Hadopi : 800 internautes concernés par la première vague d'e-mails
D'avertissements, qui arriveront mi-octobre

Le , par Katleen Erna

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Mise à jour du 16.11.2010 par Katleen
Lancement des labels de certification Hadopi, qui discrimineront les sites à contenus légaux des autres


Mercredi dernier, le Journal officiel à publié un nouveau décret de l'Hadopi. Celui-ci concerne «la labellisation des offres des services de communication au public en ligne». Un peu confus ?

Il s'agit en fait de réglementer les sites Internet proposant des contenus piratables, comme de la musique ou des vidéos. Ce tri sélectif sera fait à l'aide de labels certifiés.

C'est la Haute Autorité qui sera chargée de les délivrer, après avoir contrôlé les contenus proposés par les pages Web. Mais ces labels officiels ne portent pas sur la totalité des sites, uniquement sur une liste de titres communiqués par l'éditeur à l'Hadopi (« une liste des oeuvres composant l’offre sur laquelle porte la demande de labellisation »).

Pour se voir attribuer un de ces sésames (qui permet d'apposer un logo grosso-modo de type "site respectueux des lois dont le contenu est légal", il faut respecter la propriété intellectuelle et avoir conclu des accords avec les ayants-droit. Chaque label sera attribué pour une durée d'un an, renouvelable.

Evidemment, les réseaux P2P ne seront pas concernés...

Pour obtenir un "label Hadopi d’offres légales", il faudra adresser sa demande à la Haute Autorité concernée, puis faire parvenir un dossier de candidature, comprenant par exemple une attestation sur l’honneur stipulant que les contenus proposés en téléchargement le sont bien avec l’accord des ayants-droit.

Ces derniers auront un mois suite au dépôt d'un dossier par un site, « pour présenter une objection fondée sur la méconnaissance de ce droit ».

Ces labels, des dispositifs utiles ?

Mise à jour du 09.11.2010 par Katleen
Les USA envoient une lettre ouverte à l'Hadopi pour critiquer son dispositif et ses buts, l'industrie du high-tech se mobilise contre un Internet "trop surveillé"


Souvenez-vous. Il y a quelques mois, le gouvernement lançait une grande consultation publique sur les spécifications fonctionnelles des logiciels de sécurisation (close depuis le 30 octobre). Tout le monde était appelé à y répondre. Vraiment.

Et un acteur puissant du web, et étranger à notre pays, a décidé de se soumettre à l'exercice. La Computer & Communications Industry Association - qui compte parmi ses membres les plus grandes entreprises de l'industrie high-tech américaine comme Google, Microsoft, Facebook, Oracle, Yahoo, eBay, AMD, etc. - a rédigé une réponse où elle fait par de ses inquiétudes sur le sujet.

Pour la CCIA, cette volonté farouche de promouvoir l'installation de mouchards sur les ordinateurs des citoyens est un appel à encourager “les comportements indésirables de gouvernements répressifs”.

"L'installation d'un logiciel de surveillance sur l'ordinateur des utilisateurs, sans condamnation préalable pour activité criminelle, n'est pas une option acceptable de politique publique, quel que soit l'objectif", affirme-t-elle.

En gros, outre-Atlantique, la France passe pour une pré-dictature qui souhaite trop contrôler son réseau Internet. En effet, dans certains pays comme la Chine ou la Birmanie, des actions virtuelles peuvent avoir des conséquences dramatiques dans la vie réelle, comme une condamnation à la peine de mort.

La CCIA souhaite aussi défendre les entrepreneurs. Elle déclare : "Hadopi devrait d'abord ne pas faire de mal. A cette fin, bien qu'il puisse être utile d'éduquer les consommateurs sur les options qui sont disponibles s'ils le souhaitent, les impératifs technologiques doivent être évités".

Concernant le blocage de certaines pages, on peut lire : "Il est contraire aux concepts de liberté sur Internet d'encourager l'installation de logiciels qui peuvent empêcher les utilisateurs qui ne sont pas eux-mêmes placés devant l'autorité judiciaire d'accéder à un contenu donné"

Enfin, l'organisation américaine estime que la Haute Autorité "stigmatise des protocoles Internet neutres" : "le projet semble basé sur l'idée fausse selon laquelle les protocoles de transferts de fichiers peer-to-peer sont illicites". La CCIA plaide pourtant en faveur de protocoles particuliers, comme BitTorrent, dont la censure pourrait "entraver la distribution de contenus légitimes en ligne".

Source : La lettre ouverte de la CCIA

Mise à jour du 04.11.2010 par Katleen
53 % des internautes ont réduit ou arrêté le téléchargement depuis l'arrivée d'Hadopi, l'Autorité remplit-elle vraiment bien son rôle d'épouvantail ?


La Tribune vient de publier ce matin les résultats d'un sondage, qu'elle avait réalisé en collaboration avec BVA et BFM.

L'étude portait sur les habitudes de téléchargement des français, depuis l'entrée en vigueur du dispositif Hadopi.

Et les conclusions sont formelles : la Haute Autorité en a dissuadé plus d'un.

Ainsi, «53 % des adeptes du piratage ont réduit ou arrêté cette pratique depuis le vote de la loi Hadopi». Dont 24% de diminution, et 24% d'arrêt total des téléchargements.

Une preuve que la l'Hadopi remplis très bien son rôle d'épouvantail.

Malgré tout, 47% des internautes reconnaissent «continuer comme avant».

De plus, le recours au streaming pour les vidéos et les musiques est de plus en plus fréquent. En témoigne l'expansion de services en ligne comme Spotify ou MegaVideo.

Enfin, l'étude citée plus haut est à prendre avec des pincettes : en effet, sur les 1003 personnes interrogées, seules 17% ont reconnu télécharger illégalement. Ce sont donc seulement 80 personnes (53% des 17%) qui ont modifié leurs habitudes numériques en fonction de la Haute Autorité.

Source : La Tribune

Et vous, la Hadopi a-t-elle modifié vos habitudes de consommation de contenus numériques ?

Mise à jour du 18.10.2010 par Katleen
Hadopi : Free commence à envoyer des e-mails d'avertissement, le FAI à fini par céder


Hadopi : 1 - Free : 0.

Le FAI a baissé les armes ce lundi matin et a commencé à faire parvenir à ses abonnés les premiers e-mails d'avertissement de l'Hadopi. Ce revirement de situation fait écho au décret dont nous vous parlions dans la news précédente. Bien que Free ai décidé de le respecter, il prévoit de le contester puisque ce texte lui semble "illégal".

«Contrairement aux autre FAI, nous appliquerons strictement la loi, seulement la loi», tempère néanmoins le PDG d'Iliad, qui montre bien que le fournisseur d'accès obéit à contrecoeur. Mais cette rebel-attitude ne serait pas un coup marketing : "Notre position n'était ni marketing ni financière. Nous n'avons pas gagné un abonné en refusant de collaborer au-delà de ce que nous imposent les textes et nos relations avec l'autorité indépendante qu'est la Hadopi sont constructives", explique-t-il au nom du FAI.

Cela ne l'empêche pas d'ajouter que la loi contre le piratage est «une mauvaise loi qui ne résout rien, qui est très simplement contournable et qui ne tient pas compte de l'évolution de la forme que prend le piratage»...

Source : Interview de Xavier Niel dans Les Echos ce matin

Mise à jour du 13.10.2010 par Katleen
Hadopi : Un décret publié ce jour force tous les FAI à envoyer leurs mails d'avertissement, comment réagira l'insoumis Free ?


Il semble que le gouvernement se soit lassé de son bras de fer avec Free, qui refuse encore et toujours d'envoyer les e-mails d'avertissement de l'Hadopi à ses abonnés. Le FAI avait même demandé à l'Etat une compensation financière pour chaque adresse IP identifiée, et les négociations faisaient rage ces derniers jours.

Visiblement, les refus les plus courts sont les meilleurs... Le Ministère de la Culture a publié cet après-midi un décret au Journal Officiel pour mettre un terme à cette situation.

Désormais, tous «Les opérateurs sont tenus d'adresser par voie électronique à l'abonné chacune des recommandations mentionnées respectivement au premier et au deuxième alinéa de l'article L. 331-25, dans un délai de vingt-quatre heures suivant sa transmission par la commission de protection des droits».

Autrement dit, les fournisseurs d'accès à Internet sont obligés de relayer les e-mails d'avertissement de l'Hadopi. EN cas de refus, ils seront punis d'une amende de 1500 euros par message non envoyé.

Ce texte, surnommé le "décret Free", va donc obliger le FAI à rentrer dans les clous. La loi n'étant pas rétroactive, les mails qui devaient être envoyés il y a dix jours ne sont pas concernés. En revanche, le seront tous ceux à venir.

Source : Le décret "Free"

Mise à jour du 08.10.2010 par Katleen
Hadopi : La gauche promet d'abroger la loi, en cas de victoire aux présidentielles de 2012


Des promesses, encore et toujours. Alors que l'Hadopi est entrée en fonction et que son offensive à commencé, les politiques voyant son rejet de la part de la population se mettent à évoquer la loi pour leur futur programme.

C'est le cas du parti socialiste qui, par le biais de son député Christian Paul, promet d'abroger cette loi et donc de faire cesser son application. Mais cela, sous certaines conditions évidemment : «En cas d'alternance que nous attendons pour 2012, nous nous engageons sur l'abrogation de la loi Hadopi et sur la suppression de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi)». Il fustige «l'impuissance de cette loi à apporter des réponses au financement de la création culturelle et de tous les désordres qu'elle va créer».

En clair, si la gauche est au pouvoir en 2012, au revoir Hadopi, au revoir la réforme des retraites et des collectivités locales...

Oui mais, pour cela, il faut que le candidat du PS soit victorieux lors de l'élection présidentielle...

Une sorte de message subliminal envoyé aux internautes et aux anti-Hadopi : "votez pour nous". Cela fonctionnera-t-il ?

Du côté de l'UMP, on qualifie ces paroles de «posture politicienne des socialistes: s'opposer et surtout ne rien proposer. Monsieur Paul et ses camarades socialistes illusionnistes ne reviendront ni sur la loi Création et Internet (Hadopi), ni sur la réforme des retraites, ni d'ailleurs sur la réforme des collectivités territoriales», «des réformes nécessaires, efficaces et justes».

Mise à jour du 05.10.2010 par Katleen
Hadopi : les premiers e-mails d'avertissement sont partis, seul Free fait de la résistance


Le coup d'envoi est lancé. Les premiers e-mails d'avertissements de l'Hadopi sont partis vendredi (tout du moins, pour les abonnés aux réseaux Numericable et Bouygues Telecom. SFR et Orange ont envoyé les premiers messages hier matin).

Le contenu de ces courriels est consultable ici.

De plus, après de multiples déboires, le site www.hadopi.fr est enfin ouvert et opérationnel. Alors tout va bien dans le meilleur des mondes pour la Haute Autorité ?

Pas vraiment. Free fait de la résistance. Le fournisseur d'accès refuse obstinément d'envoyer les e-mails d'avertissement à ses clients, alors que cela devait être fait au plus tard hier à 10h30 eu égard à la loi.

«Nous n’avons pas relayé les emails Hadopi. Afin d'encadrer les échanges portant sur des données personnelles au sujet desquelles la CNIL porte une attention particulière, nous avons proposé le principe d'un conventionnement dans le courant de l'été au ministère de la Culture et à l'Hadopi. A ce jour, nous n'avons eu aucun retour concret sur cette étape structurante pour le passage en production», explique le FAI aux journalistes de 20 Minutes, tout en reprochant à l'Hadopi de ne pas fournir assez de garanties concernant la protection des données personnelles des internautes.

De plus, il n'est pas de sanction juridique prévue dans le cas d'un opérateur qui refuserait d'envoyer les recommandations à ses abonnés. Ce qui est punit, en revanche, est la non-identification des adresses IP mises en cause. Mais rien ne dit que Free n'a pas réalisé cette opération.

Rappelons que ce sont les ayants-droits qui collectent les adresses IP des fraudeurs présumés et les transmettent à l'Autorité (cinq organismes peuvent pour l'instant amorcer ce processus, avec l'accord de la CNIL : quatre pour les oeuvres musicales (la Sacem, la SCPP, la SDRM et la SPPF) et un pour les films (l'Alpa).

Source : Hadopi

Free, cédera ou cédera pas ? Pensez-vous que le FAI finira par envoyer les courriels d'avertissement à ses abonnés ?

Mise à jour du 22.09.2010 par Katleen
Hadopi : 800 internautes concernés par la première vague d'e-mails d'avertissements, qui arriveront mi-octobre


Le coup d'envoi est lancé, le volet répressif d'Hadopi est désormais opérationnel. Et le gouvernement va le montrer. D'après une source anonyme proche de l'affaire, la Haute Autorité enverra ses premiers courriels d'avertissement comme prévu, c'est à dire avant la mi-octobre. 800 internautes seraient concernés, ce qui vous laisse 0,004 % de chances d'être le destinataire de l'un de ces premiers e-mails, puisqu'on compte environ 20 millions de connexion Internet en France.

Dans ce cadre, les noms de famille, prénoms, adresses postales et numériques, mais aussi coordonnées téléphoniques et adresse de l'installation téléphonique de l'abonné suspecté de piratage devront être fournis par les FAI.

Ces derniers pourraient demander jusqu'à 8,50 euros par adresse IP, mais le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a fait savoir que l'Etat ne veut pas payer la note.

"Nous avons convaincu tous les FAI de l'utilité de collaborer avec la Hadopi", "Nous souhaitons inclure ce débat dans un échange plus global avec les FAI", déclarait ce matin l'homme politique, qui avouait à demi mots une sorte de chantage. L'Etat menace en effet les opérateurs d'une amende de 1500 euros pour toutes adresse IP non livrée sous un délai de 8 jours.

Tous les fournisseurs d'accès ont apparemment obtempéré et annoncé leur collaboration, même free qui était pourtant farouchement opposé à ce dispositif.

Source : Les Echos

Mise à jour du 16.09.2010 par Katleen
Hadopi : Le Conseil d'Etat rejette le recours en réferé du FDN, qui demandait la suspension du décret du 5 mars 2010


Le FDN (French Data Network) est un fournisseur d'accès associatif (loi 1901) qui s'est illustré récemment en déposant trois recours contre les décrets de l'Hadopi (deux au fond, et l'un en référé).

Le recours en référé dont il était à l'origine demandait la suspension de l’Hadopi tant que les recours au fond n’ont pas été examinés. Il est en effet reproché à l’Hadopi de ne pas "respecter l'article L. 36-5 du Code des Postes et Communications Électroniques, qui impose une consultation de l'Autorité de régulation des communications (Arcep) avant toute publication de décrets relatifs au secteur des communications électroniques".

Le FDN affirme que la Haute Autorité est passée outre cette consultation pour faire publier son décret du 5 mars 2010 (celui à propos des informations que les FAI sont tenus de fournir à propos des internautes présumés suspects) ; il crie donc au vice de procédure avec ses recours de fond qui seront examinés dans quelques semaines.

En attendant, le Conseil d'Etat a rejeté hier le recours en référé déposé par le FAI : «Aucun des moyens invoqués par l'association requérante n'est de nature à faire naître, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité du décret dont elle demande la suspension», ont jugé ses membres.

L'Hadopi a donc de beaux jours devant elle... En attendant la prochaine procédure qui tentera de la désarçonner.

Source : L'ordonnance du Conseil d'Etat

Mise à jour du 08.09.2010 par Katleen
Hadopi : Tout le monde peut désormais participer à sa consultation publique, qui est prolongée jusqu'à fin octobre


Il s'agit d'une brève, mais assez importante pour que nous décidions de la relayer. Le 30 juillet (voir news précédentes), nous vous parlions du lancement d'une grande consultation publique par la Haute Autorité.

Alors qu'elle devait s'achever demain, elle sera prolongée jusqu'au 30 octobre.

Portant sur les moyens de sécurisation d'Internet, elle doit permettre la rédaction de préconisations officielles concernant cette problématique.

Jusque là réservée aux éditeurs professionnels, la consultation s'ouvre désormais à tout un chacun. Elle est donc, enfin, réellement "publique".

«Ces contributions devront être constructives, argumentées et leurs auteurs identifiés», a néanmoins prévenu la Hadopi dans un communiqué.

Comment y participer ? D'abord, il faut se procurer le document de travail de la Haute autorité en envoyant un e-mail à consultation-sfh@hadopi.net. Puis, c'est à cette même adresse que devront être renvoyées les contributions.

Ceci ne modifie en revanche aucunement le calendrier de la mise à exécution du volet répressif de la loi. Les premiers courriels d'avertissements doivent toujours être envoyés à la fin du mois.

Allez-vous participer à cette consultation ?

Qu'aimeriez-vous dire au gouvernement, dans le cadre de cette grande consultation ?

Mise à jour du 01.09.2010 par Katleen
De faux e-mails imitent les avertissements de l'Hadopi pour tenter de dérober les coordonnées bancaires de leurs destinataires


La Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (Hadopi) vient d'émettre un bulletin d'alerte contre une campagne de phishing qui s'en prendrait aux internautes en simulant une provenance officielle.

Des e-mails imitant ceux envoyés par l'Hadopi aux contrevenants pris en flagrant délit de téléchargement illégal sont adressés aux victimes en leur demandant des informations sensibles (coordonnées personnelles et bancaires).

La Haute Autorité recommande d'être particulièrement vigilant face à cette menace. Il faut «faire attention au contenu des messages», qui
«seront simples et nominatifs, alors que les spams n'ont pas le nom de l'usager. En aucun cas, ils ne demanderont de données personnelles ou bancaires, ni ne nécessiteront une quelconque connexion sur une plate-forme dite sécurisée avec carte bancaire et mot de passe».

«On s'y attendait, c'est classique de l'Internet. Des escrocs essayent d'en profiter en faisant circuler des spams et fichiers qui demandent de l'argent», conclut Eric Walter.

D'autant plus que les premiers "vrais" e-mails, les officiels, n'ont même pas encore été envoyés. Action qui serait "imminente".

De plus, il a été annoncé que le contenu de ces courriels sera rendu public par la Commission de protection des droits avant l' envoi du premier d'entre eux afin d'éviter diverses dérives.

Un centre d'appel sera également ouvert pour renseigner les français sur les procédures exactes de la loi. De quoi être bien informés et préparés.

Des escrocs qui essaient de se faire passer pour les gendarmes, ce n'est pas nouveau, mais ça reste un comble !

Source : Déclarations de Eric Walter, secrétaire général de l'Hadopi

Mise à jour du 30.07.2010 par Katleen
Hadopi est opérationnel depuis le 28 juillet, une consultation publique sur les "moyens de sécurisation" lancée cette semaine


Comme nous vous en informions il y a quelques mois, il manquait un décret à la Haute Autorité pour qu'elle puisse être mise en place. Ce décret a été publié le 28 juillet au journal officiel.

Hadopi entre donc finalement en phase "active".

Dans quelques jours, les ayant-droits (musiciens, labels, etc) pourront porter plainte contre les personnes piratant leurs oeuvres.

Les quatre organisations de la musique (SCPP, SPPF, SACEM et SDRM) prévoient de transmettre 25 000 saisines par jour (saisines auxquelles l'Hadopi devrait répondre par des e-mails de mise en garde "dans un délai maximum de deux mois".

En plus du volet répressif, chaque internaute tombé dans les filets de la Haute Autorité devra "mettre en place des moyens de sécurisation contre le téléchargement illégal".

Ces moyens n'ont toujours pas été dévoilés et restent un mystère, et sont sujet à une consultation publique (imposée par la loi) qui a été lancée cette semaine.

Le problème étant que les premiers avertissements seront envoyés avant que ces moyens ne soient connus des contrevenants présumés. L'Etat semble mettre encore la charrue avant les boeufs...

L'Hadopi semble néanmoins très bien remplir son effet d'épouvantail. Un sondage mené par l'Ifop il y a un mois a reçu 6% de réponses positives à la question suivante : «Dans l’hypothèse où vous auriez l’habitude de télécharger illégalement, risquer la suspension de votre abonnement ou une amende de 1.500 euros vous ferait-il renoncer à cette pratique?».

Une belle victoire pour le ministre de la culture Frédéric Mitterrand, qui voit en la Haute Autorité avant tout un "outil pédagogique".

Les premiers e-mails d'avertissement seront envoyés au plus tard le 27 septembre, selon le NouvelObs.

A noter, concernant la consultation, qu'elle ne sera pas publiée sur Internet. Le document d'étape n'est fourni qu'aux professionnels qui le demandent par e-mail, à l'adresse consultation-sfh@hadopi.net

Source : Le dernier décret publié

Mise à jour du 24.06.2010 par Katleen
«Le volet pénal d'Hadopi n'est pas applicable en l’état», dénonce la CNIL qui continue de s'opposer partiellement au dispositif


Hier, nos confrères de 20 Minutes ont organisé un chat sur leur site Internet dont l'invité était Yann Padova, le secrétaire général de la CNIL.

L'homme a d'abord confirmé la dernière information que nous vous avions transmise : la CNIL a effectivement autorisé plusieurs ayants droits à procéder à la collecte d'adresses IP de contrevenants présumés (pour les transmettre ensuite à l'Hadopi qui les soumettra aux FAI).

Pour le reste, il n'y est pas allé avec le dos de la cuillère, déclarant fermement que la loi n'est "pas applicable en l'état".

En effet, il rappelle que le décret concernant la mise en oeuvre du pouvoir de sanction doit encore être examiné. Mais malgré cela, la Haute Autorité pourra tout de même débuter l'envoi des e-mails et lettres recommandées d'avertissement.

Interrogé par un internaute, il a rappelé les réserves émises par la CNIL quant aux activités de collecte d'addresses IP et de répression d'Hadopi : «Hadopi a été créée par une loi votée par le Parlement puis soumise au Conseil Constitutionnel. Elle s’impose désormais à tous y compris à la Cnil. Lorsque la Cnil a été saisie de l’avant projet de loi, elle avait fait part d’un certain nombre d’observations et de réserves. Son rôle ne peut pas aller au delà car le Gouvernement et le Parlement sont souverains».

Une Loi qu'on impose en quelque sorte...

Source : Le chat organisé par 20minutes.fr

Mise à jour du 14.06.2010 par Katleen
La CNIL autorise les premiers ayants droits à collecter des adresses IP, la machine Hadopi se met en marche


Quelques semaines après la mise en place de l'équipe chargée de la mettre en oeuvre, la loi Hadopi semble prête à décoller.

La CNIL (Commission nationale informatique et libertés)
viendrait en effet d'autoriser les premiers ayants droits à collecter de manière automatisée les adresses IP d'utilisateurs soupçonnés de téléchargement illégal. Ceci leur permettra de ficher les contrevenants présumés pour ensuite en avertir Hadopi.

Concrètement, c'est la société Trident Media Guard qui sera seule habilitée à collecter ces adresses pour le compte des ayants droit.

La totalité des organisations ayant reçu l'aval de la CNIL pour lancer leurs prospections n'est pas encore connue, néanmoins deux noms ont déjà été confirmés.

La SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France) et la SCPP (Société Civile des Producteurs Phonographiques) ont toutes deux confirmé avoir vu leurs demandes acceptées.

D'autres sociétés auraient également été notifiées de cette "bonne nouvelle", reste à savoir lesquelles...

Manque toujours la publication au Journal officiel des décrets d’application, étape indispensable pour que Hadopi puisse commencer à envoyer ses e-mails aux internautes contrevenants.

La date officielle d’envoi des premiers e-mails reste fixée au 21 juin (ironiquement, jour de la fête de la musique).

L'étaux se ressere petit à petit autour des "pirates" des droits d'auteur.

Mise à jour du 04.05.2010 par Katleen
L'Hadopi serait "prête à entrer en fonction" selon ses membres, pourtant son organisation ne semble pas l'être

Hier soir s'est tenue une conférence de presse sur les avancées du dispositif de l'Hadopi. Ses responsables le présentent comme "prêt à entrer en fonction". Pourtant, quelques points essentiels ne sont pas réglés.

Déjà, les premiers e-mails d'avertissement seront envoyés d'ici à fin juin, et non fin avril comme il devait en être initialement.

En plus, 4 décrets d'applications manquent encore à l'appel. Ils sont indispensables pour que la loi puisse entrer en vigueur, et on les attend toujours...

Autre point polémique, la collecte des adresses IP de "contrevenants présumés", qui nécessite l'accord de la Cnil. Problème : cette autorisation n'a été demandée que la semaine dernière. La validation de cette demande est une procédure longue qui pourrait prendre "jusqu'à 4 mois".

Et les logiciels de "sécurisation" de l'accès au web promis par Hadopi aux internautes sont toujours aux abonnés absents. On ne sait pas où en est leur développement, comment ils s'appelleront ou quelles seront leurs caractéristiques. Ils devraient normalement servir à empêcher l'accès aux réseaux P2P.

Si les premiers e-mails de sanction sont envoyés avant la mise à disposition de ces programmes, il pourrait y avoir un soucis juridique.

A terme, la Haute Autorité souhaiterait comptabiliser "150 agents, dont 40 spécialistes des réponses graduées".

Autre spectre planant au dessus du dispositif, SeedFuck (voir news précédente). Ce qui n'empêche pas Mireille Imbert-Quaretta (membre de la Commision), de déclarer publiquement : «Hadopi ne vise pas les pirates, mais la négligence caractérisée, si l’internaute a fait en sorte que son ordinateur ne soit pas assez protégé face aux risques de piratage».

Quand un journaliste lui demande ce qu'il adviendra en cas d'adresse IP détournée, elle répond : «On verra, on délibèrera à trois avant d’envoyer le tout au Parquet», avant d'ajouter que «l’infraction de négligence caractérisée n’est pas définie, on attend pour cela la publication de l’avis du conseil d’Etat».

Source : Déclarations d'Eric Walter, secrétaire général d'Hadopi, à la conférence de presse du 03.05.2010 au soir

La mise en route d'Hadopi vous semble-t-elle bien organisée ?

Mise à jour du 29.04.2010 par Katleen
Hadopi : Frédéric Mitterrand questionné sur SeedFuck, et sur la présomption de culpabilité

L'outil Seedfuck fait son petit bonhomme de chemin. Après l'arrivée de diverses mutations, il a réussi à se hisser dans les plus hautes sphères de la politique, puisque Frédéric Mitterrand a été pris officiellement à parti à ce propos lors d'une séance de l'Assemblée Nationale.

C'est le député UMP Michel Zumkeller (ayant voté contre Hadopi) qui a interrogé le ministre dans une question écrite à propos de ce «petit programme [qui] inonde les réseaux de téléchargements, en peer to peer, de fausses adresses IP ».

Comme quoi, Seedfuck a réussi a créer la polémique autour de la question qui avait motivé sa création, à savoir la remise en cause de l'IP comme preuve d'activités de téléchargement illégal.

Michel Zumkeller a donc apostrophé Miterrand sur le fait que « des centaines de personnes se trouvent dans la liste des personnes ayant téléchargé illégalement même si elles n'ont rien fait ». Le député « souhaite donc connaître sa réponse sur ce sujet et sur les possibilités juridiques offertes aux internautes qui seraient victimes de procédures injustifiées ».

Que vont répondre Frédéric Mitterrand et son ministère suite à de telles questions ?

Affaire à suivre...

Un outil générant de fausses IP vient défier Hadopi, SeedFuck remettra-t-il en cause les preuves de culpabilité ?

Toujours aussi cordialement détesté par une majorité de français, l'Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) a désormais un nouvel adversaire.

SeedFuck est un nouvel outil permettant de générer de fausses activités autour de contenus protégés sur les réseaux P2P.

Evidemment, ce programme est totalement illicite, et nous ne vous en montrerons pas le code source, bien qu'il ai été rendu public.

Son but est clairement de mettre des batons dans les roues des chasseurs de pirates, commandités par les ayants droits (comprenez les artistes, ou les maisons de disque).

Cet outil au nom plutôt osé injecte de fausses adresses IP créant de l'activité factice dans les trackers Torrent. Ce "torrent poisoning" a pour but d'attirer l'attention des techniciens de l'Hadopi sur un hash particulier, celui étant l'identifiant unique d'un fichier, car ce dernier paraît très sollicité (ce qui est faux), une fois que les fausses adresses IP entrent en jeu. Les IP servent donc d'appât, personne ne se cache derrière elles.

Il est même possible d'entrer les adresses de son choix, par exemple celle de son voisin ou de son ennemi. Mais usurper l'adresse IP d'une autre personne est un délit grave puni par la loi.

Selon l’article 434-23 du code Pénal, “Le fait de prendre le nom d’un tiers, dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre celui-ci des poursuites pénales, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende”.

Tout ceci devrait faire perdre un temps précieux aux autorités dans leur traque de pirates.

Néanmoins, SeedFuck à un but plus profond que celui d'être un simple trublion. L'outil pourrait en effet démontrer que le seul fait d'être confondu par son adresse IP ne constitue pas une preuve de culpabilité suffisante de téléchargement illégal.

Source : Le code de SeedFuck (que nous ne pouvons pas diffuser, vous trouverez plus d'informations en faisant une recherche sur Internet)

Lire aussi :
- Les dernières informations sur Hadopi

- Notre sujet très complet sur l'évolution d'Hadopi, du projet à la Loi

A votre avis, quel sera l'impact de SeedFuck ?

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Avatar de ClaudeBg
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 17/11/2010 à 11:34
La seule réaction face à ce type de loi, c'est que chaque citoyen se mette à télécharger "illégalement" tout de suite et de façon ininterrompue.

Quand une loi devient liberticide et répressive à ce point, la désobéissance civique devient non pas un droit, mais un devoir, sans quoi il ne restera plus du terme "liberté" que la liberté pour une élite d'oppresser le reste du monde. L'Histoire a retenu que ceux qui appliquaient et respectaient les lois n'étaient pas toujours, et de loin, les plus respectables.

Un Homme politique élu démocratiquement n'a pas reçu un chèque en blanc : pour la durée de son mandat il est censé représenter les intérêts de son peuple. Or, je me demande quel peut bien être l'intérêt des Français dans une loi de ce genre? Ca protège de quoi (parce que, si vous l'avez remarqué, toutes les lois récentes consistent à "protéger" au détriment de la liberté)? Des pertes financières de Sony? Des baisses de revenus du pauvre Johnny (qui a tout fait pour tenter d'aller payer ses impôts ailleurs en niant sa nationalité française)? Ca vous chagrine? Ca pose un problème à la France?

Moi je vais plus loin, le partage privé de musique (par exemple) n'a pas à être soumis à un payement, c'est normal qu'on puisse copier à usage privé. Ceux dont on télécharge les morceaux sont les plus connus, et donc les plus riches : ils ne gagnent pas assez avec leurs concerts et leurs produits dérivés, plus les droits sur les diffusions publiques (TV, radio, dancing), il faut encore qu'on paye pour écouter en privé???? Quand je siffle en rue, je suis aussi soumis au droit d'auteur? Ben oui manifestement! Des artistes connus et célèbres ont maintes fois rappelé (Madonna par exemple) que ce qui les faisaient vivre c'étaient en premier les produits dérivés et en second les concerts. Ca ne suffit pas?

Il faut que les enfants des enfants d'un chanteur puissent continuer à toucher un "salaire" à chaque fois qu'on écoute une chanson, prestée une unique fois par leur parent? Vous touchez des droits, vous, sur les pièces fabriquées par votre père à l'usine? Vous continuez à percevoir un salaire quand vous rentrez chez vous après la fin de votre journée? Non, au contraire, on vous tape au rebut lorsqu'on n'a plus besoin de vous.

Il ne faut pas se battre contre Hadopi, il faut se battre dès le départ, pour mettre à bas ce que les gens ont fini par trouver "normal" : une redevance à vie à payer sur un "travail" effectué une seule fois par une "élite". Fin des droits d'auteur pour utilisation privée = fin du téléchargement "illégal", et fin des lois liberticides. Il n'y a aucune autre alternative, sans quoi on se retrouve à devoir choisir entre lois liberticides à outrance ou instauration d'un non-droit de fait. On est en train de se battre pour voir de quelle couleur on doit peindre un mur, alors que ce mur n'a tout simplement pas lieu d'être. On trouve "naturel" de payer à vie pour une chanson, mais on ne trouverait pas naturel de payer une redevance à vie à un pompier pour chaque vie sauvée : ça vous semble logique?

Et qu'on ne parle pas de la sauvegarde de la culture, ça me fait marrer :

- Ce sont les gros éditeurs, comme Sony qui font du pognon avec les droits. Or, ces gens sont tout sauf des découvreurs de talents: ils éditent ce qui rapporte et donc participent au nivellement (par le bas) de la culture. Ils ne financent jamais les petits artistes "à risque".

- Ce ne sont pas les droits d'auteur qui sont visée depuis le début, ce sont "les droits d'éditeur". La propagation de la musique de façon gratuite ne dérange pas parce que ça "prive" l'artiste de ses maigres revenus (pauvre Michel, tu veux échanger ton salaire contre le mien? Tu te crois plus utile à la société?).

Non, ça dérange parce que ça court-circuite ceux qui tirent du pognon de la production, de la vente, et de la distribution. Le combat mené ici est simple : c'est la condamnation de ce qui est gratuit en tant que concurrence déloyale à ce qui est payant. Rien de plus, rien de moins : c'est une loi visant à rappeler que notre monde est un monde libéral basé sur le commerce, et que tout ce qui perturbe ce monde de fonctionnement est nuisible.

Partant de là, si on ne fait rien, la suite logique est de rendre illégal tout ce qui est gratuit (les logiciels entre autres), les droits d'auteur sont juste un test grandeur nature pour voir jusqu'où on peut soumettre les gens sans qu'ils ne se révoltent. Ensuite, viendra l'attaque contre le reste du gratuit, et donc de la solidarité et de la fraternité. Sachant que de la liberté il ne reste déjà plus grand chose, il sera temps de changer la devise nationale française par quelque chose du genre : Libéralisation/Pouvoir/Loi du marché.

Du reste, quand on voit comment la TV se vante d'arriver à produire une "star" de façon parfaitement artificielle et mécanisée, payer des "droits" à ces "stars" n'est pas une hérésie suffisamment visible? Qui ignore que le but est en fait de permettre aux lanceurs de "stars", en tant que denrées périssables, d'engranger du pognon, quitte à larguer leur "star" sitôt qu'elle montre des signes d'épuisement (au sens commercial)? C'est à ça que servent les droits perçus? A transformer un jeune en orange qu'on presse? C'est ça la culture? Ca protège l'artiste, cette méthode basée sur le pognon?

- Dès la sortie du CD, on nous a dit : "c'est cher, mais c'est à cause du prix de revient de la réalisation d'un CD comparé au vinyl, ça baissera lorsque la technologie sera maîtrisée". Vous avez vu baisser les CD, vous? 18 Euros pour un CD de 0,01 euro contenant une copie d'une prestation unique faite en studio, vous trouvez que c'est "un juste salaire"????

- On nous a dit aussi "les ventes de CD baissent, c'est à cause du piratage". Heuu, se faire concurrence soi-même avec d'autres produits (DVD, Blu-ray, téléchargement "légal", etc), ça n'explique pas les baisses des ventes d'un produit particulier? Et le pouvoir d'achat du citoyen qui baisse, ça n'a aucune répercussion? Le citoyen hésite à s'acheter de la nourriture de qualité mais va continuer d'acheter des CD sans réduire son budget "loisirs"?

- On nous indique aussi que quelqu'un qui télécharge fait "perdre" de l'argent parce qu'il n'a pas acheté l'album en question. Mais m'sieur, encore faut-il démontrer que s'il ne l'avait pas téléchargé qu'il l'aurait acheté, parce qu'il faut avoir assez de pognon pour suivre la cadence actuelle. Payer cher un produit qui sera périmé en 3 semaines, ça devient dur à assumer dans un ménage. On a transformé les prestations musicales en produits périssables, il est temps que les "droits" liés suivent le même chemin. J'ai été DJ des années : quand j'achetais un beau slow de 1970 j'en prenais soin et il avait toujours du succès en 1985. Maintenant, un DJ ne range plus ses disques après usage, il les jette parce que ça ferait ringard de le passer 3 semaines de suite. Ca finit par coûter bonbon.

- On a mis en place un "téléchargement légal" qui est une arnaque monumentale. Graver 18 titres soi-même pour 18 euros, sans bénéficier de rien de concret comme service, c'est hallucinant que des idiots acceptent cette méthode. Bientôt on pourra cultiver ses légumes soi-même dans son jardin à condition d'en aller reverser la contre-valeur aux agriculteurs, pour motif d' "agriculture légale".

- On est même allé plus loin : "on" (Sony par exemple) vend des CD officiels qui sont tellement bourrés de "protections anti-copie" (entendez par là : d'erreurs volontaires rendant le CD non conforme à la norme et donc au label que vous achetez) qu'ils ne sont plus utilisables dans un lecteur de CD... de la même marque. Hallucinant, non? Et le pire c'est qu'il vous est interdit maintenant d'en faire une copie destinée à simplement utiliser le produit que vous avez acheté (il est illégal en France de contourner un mécanisme de protection). Et personne ne dit rien ???? Bientôt on vous vendra (de force) un CD dont on aura supprimé les pistes audio pour vous éviter de le copier. Rigolez pas, on n'en est pas loin. Comme je l'ai dit, on vous forcera à acheter, comme maintenant on va vous forcer à télécharger légalement même si vous n'écoutez rien : on va vous ajouter un montant à vos impôts qui sera destiné à être redistribué aux jeunes sous forme d'un certain nombre de titres à télécharger légalement : même les sourds vont payer le téléchargement de musique, fallait oser, c'est fait.

Toutes ces lois ne sont que la conséquence du fait qu'on a accepté l'idée même de devoir payer "un droit d'auteur" pour pouvoir écouter une simple chanson. Avec ce principe, on devrait payer un droit d'auteur pour le fait de parler une langue donnée, d'utiliser une expression, de faire une citation, de parler d'un livre avec son voisin, de réaliser une recette de cuisine, de faire du feu, et j'en passe.

L'idée du droit d'auteur pouvait avoir une certaine justification s'il s'était agit de permettre à quelqu'un ayant travaillé dur pour pour "inventer" une chanson de récupérer un montant équivalant au travail fourni. On est loin de là avec la musique actuelle : un chanteur arrive en studio, on lui donne un texte écrit par d'autres (le plus souvent), on lui passe une musique déjà jouée (par des musiciens qui ne toucheront que dalle des droits d'auteur), et il ne fait qu'ajouter un instrument naturel : sa voix. Après une demi-journée de travail il pourra maintenant toucher sa vie durant, ainsi que ses enfants et les enfants de ses enfants (mais aussi son éditeur), une rente payée par l'intégralité des citoyens de la planète. Et on trouve ça "naturel" ??? Le droit d'auteur doit être payé lorsque celui qui utilise l'oeuvre en tire un bénéfice : Dancing, radio, TV, etc, et rien de plus. C'était comme ça il y a peu avec le droit d'auteur, et si le droit d'auteur ne s'applique pas, alors l'échange de musique entre particulier ne doit pas s'appliquer non plus, c'est de la même nature.

Il faut arrêter le délire : Hadopi n'est pas en soi une monstruosité, c'est une loi qui vise "simplement" à rendre applicable une monstruosité bien pire.

Je l'ai dit : soit on se bat pour la fin des privilèges de ce genre de droits d'auteur, soit on maintient ce système mais on l'outrepasse dans les faits (situation actuelle), soit on maintient ce système et on l'applique réellement (Hadopi, Loppsi, Dadvsi, et bientôt Acta). Donc, il convient de bien choisir sa cible, sans quoi il renaîtra toujours une loi des cendres de la précédente, car ce genre de loi découle d'une ignominie qu'on a acceptée au départ.

Dans l'attente, si chacun se met à télécharger activement, je vois mal comment un état pourrait s'en prendre à l'intégralité de ses citoyens. Chaque personne qui accepte une telle loi et se met à la respecter contribue à faire du monde destiné à ses enfants un espace de non-liberté. Chaque personne qui ne télécharge plus contribue à mettre plus en évidence ceux qui continuent à le faire : souvenez-vous qu'il vous reste encore les termes "solidarité" et "fraternité", faites-en bon usage.

A+
Claude
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Avatar de Marc_27
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 19/10/2010 à 13:47
J'ai lu dans un autre forum hier soir, sur le proposition du PS d'abroger l'HADOPI:

A mon sens il ne devrait meme pas s'agir d'un débat gauche droite. Le gouvernement quel qu'il soit devrait avoir les couilles de dire aux ayant droits : "débrouillez vous, toutes les cartes sont la pour innover, et ce n'est pas notre role de freiner une innovation saine pour vous éviter d'avoir à vous adapter".

Au lieu de ça, l'état s'acoquine avec une milice privée, lui faisant une confiance aveugle pour déconnecter les internautes qu'elle désigne.

Ne me dites pas que vous appelez ça un progrès.
Je pense qu'il a tout dit...
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Avatar de Ritzle
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 10/11/2010 à 11:59
Je vois dans mes mails : « Les USA envoient une lettre ouverte à l'Hadopi »

Puis dans le corps : « Et un acteur puissant du web, et étranger à notre pays, a décidé de se soumettre à l'exercice. La Computer & Communications Industry Association - qui compte parmi ses membres les plus grandes entreprises de l'industrie high-tech américaine comme Google, Microsoft, Facebook, Oracle, Yahoo, eBay, AMD, etc. - a rédigé une réponse où elle fait par de ses inquiétudes sur le sujet. »

Donc je me demande : pourquoi s'évertuer à faire des titres à la Paris Match ?

Si c'est pour amener plus de gens à cliquer sur les articles, c'est gagné, je vais simplement me désinscire de la newsletter.
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Avatar de ClaudeBg
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/11/2010 à 13:05
Bien sûr, parce que les éditeurs c'est des gros méchants, qu'ils n'emploient pas du monde, qu'ils ne paient pas des impôts et qu'à ce titre, ils n'ont aucun droit, c'est bien connu.
Les impôts, ils les éludent en bonne partie, comme toutes les grosses boîtes. De plus, c'est en grande partie de l'argent qui échappe à la France, puisqu'allant vers des éditeurs étrangers, donc déficit net concernant la balance commerciale. Sinon, avec un raisonnement de ce type, on peut accepter n'importe quoi, puisqu'au final ce n'importe quoi amène des impôts. Le fait est que ces gens ne rendent service à personne (pas même aux intéressés), il se posent simplement en intermédiaires obligatoires. Du coup, ils sont plus nuisibles que désirés et je vois mal au nom de quoi on doit sortir des lois destinées spécifiquement à les protéger, surtout que dans le même temps on pond des lois destinées au contraire à fragiliser les moins riches (recul des pensions, augmentation du temps de travail, et j'en passe).

Bah oui, quand une loi à la fois nationale et internationale est tenue pour lettre morte, ça pose généralement un problème au pouvoir.
Loi internationale, Dadvsi? LOL, on ne doit pas habiter sur la même planète. Sinon, une loi est majoritairement respectée par les citoyens si ceux-ci la considèrent pertinente et juste. Dans le cas contraire, une partie des citoyens refusent de l'appliquer, et c'est tout à leur honneur. En 40/45 ceux qui respectaient certaines lois me semblaient moins honorables que ceux qui refusaient, à leurs risques, de les appliquer.

Enfin, "démocratie" signifie "pouvoir du peuple". Dans une démocratie indirecte on vote pour des élus sensés représenter les intérêts du peuple : j'ai l'impression que la dernière partie de la phrase a été oubliée dans les diverses simplifications récentes, c'est devenu : Dans un démocratie indirecte on vote pour des élus.... qui font ensuite ce qu'ils veulent, quitte à desservir leurs citoyens. Ca, c'est une technocratie électorale, pas une démocratie représentative.

Si demain on pose la question à tous les Français, la grande majorité sera contre les lois liberticides actuelles. Partant de là, si on décide de lois qui vont contre cet avis, on n'est clairement plus dans un fonctionnement démocratique. On ne peut pas à la fois hurler qu'on est en démocratie, tout en niant le droit du peuple à refuser une loi ou une orientation politique: c'est inconciliable. Il y a quelques temps, Chirac disait : "le peuple est descendu dans la rue pour dire qu'il n'est pas content, mais ce n'est pas la rue qui décide". Dire ça, c'est dire "nous ne sommes pas une démocratie". Et Sarko fait exactement la même chose, puisqu'il impose des lois contre la volonté des français. Tout le reste, c'est du pipeau, la question est : respecte-t-on ou non les règles d'une démocraties? Et même si on estime que le peuple à tort, une démocratie impose d'en respecter les décisions.

J'ai quand même l'impression que ce qui est grave, c'est que la majorité des gens a oublié ce qu'une démocratie doit être en réalité, il ne suffit pas de lui apposer une belle étiquette d'auto-proclamation de démocratie, suivie d'élections pour avoir un fonctionnement démocratique : ça, ce n'est que la partie apparence de la démocratie, pas le fond.

Si tu as l'original, tu peux faire une copie privée, personne t'en empêche.
De 1, en France ce n'est plus vrai, puisque 99% des CD et DVD contiennent des mécanismes de protection, et que la loi française interdit maintenant toute tentative de contournement de ces mécanismes.

De 2, si je fais une copie privée, c'est parce que je ne désire pas acheter l'original, c'est clair. Quand tu fais une photocopie d'un ouvrage, tu es propriétaire de l'original? Parce qu'on devrait obliger les écoles à appliquer ce principe : distribution de photocopies aux élèves à condition de leur fournir également le livre d'où est tiré la photocopie : je me demande combien de temps l'état arriverait à subventionner l'enseignement public.

De 3, c'est curieux que cette obligation de disposer de l'original soit une particularité française. Comment se fait-il que ça ne pose aucun problème dans aucun autre pays? En Belgique tu peux parfaitement louer un CD et en faire une copie, puis rapporter le CD et conserver la copie, en toute légalité. En quoi la France est obligée d'aller plus loin dans la répression que le reste du monde? Et surtout, dans l'intérêt de qui? Ca commence même à déranger les américains eux-mêmes ainsi que les principales multinationales, c'est dire.

Pousse la logique plus loin: commence à chourrer à ton employeur. Ben quoi, il est riche, il y perd pas grand-chose après tout
Je comprends mal qu'on puisse "argumenter" de façon aussi simpliste. On parle d'ajouter des lois liberticides qui vont nuire à des millions de personnes, dans l'unique but d'ajouter plus de richesse à ceux qui en ont déjà beaucoup plus que les autres. Je peux te retourner ta propre "logique" : si demain on décide d'interdire aux particuliers de faire leur propre jardin, dans l'intérêt des agriculteurs, tu seras donc content?

Ben non, manifestement ou pas d'ailleurs.
Ben si, tu fais une diffusion publique d'une oeuvre soumise à droits d'auteur. On ne punit pas actuellement pour ça, mais ça pourrait venir (voir Acta).

Et même si tu veux monter un concert (gratuit), il te faudra juste une autorisation, normalement tu n'as pas à payer. Par contre si tu comptes faire payer l'entrée, tu devra en reverser une partie. Rien de sorcier en somme.
Tu devrais mieux connaître les lois que tu défends : j'ai un ami coiffeur (qui ne fait pas payer l'entrée, LOL) qui s'est reçu une amende pour le moins salée, suite à un contrôle, pour motif qu'on entendait sa radio (branchée dans sa cuisine) dans sa salle d'attente : ça a été assimilé à de la diffusion publique soumise à payement de droits d'auteur (droits que la radio avait déjà payés).

Et essaye de faire une soirée gratuite publique avec des chansons téléchargées, je te souhaite bonne chance. J'ai été DJ des années, et même les soirées à entrée gratuite sont soumises à perception de droits d'auteur (c'est calculé sur base du prix des boissons, du nombre d'entrée, du prix de l'entrée, de la surface de la salle, et c'est indépendant du nombre de titres passés durant la soirée).

Mais ce dont on parle, ce ne sont pas les droits d'auteur pour diffusion de l'oeuvre, ce sont les droits à payer pour possession privée et à usage privée d'oeuvres musicales.

Et qui décide que ça suffit ou pas? Toi? Ou plutôt la loi quand même?
Ben, c'est pareil, non? Sauf si tu as mal compris ce qu'est une démocratie :
La loi, c'est le citoyen qui la fait, et il me semble que le message du citoyen, vu les forums et les protestations en tout genre, c'est quand même "ça suffit".

Quand la loi est décidée par une élite (élue ou non, et encore il faut voir comment elle a été élue, par manipulation médiatique) contre les intérêts du peuple (au sens large), alors ce n'est pas une loi démocratique : c'est une dictature ou une technocratie, au choix.

Qu'on achète, pas qu'on écoute.
Tu achètes les phrases que tu cites? Pourquoi devrai-je acheter une information multimédia? C'est de la culture, et l'auteur original a déjà largement été rétribué par la collectivité sous diverses formes.

Tu paie pas la radio à chaque fois que je sache, non? (à part la redevance évidemment, mais c'est un autre débat).
Bien sûr que si que je paye la radio. Tu penses que les radios payent des droits d'auteur sans recevoir aucun fond??? Avec quoi ils payent? Ben, en partie avec différents subsides (payés par nous), en partie avec la publicité (que je subis, et donc que je paye, sauf à affirmer que la publicité ne sert à rien et n'influence personne), et le reste sous différentes formes (dons etc).

Droit d'auteur et salaire, c'est pas du tout la même chose du point de vue du droit.
C'est différent parce qu'on a voulu que ce soit différent. Dans la réalité et l'histoire, les droits d'auteur (propriété intellectuelle) étaient destinés à assurer une juste rémunération pour un travail intellectuel fourni: c'est donc bel et bien un salaire à l'origine, et sinon qu'est-ce que ce serait d'autre? Une reconnaissance pécunière faite par le peuple?

Je dis, moi : Si le chanteur veut des sous, qu'il chante, point-barre. Quand un ouvrier veut de l'argent, il travaille. Si on y voit une différence, c'est qu'on fait des distinctions de "classes" dans la société, tout le monde n'étant plus égal face au travail.

Tu paies pas une redevance à vie. On te demande pas de re-payer un CD chaque année que je sache? Parce qu'une redevance c'est ça à la base. Tu paies une fois et c'est bon.
Je ne paye pas en principe une redevance à vie sur un titre donné, mais :

- la société bien, vu les limites de temps des droits couvrant plusieurs générations (le fils d'un riche doit continuer d'être riche). J'aimerais savoir concrètement pourquoi si je veux télécharger un titre de Claude François je suis contraint de payer une taxe à ses enfants? Sur base d'une juste rémunération?

- Ajoute que maintenant les oeuvres multimedia sont rendues périssables à très court terme, donc obligation de repayer constamment

- Enfin, ce n'est pas parce que j'ai acheté les titres qui passent dans une discothèque qu'on me déduit les droits de mon ticket d'entrée. Idem pour la redevance radio ou télé, etc. Donc, dans la pratique, on paye plusieurs fois pour le même titre.

Parce que les petites maisons de disque ça n'existe pas, évidemment.
Plus vraiment, et s'il en reste ce ne sera plus pour longtemps, détruites par les plus grosses (véritable mafia). En outre ce ne sont pas le moins du monde les petits éditeurs qui se battent pour faire installer ces droits, ce sont les grosses boîtes.
Je me permets de te rappeler qu'à l'assemblée nationale où était décidée l'adoption de la loi Dadvsi, Sony et la Fnac avaient envoyé chacun un représentant pour participer aux débats (bonjour la démocratie, soit dit en passant).

Et ben ne les cèdes pas tes droits patrimoniaux! Edites tes CD toi-même et négocie toi-même avec les distributeurs
Tu utilises encore des CD, toi? Moi j'en ai tout un tas (1200), ils sont dans des caisses dans un grenier, j'ai tout transféré sur un serveur NAS. Concernant les éditeurs, le problème est qu'ils s'arrangent pour devenir incontournables, et donc le choix finit par ne plus exister que pour ceux qui peuvent imposer leur volonté (comme Madonna).

On met aux artistes un couteau sous la gorge pour qu'ils le fassent?
Tu n'en es pas convaincu? Curieux.
Pour les petits : c'est sûr et certain.
Pour les gros : ce sont des arrangements commerciaux. Ca ne me dérange absolument pas TANT QU' on n'agit pas sur le politique pour sortir des lois liberticides allant contre les intérêts des citoyens dans l'unique but de protéger ces arrangements commerciaux.

Ah oui, parce que c'est trois fois rien de produire un CD, un clip, et faire de la comm'
Je n'ai pas dit ça. J'ai dit que hors France ces lois n'existent pas et que j'ai quand même le sentiment que ces sociétés :

1) Ne font pas prioritairement leur chiffre d'affaire en France
2) Ne sont pas vraiment au bord de la faillite.

Je dis que ces gens peuvent vivre ainsi que les artistes sans s'attaquer le moins du monde à l'échange de média entre particuliers. Ils vivent ainsi (et fort bien) depuis pas mal de temps et je trouve déplacé d'ajouter des lois s'attaquant aux libertés individuelles dans l'unique but d'augmenter encore leurs bénéfices. Si toi tu trouves que c'est justifié, c'est ton droit, mais avant de sortir une loi, encore faudrait-il s'assurer que tu représentes la majorité des citoyens : à voir les réactions sur le net, ça ne semble pas gagné.

Moi, je me rappelle quand même que lorsque Philips a inventé la cassette, on a affirmé que ça allait mettre l'univers de la musique en faillite, pour cause de copies "illicites". Je constate que ça a dopé les ventes, au contraire. Ici, c'est pareil : d'un côté on se sert des copies privées pour augmenter la popularité d'un artiste, et ensuite on se plaint qu'on a copié au lieu d'acheter : c'est un raisonnement biaisé. Par exemple, sans les technologies récentes, le sampling et internet, la techno n'existerait pas. Alors, le beurre et l'argent du beurre?

Bien sûr, quelle idée de penser que tout travail mérite salaire... Tu viens de quelle planète?
Entre "tout travail mérite salaire" et "tout ce qui est gratuit est nuisible car empêche un autre de percevoir un salaire", il y a un monde. Je m'étonne que, fréquentant un forum dédié à l'entraide sans contrepartie et au partage gratuit de documents et de logiciels, tu prônes clairement contre le gratuit. J'écris des logiciels gratuits et des cours gratuits et je veux pouvoir continuer à proposer et à recevoir du gratuit sans qu'on ne me reproche par lois interposées de concurrencer du payant.

A raisonner comme ça, tu vas imposer la rémunération de tout et de tout travail : je ne veux pas de ce genre de société, ça ne m'intéresse pas.

Tu sais de quelle planète je voudrais venir? D'une planète dont l'Homme est le centre, et non les valeurs marchandes et l'argent. Si tu places l'argent au centre des valeurs à défendre, c'est ton droit, mais tu ne représente pas l'unique alternative, du moins j'ose l'espérer.

Et ben non. Si tu as mis ton produit (logiciel ou musique) dans le domaine public, personne peut te l'interdire.
Pas encore, mais ce n'est pas la première fois qu'on aborde ce sujet au niveau politique en tant que "concurrence déloyale". En fait, tout est déjà prêt pour le stade suivant, qui consiste à attaquer le gratuit. Du reste, déjà dans le monde "réel" le gratuit est souvent considéré comme "travail au noir".

Mais dis-toi juste que des fois les gens ont envie de bouffer et qu'ils doivent pouvoir vivre de leur activité s'ils le souhaitent et que les considérations économiques le permettent.
Je vois mal le rapport. Celui qui veut vendre des produits peut les vendre, ça ne me dérange pas.

Ce qui me dérange, c'est que des multinationales déjà immensément riches, et nuisibles à l'Humanité (ces gens opèrent des manoeuvres boursières qui ruinent les économies faibles et affament des enfants du tiers-monde) viennent agir dans nos pays démocratiques pour décider les plus ripoux des politiciens à sortir des lois liberticides dont l'unique but est de protéger leurs revenus au détriment de leur propre population. Si tu ne comprends pas ça, je ne sais rien y faire.

Et ben n'achètes pas ses CD. On te force à le faire?
On ne force personne à rien faire, surtout ces temps-ci. Ce qu'on fait, c'est surtout t'interdire de faire quoi que ce soit.
Désolé de penser que ce raisonnement est un peu "simpliste", surtout que ce n'est pas parce que je ne vais pas acheter le CD que je ne tomberai pas sous la juridiction des nouvelles lois liberticides.

L'argument "personne ne te force à" est utilisé de plus en plus pour justifier l'injustifiable. Personne ne m'oblige non plus à me soigner si je suis malade, à vivre en société, à avoir des enfants. Personne ne m'oblige non plus à vivre. Le danger de ce genre de raisonnement, c'est qu'à terme soit on participe et donc on subit, soit on ne participe plus à rien (n'étant pas "obligé" mais on se retrouve exclu de fait de la société.

Alors, non, rien ne m'oblige à acheter ce CD en particulier..... sauf que lorsque ça devient un tel phénomène de société (par manipulation) que tes enfants veulent acheter "comme leurs copains", tu te retrouves berné et "forcé" par des moyens indirects.

Alors, pitié, le coup du "t'es pas obligé", c'est un argument connu mais non valide, sauf à décider d'aller vivre seul en ermite sur une ile déserte.

C'est difficile de comprendre que ce qui se met en place n'est pas une simple défense de quelques intérêts mais surtout la mise en place d'un mécanisme de surveillance généralisée, et l'instauration du libre marché comme valeur centrale de société? C'est un point de départ, et j'explique que déjà ce point de départ est largement soumis à critiques, inutile l'attendre la suite.

On a cité des chiffres plus haut dans ce fil: le résultat d'une maison de disque est en gros de 5-6%. Pas de quoi en faire un fromage.
Oui, amusant: Les artistes disent qu'ils touchent 3 ou 4%, les éditeurs 5 ou 6%, le prix du CD est nul ou presque. Ca fait beaucoup de frais, LOL.
Sinon, puisque "pas de quoi en faire un fromage", j'en déduis qu'un ensemble de lois et la mise en place de tout un organisme de surveillance vaut moins qu'un fromage (on ne va pas payer avec l'argent public la surveillance du fromage plus cher que le fromage lui-même): on ne doit pas payer notre fromage au même prix, LOL.

Question de statistiques.
Les statistiques sont faites pour celui qui les paye, et de la façon dictée par celui qui les paye, et les conclusions tirées par celui qui paye. Croire à l'impartialité des statistiques est signe d'une grande candeur.

Quand une statistique fait croire qu'un internaute qui a téléchargé 10.000 mp3 sur internet a fait perdre 10.000 euros aux sociétés d'édition m'a toujours fait rigoler au plus haut point. Sincèrement, tu crois que chaque fois qu'un de tes gosses télécharge 1mp3 qu'il l'aurait acheté? Tu dois être plus riche que moi, c'est sûr.

Un minimum de bon sens indique que les gens ont un budget "loisir". S'ils téléchargent gratuitement, c'est EN PLUS de leur budget loisir, qui est de toutes façons dépensé. Le téléchargement n'est pas fait au détriment du budget loisir, c'est un "bonus" qui ne coûte rien à personne, et qui en plus rapporte pas mal (abonnements internets illimités, matériel informatique, lecteurs mp3, smartphones, et j'en passe). Dit autrement, celui qui est fan d'un chanteur va quand même acheter l'album (pour avoir le vrai CD, la vraie pochette, le vrai boîtier) et il téléchargera les autres morceaux en mp3. S'il n'y avait pas eu le téléchargement il n'aurait de toutes façons pas acheté plus, sauf à faire basculer ses achats informatiques en achat de CD, ce qui ne rapporte rien de plus à la société. En aucun cas la fin du téléchargement gratuit sur le net ne va induire que les gens vont se mettre à dépenser plus pour leurs loisirs : ils sont déjà limités par leur pouvoir d'achat et se fixent un budget.

tu verras que j'ai dit que Hadopi était une mauvaise idée. Ce qui ne veut pas dire que vouloir juguler le téléchargement illégal est une mauvaise idée. Nuance
La nuance, j'en ai parlé :

- Refuser Hadopi et vouloir juguler le téléchargement illégal = incohérence puisque si on veut juguler il faut des lois répressives.

- Si on refuse Hadopi (ou consoeurs) c'est obligatoirement vouloir, soit maintenir un système d'hypocrisie (téléchargement interdit mais non puni), soit rendre le téléchargement légal (pas d'illégalité donc pas de loi).

Prétendre vouloir refuser Hadopi tout en affirmant qu'il ne faut juguler le téléchargement "illégal" c'est s'assoir entre deux chaises.

Tu veux changer la législation sur le copyright? Très bien. Monte une association, recrute des gens qui pensent comme toi, fais-toi des potes parmi les députés et les hommes politiques, organise des manifestations et des actions de communication pour qu'une proposition de loi en ce sens soit déposée devant l'Assemblée. C'est comme ça qu'on change une loi avec laquelle on est pas d'accord, pas en l'enfreignant à tout bout de champ.
Moi, vu qu'on est en démocratie, j'inverse le raisonnement: tu veux légiférer sur le téléchargement? Ben, tu montes un parti politique, tu présentes un programme clair qui explique que tu veux faire de la répression, tu te présente aux média en expliquant quels sont tes objectifs réels, puis une fois élu tu fais passer tes programmes en respectant les instances démocratiques.

Ici, on a un type qui a caché (quoi que, avec un minimum d'intelligence...) son programme réel, qui s'est fait élire sous prétexte de valeurs qu'il ne respecte pas, qui a menti de façon éhontée en affirmant tout et son contraire ("je le dis fermement : EDF ne sera pas privatisée", puis "Il est évident que pour des raisons de marchés....), a permis à des multinationales de participer aux débats démocratiques, et une fois élu a fait passer des lois contraire aux intérêts de ses propres électeurs.

Pourquoi, au nom de quoi, devrait-on respecter les règles du jeu démocratique face à des lois qui ont été votées en contredisant toutes les règles démocratiques? Ce genre de loi est non démocratique et non utile au citoyen, les refuser et les combattre est un acte civique et citoyen.

Mais si on veut plutôt dire, "minimiser cet échange et faire en sorte que toute infraction dans ce sens fasse objet d'une poursuite", c'est déjà plus faisable.
Ben oui, c'est faisable, ça s'appelle Acta, Loppsi, Dadsi... ou Hadopi. Mais tu prétends à l'instant être contre Hadopi, ça ne semble pas très cohérent comme démarche.

ANARCHIE
Non, résistance civique (c'est le terme approprié).
Mais je connais cette manie de taxer d'anarchiste tout qui dénonce des abus de l'autorité. Je vais finir par croire que les anarchistes ont le monopole de l'utilisation neuronale.

Je crois que tu ne sais pas de quoi tu parles.
Ce que ton père/grand-père a fabriqué dans une usine n'appartient qu'à l'usine. Le code que tu pourrais faire pour une société, ne t'appartiens pas davantage.
Grave erreur : le code que tu as produit pour une société reste ta propriété intellectuelle, même si tu acceptes d'en céder les droits.
Ensuite, une chanson échangée sur internet est immatérielle et donc ne peut pas "appartenir" à la société qui a pressé le CD.

De plus une chanson téléchargée n'est pas une contrefaçon, puisqu'elle est identique à l'original, et ce n'est pas non plus un vol, puisque l'original n'est pas substitué à son propriétaire. C'est au plus une "reproduction". Bref, déjà le côté "illégal" me semble juridiquement poser problème si on exclut les lois récentes.

Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que cette loi est nulle. Maintenant, faut-il, à l'inverse, revenir à l'état initial, et laissé le téléchargement illégal continué sa route
Pas du tout, il faut avoir l'intelligence d'affirmer qu'on ne peut pas interdire l'échange privé d'informations multimédia : plus de délit, plus besoin de loi. Admettre qu'il est utopique et irréaliste de punir un état de fait voulu par le citoyen impose de rendre cet état de fait légal, SAUF à vouloir remplacer la démocratie par autre chose.

Pour moi, il est important de lutter contre le téléchargement illégal, seulement voilà, rien n'est proposé. On veut juste supprimer HADOPI
Si tu veux maintenir l'illégalité du téléchargement et de plus vouloir lutter réellement contre lui, tu ne dois pas vouloir supprimer Hadopi, mais tu dois vouloir le renforcer jusqu'au but ultime : ne pouvoir surfer que sur des sites certifiés et contrôler, interdire le partage de média en ligne (Youtube etc), et interdire l'échange de pièces jointes dans les mails.

Le beurre et l'argent du beurre, ça n'existe pas.

Tu devrais ouvrir le Code de la Propriété Intellectuelle et regarder ce que recouvre exactement le droit d'auteur et ce qu'il ne recouvre pas.
Pour info, j'ai depuis longtemps le réglement de la Sacem et de la Sabam en pdf, et je les ai lus attentivement. Je ne me suis évidemment pas contenté de ça, je suis également les évolutions récentes des lois et les projets en cours.

Mais bon, c'est sur c'est plus dur à lire que le journal de Mickey
J'apprécie ta façon courtoise d'argumenter.
Sinon:
[Mode réponse du berger à la bergère] Tu devrais aller regarder ce qui se prépare au niveau ACTA. Mais évidemment c'est plus dur de faire des recherches que de bouffer les informations "objectives" de TF1 [/Mode réponse du berger à la bergère]

Bref: tu veux un monde basé sur l'argent et tu défends la mise en place des répressions actuelles : c'est ton droit, mais j'espère pour toi que tu es suffisamment riche pour faire demain partie de l'élite minoritaire.

A+
Claude
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Avatar de GCSX_
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 22/09/2010 à 21:47
De toute façon, même s'ils pouvaient récolter des IP sur les site DDL, ça ne changerai rien.

Quiquonque veut télécharger pourra le faire, toujours illégalement, pour moins cher que ce qui était prévu pour la licence globale (4€).

Comment? Il suffit de s'inscrire sur un VPN basé à l'étranger. Tous vos téléchargements passeront par le pays en question, le tout étant encrypté. Ce qui fait que la loi française actuelle (y compris HADOPI) ne pourra rien contre vous. Ils verront l'adresse IP du relais VPN, plutôt que la vôtre. De plus, ce relais étant à l'étranger, rien ne les force à coopérer ou à fournir votre IP.

Le VPN à été fermé? Pas grave. Regroupez quelques amis et louez un serveur dédié (environ 15€ / mois, à diviser par le nombre de participant), toujours à l'étranger, et montez votre propre VPN.

Il y'a aussi les proxys (plus lent et moins fiable, mais beaucoup peuvent faire l'affaire).

Et enfin, les P2P cryptés (en général très lent, mais pratiquement impénétrable ^^. L'un d'entre eux, créé par un japonnais il y'a plus de 10 ans, n'a toujours pas été percé. Le principe est simple : on ne voit que les fichiers. Il est impossible de savoir qui envoi quoi et qui télécharge quoi sans casser le système de cryptage du logiciel, toujours intact à ce jour.)

Si vous voulez mon avis, les ayants droits et l'état perdraient moins d'argent avec un système de licence globale qu'en dépenssant des fortunes à éssayer de choper les fraudeurs, qui auront toujours une longeur d'avance, et ce pour une raison simple : il y'aura TOUJOURS plus de personnes qui cherchent à contourner le système, qu'il n'y en a pour le faire fonctionner.

En d'autre termes, il y'aura toujours plus de "pirates" qui trouveront des solutions de contournement qu'il n'y aura de personne à l'HADOPI.

A votre avis, pourquoi tous les jeux, logiciels et appareils connus finissent par être crackés?
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Avatar de behe
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 19/11/2010 à 10:50
Citation Envoyé par Louis Griffont Voir le message
Tu dis avoir 27 ans ... Les CD sont apparus au début des années 80, et les premiers graveurs ont suivis de prêt ! J'en conclus que tu as acheté des K7 par paquets à l'age de ... 1/2 ans !
Faudrait peut être arréter de se foutre de la gueule du monde non? Les graveurs non professionnels, ça date de la fin des années 90, la chute réelle des prix des supports cd du début des années 2000.
Les films sont restés sur double support K7/cd pendant un moment. Perso, je me rappelle avoir acheté des k7 à plus de 20 ans .

Désolé que ça tombe encore sur toi, mais j'en ai marre de voir des discussions interessantes pourries par des inepties.
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Avatar de kienono
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 24/11/2010 à 16:16
Bonjour,

c'est ma première intervention sur le forum mais j'aimerais quand même m'exprimer dans cette discussion.

Il y a vraiment des propos que j'ai vraiment du mal à imaginer dans la bouche de "professionnels en informatique". Il serait trop long de citer tous les passages mais en voici un que je trouve représentatif (il y en a également pas mal de Marc_27 dans le même genre):

Citation Envoyé par ClaudeBg Voir le message

L'utilisation à des fins privées d'une oeuvre multimédia doit demeurer gratuite, peu importe comment on a obtenu la copie (gratuit, c'est gratuit).
Désolé mais je ne vois pas en quoi profiter d'une oeuvre multimédia (ou plutôt dans ce discours de toutes les oeuvres), même à des fins privées, DOIT être gratuit. A la base, l'oeuvre en elle même n'est pas gratuite (sauf si son auteur décide de la fournir gratuitement). Et si elle n'est pas vendue pour un usage privée, pour quelle usage l'est elle (je laisse de côté les versions destinées à la location, qui ont un tout autre prix)?

Dire "c'est pour un usage privé" = "ça doit être gratuit", c'est surtout se trouver une jolie excuse pour justifier de contourner le mode de diffusion que l'auteur de l'oeuvre a choisit (et au passage piétiner allègrement le travail qu'il a fourni pour créer cette oeuvre). Que des producteurs, éditeurs ou distributeurs prennent leur part au passage, c'est un tout autre problème. L'artiste peut tout à fait être auto-produit et trouver son propre canal de distribution.

Autant je ne suis absolument pas pour des mesures de filtrage et de contrôle du type HADOPI, autant justifier le téléchargement illégal, voire y trouver une légitimité, c'est mettre en péril la production de tout contenu. Et là, ça concerne tout ce qui est dématérialisé: musique, film, jeux, logiciel ... et là on revient à notre "forum des professionnels en informatique". En tant que développeur professionnel (employé ou freelance), qu'est ce que vous diriez si on vous disait que puisque ce que vous produisez n'a pas d'existence matériel, qu'il n'y pas d'original, le logiciel que vous fournissez à un client, ce client décide de le distribuer gratuitement sur le net, et au passage outrepasse les conditions d'utilisation contractuelles?

Parce que le problème est là avec le téléchargement/partage/diffusion illégal. Lorsqu'on achète un album, un DVD ou un logiciel, on achète pas uniquement le droit d'écouter, voir ou utiliser cette oeuvre multimédia, on accepte également des conditions d'utilisations et en rendant cette oeuvre disponible gratuitement à n'importe qui (pas un membre de sa famille, pas un ami, même pas un ami d'un ami), on outrepasse ces conditions. Même sans être a l'origine de la diffusion, en participant à ce processus de partage et de diffusion de ces copies illégales, je vois pas où on est dans son bon droit. Ok, y a pas forcement moyen d'identifier chez un utilisateur si tel ou tel fichier est une copie privée légale ou une copie illégale. Mais ça ne justifie pas ces pratiques. Si vous téléchargez en toute connaissance de cause des contenus dont vous savez pertinemment qu'ils n'entrent pas dans le cadre de la copie privée (cercle familial), ayez au moins l'honnêteté de dire que c'est parce que vous ne voulez pas payer pour et pas que c'est votre DROIT.

Ensuite, concernant les idées de licence globale et de légalisation du téléchargement sans aucune limitation (au sens où n'importe qui peut partager n'importe quel fichier ), je suis vraiment pas sûr que ce soit vraiment des solutions viables. Autant les majors se feront moins de pognon (les méchants ), autant vous pouvez me dire comment un groupe qui débute, un petit studio de jeux video ou un développeur indépendant peut vivre dans ce système? Combien de temps on peut vivre avec une fraction d'un abonnement? Comment on peut monter un budget et évaluer ses disponibilités financières avec un système pareil?

Et encore, là c'est que pour la licence globale. Si on légalise toute forme de téléchargement, vous pouvez être sûrs que les médias vont couvrir largement l'évènement et s'il reste quelques pauvres pommes pour continuer à payer leurs CD, DVD, jeux, logiciels, on peut être sûr que ceux qui avaient peur de télécharger (parce que c'était illégal) vont plus se gêner pour le faire ou pour se faire expliquer comment. Et là je doute que les producteurs/créateurs de contenus multimédia arrivent à s'en sortir. Pour ceux qui vont me sortir ici l'exemple des logiciels dispos en version gratuite et payante (les antivirus) qui continuent de se vendre actuellement, il ne faut pas oublier que la version payante a souvent des fonctions supplémentaires et/ou un meilleur support. Et si le téléchargement n'est plus "limité", pourquoi s'embêter à télécharger la version gratuite? autant prendre la version premium, ça change rien, les 2 sont "gratuits"
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 29/03/2012 à 16:34
Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
1 téléchargement illégal >= 1 vente perdue.
Faux et totalement faux.
Tu tiens là, le discours incohérent des majors qui s’entêtent à vouloir rester dans un modèle économique obsolète, qui veulent nous faire croire que le méchant piratage tue la création mais qui malgré tout n'ont jamais fait autant de bénéfices.
D'abords, on ne peut pas parler de pertes, tout au plus de manque à gagner, ce qui, en terme économiques, n'est pas du tout la même chose.

Ensuite, une (probablement très) grosse partie des téléchargements n'auraient de toute façon jamais été transformé en vente si le téléchargement n'aurait pas été possible.

Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
Vous semblez défendre Marc_27 qui est un défenseur du droit au vol des biens numériques, par voie de conséquence...
Certainement pas. Ce n'est pas parce que l'on acquiesce un de ses propos que l'on valide l'ensemble de sa pensée. Tu as un point de vue un peu sectaire tout de même, tu raisonne en binaire, en tout ou rien.

Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
Ben, cherche !
Je te l'ai dit, je ne vois pas. Tu avance un propos sur le mode affirmatif, tu dois avoir des arguments pour l’étayer et pour te justifier. C'est à toi à donner tes explications et pas à moi à chercher.

Tu nous reproche d'être de mauvaise fois, mais pour le moment, c'est plutot toi qui nous fait la démonstration de la tienne.

Citation Envoyé par Jon Shannow Voir le message
Puisque le piratage n'est justifié que par la formule : "On ne veut pas payer", à quoi bon une offre légale ?
Encore une vue très restrictive. Les choses ne sont pas si simple.
Avec une offre légale très limitée, très restrictive au niveau utilisation (drm, portabilité, etc) de qualité médiocre (codage à 128kbs pour l'audio, ebook bourrés de fautes, DVD avec plus de 20min de visionnage obligatoire avant le film,etc), et quand même relativement chère vu le cout de production, oui, cette offre légale n'a aucune chance de prendre face au piratage.
Le jour ou les acteurs du marché auront compris ça et corrigeront le tir, probablement que le piratage baissera.

Il ne disparaitra pas, car, malheureusement, avec plus 10 ans de retard maintenant, c'est trop tard. Il est rentré dans les mœurs.
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 30/03/2012 à 11:28
Citation Envoyé par Loceka Voir le message
Si j'ai bien compris, ils veulent qu'on paye plus pour voir un film en VOD qu'en salle ?

Franchement, ils sont complètement à côté de leur pompes, encore une fois...
A coté de leur pompes, non. Ils veulent simplement tuer la VOD dans l’œuf pour ne pas avoir à réformer leur modèle économique actuel. Car ils ont bien pris conscience qu'ils avaient raté ce train là de l'évolution et qu'il n'ont pas (encore) les cou*** de se réformer radicalement pour ne pas rater le suivant, en prenant le risque qu'il soit déjà trop tard pour eux.

Ils ne se rendent pas compte que si un système de boycot venait à se mettre en place contre eux, ça risque de faire mal. Ils ne sont que 2 mastodontes à préempter plus de 90% du marché mondial.
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Avatar de ®om
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 05/08/2010 à 11:22
Citation Envoyé par Louis Griffont Voir le message
®om les logiciels uniques que tu développes pour tes clients, combien coûtent-ils ? Compares ce prix avec le prix d'un Windows, tout en regardant ce que fait ton logiciel et ce que fait Windows.
Oui, au total le projet se chiffre en centaines de milliers d'euros. C'est plus cher que Windows.

Citation Envoyé par Louis Griffont Voir le message
Je parie que la complexité d'un Windows (avec tous les outils packagés) dépassent de loin celle de tes logiciels, pourtant le prix de ton logiciel dépasse très largement celui de Windows ? Pourquoi ? Justement parce que Microsoft table sur la vente de nombreuses COPIES afin de rentrer dans ses frais.
Oui, et GNU/Linux dépasse aussi de très loin la complexité du programme que je fais. Et c'est gratuit, et surtout libre.

Au passage, je lis souvent que "certains cherchent à justifier le piratage". Je ne "pirate" pas, je n'utilise que des logiciels libres (même les logiciels gratuits non-libres je n'en veux pas). Donc ce n'est pas mon but. Je remets juste en cause la logique qui mène à appeler ceci du "piratage".

Citation Envoyé par Louis Griffont Voir le message
Le modèle des copies n'est peut-être pas parfait, mais il permet autant aux artistes (et toutes les personnes nécessaires à l'enregistrement) de vivre, tout en permettant au plus grand nombre d'en profiter, contrairement aux oeuvres d'art telles les tableaux ou les sculptures.
La dématérialisation a permis à tous de copier, car un contenu numérique est intrinsèquement copiable. Vendre de la copie dans un tel environnement est suicidaire. Ce qui pose problème, c'est que c'était le modèle économique du monde matériel, ça remet tout en cause. Avant, il fallait passer par les distributeurs pour obtenir une copie, plus maintenant.

De la même manière, si demain on inventait un téléporteur qui permettait à chacun de se déplacer d'un point A à un point B instantanément et gratuitement, il serait illusoire de vendre comme service un déplacement en avion ou en train. On pourrait faire toutes les sensibilisations du monde, en expliquant qu'en se téléportant gratuitement on va faire perdre des emplois à la SNCF et chez Air France, c'est inéluctable, la valeur d'un "déplacement" serait intrinsèquement nul, ce serait invendable.

Ce qui a de la valeur, c'est l'œuvre en elle-même (cette valeur n'est d'ailleurs pas forcément essentiellement monétaire), ce n'est pas son support. Le problème, c'est que financer/rémunérer l'œuvre en elle-même est délicat. Jusqu'ici, dans le monde matériel, l'œuvre était forcément fixée sur un support (un livre par exemple, ou un CD), il suffisait donc de faire payer le support, et l'œuvre était payée (le créateur en touchait seulement une toute petite partie, mais c'est un autre problème)... On évitait donc le problème en vendant chaque instance de l'œuvre, plutôt que de financer l'œuvre.

Mais Internet a fondamentalement redéfini les règles : il a clairement séparé œuvre et support (de la même manière qu'un téléporteur redéfinirait les règles physiques dans notre société). Faire payer le support n'est donc plus pertinent. Parallèlement, l'œuvre est dupliquable à l'infini gratuitement par tous. La décorrélation entre l'acquisition d'une nouvelle copie et son financement est donc inéluctable.

Cette décorrélation est déjà en marche depuis plusieurs années : chacun peut obtenir une nouvelle copie d'une œuvre dématérialisée sans pour autant financer la création ou rémunérer les auteurs. Ce qu'il faut, c'est financer la création, pas interdire les copies. Rien ne justifie que les œuvres soient payées à l'unité.

D'ailleurs, quand on entend "il faut que les créateurs soient rémunérés, il faut donc acheter les albums", on pourrait également dire "il faut que les animateurs TV soient rémunérés, il faut donc acheter les émissions". On voit bien que le travail de quelqu'un n'a pas à être rémunéré par l'accès unitaire de chacun au fruit de ce travail...

Et rien n'est fait pour résoudre le problème. Au contraire, tout est fait pour tenter de réassocier œuvre et support (support qui a la caractéristique de ne pas être copiable gratuitement, même s'il est virtuel comme avec les DRM), plutôt que de profiter de l'immense opportunité de la diffusion illimitée des œuvres. Des campagnes de propagande (maintenant inscrites dans la loi pour l'expliquer aux petits enfants dans les écoles) sont mises en œuvre pour faire croire aux gens que partager, c'est mal, que ça détruit la création (alors qu'au contraire ça la diffuse et la fait vivre).

Mais il faut un modèle pour la financer cette création. Que ça soit la licence globale, la SARD... Je n'ai pas LA solution. J'en ai juste la principale caractéristique, qui est que le financement doit être décorrélé de la vente unitaire de copies. Évidemment, les principales entreprises à se battre contre cette évolution sont celles qui vivent en vendant des copies. Mais a-t-on fait une loi pour sauver les vendeurs de lampe à huile quand l'électricité est arrivée?
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