gros tas de nouilles pour simplifier)

Pour organiser les nanostructures, les chercheurs ont pensé utiliser du matériel biologique (cf le second papier cité par grafikm_fr) : des peptides, des protéines, de l'adn par exemple. Ce matériel est utilisé uniquement pour donner une nanostructure aux électrodes. On utilise leurs propriétés de réplication, d'auto-organisation et de fixation à un support pour former une nanostructure puis on les recouvre de métal. C'est uniquement ce changement dans la forme des électrodes qui intervient dans le stockage de l'énergie et non les éléments biologiques (on pourrait les retirer sans que ça modifie les capacités de l'accumulateur) Il est probablement que pour une commercialisation grande échelle, les constructeurs devront inactiver les virus, par exemple avec des UV.

On n'a pas encore fait assez de conneries avec les découvertes sur les virus, leurs modifications pour les adapter a autres choses. Car ici, ils ne s'attaquaient qu'au tabac et aux tomates, mais une fois modifiés a quoi s'attaqueront ils, lorsqu'il faudra recycler la batterie.
Car combien de personnes rapportent leur batterie pour la recycler dans de bonne condition et ne la jettent pas n'importe ou.
On verra apparaître un nouveau SIDA, ou une nouvelle peste que sais je encore !
Pour info, cela fait plus de 50 ans qu'on sait modifier un virus et qu'on le fait tous les jours. Par exemple pour produire des médicaments ou pour la recherche biomédicale (un étudiant en biologie de 2 années sait cloner un virus, faire des transfections, le cultiver, etc. c'est la B A BA du génie génétique)
Et les virus n'ont pas besoin de l'homme pour muter, ils le font très bien tout seul (l'hypothèse actuelle est que le HIV proviendrait d'un virus proche chez le singe, le SIV, qui a muté spontanément)

Bref, pas de propos inutilement alarmiste...

EDIT : pour l'histoire de la chaleur, ce n'est pas des températures de 70-100°C qui peut détruire les virus. Mais il existe d'autres techniques pour désactiver les virus.
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Avatar de eldran64
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 17/12/2010 à 15:13
Je vois bien des écolos vouloir des batteries sans virus!
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Avatar de grafikm_fr
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 17/12/2010 à 15:30
Citation Envoyé par Uther Voir le message
Par contre je me pose de question au niveau du risque. Ces virus sont ils encore actifs? Des éventuelles mutations pourraient-elles les rendre dangereux?
Ils sont enfouis sous une couche de métal, donc ils sont scellés à l'intérieur. Après, un virus hors cellule n'étant pas "vivant" au sens classique du terme, il peut potentiellement se réactiver si on brise l'électrode en petits morceaux. Cela dit, je présume qu'en chauffant ce bazar tu peux déstructurer le RNA et enlever même ce risque.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/12/2010 à 16:02
Ils sont enfouis sous une couche de métal, donc ils sont scellés à l'intérieur. Après, un virus hors cellule n'étant pas "vivant" au sens classique du terme, il peut potentiellement se réactiver si on brise l'électrode en petits morceaux. Cela dit, je présume qu'en chauffant ce bazar tu peux déstructurer le RNA et enlever même ce risque.
En effet un virus n'est pas vivant c'est pour cela que j'ai utilisé le mot "actif" ne sachant pas s'il y a de nom scientifiquement plus exact pour dire qu'il est en état de reprendre son activité de parasitage cellulaire.

Le fait qu'il soit enfoui sous du métal ne suffira pas à me rassurer, un virus de par son coté non vivant pouvant survivre à des conditions extrêmes. J'imagine déjà les épidémies sur les plantes à proximité des décharges. Le chauffage semble en effet une idée... à condition qu'il n'endommage pas les électrodes en même temps que les virus.
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Avatar de parrot
Membre actif https://www.developpez.com
Le 23/12/2010 à 9:00
Je trouve la découverte vraiment originale et intéressante. Fallait y penser!

Ceci dit, il faudra évidemment convaincre la protection des animaux: métalliser des virus, quelle horreur! Et puis tous les sceptiques de la technologie: voyons, un virus dans la nature!

Pour les premiers, je ne trouve pas d'argument. Pour les seconds, en voici quelques-uns:
  • lors de l'invention du chemin de fer, les sceptiques annonçaient que le corps humain ne supporterait pas une vitesse supérieure à 60 km/h. Combien de personnes dépassent allègrement cette limite dans le TGV?
  • N'avons nous pas d'autres technologies bien plus problématiques? Je pense en particulier à l'énergie nucléaire, qu'elle soit civile ou militaire.
  • Si cela marche avec le virus du tabac, cela peut aussi marcher avec d'autres virus, plus inoffensifs.
  • Des batteries virales seront peut-être l'argument pour convaincre tous ceux qui jettent leurs batteries à la poubelle d'enfin les recycler.


Le génie humain a quelques plantées, c'est vrai. Les bombes atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, les graves pollutions dues à l'extraction minière, les gaz responsables de l'effet de serre ne sont pas des réussites. Mais regardez toutes les avancées que la science a permises: vous passez vos vacances au soleil des caraïbes grâce à l'avion, vous soignez vos infections aux antibiotiques, vous remplacez votre coeur défaillant grâce à une greffe, vous communiquez avec vos voisins habitant en Australie grâce à Internet, vous disposez des informations du monde entier grâce à la télé.

Ayons un peu plus confiance en l'avenir, et essayons de le préparer, notamment grâce à la science et à l'éthique.
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Avatar de Grisou
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 23/12/2010 à 9:42
Citation Envoyé par grafikm_fr Voir le message
Ah ben ils ont probablement été grillés avant de toute façon. Le virus n'est pas requis pour le fonctionnement de la batterie, il a juste été utilisé comme moule dans la création de l'électrode.

C'est comme si pour créer une statue, on métallisait directement la personne qui sert de modèle (gloups ). Mais autant il viendra jamais à l'idée de personne de faire ça avec un être humain (quoique, dans je sais plus quel film pourri, on voit ça), autant on peut faire ça avec les virus...

Mais il y en a peut etre qui ont essayé de faire une statue de leur femme ou de leur belle mère ! Bien que peut estétique cela a peut etre été efficace !
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