Facebook est confronté à de nouvelles questions sur le moment où il a eu connaissance de la collecte de données
De Cambridge Analytica

Le , par Bill Fassinou

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La semaine qui vient de passer s’est soldée pour Facebook avec le départ de deux de ses plus importants cadres. Chris Cox, le responsable des produits chez Facebook et Chris Daniel ont quitté la direction de l’entreprise. Selon le New York Times, leur départ est étroitement lié à la très controversée idée de Mark Zuckerberg de vouloir unifier les trois principales plateformes du groupe notamment Facebook Messenger, Whatsapp et Instagram. Depuis un peu plus d'un an maintenant, les démissions se succèdent au sein de l’entreprise. On pourrait les illustrer en partant par exemple de la démission de Brian Acton et de Jan Koum, les deux cofondateurs de Whatsapp, respectivement en 2017 et 2018. Toujours en 2018, les deux cofondateurs d’Instagram ont également quitté la société. D'autres responsables, notamment le responsable des communications et des politiques de Facebook et le responsable de la sécurité, ont également quitté leurs fonctions.

Pourquoi une telle vague de démission au sein de l’entreprise ?

Beaucoup d’explications à propos de ses vagues de démission laissent entendre que ces cadres sont partis à la suite de malversations entre ces derniers et Mark Zuckerberg concernant la façon dont le PDG de Facebook dirige l'entreprise. Des spéculations lient certains de ces départs au scandale qui a tant faire parler de lui, celui du Cambridge Analytica. Est-ce vrai ? On ne saurait y répondre avec certitude puisqu’à ce jour, aucun commentaire de la part de Facebook n’existe à ce propos. Si depuis l’explosion du scandale de Cambridge Analytica, Facebook a toujours nié être au courant de l’utilisation finale des données collectées et traitées par l’entreprise britannique, les récentes accusations à l’encontre de la société en disent totalement le contraire. D’après des révélations faites par l’hebdomadaire britannique The Observer la semaine passée, Facebook aurait dissimulé depuis le début de cette histoire des preuves qui prouvent son implication directe dans l’affaire dite de Cambridge Analytica.


En effet, pour l’affaire qu’on cite et d’après les propos de The Observer relayés par The Guardian, au moins un membre du conseil d’administration de Facebook était au courant du but réel et permanent de la collecte de données litigieuse plusieurs années avant l’explosion du scandale. Facebook aurait-il menti jusque là en soutenant qu’il a appris de la presse ce à quoi les données collectées par Cambridge Analytica devraient servir ? C’est que ressortent les récentes affirmations de l’hebdomadaire britannique. « Des personnes de la Silicon Valley ont témoigné que Marc Andreessen, membre du conseil d'administration de Facebook, le fondateur de la société de capital-risque Andreessen Horowitz et l'une des personnes les plus influentes de la Silicon Valley, ont assisté à une réunion avec Christopher Wylie qui s'est tenue dans le bureau d'Andreessen Horowitz deux ans avant que Wylie ne se présente comme dénonciateur », a indiqué la semaine dernière The Observer.

Que s’est-il passé au cours de la réunion entre les membres de Facebook et Wylie ?

Ce dernier, rappelons-le, a également occupé le poste de directeur de recherche au sein de la société britannique, Cambridge Analytica, disait en mars 2018 que « Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit. Ils ont joué un rôle crucial, j'en suis sûr ». Ainsi, selon les réactions qui fusent de partout, si Christopher Wylie est passé par Facebook, alors le géant des réseaux sociaux était au courant de ce qui se faisait en coulisse au sein de la société britannique. Il y aurait-il eu un malentendu entre Wylie et Facebook qui, par peur de mettre à mal son image n’a pas voulu révéler au grand public les agissements de Cambridge Analytica ? Autant de questions soulignées de toute part par la communauté. « En tout cas, aujourd’hui on ne peut pas dire que l’image de l’entreprise est aussi bien protégée que ses dirigeants le voulaient jadis », ont commenté certains internautes. Cela dit, cette révélation pourrait se révéler extrêmement embarrassante pour Facebook.

« Il y avait des gens qui étaient très préoccupés par les rapports sur ce que Cambridge Analytica faisait avec les données, et la réunion a été organisée pour essayer d'en savoir le plus possible sur l'exploit afin de trouver des solutions possibles. C'est pour ça que Wylie a été invitée. On lui a posé beaucoup de questions, y compris sur les contacts de l'entreprise avec des entités russes », a déclaré un technologue de la Silicon Valley dont The Observer n’a pas cité le nom. Pourquoi Facebook s’attelle-t-il à soutenir qu’il ignorait les réels agissements de Cambridge Analytica ?, se demandent plus d’un. Selon d’autres témoignages au journal, après cette réunion, Facebook aurait mis en place une équipe comprenant Wylie et d'autres personnes de Facebook pour tenter de limiter le comportement de la société de traitement de données. Seulement cette initiative aurait été abandonnée très vite. « Ce qui est bizarre, c'est qu'il n'y a pas eu de suivi. L'idée était d'inverser l'ingénierie du problème pour trouver des solutions. Mais nous n'avons jamais entendu parler d'un suivi avec l'équipe de sécurité de Facebook ou d'une tentative de mettre l'information en action », a déclaré un participant à cette réunion.

La semaine qui est passée va peut-être se classer parmi l’une des plus dures pour le réseau social depuis un moment. En plus du départ de ses dirigeants, de nouvelles enquêtes criminelles contre l'entreprise ont été lancées pour savoir si elle a couvert l’étendue de son implication avec Cambridge Analytica. Tout ceci a été couronné par la diffusion choquante, vendredi dernier, d’une vidéo en direct montrant un homme armé qui a tué 49 personnes en prière en Nouvelle-Zélande. La vidéo serait devenue tellement virale que même les efforts conjoints de Google et Facebook n’ont pas réussi à l’empêcher d’atteindre des millions de personnes.

Que dit Facebook à propos de tout ça ?

Qu’il s’agisse du PDG de Facebook ou d’autres membres de la société, tous ont refusé de commenter les accusations promulguées contre l’entreprise, explique The Observer. Andreessen Horowitz par contre a indiqué ce qui suit : « La suggestion selon laquelle j'ai eu ou que j'ai organisé une réunion avec Christopher Wylie est tout à fait fausse. Je n'ai jamais rencontré Wylie de ma vie. Après l'élection de 2016, un collègue commun m'a suggéré par courriel de rencontrer Wylie, mais cette rencontre n'a jamais eu lieu. Plus tard, début 2018, Wylie m'a contacté sur Twitter et m'a demandé une rencontre, ce que j'ai refusé ». Christopher Wylie va-t-il démentir très prochainement cette affirmation de Andreessen Horowitz ? Cela représente un commentaire très attendu par les uns et les autres.

Tout ceci ne représente qu’une partie de ce que la société vit actuellement. Aleksandr Kogan, l’universitaire à l’origine de l’application de collecte de données qu’aurait utilisée Cambridge Analytica et que Facebook a toujours tenu pour responsable du scandale, a décidé vendredi de poursuivre l’entreprise en justice pour diffamation et feinte d’ignorance. Pour lui, Facebook l’a utilisé comme bouc émissaire alors que la société était au courant des agissements de Cambridge Analytica. Ses affirmations et plaintes sont, peut-on le dire, renforcées par les allégations que rapportent The Observer. Facebook continue quand même de voir la chose autrement. « Facebook n'était pas au courant du transfert des données de Kogan/GSR(Kogan's business Global Science Research) à Cambridge Analytica avant décembre 2015. Quand Facebook a appris la violation par Kogan des politiques d'utilisation des données de Facebook, nous avons agi », a déclaré un porte-parole de l’entreprise.

Pour l’heure, il est difficile de savoir ou de donner une chronologie exacte à comment les faits se sont déroulés. Certains estiment que Facebook reste obscurcissant sur le sujet et pourrait bien le rester pendant encore longtemps. D’après eux, si la responsabilité pénale de Facebook venait à être prouvée, cela pourrait coûter très cher à l’entreprise. Néanmoins, les enquêteurs estiment vouloir continuer de creuser. « La bulle pourrait bien se briser un de ces jours », ont-ils avancé comme argument à leur détermination à éclaircir cette affaire. Croyez-vous qu’ils y arriveront ?

Source : The Guardian, Forbes

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Selon vous, Facebook aurait-il été au courant depuis le début de la collecte de données de Cambridge Analytica ?
Facebook serait-il vraiment innocent dans cette affaire comme il le prétend, selon vous ?
À quoi devrait-on s'attendre à la fin de cette enquête, selon vous ?

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Avatar de ddoumeche
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 21/03/2019 à 15:18
Citation Envoyé par psychadelic Voir le message
ah, ok, t'es versé dans les théories du complots, donc inutile d'en discuter.
Faire l'autruche ne permettra pas de sauver la planète.
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 14/04/2019 à 23:04
Les actionnaires de Facebook forcent un vote pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président
Et imposer une nouvelle gouvernance du réseau social

C’est bientôt mai, et plus d’un se demande si Zuckerberg pourra encore cette fois compter sur son pouvoir spécial pour faire échouer les nouvelles propositions des actionnaires activistes de Facebook. Attendons la fin du mois prochain pour le savoir, toutefois, pour l’heure, l’entreprise a déposé vendredi un document à la SEC (Securities and Exchange Commission), annonçant son assemblée annuelle des actionnaires du 30 mai et confirmant les propositions des investisseurs qui seront soumises au vote pendant l'événement. En effet, certains investisseurs reviennent à la charge pour tenter à nouveau de démettre Zuckerberg du poste de président du groupe, renverser la structure à deux catégories d'actions de Facebook et imposer une nouvelle gouvernance sur le réseau social.

Le document déposé le vendredi dernier, contient huit propositions des actionnaires de Facebook, selon Business Insider, y compris deux qui sont bien connues des internautes du fait qu’elles ont déjà fait la une des médias en ligne à plusieurs reprises. Les investisseurs veulent, non seulement, évincer Zuckerberg en tant que président du conseil d'administration de Facebook en faveur de l'embauche d'un dirigeant indépendant, mais aussi instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de catégorie B ».

Pour rappel, en 2017, l’un des gros investisseurs de Facebook, Trillium Asset Management, a été à l’origine d’une proposition visant à obtenir un président indépendant. Mais cette résolution a connu d’importantes oppositions parmi les investisseurs. D’autres gros investisseurs tels que les fonds Vanguard Total Stock Market Index et Fidelity Contrafund avaient voté contre la proposition de 2017.


En octobre 2018, quatre grands fonds publics américains investisseurs de Facebook ont proposé, à nouveau, de démettre Mark Zuckerberg en tant que président-directeur général au profit d’un président indépendant. Ils avaient justifié leur proposition par la série de scandales notoires qui ont émaillé la vie du réseau social depuis un certain temps et avaient espèrent obtenir le soutien de grands gestionnaires d'actifs. La chute régulière des actions depuis le début des problèmes de Facebook a aussi été citée comme un autre motif de leur résolution.

En novembre 2018, suite à la publication d’un rapport selon lequel Facebook aurait embauché une entreprise de relations publiques pour lutter contre les critiques dirigés contre la société, des investisseurs ont réitéré leur proposition de mettre fin à la fonction de président du conseil d’administration qu’exerce Mark Zuckerberg en plus de son poste de directeur général du groupe. Toutefois, la position du réseau social sur la question de création d’une présidence indépendante est très bien connue. Selon Facebook, un président indépendant pourrait « créer de l'incertitude, de la confusion et de l'inefficacité dans les fonctions et les relations du conseil d'administration et de la direction».

Cependant, les efforts continuent. Des investisseurs militants qui contrôlent plus de 3 milliards de dollars d'actions font pression pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président du conseil d'administration de Facebook. Bien d'autres changements dans la gouvernance de l’entreprise sont également prévus à condition que le vote soit favorable pour ces investisseurs activistes le 30 mai prochain.

Les actionnaires voteront pour pousser Zuckerberg à se retirer de la présidence du conseil d’administration

L’une des propositions qui feront l'objet d'un vote le 30 mai obligerait M. Zuckerberg à se retirer et à nommer un président indépendant pour aider à diriger Facebook après que plusieurs scandales majeurs, depuis l’année dernière, aient mis l'entreprise sous un jour de plus en plus négatif. Facebook, pour sa part, a dit à ses actionnaires qu'ils devraient voter contre les propositions contenues dans le dépôt auprès de la SEC.

La firme a déclaré :

« Nous croyons que notre conseil d'administration fonctionne efficacement dans sa structure actuelle et que la structure actuelle offre une protection appropriée en matière de surveillance ». « Nous ne croyons pas que le fait d'exiger que le président du conseil soit indépendant améliorera sensiblement l'orientation et le rendement, et pourrait plutôt entraîner une inefficacité dans les fonctions et les relations du conseil et de la direction », a-t-elle ajouté.

Les investisseurs veulent instaurer de nouveaux « mécanismes équitables et appropriés permettant d'éliminer les droits disproportionnés des actionnaires de catégorie B »

La structure de l’actionnariat actuelle de Facebook comporte deux classes d'actions, selon Business Insider. Les actions de catégorie B offrent 10 fois plus de droits de vote que les actions de catégorie A, et il se trouve que Zuckerberg possède plus de 75 % des actions de catégorie B. Ce qui signifie qu'il a plus de la moitié des droits de vote sur Facebook, d’après Business Insider. C’est ce pouvoir absolu de vote détenu par Zuckerberg que les actionnaires activistes veulent abolir lors de l'assemblée annuelle des investisseurs en mai par le vote.

Selon Busines Insider, la proposition des actionnaires dit ceci :

« Fausses nouvelles, ingérence électorale et menaces pour notre démocratie - les actionnaires ont besoin de plus que de nier, de détourner et de retarder. Nous exhortons les actionnaires à voter EN FAVEUR d'un plan de recapitalisation pour toutes les actions en circulation afin d'obtenir un vote par action. »

L'argument des actionnaires est que Facebook est actuellement incroyablement scandaleux. Il suffit de penser au rocambolesque scandale Cambridge Analytica qui a affecté les données personnelles de plus 87 millions de personnes, à la manipulation des élections par des agents russes, aux publicités discriminatoires, au rôle de Facebook dans le nettoyage ethnique du Myanmar et aux énormes cyberattaques dont certaines ont affecté jusqu’à 50 millions de comptes Facebook.

Le trésorier de l'État de l'Illinois, Michael Frerichs, a déclaré en octobre dernier :

« La structure de gouvernance de Facebook continue de mettre ses investisseurs en danger. C'est maintenant le temps du changement ». « Mark Zuckerberg doit davantage rendre compte au conseil d'administration afin de rétablir la confiance des investisseurs et de protéger la valeur pour les actionnaires. »

Le problème, c'est que la structure de partage de Facebook rend ce type d'action totalement dépourvu de sens. Bien que la proposition des actionnaires soit soutenue par des investisseurs qui contrôlent environ 3 milliards de dollars d'actions Facebook, avec des actions de classe B de Facebook détenues par Zuckerberg et bien d’autres initiés, la résolution ne prospérera probablement pas. Comme aux précédentes assemblées annuelles, Facebook a demandé une fois de plus que ses actionnaires rejettent la proposition. « Nous croyons que notre structure du capital est dans le meilleur intérêt de nos actionnaires et que notre structure de gouvernance actuelle est saine et efficace. »

Toutefois, ces actions répétées des investisseurs mettent davantage en lumière des scandales à répétition dans lesquelles est impliquée la société et la structure des actions de l’entreprise qui donne trop de pouvoir à Zuckerberg.

Source : Business Insider

Et vous ?

Que pensez-vous de cette nouvelles proposition des actionnaires ?
Quelle issue prévoyez-vous pour le vote du 30 mai ?

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Avatar de rawsrc
Modérateur https://www.developpez.com
Le 15/04/2019 à 11:15
Rien que pour le choix de la photo ça mérite +1
Avatar de earhater
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 15/04/2019 à 11:29
Il est grand temps que Zuzu parte. Il n'a pas été capable de limiter les scandales par rapports par rapport à la vie privée, à la sécurité (les mots de passes en clair des applications messenger), et ces derniers temps des casques de VR avec des trolls du type Big brother is watching you imprimé dessus. Je sais bien qu'une entreprise de cette taille est une sorte d'entité autonome mais il faut remettre les choses à plat et taper du poing sur la table à un moment donné.
Avatar de lsbkf
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 16/04/2019 à 4:20
Je ne suis pas derrière Zuckerberg, mais ces investisseurs et actionnaires veulent vraiment nous faire croire qu'ils sont surpris par les scandales ? C'est un coup de com' pour faire semblant d'être offusqué, se faire valoir en évincant le président fautif, mais dans le fond est-ce que ça va changer grand chose ?
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2019 à 8:08
Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
Les actionnaires de Facebook forcent un vote pour évincer Mark Zuckerberg du poste de président
Voilà ce qui arrive quand on introduit son entreprise en bourse, les actionnaires prennent trop d'importance et peuvent vous virer.
Il doit avoir des milliards, il peut se casser et faire autre chose, de toute façon son image est trop ternie, chaque semaine il y a au moins une news anti Facebook.

Je pense que si le système s'en prend autant à Facebook c'est parce qu'il a participé à l’élection de Trump, les gens ont partagé des extraits de ses discours pendant la campagne de 2016, alors que les médias étaient très largement contre lui. Facebook a également permis la création du mouvement des gilets jaunes, tout à commencé par 2 randoms qui ont dit "Si vous n'êtes pas d'accord avec la politique de Macron mettez un gilet de sécurité sur votre tableau de bord" et ça a fini par prendre beaucoup d'ampleur.

Du temps du printemps arabe les médias étaient à fond "Facebook c'est génial, ça permet au peuple de faire des révolutions !", ça a changé depuis...
"Printemps arabe": internet a permis aux jeunes de faire entendre leur voix
DUBAI - Dans une région dominée par les médias officiels, les réseaux sociaux ont permis aux jeunes de faire entendre au monde entier la voix du "printemps arabe", même si la crédibilité de ces nouveaux médias est parfois remise en question.
(...)
Les réseaux sociaux ont joué un rôle primordial dans le déclenchement du "printemps arabe" dont l'étincelle a été l'immolation par le feu d'un jeune Tunisien le 17 décembre.

Depuis, les régimes tunisien et égyptien sont tombés et la révolte a gagné la Libye, le Yémen, la Syrie et Bahreïn, où un mouvement de contestation a été réprimé par la force à la mi-mars avec le soutien des monarchies du Golfe dont l'Arabie saoudite.
Comment Internet a fait les « printemps arabes »
Si les réseaux sociaux ont permis d’organiser les manifestations et de contourner les médias officiels, en 2011, ils ont aussi recomposé l’espace social.
Les médias ont perdu du pouvoir de manipulation, maintenant avec internet les gens peuvent voir autre chose, ils n'ont plus à subir la propagande officielle.
Bon en réalité Facebook, Twitter, etc, sont pas mal contrôlé et censuré, tous les propos n'ont pas la même visibilité.
Mais bon parfois un miracle se produit (gilets jaunes)
Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/04/2019 à 8:11
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Voilà ce qui arrive quand on introduit son entreprise en bourse, les actionnaires prennent trop d'importance et peuvent vous virer.
As-tu bien lu l'actualité ?

Z. possède 75% des actions de type B, et possède donc plus de la moitié des droits de vote.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2019 à 8:42
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Z. possède 75% des actions de type B
Non mais ok ils n'ont pas le pouvoir de le virer, mais en attendant ils pourrissent son image.

Citation Envoyé par Stan Adkens Voir le message
« Fausses nouvelles, ingérence électorale et menaces pour notre démocratie - les actionnaires ont besoin de plus que de nier, de détourner et de retarder. Nous exhortons les actionnaires à voter EN FAVEUR d'un plan de recapitalisation pour toutes les actions en circulation afin d'obtenir un vote par action. »
(...)
Toutefois, ces actions répétées des investisseurs mettent davantage en lumière des scandales à répétition dans lesquelles est impliquée la société et la structure des actions de l’entreprise qui donne trop de pouvoir à Zuckerberg.
Bon après si les actionnaires ne sont pas content ils n'ont qu'à se débarrasser de leur actions...
Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/04/2019 à 9:58
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Je pense que si le système s'en prend autant à Facebook c'est parce qu'il a participé à l’élection de Trump, les gens ont partagé des extraits de ses discours pendant la campagne de 2016, alors que les médias étaient très largement contre lui.
Je ne pense pas qu'il faut porter une trop grande importance à cette "politisation" de facebook.

Le but de facebook, c'est de te vendre des pubs autour des vidéos. Du coup, il ne montre que des vidéos que tu es suceptible de regarder en entier.
Si FB te montre des vidéos de Trump, c'est qu'ils ont repérés avant ça que ça te plairait.
Pour ma part les vidéos de trump que me montrait fb étaient plutôt des parodies ou des débunkages....

Bref, il ne faut pas confondre corrélation et causalité.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/04/2019 à 10:26
Citation Envoyé par AoCannaille Voir le message
Je ne pense pas qu'il faut porter une trop grande importance à cette "politisation" de facebook.
En attendant les médias et les politiciens accusent les réseaux sociaux d'être responsable de la monté du populisme.

Les réseaux sociaux, poison de la démocratie et terreau du populisme
Emmanuel Macron a lui-même –selon le Journal du Dimanche du 10 décembre- parfaitement résumé les choses : « la jonction des réseaux sociaux et des télés en continu est un poison pour la démocratie ». Sur ce thème, France info ce lundi donne la parole à un politologue qui analyse parfaitement le phénomène nouveau auquel se heurte notre démocratie. Il titre son article: “peut-on encore gouverner à l’heure des réseaux sociaux?”.
Bolsonaro élu au Brésil : les réseaux sociaux font-ils la courte échelle aux populistes ?
Le candidat d’extrême droite a remporté l’élection présidentielle brésilienne haut la main dimanche 28 octobre. C’est notamment en s’appuyant sur WhatsApp, utilisé par 120 millions de personnes, qu’il a pu mettre en place une vaste opération de désinformation. De Trump à Salvini, décryptage d’une stratégie qui se répand chez les populistes.
(...)
Lors de son élection en mars dernier, l’Italien Matteo Salvini avait lancé ce cri du cœur : « Merci Dieu pour Internet. Merci Dieu pour les réseaux sociaux. Merci Dieu pour Facebook. » Au tournant des années 2010, les observateurs politiques et médiatiques croyaient déceler à chaque scrutin l’importance vitale des réseaux sociaux naissants.
Citation Envoyé par AoCannaille Voir le message
Si FB te montre des vidéos de Trump, c'est qu'ils ont repérés avant ça que ça te plairait.
Certes.

Facebook confirms: Donald trumped Hillary on the social network during 2016 election
Aside from the differential in ad spend, Trump’s team appeared to be the more sophisticated of the two in how it made use of Facebook’s outcome-oriented approach to optimization. All told, Trump ran 5.9 million ad variations, rapidly testing, tweaking, and killing non-performers — while increasing spend amounts on those that led to the desired outcome.

Clinton ran around 66,000 ads during the same time period.

Trump also made use of a feature that creates lookalike audiences based on current supporters. Put simply, Facebook’s data insights gleaned information from each supporter in an attempt to find others just like them — these “others” would be new targets, those who weren’t already following Trump or interacting with his Facebook messages.
C'était chouette cette élection, tout le monde s'attendait à la victoire d'Hillary et en fait non !

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Il y a 2 choses sur Facebook, les médias parlent toujours du contenu sponsorisé qui ciblent des utilisateurs selon leur centres d’intérêts, mais il y a aussi les utilisateurs qui cherchent du contenu et qui eux même s'abonnent à des pages sans qu'on leur en fasse de la pub.
Le contenu sponsorisé c'est pas terrible, mais par contre la liberté de suivre n'importe quoi sur Facebook c'est assez sympa.
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