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L'État du Texas lance une enquête antitrust contre Google
Qui y voit la main de Microsoft

Le , par Gordon Fowler

42PARTAGES

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Mise à jour du 31/03/2011 par Idelways

Microsoft a annoncé hier, par la voix de son vice-président principal et avocat général Brad Smith, être sur le point de déposer aujourd'hui une plainte contre Google devant les autorités européennes de régulation des affaires antitrust.

Cette annonce s'inscrit dans le cadre d'une plainte collective formulée précédemment en Europe, ayant conduit la commission antitrust de l'Union européenne à lancer une enquête portant notamment sur la neutralité des résultats de recherche de Google (lire ci-devant)

Google mène, selon Microsoft, des pratiques monopolistiques et anticoncurrentielles en matière de recherche, de publicité en ligne et des logiciels pour les smartphones.

Sur sa déclaration, Brad Smith cite une douzaine de cas où il pense pouvoir affirmer que Google porte atteinte à la concurrence (et à Microsoft et ses services, donc).

Il épingle notamment l'attitude de Google à empêcher les smartphones sous Windows Phone de « fonctionner correctement avec YouTube » et leur limiter l'accès aux résultats de recherche.
Smith dénonce aussi la limitation de l’accès aux seules données de Google pour les annonceurs et la fermeture de l'accès aux contenus détenus par les éditeurs de livres.

Google de son côté, affirme « ne pas être choqué » d'apprendre cette nouvelle étant donné que Microsoft est déjà impliqué dans la plainte originale via le comparateur de prix allemand Ciao (filiale de Redmond depuis 2008)
Al Verney, porte-parole de Google a Bruxelles affirme par ailleurs que Google continuera de collaborer avec la commission européenne et « à expliquer à tout le monde comment fonctionne son business »

Microsoft aurait mis à la disposition de la commission européenne un « un groupe important d'experts» pour renforcer sa cause.
Et veut donc peser de tout son poids sur cette affaire.

Source : les explications de Brad Smith

Et vous ?

Que pensez-vous de cette nouvelle plainte ?

Google accusé de manipuler son référencement
Par un site français qui dépose une nouvelle plainte à Bruxelles

Mise à jour du 22/02/11

Alors que l'affaire suit son cours après le dépôt de sa première plainte contre Google, le site français Ejustice.fr aurait ouvert une deuxième procédure à l'encontre du moteur de recherche.

La plus grosse accusation de Ejustice, révélée par Les Echos datés d'aujourd'hui, concerne la manipulation du référencement des résultats du moteur de Google.

Google aurait ainsi dé-référencé le site français, ainsi que ses filiales comme Eguides.fr, en représaille à la première plainte. Curieusement (à en croire l'éditeur français), ces mêmes sites auraient été référencés à nouveau immédiatement après l'ouverture de l'enquête de la Commission.

Google, toujours d'après le quotidien économique, est aussi accusé de « référencement sauvage ». Autrement dit, des sites comme celui du Sénat ou de l'Autorité de la Concurrence lui auraient interdit de référencer leurs pages.

En vain.

Enfin, Google est accusé de se servir de sa position de leader des moteurs de recherche pour imposer son service de publicité AdSens aux sites.

Des accusations très graves, auxquelles Google doit également faire face aux Etats-Unis.

La première plainte européenne avait été déposée par 1PlusV (société éditrice de Ejustice.fr), Foundem (site britannique de comparaison de prix) et un site allemand (que Google accuse d'être le bras armé de Microsoft).

Cette deuxième plainte ne manquera de relancer le débat sur la nécessité de transparence autour de l'algorithme de Google et des problématiques de secrets industriels et de spam qu'une telle publication provoquerait.

Sources : Les Echos, Financial Time, Bloomberg

MAJ de Gordon Fowler

La Commission Européenne lance une procédure d'antitrust contre Google, pour abus de position dominante sur la publicité en ligne[/B]

[B]Mise à jour du 30.11.2010 par Katleen

C'était prévisible... et c'est finalement arrivé. Suite à des reproches qui venaient de toutes les directions, la Commission Européenne vient d'ouvrir ce matin une enquête contre Google pour "abus de position dominante". Cette décision est la suite officielle des plaintes qu'avaient déposés trois concurrents de la firme de Mountain View en février 2010, qui reprochaient notamment que leurs sites soient défavorisés dans les résultats de recherches. Récemment, nombreuses ont été les allégations accusant Google de favoriser ses propres services dans les liens fournis par son moteur de recherche. Des accusations graves, sur lesquelles Bruxelles va devoir se pencher.

Le dossier sera donc lié à la publicité en ligne. Car il serait fort embêtant de constater que les annonceurs qui ont payé pour s'offrir une jolie place dans les résultats soient finalement toujours passés après les pages équivalents de Google...

La Commission Européenne devra également déterminer s'il est avéré que «Google imposerait des clauses d'exclusivité à des partenaires publicitaires, en leur interdisant de disposer certains types de publicités fournies par des concurrents sur leur site web, ainsi qu'aux fournisseurs d'ordinateurs et de logiciels, ce dans le but d'exclure des outils de recherche concurrents».

Une affaire sérieuse, qui sera traitée "en priorité". Malgré tout, les preuves manqueraient : «Cette ouverture de procédure n'implique pas que la Commission possède des preuves de l'existence d'une infraction», indique le communiqué officiel.

Les informations avancées par le professeur de Harvard (lire news précédente) pourront-elles être prises en comptes dans le dossier, comme éléments à charge ?

Source : Communiqué de Bruxelles

Si Google était condamné dans cette enquête, de quelle amende écoperait-il à votre avis ?

Pensez-vous que Google a réellement abusé de sa position dominante ?

Google favorise-t-il ses services sur les résultats des recherches ?
Un professeur de Harvard expose des preuves sensées condamner Mountain View

Mise à jour du 19/11/2010 par Idelways

Alors que plusieurs plaintes en cours accusent Google de manipuler ses résultats de recherche (lire ci-avant), Ben Edelman professeur a Harvard et spécialiste Google vient apporter de l'eau au moulin des critiques contre Moutain View.

Selon le chercheur, plusieurs indices prouvent que Google intervient pour afficher ses services en tête des résultats.

Edelman a particulièrement analysé le cas des services Finances et Health (santé) de Google qui apparaissent, selon le chercheur, systématiquement en haut de certains résultats et indépendamment de l'algorithme de recherche.

Le premier indice exposé par Edelman est celui de Google Finances, pourtant classé 60ème dans son domaine selon comScore, très loin derrière Yahoo! Finance.
Pourtant le service est classé numéro 1 sur la requête (entre autres) "CSCO" (le cours des actions de Cisco).



Deuxième indice, ce qu'appelle Edelman « le test de la virgule », il suffit de chercher "CSCO" ou "acne" (ou l'un des 2,642 termes médicaux répertoriés) puis de refaire la même recherche en ajouter une virgule : exemple "acne,".

Selon Edelman, si les résultats n'était pas biaisés, l'ajout d'une virgule ne devrait pas changer le classement des recherches. C'est pourtant ce qui arrive, Google Health n'apparait en tête des résultats qu'avec le terme exacte (sans virgule).



D'autres variantes sont aussi étranges, selon Edelman, comme l'ajout à ses mêmes termes médicaux ou symboles financiers des mots clés à faible poids sémantique, comme "une acné" ou "mon acné" ou encore "stopper l'acné".

Sur toutes ces variantes, Google Finances et Health disparaissent.

Edelman va plus loin et affirme que sur d'autres cas, Google favorise des services tiers contre leur "loyauté ou des bénéfices", comme ce serait le cas notamment du domaine des voyages avec Expedia.



En somme, Edelman dénonce des pratiques tout à fait anti-concurrentielles, et met en garde. Elles risqueraient à terme de dissuader les entrepreneurs désireux de concurrencer Google. Leurs services seraient enterrés devant ceux de Google, affirme Edelman.

Google, interrogé par la presse à la suite de ces accusations, a réitéré sa réponse ferme et habituelle dans ce genre de circonstance : en substance, aucune intervention manuelle dans le classement des résultats. Et pour l'occasion, le porte-parole de Google ne s'est pas du tout gêné de rappelre qu'Edelman travaille en tant que consultant auprès de... Microsoft.

Source : le blog de Ben Edelman

Et vous ?

Que pensez-vous des arguments d'Edelman ? Vous ont-ils convaincu sur la présence d'une éventuelle manipulation du classement des résultats ?

L'État du Texas lance une enquête antitrust contre Google
Qui y voit la main de Microsoft

Mise à jour du 06/09/2010 par Idelways

Google vient de confirmer qu'une enquête antitrust pour établir une éventuelle manipulation de ses résultats de recherche a été ouverte au Texas. Une procédure qui fait écho à celle de la Commission Européenne (lire ci-avant).

Dans un billet de blog, Google annonce avoir été contacté par Greg Abbott le procureur général du Texas qui souhaite examiner les pratiques de Google en matière de droit de la concurrence.

« Nous seront heureux de collaborer avec eux », dit Don Harisson, conseiller juridique adjoint de Moutain View, « Google opère dans l'intérêt des utilisateurs ».

Le porte-parole du bureau du procureur a également confirmé l'ouverture de l'enquête mais n'a pas donné plus d'informations sur l'affaire.

Google précise que l'enquête est motivée par la plainte du britannique Foundem qui avait lancé la procédure contre Google en Europe. Deux autres sociétés (SourceTool et myTriggers) se sont également jointes à la plainte.

Le point commun — selon Google — de ces deux entreprises est qu'elles ont les mêmes avocats que ceux de Microsoft.

Quant à Foundem, il ferait partie d'une fondation de promotion de la concurrence sur internet, largement financée par Microsoft.

Une contre-attaque à laquelle Redmond ne devrait pas tarder à réagir ?

Source : Blog de la politique publique de Google

Lire aussi :

Un groupe anonyme veut se venger de Microsoft après "sa campagne contre l'ingénieur de Google Travis Ormandy" et dévoile une nouvelle vulnérabilité de Windows

Et vous ?

Google serait-t-il à terme contraint de dévoiler son algorithme de recherche ?
Pensez-vous, comme l'affirme Google, que Microsoft est derrière cette procédure ?

En collaboration avec Gordon Fowler

Google explique à Bruxelles pourquoi son algorithme doit rester secret
Et tente de jouer la transparence dans le cadre des plaintes déposées par Microsoft

Mise à jour du 01/03/10

Sur son blog, Google se justifie contre les accusations dont il fait preuve sur les données gardées trop secrètes selon la commission européenne.

Matt Cutts a rédigé un post sur le blog de la firme de Mountain View défendant la firme contre les accusations.

Il écrit tout d'abord que la firme n'a jamais cessé de transmettre les informations au travers de ses différents services.

« La communication a évolué en même temps que le web » dit-il.

Aujourd'hui, malgré plus de 20 000 personnes travaillant sur le support, le nombre de sollicitations n’a cessé d’accroitre. Il leur serait devenu impossible de pouvoir répondre à toutes les demandes.

Différentes ressources comme les Webmasters Tools ont été mis en place pour aider les personnes en quête d'informations.Grâce à ces ressources, Google offre une base de connaissances qui offre toutes les notions pour comprendre comment la firme référence un site.

Sur les accusations d'altération des résultats, le responsable de l'équipe qualité affirme que des documents explicatifs sur le fonctionnement Page Rank sont disponibles depuis toujours. Et de donner leurs adresses pour les consulter (suivre le lien de source).

Enfin, il termine par le fait que si Google rendait publique la manière dont il indexe les pages, beaucoup de personnes malveillantes saboteraient les résultats et spammeraient le réseau. Le résultat serait catastrophique pour les internautes qui seraient alors exposés à du contenu pour adultes et/ou à des informations erronées.

Source : Google se justifie

Et vous ?

Pensez-vous que Google manque de transparence ?

Mise à jour de X-plode et de Gordon Fowler

Microsoft justifie ses plaintes contre Google
Et invite Bruxelles à ouvrir une procédure pour abus de position dominante

Mise à jour du 01/03/10

Deux des trois récentes plaintes déposées à Bruxelles contre Google (lire précédemment) émanent de Microsoft.

Un fait que Moutain View n'a pas manqué de souligner pour discréditer ces attaques.

Le vice-président de Microsoft, Dave Heiner, répond aujourd'hui dans un billet : "Dans les affaires de droit de la concurrence, les plaintes viennent habituellement de la concurrence", rappelle-t-il, ironique avant de souligner que dans le passé, Google ne s'est pas privé de porter plainte contre Redmond pour les mêmes motifs. "En fin de compte, ce qui est important ce n'est pas qui se plaint, mais de savoir si oui ou non les pratiques incriminées sont anticoncurrentielles".

Dave Heiner n'explique cependant pas pourquoi l'entreprise a déposé deux dossiers avec deux entités différentes et non pas une seule et unique plainte.

"Nos préoccupations concernent uniquement les pratiques de Google qui tendent à entraver les partenaires commerciaux et les éditeurs de contenus (comme Google Books) ainsi que celles qui excluent les concurrents, sapant ainsi la compétition", justifie-t-il.

Et de conclure que les plaintes se multiplient à mesure que Google grossit et acquiert une position hégémonique sur le marché de la publicité. Une situation qui, pour lui, justifierait l'ouverture d'une procédure judiciaire officielle de la part de la Commission Européenne.

Source : Le billet du vice-président

MAJ de Gordon Fowler

Plaintes contre Google : Bruxelles temporise
Mais le contexte juridique européen se tend autour de toutes les activités de la société

Mise à jour du 25/02/10

Le "buzz" suscité hier par l'annonce de trois plaintes déposées à Bruxelles contre Google, dont deux par Microsoft, a poussé la Commission a réagir pour préciser les choses.

Dans un communiqué de presse, la Commission admet que les plaintes sont effectivement examinées mais tiens à souligner qu'"aucune enquête n'a été ouverte".

"Nous avons informé Google et attendons ses réactions et commentaires".

Il n'est donc pour l'heure pas question d'enquête officielle, et ce d'autant moins que Google déclare vouloir pleinement coopérer avec la Commission pour mettre fin à ces accusations.

De son coté, le plaignant français a lui aussi tenu à s'exprimer.

"Ils ont fait pression pour qu'on passe sous leur algorithme, et pour qu'on utilise leur système de publicité", déclare le PDG de eJustice à Rue89, "si Google vous déréférence, vous devenez invisible".

Et de conclure, emphatique et théâtral : "On va vers un système bloqué par Big Brother. Vous n'avez plus la liberté d'inventivité. Si vous risquez de les concurrencer, ils vous écrasent". A l'en croire, internet serait une dictature sous le joug de Google.

Une caricature qui n'est pas loin d'être la vision de plusieurs instances en Europe.

Dans contexte politique de plus en plus tendu - populiste diront certains, un juge italien vient de condamner d'anciens cadres de l'entreprise à de la prison avec sursis pour une vidéo postée sur Youtube. Pourtant Google avait retiré celle-ci dès notification et avait pleinement coopérer avec la police.

En France, le Président Sarkozy a nommément accusé Google "d'évasion fiscale". Une position reprise par sa Ministre de l'Economie, qui s'interroge sur d'éventuels abus de position dominante sur le marché de la publicité. Une interrogation reprise par la désormais fameuse mission Zelnik et son rapport sur la "création et Internet".

Autant d'affaires qui font suite aux levers de boucliers contre la numérisation des livres des patrimoines nationaux par Moutain View.

Bref, la plainte contre Google n'en est pas instruite.

Mais le contexte juridique n'en est pas pour autant apaisé pour le géant de la recherche.

Et vous ?

Est-il possible que Google puisse volontairement déréférencer un site ? Ou ces accusations sont-elles un beau coup de pub pour le moteur de recherche français encore inconnu hier ?

Fait-on les bons procès à Google ?

MAJ de Gordon Fowler

Bruxelles ouvre une enquête sur l'algorithme de recherche de Google
Et sur AdSense, suite à une plainte de Microsoft et d'un concurrent français

Google est à nouveau attaqué en justice.

La nouvelle plainte instruite par Bruxelles ne fait que compléter les actions en Allemagne et en France, où le gouvernement a saisi le l’autorité de la concurrence.

La teneur de la plainte n'a pas encore été dévoilée en détail. Elle touche néanmoins avec certitudes deux aspects du métier de Google : son algorithme de recherche, qui ne serait pas objectif et fausserait volontairement le classement certains résultats, et AdSense, la régie publicitaire qui affiche des liens sponsorisés sur les sites webs en rapport avec les contenus des pages.

A l'origine de la plainte, trois entreprises concurrentes plus ou moins directes de Google.

La première, Foudem, est britannique. Ce comparateur de prix est – souligne Google – membre de l'ICOMP, une organisation créée par... Microsoft.

La deuxième est... Microsoft, à nouveau.

Enfin, le site français ejustice.fr, auto-proclamé « 1er moteur de recherche des professionnels du droit et de la justice » a lui aussi décidé d'attaquer Moutain View.

Julia Holtz, une responsable de Google n'a pas tardé à réagir : « Foundem - un membre d'une organisation appelée ICOMP, qui est financée en partie par Microsoft - affirme que nos algorithmes rétrogradent leur site dans la liste de nos résultats au motif qu'ils sont un moteur de recherche vertical et donc un concurrent direct de Google. La plainte d'E-justice.fr semble se fonder sur les mêmes arguments », écrit-elle sur le blog de Google.

« Quant à Ciao!, ils étaient partenaires de longue date de AdSense, un partenaire avec qui nous avons toujours eu de bonnes relations. Toutefois, après que Microsoft a acquis Ciao! En 2008, nous avons commencé à recevoir des plaintes au sujet de nos conditions contractuelles. Ils ont d'abord porté le différent devant l'autorité allemande de la concurrence, cas qui a maintenant été transféré à Bruxelles ».

Pour Julia Holtz il n'y a donc aucun doute, cette action juridique vient tout droit des équipes de Redmond.

Le contexte politique européen profondément anti-Google (alimenté par l'affaire des Google News en Italie, les déclarations du Président Sarkozy sur le monopole publicitaire de Moutain View et la polémique sur la numérisation et la diffusion des livres par Google Books) a visiblement fait le reste.

« Nous sommes les premiers à admettre que notre moteur de recherche n'est pas parfait », souligne Julia Holtz, mais elle nie vigoureusement que les résultats soient modifiés pour biaiser la concurrence.

« Bien que chaque plainte soulève des questions légèrement différentes, la question commune qu'elles posent est de savoir si, en fin de compte, Google ne fait rien pour étouffer la concurrence ou nuire à nos utilisateurs et partenaires. Ce n'est pas le cas », écrit-elle en remettant les points sur les i.

En dernier recours ce sera pourtant à la Commission Européenne d'en décider puisqu'elle vient d'ouvrir une enquête préliminaire.

Une enquête qui risque d'être largement plus médiatisée que celles des affaires Oracle-Sun ou du « ballot screen » de Microsoft.

Car il serait bien étrange que l'affaire ne soit pas rapidement récupérée par les politiques.

Source : Le billet de Julia Holtz

Lire aussi :

Google ne craint pas l'accord entre Bing et News Corp qui prévoit d'enlever de nombreux titres du référencement des Google News
Google présente son futur service de vente de livres numériques en Allemagne, alors qu'Angela Merkel s'oppose farouchement au projet Google Books

Le "ballot screen" de Microsoft arrivera le 1er mars, la Commission Européenne est satisfaite

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Et vous ?

Pensez-vous que Google fausse ses résultats pour nuire à la concurrence ?

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Rédacteur https://www.developpez.com
Le 01/12/2010 à 10:11
Citation Envoyé par trenton Voir le message
Il faut pas tout confondre non plus. google.com est un moteur de recherche, pas le site qui présente l'entreprise qui est derrière et ses produits.
www.google.com, comme son nom l'indique est l'adresse d'un site web. Site qui appartient a Google. Si demain Google décide que cette adresse pointe vers un catalogue de logiciel faits-maison, un portail à la yahoo ou tout autre chose, je ne vois pas en quoi ca serait illégal.

Google n'est pas une institution immuable, et le contenu de la page www.google.com n'est pas soumise à une quelconque règlementation. C'est juste une page web d'une société commerciale. Il faut accepter qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent sur leur page.
7  3 
Avatar de JeitEmgie
Membre expert https://www.developpez.com
Le 22/02/2011 à 17:18
Citation Envoyé par WebPac Voir le message
Il est tout à fait normal que tu ne veuilles pas que les gens sachent ce que tu fais dans l'intimité avec ta prof d'anglais.
nous, les vieux, à leur âge, on utilisait la banquette arrière… les petits jeunes font çà dans leur boîte mail… triste progrès…
3  0 
Avatar de gilwath
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 19/11/2010 à 14:40
C'est un peu normal en même temps que google favorise ses propres services, surtout que ce n'est pas vraiment le premier résultat mais plutôt un lien sponsorisé, on le voit bien ils ne sont pas présenté de la même façon que les résultats normaux.

Edit: J'ai taper "bos to sfo" sur bing et j'ai eu le droit en gros au service de voyage de bing, sur yahoo pour csco les 5 ou 6 premiers liens sont des liens yahoo finances.
2  0 
Avatar de JeitEmgie
Membre expert https://www.developpez.com
Le 01/12/2010 à 13:09
Citation Envoyé par SurferIX Voir le message
Euh je ne comprends pas trop comment il décide, et je ne comprends pas trop pourquoi les sites partenaires sont considérés comme des médias.
Je ne suis sûrement pas très cultivé, merci d'éclairer ma lanterne...
dans ce contexte, le media c'est le support sur lequel s'affiche la publicité : donc par exemple, un site web qui accepte des publicités AdWords est un media : Google contrôle les publicités de quel annonceur apparaissent sur le site de quel client AdWords, il le fait soi-disant dans le but d'optimiser le coût pour l'annonceur… mais ce sont des algorithmes opaques qui sont chargés de ce travail. Et à voir le nombre de sociétés annexes qui vivent de "l'optimisation Google", il est évident que cette opacité sert surtout à maximiser les bénéfices de Google.

Citation Envoyé par SurferIX Voir le message

En quoi ? On dirait que tu es en train de dire que ça n'est pas normal qu'une société (google) puisse choisir quelles publicités afficher (à moins que j'aie mal compris ton discours)

Les chaînes de télévision, de radio, … n'ont pas le droit de censurer un annonceur dont la publicité respecte les règles déontologiques et la législation du pays : Google (et d'autres dans la même situation) peut censurer qui il veut selon son bon vouloir, sans devoir se justifier, et cela même pour la publicité qui est n'est affichée sur son propre site, et cela même si cette publicité serait parfaitement acceptable dans tout autre media que ce soit la télévision, radio, presse écrite ou affichage.

Autrement dit, si demain Google devient actionnaire de telle société X, toutes les publicités d'un concurrent Y de X pourront être censurées par Google, si Y dépend de manière vitale de la pub sur Internet, il y a peu de chances qu'il y survive.

La problématique de la pression des grands annonceurs sur la presse écrite pour mettre en difficulté des journaux qui déplaisent à tel ou tel puissant a déjà fait couler assez d'encre et de salive pour rester vigilant face à des Google, Yahoo et C°.

Citation Envoyé par SurferIX Voir le message

Quant à la commission... Ils s'en foutent du consommateur ! Normal : ils ne vont que là où il y a de l'argent à prendre. Aider le consommateur ça ne fera jamais grandir les biens, et propriétés de ces grands imposteurs et voleurs qui nous dirigent. A l'inverse, plumer la poule aux oeufs d'or, bah oui, là, il y a de quoi faire. Il faut vite chercher une excuse afin de pouvoir leur retirer une bonne partie des gains colossaux et... comme dirait un gars qui bosse là bas :
"De se les distribuer entre nous, pas vrais les mecs ?"
(et là, toutes les voix des gens de la commission de Bruxelles : "bien dit mon pote ! " [Thumbs up ]).
blabla poujadiste qu'on peut lire d'un derrière distrait.
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Avatar de glonglon
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 22/02/2011 à 16:09
Les seuls moyens de se rémunérer pour des sites comme Twitter, Facebook, google c'est la publicité donc ils ont tout intérêt à collecter un maximum de données sur leurs utilisateurs. Facebook développe d'ailleurs une appli 'Facebook places' qui permet de géolocaliser ses utilisateurs et donc de leur proposer de la publicité ciblée.

Au niveau de google, j'avoue que quand je consulte mon gmail et que je reçois un mail de ma prof d'anglais je trouve ça un peu abusé d'avoir une bannière pub google qui me propose des cours de soutien pour le TOEIC. Selon moi la boite mail doit être un espace d'intimité.

Mais bon je m'écarte du sujet.
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Avatar de nirgal76
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 24/02/2010 à 15:45
Citation Envoyé par deadalnix Voir le message
Je ne suis pas juriste, et j'adhère plutôt à ce point de vue. J'ajouterais le fait qu'utiliser google n'est pas obligatoire.

Mais étant donné les PDM dans le domaine de la recherche sur le web, la commission peut très bien partir sur une procédure pour abus de position dominante.

Ceci dit, j'ai vu régulièrement des sites concurrents aux service de google se trouver mieux placés que ces derniers dans mes recherches. je ne suis pas sur que ces plaintes soient justifiées.

En tout cas, c'est bien moins flagrant que le cas Intel par exemple. J'ai plus l'impression qu'on a affaire ici à une affaire de jalousie.
Utiliser IE dans windows n'est pas obligatoire non plus, on peut utiliser un autre navigateur et pourtant, MS a été condamné (alors que c'est son produit, il devrait pouvoir faire ce qu'il veut). ils mettaient le leur en avant par défaut, mais google affiche les résultats à ça sauce, c'est tout aussi "imposé" à l'utilisateur. Je ne suis pas juriste mais juste de bon sens. On condamne les 2 ou aucun sinon, ça fait un peu 2 poids 2 mesures. Mais la justice n'est pas indépendante, c'est acquis depuis longtemps.
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Avatar de smyley
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 04/03/2010 à 20:22
Citation Envoyé par cs_ntd Voir le message
Moi ce qui me choque, c'est que Google fourni un service gratuit, absolument pas indispensable, et qu'on lui reproche de faire un truc imparfait.
En dehors de toute argumentation, il ne faut pas oublier que même si ce service de Google est gratuit pour nous, il y a des masses colossales d'argent qui y sont liées.

Un exemple simple, une société de vente en ligne, si elle n'est pas visible sur Google, c'est que virtuellement elle n'existe pas. Et beaucoup sont prêtes à dépenser des milliers d'euros pour se retrouver en première page sur certains mots clefs.

Il y a un vrai business derrière les moteurs de recherche, et d'ampleur internationale. Ce n'est donc pas un problème tout simple causé par un service gratuit dans son coin où son concepteur est seul maître à bord ...
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Avatar de ABandApart
Membre actif https://www.developpez.com
Le 19/11/2010 à 13:50
Je vois pas en quoi ils n'auraient pas le droit de faire ça.
Ils n'obligent personne a acheter quoi que ce soit, et ils ne cachent pas le résultat des autres, ils se mettent juste en avant, c'est comme s'ils s’achetaient des adWords à eux mêmes.
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Avatar de montesq
Membre averti https://www.developpez.com
Le 19/11/2010 à 14:12
Citation Envoyé par ABandApart Voir le message
Je vois pas en quoi ils n'auraient pas le droit de faire ça.
Ils n'obligent personne a acheter quoi que ce soit, et ils ne cachent pas le résultat des autres, ils se mettent juste en avant, c'est comme s'ils s’achetaient des adWords à eux mêmes.
ouais sauf que les liens adwords sont dans un cadre "liens commerciaux", alors que là non...
1  0 
Avatar de Nathanael Marchand
Rédacteur https://www.developpez.com
Le 19/11/2010 à 14:33
Citation Envoyé par CIFQ_Drew Voir le message
Je viens de faire le test avec CSCO et c'est Yahoo Finance en tête de liste.

Je viens de faire le test avec acne (sans virgule) et aucun service google n'a été mis de l'avant.

Bref Google sont très pro-actif lorsqu'un problème est soulevé.

Seul point, quand j'insère une adresse, Google Map sort en tête d'affiche. Mais attendez, c'est le "Maps Web App" le plus utilisé !
Si tu cherches MSFT certes le premier resultat est yahoo mais juste au dessus t'as le cours de Microsoft par Google Finance

Mais je dirais que le gars qu'a publié ca, faudrait qu'il atterrisse un peu... Google ne s'en est jamais caché... C'est comme les requêtes qui commencent par "define:" qui remplace un dictionnaire, les conversions d'unités ou de devise, etc... C'est en plus documenté dans l'aide de Google... Bref le gars soit il a 5 trains de retard soit il veut faire parler de lui mais je vois vraiment pas en quoi c'est biaiser les résultats...

Edit: Je viens de tester sur Bing et c'est exactement le même comportement... Tapez CSCO ou MSFT sur le Bing US et vous aurez les cours de ces sociétés... Pareil pour la requête "5 USD in EUR" j'ai le résultat de la conversion avec MSN Money... Ou si je mets "define:" j'ai Encarta... Ou si je mets une adresse j'ai Bing Maps... Bref vraiment la loose son article...

Edit2: Ca me fait mal au coeur de me dire que ce mec est un chercheur. J'espère que ses VRAIES recherches sont un peu plus poussées que de glander 5mn sur Google à la pause café!
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