Pour tenter de sortir de la crise des Gilets jaunes, le président de la République, Emmanuel Macron, a adressé une lettre aux Français dimanche 13 janvier 2019 dans laquelle il a parlé du Grand Débat national.Le lendemain, le Premier ministre, Édouard Philippe, a apporté des précisions sur l’organisation du Grand débat national. Il a souligné le caractère « inédit » de cet exercice « hors campagne électorale » qui va permettre à tous les Français « de dire ce qu’ils souhaitent ».
« Chaque Français doit se saisir de cette opportunité », a exhorté Édouard Philippe, pour s’exprimer sur tous les sujets en participant notamment à des «réunions d’initiatives locales » qui permettront à chacun de débattre sur les questions qu'ils jugeront importantes.
Pour le Premier ministre, ce Grand débat national doit se faire dans la transparence, l’indépendance et l’impartialité.
Les grandes lignes du Grand Débat national
Le Gouvernement a mis en place une palette d’outils à disposition des citoyens qui souhaitent prendre part au grand débat :
- Les réunions d’initiatives locales : elles permettront à chacun de débattre au cours de réunions publiques, de se faire entendre et de convaincre.
- Les contributions en ligne ou par courrier : à compter du 21 janvier, les contributions des Françaises et des Français pourront être directement déposées sur le site www.granddebat.fr ou envoyées par courrier postal : Mission grand débat - 244, bd Saint-Germain, 75007 Paris.
- Les stands de proximité : ces stands seront installés dans des lieux de passages du quotidien. Ils permettront à ceux qui le souhaitent de donner leur avis sur les thématiques mises au débat.
- Les conférences citoyennes : à partir du 1er mars, des conférences citoyennes régionales seront organisées, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants de diverses parties prenantes. Ils pourront participer à l’élaboration de pistes concrètes, donner leur avis sur ce qui ressort des premières semaines du grand débat.
Les ratés du site du Grand Débat national
Dès la mise en ligne qui a eu lieu ce 15 janvier 2019, plusieurs critiques ont fusé. Il a été par exemple reproché d’utiliser un domaine en .fr au lieu d’un domaine en gouv.fr, qui aurait, selon certains, été meilleur dans la mesure où il aurait été une information sans équivoque du fait qu’il émane du gouvernement français.
Ensuite il est demandé d’entrer son adresse mail. Cependant, le site conçu par Cap Collectif (et hébergé chez OVH) ne conserve pas le...
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