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Hadopi : les premiers e-mails d'avertissement sont partis
Seul Free fait de la résistance en refusant d'envoyer les siens

Le , par Katleen Erna

21PARTAGES

0  0 
Mise à jour du 05.10.2010 par Katleen
Hadopi : les premiers e-mails d'avertissement sont partis, seul Free fait de la résistance


Le coup d'envoi est lancé. Les premiers e-mails d'avertissements de l'Hadopi sont partis vendredi (tout du moins, pour les abonnés aux réseaux Numericable et Bouygues Telecom. SFR et Orange ont envoyé les premiers messages hier matin).

Le contenu de ces courriels est consultable ici.

De plus, après de multiples déboires, le site www.hadopi.fr est enfin ouvert et opérationnel. Alors tout va bien dans le meilleur des mondes pour la Haute Autorité ?

Pas vraiment. Free fait de la résistance. Le fournisseur d'accès refuse obstinément d'envoyer les e-mails d'avertissement à ses clients, alors que cela devait être fait au plus tard hier à 10h30 eu égard à la loi.

«Nous n’avons pas relayé les emails Hadopi. Afin d'encadrer les échanges portant sur des données personnelles au sujet desquelles la CNIL porte une attention particulière, nous avons proposé le principe d'un conventionnement dans le courant de l'été au ministère de la Culture et à l'Hadopi. A ce jour, nous n'avons eu aucun retour concret sur cette étape structurante pour le passage en production», explique le FAI aux journalistes de 20 Minutes, tout en reprochant à l'Hadopi de ne pas fournir assez de garanties concernant la protection des données personnelles des internautes.

De plus, il n'est pas de sanction juridique prévue dans le cas d'un opérateur qui refuserait d'envoyer les recommandations à ses abonnés. Ce qui est punit, en revanche, est la non-identification des adresses IP mises en cause. Mais rien ne dit que Free n'a pas réalisé cette opération.

Rappelons que ce sont les ayants-droits qui collectent les adresses IP des fraudeurs présumés et les transmettent à l'Autorité (cinq organismes peuvent pour l'instant amorcer ce processus, avec l'accord de la CNIL : quatre pour les oeuvres musicales (la Sacem, la SCPP, la SDRM et la SPPF) et un pour les films (l'Alpa).

Source : Hadopi

Free, cédera ou cédera pas ? Pensez-vous que le FAI finira par envoyer les courriels d'avertissement à ses abonnés ?

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Avatar de ClaudeBg
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 17/11/2010 à 11:34
La seule réaction face à ce type de loi, c'est que chaque citoyen se mette à télécharger "illégalement" tout de suite et de façon ininterrompue.

Quand une loi devient liberticide et répressive à ce point, la désobéissance civique devient non pas un droit, mais un devoir, sans quoi il ne restera plus du terme "liberté" que la liberté pour une élite d'oppresser le reste du monde. L'Histoire a retenu que ceux qui appliquaient et respectaient les lois n'étaient pas toujours, et de loin, les plus respectables.

Un Homme politique élu démocratiquement n'a pas reçu un chèque en blanc : pour la durée de son mandat il est censé représenter les intérêts de son peuple. Or, je me demande quel peut bien être l'intérêt des Français dans une loi de ce genre? Ca protège de quoi (parce que, si vous l'avez remarqué, toutes les lois récentes consistent à "protéger" au détriment de la liberté)? Des pertes financières de Sony? Des baisses de revenus du pauvre Johnny (qui a tout fait pour tenter d'aller payer ses impôts ailleurs en niant sa nationalité française)? Ca vous chagrine? Ca pose un problème à la France?

Moi je vais plus loin, le partage privé de musique (par exemple) n'a pas à être soumis à un payement, c'est normal qu'on puisse copier à usage privé. Ceux dont on télécharge les morceaux sont les plus connus, et donc les plus riches : ils ne gagnent pas assez avec leurs concerts et leurs produits dérivés, plus les droits sur les diffusions publiques (TV, radio, dancing), il faut encore qu'on paye pour écouter en privé???? Quand je siffle en rue, je suis aussi soumis au droit d'auteur? Ben oui manifestement! Des artistes connus et célèbres ont maintes fois rappelé (Madonna par exemple) que ce qui les faisaient vivre c'étaient en premier les produits dérivés et en second les concerts. Ca ne suffit pas?

Il faut que les enfants des enfants d'un chanteur puissent continuer à toucher un "salaire" à chaque fois qu'on écoute une chanson, prestée une unique fois par leur parent? Vous touchez des droits, vous, sur les pièces fabriquées par votre père à l'usine? Vous continuez à percevoir un salaire quand vous rentrez chez vous après la fin de votre journée? Non, au contraire, on vous tape au rebut lorsqu'on n'a plus besoin de vous.

Il ne faut pas se battre contre Hadopi, il faut se battre dès le départ, pour mettre à bas ce que les gens ont fini par trouver "normal" : une redevance à vie à payer sur un "travail" effectué une seule fois par une "élite". Fin des droits d'auteur pour utilisation privée = fin du téléchargement "illégal", et fin des lois liberticides. Il n'y a aucune autre alternative, sans quoi on se retrouve à devoir choisir entre lois liberticides à outrance ou instauration d'un non-droit de fait. On est en train de se battre pour voir de quelle couleur on doit peindre un mur, alors que ce mur n'a tout simplement pas lieu d'être. On trouve "naturel" de payer à vie pour une chanson, mais on ne trouverait pas naturel de payer une redevance à vie à un pompier pour chaque vie sauvée : ça vous semble logique?

Et qu'on ne parle pas de la sauvegarde de la culture, ça me fait marrer :

- Ce sont les gros éditeurs, comme Sony qui font du pognon avec les droits. Or, ces gens sont tout sauf des découvreurs de talents: ils éditent ce qui rapporte et donc participent au nivellement (par le bas) de la culture. Ils ne financent jamais les petits artistes "à risque".

- Ce ne sont pas les droits d'auteur qui sont visée depuis le début, ce sont "les droits d'éditeur". La propagation de la musique de façon gratuite ne dérange pas parce que ça "prive" l'artiste de ses maigres revenus (pauvre Michel, tu veux échanger ton salaire contre le mien? Tu te crois plus utile à la société?).

Non, ça dérange parce que ça court-circuite ceux qui tirent du pognon de la production, de la vente, et de la distribution. Le combat mené ici est simple : c'est la condamnation de ce qui est gratuit en tant que concurrence déloyale à ce qui est payant. Rien de plus, rien de moins : c'est une loi visant à rappeler que notre monde est un monde libéral basé sur le commerce, et que tout ce qui perturbe ce monde de fonctionnement est nuisible.

Partant de là, si on ne fait rien, la suite logique est de rendre illégal tout ce qui est gratuit (les logiciels entre autres), les droits d'auteur sont juste un test grandeur nature pour voir jusqu'où on peut soumettre les gens sans qu'ils ne se révoltent. Ensuite, viendra l'attaque contre le reste du gratuit, et donc de la solidarité et de la fraternité. Sachant que de la liberté il ne reste déjà plus grand chose, il sera temps de changer la devise nationale française par quelque chose du genre : Libéralisation/Pouvoir/Loi du marché.

Du reste, quand on voit comment la TV se vante d'arriver à produire une "star" de façon parfaitement artificielle et mécanisée, payer des "droits" à ces "stars" n'est pas une hérésie suffisamment visible? Qui ignore que le but est en fait de permettre aux lanceurs de "stars", en tant que denrées périssables, d'engranger du pognon, quitte à larguer leur "star" sitôt qu'elle montre des signes d'épuisement (au sens commercial)? C'est à ça que servent les droits perçus? A transformer un jeune en orange qu'on presse? C'est ça la culture? Ca protège l'artiste, cette méthode basée sur le pognon?

- Dès la sortie du CD, on nous a dit : "c'est cher, mais c'est à cause du prix de revient de la réalisation d'un CD comparé au vinyl, ça baissera lorsque la technologie sera maîtrisée". Vous avez vu baisser les CD, vous? 18 Euros pour un CD de 0,01 euro contenant une copie d'une prestation unique faite en studio, vous trouvez que c'est "un juste salaire"????

- On nous a dit aussi "les ventes de CD baissent, c'est à cause du piratage". Heuu, se faire concurrence soi-même avec d'autres produits (DVD, Blu-ray, téléchargement "légal", etc), ça n'explique pas les baisses des ventes d'un produit particulier? Et le pouvoir d'achat du citoyen qui baisse, ça n'a aucune répercussion? Le citoyen hésite à s'acheter de la nourriture de qualité mais va continuer d'acheter des CD sans réduire son budget "loisirs"?

- On nous indique aussi que quelqu'un qui télécharge fait "perdre" de l'argent parce qu'il n'a pas acheté l'album en question. Mais m'sieur, encore faut-il démontrer que s'il ne l'avait pas téléchargé qu'il l'aurait acheté, parce qu'il faut avoir assez de pognon pour suivre la cadence actuelle. Payer cher un produit qui sera périmé en 3 semaines, ça devient dur à assumer dans un ménage. On a transformé les prestations musicales en produits périssables, il est temps que les "droits" liés suivent le même chemin. J'ai été DJ des années : quand j'achetais un beau slow de 1970 j'en prenais soin et il avait toujours du succès en 1985. Maintenant, un DJ ne range plus ses disques après usage, il les jette parce que ça ferait ringard de le passer 3 semaines de suite. Ca finit par coûter bonbon.

- On a mis en place un "téléchargement légal" qui est une arnaque monumentale. Graver 18 titres soi-même pour 18 euros, sans bénéficier de rien de concret comme service, c'est hallucinant que des idiots acceptent cette méthode. Bientôt on pourra cultiver ses légumes soi-même dans son jardin à condition d'en aller reverser la contre-valeur aux agriculteurs, pour motif d' "agriculture légale".

- On est même allé plus loin : "on" (Sony par exemple) vend des CD officiels qui sont tellement bourrés de "protections anti-copie" (entendez par là : d'erreurs volontaires rendant le CD non conforme à la norme et donc au label que vous achetez) qu'ils ne sont plus utilisables dans un lecteur de CD... de la même marque. Hallucinant, non? Et le pire c'est qu'il vous est interdit maintenant d'en faire une copie destinée à simplement utiliser le produit que vous avez acheté (il est illégal en France de contourner un mécanisme de protection). Et personne ne dit rien ???? Bientôt on vous vendra (de force) un CD dont on aura supprimé les pistes audio pour vous éviter de le copier. Rigolez pas, on n'en est pas loin. Comme je l'ai dit, on vous forcera à acheter, comme maintenant on va vous forcer à télécharger légalement même si vous n'écoutez rien : on va vous ajouter un montant à vos impôts qui sera destiné à être redistribué aux jeunes sous forme d'un certain nombre de titres à télécharger légalement : même les sourds vont payer le téléchargement de musique, fallait oser, c'est fait.

Toutes ces lois ne sont que la conséquence du fait qu'on a accepté l'idée même de devoir payer "un droit d'auteur" pour pouvoir écouter une simple chanson. Avec ce principe, on devrait payer un droit d'auteur pour le fait de parler une langue donnée, d'utiliser une expression, de faire une citation, de parler d'un livre avec son voisin, de réaliser une recette de cuisine, de faire du feu, et j'en passe.

L'idée du droit d'auteur pouvait avoir une certaine justification s'il s'était agit de permettre à quelqu'un ayant travaillé dur pour pour "inventer" une chanson de récupérer un montant équivalant au travail fourni. On est loin de là avec la musique actuelle : un chanteur arrive en studio, on lui donne un texte écrit par d'autres (le plus souvent), on lui passe une musique déjà jouée (par des musiciens qui ne toucheront que dalle des droits d'auteur), et il ne fait qu'ajouter un instrument naturel : sa voix. Après une demi-journée de travail il pourra maintenant toucher sa vie durant, ainsi que ses enfants et les enfants de ses enfants (mais aussi son éditeur), une rente payée par l'intégralité des citoyens de la planète. Et on trouve ça "naturel" ??? Le droit d'auteur doit être payé lorsque celui qui utilise l'oeuvre en tire un bénéfice : Dancing, radio, TV, etc, et rien de plus. C'était comme ça il y a peu avec le droit d'auteur, et si le droit d'auteur ne s'applique pas, alors l'échange de musique entre particulier ne doit pas s'appliquer non plus, c'est de la même nature.

Il faut arrêter le délire : Hadopi n'est pas en soi une monstruosité, c'est une loi qui vise "simplement" à rendre applicable une monstruosité bien pire.

Je l'ai dit : soit on se bat pour la fin des privilèges de ce genre de droits d'auteur, soit on maintient ce système mais on l'outrepasse dans les faits (situation actuelle), soit on maintient ce système et on l'applique réellement (Hadopi, Loppsi, Dadvsi, et bientôt Acta). Donc, il convient de bien choisir sa cible, sans quoi il renaîtra toujours une loi des cendres de la précédente, car ce genre de loi découle d'une ignominie qu'on a acceptée au départ.

Dans l'attente, si chacun se met à télécharger activement, je vois mal comment un état pourrait s'en prendre à l'intégralité de ses citoyens. Chaque personne qui accepte une telle loi et se met à la respecter contribue à faire du monde destiné à ses enfants un espace de non-liberté. Chaque personne qui ne télécharge plus contribue à mettre plus en évidence ceux qui continuent à le faire : souvenez-vous qu'il vous reste encore les termes "solidarité" et "fraternité", faites-en bon usage.

A+
Claude
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Avatar de Marc_27
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 19/10/2010 à 13:47
J'ai lu dans un autre forum hier soir, sur le proposition du PS d'abroger l'HADOPI:

A mon sens il ne devrait meme pas s'agir d'un débat gauche droite. Le gouvernement quel qu'il soit devrait avoir les couilles de dire aux ayant droits : "débrouillez vous, toutes les cartes sont la pour innover, et ce n'est pas notre role de freiner une innovation saine pour vous éviter d'avoir à vous adapter".

Au lieu de ça, l'état s'acoquine avec une milice privée, lui faisant une confiance aveugle pour déconnecter les internautes qu'elle désigne.

Ne me dites pas que vous appelez ça un progrès.
Je pense qu'il a tout dit...
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Avatar de Ritzle
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 10/11/2010 à 11:59
Je vois dans mes mails : « Les USA envoient une lettre ouverte à l'Hadopi »

Puis dans le corps : « Et un acteur puissant du web, et étranger à notre pays, a décidé de se soumettre à l'exercice. La Computer & Communications Industry Association - qui compte parmi ses membres les plus grandes entreprises de l'industrie high-tech américaine comme Google, Microsoft, Facebook, Oracle, Yahoo, eBay, AMD, etc. - a rédigé une réponse où elle fait par de ses inquiétudes sur le sujet. »

Donc je me demande : pourquoi s'évertuer à faire des titres à la Paris Match ?

Si c'est pour amener plus de gens à cliquer sur les articles, c'est gagné, je vais simplement me désinscire de la newsletter.
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Avatar de behe
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 19/11/2010 à 10:50
Citation Envoyé par Louis Griffont Voir le message
Tu dis avoir 27 ans ... Les CD sont apparus au début des années 80, et les premiers graveurs ont suivis de prêt ! J'en conclus que tu as acheté des K7 par paquets à l'age de ... 1/2 ans !
Faudrait peut être arréter de se foutre de la gueule du monde non? Les graveurs non professionnels, ça date de la fin des années 90, la chute réelle des prix des supports cd du début des années 2000.
Les films sont restés sur double support K7/cd pendant un moment. Perso, je me rappelle avoir acheté des k7 à plus de 20 ans .

Désolé que ça tombe encore sur toi, mais j'en ai marre de voir des discussions interessantes pourries par des inepties.
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Avatar de kienono
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 24/11/2010 à 16:16
Bonjour,

c'est ma première intervention sur le forum mais j'aimerais quand même m'exprimer dans cette discussion.

Il y a vraiment des propos que j'ai vraiment du mal à imaginer dans la bouche de "professionnels en informatique". Il serait trop long de citer tous les passages mais en voici un que je trouve représentatif (il y en a également pas mal de Marc_27 dans le même genre):

Citation Envoyé par ClaudeBg Voir le message

L'utilisation à des fins privées d'une oeuvre multimédia doit demeurer gratuite, peu importe comment on a obtenu la copie (gratuit, c'est gratuit).
Désolé mais je ne vois pas en quoi profiter d'une oeuvre multimédia (ou plutôt dans ce discours de toutes les oeuvres), même à des fins privées, DOIT être gratuit. A la base, l'oeuvre en elle même n'est pas gratuite (sauf si son auteur décide de la fournir gratuitement). Et si elle n'est pas vendue pour un usage privée, pour quelle usage l'est elle (je laisse de côté les versions destinées à la location, qui ont un tout autre prix)?

Dire "c'est pour un usage privé" = "ça doit être gratuit", c'est surtout se trouver une jolie excuse pour justifier de contourner le mode de diffusion que l'auteur de l'oeuvre a choisit (et au passage piétiner allègrement le travail qu'il a fourni pour créer cette oeuvre). Que des producteurs, éditeurs ou distributeurs prennent leur part au passage, c'est un tout autre problème. L'artiste peut tout à fait être auto-produit et trouver son propre canal de distribution.

Autant je ne suis absolument pas pour des mesures de filtrage et de contrôle du type HADOPI, autant justifier le téléchargement illégal, voire y trouver une légitimité, c'est mettre en péril la production de tout contenu. Et là, ça concerne tout ce qui est dématérialisé: musique, film, jeux, logiciel ... et là on revient à notre "forum des professionnels en informatique". En tant que développeur professionnel (employé ou freelance), qu'est ce que vous diriez si on vous disait que puisque ce que vous produisez n'a pas d'existence matériel, qu'il n'y pas d'original, le logiciel que vous fournissez à un client, ce client décide de le distribuer gratuitement sur le net, et au passage outrepasse les conditions d'utilisation contractuelles?

Parce que le problème est là avec le téléchargement/partage/diffusion illégal. Lorsqu'on achète un album, un DVD ou un logiciel, on achète pas uniquement le droit d'écouter, voir ou utiliser cette oeuvre multimédia, on accepte également des conditions d'utilisations et en rendant cette oeuvre disponible gratuitement à n'importe qui (pas un membre de sa famille, pas un ami, même pas un ami d'un ami), on outrepasse ces conditions. Même sans être a l'origine de la diffusion, en participant à ce processus de partage et de diffusion de ces copies illégales, je vois pas où on est dans son bon droit. Ok, y a pas forcement moyen d'identifier chez un utilisateur si tel ou tel fichier est une copie privée légale ou une copie illégale. Mais ça ne justifie pas ces pratiques. Si vous téléchargez en toute connaissance de cause des contenus dont vous savez pertinemment qu'ils n'entrent pas dans le cadre de la copie privée (cercle familial), ayez au moins l'honnêteté de dire que c'est parce que vous ne voulez pas payer pour et pas que c'est votre DROIT.

Ensuite, concernant les idées de licence globale et de légalisation du téléchargement sans aucune limitation (au sens où n'importe qui peut partager n'importe quel fichier ), je suis vraiment pas sûr que ce soit vraiment des solutions viables. Autant les majors se feront moins de pognon (les méchants ), autant vous pouvez me dire comment un groupe qui débute, un petit studio de jeux video ou un développeur indépendant peut vivre dans ce système? Combien de temps on peut vivre avec une fraction d'un abonnement? Comment on peut monter un budget et évaluer ses disponibilités financières avec un système pareil?

Et encore, là c'est que pour la licence globale. Si on légalise toute forme de téléchargement, vous pouvez être sûrs que les médias vont couvrir largement l'évènement et s'il reste quelques pauvres pommes pour continuer à payer leurs CD, DVD, jeux, logiciels, on peut être sûr que ceux qui avaient peur de télécharger (parce que c'était illégal) vont plus se gêner pour le faire ou pour se faire expliquer comment. Et là je doute que les producteurs/créateurs de contenus multimédia arrivent à s'en sortir. Pour ceux qui vont me sortir ici l'exemple des logiciels dispos en version gratuite et payante (les antivirus) qui continuent de se vendre actuellement, il ne faut pas oublier que la version payante a souvent des fonctions supplémentaires et/ou un meilleur support. Et si le téléchargement n'est plus "limité", pourquoi s'embêter à télécharger la version gratuite? autant prendre la version premium, ça change rien, les 2 sont "gratuits"
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 15/10/2010 à 8:54
pour compléter l'excellent post de Jipété, j'aimerais dire ceci : la nature humaine, à l'image de la nature tout court, va là ou la résistance est la plus faible. Tant qu'il sera plus compliqué d'acheter un titre que de le pirater, le piratage sera massif.

J'ai acheté Europa Universalis 3 + ses extensions sur Gamer's gate. Quelques clics, taper un numéro de carte bleue, et hop! ça n'est pas plus compliqué que de chercher la même chose sur un moteur torrent ou un serveur de téléchargements, et en plus on a la garantie du support technique. Et en plus, il n'y a pas de DRM, et on peut télécharger autant qu'on veut(il est sur mon fixe et mon portable). Et on peut même zipper l'ensemble, le copier sur une clef USB, et le mettre sur un autre PC, ou il marchera parfaitement. En bref, je suis maître de ce que j'ai acheté. Et ce jeu s'est très bien vendu - preuve ses 3 extensions, et bientôt une quatriéme.

Mais quand on commence à aller vers des jeux pourris de DRM, qui ne marchent que quand le seruver de l'éditeur marche, qu'il faut enregistrer 3 fois, qu'il faut appeler le SAV juste pour avoir une clef qui n'a pas déjà été piratée, fatalement, les gens vont vers la version rippée. Fatalement.
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Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 04/11/2010 à 20:28
Citation Envoyé par Katleen Erna Voir le message
Mise à jour du 04.11.2010 par Katleen
53 % des internautes ont réduit ou arrêté le téléchargement depuis l'arrivée d'Hadopi, l'Autorité remplit-elle vraiment bien son rôle d'épouvantail ?

Encore un sondage typique dont le but est uniquement de la manipulation.

Un peu de bon sens : si quelqu'un vous téléphone en vous disant : "C'est pour un sondage : est-ce que vous téléchargez illégalement ?". Sérieusement vous répondez à ce zozo où vous l'envoyez paître en des termes que vos mamans vous ont rigoureusement interdit de répéter sur Internet (surtout sur developpez.com )


Et vous, la Hadopi a-t-elle modifié vos habitudes de consommation de contenus numériques ?
Heu, je peux être grossier ?

Non ? Bon on va répondre alors par une citation de Charles de Gaulle (ça va c'est correct ?) :
"La légitimité prime la légalité"
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Avatar de crashtib
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 05/11/2010 à 10:23
J'aime pas.

Je vois d'ici le gouvrernement claironner, "regardez, depuis Hadopi, 53 % des internautes ont réduit ou arrêté le téléchargement" votez pour nous et dormez bien, braves gens.

et madame michu n'ira pas se renseigner plus loin...
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Avatar de Michel Rotta
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 08/11/2010 à 15:28
Hors du débat comparatif sur la cassette audio, que je trouve fort intéressant, il reste qu'il va bien falloir que le monde de la musique s'adapte aux nouvelles technologies.

On peut dire et faire ce que l'on veut, lutter, même avec des lois, contre un marché où un produit de qualité est disponible gratuitement est une gageure.

Je ne porte pas ici de jugement de valeur sur la copie dite pirate. Juste sur l'évolution des technologies. On ne peut pas luter avec une loi contre une avancée technologique, la preuve en est, la loi commence à peine à être applicable, elle est déjà complétement dépassée par les nouvelles habitudes de la masse du peuple. Et qu'importe les sondages "pour faire plaisir" interprété "pour plaire" ou non.

La copie d'aujourd'hui est techniquement presque parfaite par rapport au CD original, et parfaite entre deux copies. Ceci permet à tous de partager, récupérer, pirater, voler, piller (au choix) les œuvres audio et cinématographique (sans oublier les logiciels, les jeux et qui sais, bientôt les livres).

Il est évident que cette évolution (ce raz de marrée) culturel, cette facilité d'accès à l'information sous toutes ces formes bouleverses nos habitude de vie (et par la même de consommation).

Il faut maintenant que notre société retrouve un certain équilibre pour tenir. Cela va-t-il faire disparaître l'art sous toutes ces formes ? De ce que je vois, il n'a jamais été aussi présent, car plus simple d'accès, plus simple à faire connaître, plus simple à partager.

Il y a des choses que mes presque 30 années d'expériences dans l'informatique me permettent de sentir, d'autre non. Pour le coup, je n'ai aucune idée d'où va ce diriger notre société, tout ce que j'espère c'est qu'elle s'éloignera de 1984 le plus possible, et, ça, c'est notre travail.
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Avatar de Lyche
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 08/11/2010 à 16:54
Tiens, votre histoire de payement, ça me fait penser à un restaurant ou je suis allé. y'avait pas de prix sur la carte (non je suis pas une femme et je me suis pas fait offrir un 4étoile guide Michelin ) Bred, tout ça pour dire que le patron avait une politique extra, c'est "vous payez à la hauteur de ce que vous estimez avoir mangé" il plaçait un minimum (8€ entrée/plat/dessert) pour pas avoir de gens qui partent sans payer (faut bien vivre) et bien souvent, comme c'est un très bon cuisinier () les clients donnent plus, voir beaucoup plus, j'ai vu un type placer 50€ dans le panier quand je suis sorti du restaurant.
Tout ça pour vous dire que les gens n'ont pas peur de payer, ils attendent juste d'avoir une qualité certaine quand ils placent leur fric quelque part. A l'heure actuelle, a la vue de la soupe populaire qu'on bouffe h24 j365, on a pas envie de payer pour écouter ça, et surtout pas 18€ pour 10titres d'une qualité plus que banale.
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