Des chercheurs Australiens créent un nouveau modèle de reconnaissance faciale 3D
Capable de reconnaitre des sujets portant des lunettes ou grimaçant

Le , par Christian Olivier, Chroniqueur Actualités
Des chercheurs du département d’informatique et de génie logiciel de l’UWA (University of Western Australia) en Australie ont annoncé la mise au point d’un nouveau modèle de reconnaissance faciale 3D à grande échelle baptisé FR3DNet. Leurs travaux ont été détaillés dans un article publié dans la revue Computer Vision & Pattern Recognition, attribué au Dr Syed Zulqarnain Gilani et au chercheur associé Ajmal Mian.


La reconnaissance faciale est basée sur la capacité des modèles informatiques à déterminer si une personne est légitime ou non. Elle fait partie des outils privilégiés exploités dans les domaines tels que la sécurité, la surveillance ou les technologies de l’information. Contrairement aux logiciels de reconnaissance faciale 2D, les modèles 3D ont le potentiel d’aborder les changements relatif à la texture, l’expression, aux postures ainsi qu’à la mise à l’échelle du visage.

Le concepteur du modèle, le Dr Gilani, a d’ailleurs expliqué à ce propos : « ;votre scan 3D peut être dans n’importe quelle pose, portez des lunettes ou un masque facial, riez ou souriez simplement et le modèle profond sera en mesure de vous reconnaitre en un instant ;». « ;Nos recherches montrent que les performances de reconnaissance sur les scans 3D sont meilleures et plus robustes ;», ajoutera-t-il.

À l’heure actuelle, la reconnaissance faciale 2D des photos est plus largement utilisée, mais elle a de nombreuses lacunes que le modèle 3D, plus avancé, serait capable de résoudre. Les données faciales 2D peuvent être obtenues simplement en cherchant sur Internet alors que les données faciales en 3D nécessitent une collecte physique à partir de sujets réels, ce qui limite son utilisation.

FR3DNet peut identifier les personnes « ;connues ;» d’une base de données en faisant correspondre un visage à l’une de ces identités. Pour sa conception, l’équipe de recherche de l’UWA a analysé 3,1 millions de scans 3D de plus de 100 ;000 personnes. Il est actuellement disponible à des fins de recherche et pourrait être utilisé par n’importe quelle organisation ou entité, gouvernementale ou non, afin d’effectuer une reconnaissance faciale 3D plus précise. Il pourrait notamment trouver une certaine popularité au sein du marché du mobile où la reconnaissance faciale 3D a le vent en poupe.

D’une manière générale, les modèles de reconnaissance faciale 3D à grande échelle tels que FR3DNet pourraient ouvrir la voie à des applications étendues et améliorer la sécurité globale des installations ou des dispositifs, tout en supprimant potentiellement le besoin de mots de passe personnels. Ils sont susceptibles de transformer l’ensemble de l’industrie biométrique.

Source : UWA

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