La justice américaine a lancé une enquête sur Cambridge Analytica
Et s'intéresse à la façon dont l'entreprise a utilisé des données Facebook

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Le département américain de la Justice et le FBI enquêtent sur Cambridge Analytica, la société de conseil qui a décidé de fermer ses portes suite à l’affaire de détournement de données d’usagers de Facebook, selon le New York Times.

Les enquêteurs ont cherché à interroger les anciens employés de Cambridge Analytica et les banques qui traitaient ses affaires, indique le quotidien, qui cite un responsable américain et d’autres personnes connaissant bien l’enquête. Il note d’ailleurs que ladite enquête semble être à ses débuts.

L'entreprise, dont le principal propriétaire est le riche donateur républicain Robert Mercer, a offert des outils qui, selon certains de ses anciens cadres supérieurs, pourraient dresser le profil des électeurs (américains dans le contexte) et influencer leur comportement. Les techniques de modélisation psychographique dont elle s’est servie, qui se sont appuyées en partie sur les données récoltées sur Facebook, auraient étayé le travail de Cambridge pour la campagne Trump en 2016.

Un autre coup a été porté à l’entreprise lorsqu’une chaîne d'information britannique diffusait une vidéo d’un entretien filmé en caméra caché dans laquelle Alexander Nix, qui était alors directeur général, suggérait que l'entreprise avait utilisé la manipulation et la corruption pour piéger les politiciens et influencer des élections étrangères.

Dans l’un des échanges, Alexander Nix a révélé que la société utilisait un système de messagerie secret avec un mécanisme d’autodestruction afin de ne laisser aucune trace. Et d’expliquer que « Personne ne sait que nous l'avons, de plus, nous avons défini nos emails avec une minuterie d'autodestruction. Donc quand vous faites des courriels, après qu'ils ont été lus ils disparaissent deux heures plus tard. Il n'y a aucune preuve, il n'y a pas de trace papier, il n'y a rien ».

Suite à la publication de la série de vidéos, le comité de direction de Cambridge Analytica a annoncé la suspension de son patron Alexander Nix « dans l’attente d’une enquête complète et indépendante ». Par ailleurs, l’entreprise a précisé que « De l'avis de la Commission, les récents commentaires de Nix, secrètement enregistrés par Channel 4 et d'autres allégations, ne représentent pas les valeurs ou les opérations de l'entreprise et sa suspension reflète le sérieux avec lequel nous considérons cette violation. »


L'enquête fédérale aux États-Unis semble se concentrer sur les transactions financières de l'entreprise - les enquêteurs ont contacté les banques de la société, par exemple - mais aussi de savoir comment elle a acquis et utilisé des données personnelles tirées de Facebook et d'autres sources, selon les sources du quotidien.

En outre, les enquêteurs ont contacté Facebook, a déclaré le fonctionnaire au NYT, qui a parlé sous le couvert de l'anonymat pour discuter de l'enquête. Il s’est d’ailleurs gardé de fournir d’autres détails et Facebook a refusé de commenter cette allégation.

L'un des procureurs impliqués est le chef adjoint de la division des fraudes en valeurs mobilières et financières du Département de la justice, Brian Kidd. Dans le raid contre la société figure au moins un agent qui enquête sur la cybercriminalité pour le F.B.I.

Cambridge Analytica a surpris les médias lorsque, dans un communiqué, la société a déclaré qu’elle a déposé des demandes d'ouverture de procédures d'insolvabilité au Royaume-Uni. La Société a également annoncé qu’elle mettait immédiatement fin à toutes ses activités et le conseil a demandé la nomination de Crowe Clark Whitehill LLP, praticien de l'insolvabilité, à titre d'administrateur indépendant de Cambridge Analytica.

De plus, Cambridge Analytica a affirmé que des procédures de faillite parallèles seront bientôt entamées au nom de Cambridge Analytica LLC et de certains de ses affiliés aux États-Unis au tribunal des faillites des États-Unis pour le district sud de New York.

« Au cours des derniers mois, Cambridge Analytica a fait l'objet de nombreuses accusations infondées et, malgré les efforts de la Société pour corriger le dossier, a été vilipendée pour des activités non seulement légales, mais largement acceptées comme une composante standard de la publicité en ligne dans les domaines politique et commercial » , a regretté l’entreprise.

Cambridge Analytica s’est donc mis en liquidation dans un contexte où elle est sous le coup d’enquêtes au Royaume Uni (Brexit), aux États-Unis (campagne présidentielle de Trump), en Australie et également en Israël (utilisations frauduleuses de données personnelles).

Néanmoins, le nom d’une autre société, Emerdata Limited, a émergé et, fait remarquable, possédait les mêmes acteurs clés que Cambridge Analytica.

Source : NYT

Et vous ?

Que pensez-vous de cette enquête ?

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Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 17/05/2018 à 1:59
Scandale Cambridge Analytica : Mark Zuckerberg accepte de s'expliquer en personne devant le Parlement européen,
l'entretien pourrait être à huis clos

Après avoir longtemps rechigné à accepter la demande de Bruxelles, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a décidé d’aller à la rencontre des eurodéputés pour s’expliquer quant à l’utilisation faite par le réseau social des données personnelles.

L’invitation avait été lancée en plein cœur du scandale Cambridge Analytica, du nom de cette entreprise spécialisée dans l’influence politique dont un sous-traitant a aspiré les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de Facebook. Mark Zuckerberg, qui a témoigné pendant dix heures devant les élus américains le mois dernier, avait dans un premier temps proposé que ce soit le vice-président chargé des affaires publiques du groupe californien, Joel Kaplan, qui se présente devant les élus européens.


« La Conférence des présidents a convenu que Mark Zuckerberg devrait venir clarifier les questions liées à l'utilisation des données personnelles lors d'une réunion avec les représentants du Parlement européen », a écrit Antonio Tajani, président du Parlement européen, sur Twitter. « Nos citoyens méritent une explication complète et détaillée, je salue la décision de Mark Zuckerberg de se rendre en personne face aux représentants de 500 millions d’Européens ».

Et de continuer en disant que « Le PDG et fondateur de Facebook a accepté notre invitation et sera à Bruxelles aussi vite que possible, probablement la semaine prochaine, afin de rencontrer les dirigeants des groupes politiques au Parlement ainsi que le président et le rapporteur de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE).

« En outre, la Conférence des présidents a décidé d’organiser une audition avec Facebook et d’autres parties concernées. Cette audition va fournir aux membres du comité LIBE, ainsi que d’autres membres des comités pertinents, une opportunité pour mener une analyse profonde des aspects relatifs à la vie privée. Une emphase particulière sera mise sur l’impact potentiel sur les processus électoraux en Europe.

« La priorité du Parlement est de s’assurer du fonctionnement convenable du marché numérique, avec un haut niveau de protection pour les données personnelles, des règles effectives sur le copyright et la protection des droits des consommateurs. Les géants du Web doivent être tenus pour responsable du contenu qu’ils publient, ce qui inclut aussi bien les désinformations que les contenus illégaux ».


Cette rencontre se tiendra à huis clos au cours d’une « conférence des présidents », qui a lieu traditionnellement le jeudi, a précisé une source au Parlement. Le président du groupe libéral (Alde), Guy Verhofstadt, a d’ores et déjà annoncé qu’il allait boycotter la rencontre si elle se tenait effectivement à huis clos. « Je n'assisterai pas à la réunion avec monsieur Zuckerberg si elle se tient à huis clos. Il doit s’agir d’une audience publique - pourquoi pas un Facebook Live ? Je regrette vivement que le groupe @EPPGroup ait été complice de l'extrême droite pour tout garder à huis clos.», a tweeté l’ancien Premier ministre belge.

L’Elysée a annoncé dans la foulée que le président français Emmanuel Macron recevrait Mark Zuckerberg, ainsi qu’une cinquantaine de dirigeants de grandes entreprises du numérique, à Paris le mercredi 23 mai, ce qui laisse penser que la venue de l’Américain à Bruxelles pourrait avoir lieu le lendemain. Le patron de Facebook sera reçu par Emmanuel Macron entre autres aux côtés de Satya Nadella (son homologue chez Microsoft), Brian Krzanich (le patron d’Intel) et Virginia Rometty (PDG d’IBM).

Sa venue en Europe aura lieu quelques jours seulement avant l’entrée en vigueur, le 25 mai, du règlement européen sur la protection des données (RGPD)

Source : Twitter (Antonio Tajani, Guy Verhofstadt)

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Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 21/05/2018 à 16:17
Cambridge Analytica : l'audience de Mark Zuckerberg avec le Parlement européen sera finalement retransmise en direct,
mardi le 22 mai 2018

Après avoir longtemps rechigné à accepter la demande de Bruxelles, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a décidé d’aller à la rencontre des eurodéputés pour s’expliquer quant à l’utilisation faite par le réseau social des données personnelles.

L’invitation avait été lancée en plein cœur du scandale Cambridge Analytica, du nom de cette entreprise spécialisée dans l’influence politique dont un sous-traitant a aspiré les données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de Facebook. Mark Zuckerberg, qui a témoigné pendant dix heures devant les élus américains le mois dernier, avait dans un premier temps proposé que ce soit le vice-président chargé des affaires publiques du groupe californien, Joel Kaplan, qui se présente devant les élus européens.

« La Conférence des présidents a convenu que Mark Zuckerberg devrait venir clarifier les questions liées à l'utilisation des données personnelles lors d'une réunion avec les représentants du Parlement européen », a écrit Antonio Tajani, président du Parlement européen, sur Twitter. « Nos citoyens méritent une explication complète et détaillée, je salue la décision de Mark Zuckerberg de se rendre en personne face aux représentants de 500 millions d’Européens ».

Et de continuer en disant que « Le PDG et fondateur de Facebook a accepté notre invitation et sera à Bruxelles aussi vite que possible, probablement la semaine prochaine, afin de rencontrer les dirigeants des groupes politiques au Parlement ainsi que le président et le rapporteur de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE).

« En outre, la Conférence des présidents a décidé d’organiser une audition avec Facebook et d’autres parties concernées. Cette audition va fournir aux membres du comité LIBE, ainsi que d’autres membres des comités pertinents, une opportunité pour mener une analyse profonde des aspects relatifs à la vie privée. Une emphase particulière sera mise sur l’impact potentiel sur les processus électoraux en Europe.

« La priorité du Parlement est de s’assurer du fonctionnement convenable du marché numérique, avec un haut niveau de protection pour les données personnelles, des règles effectives sur le copyright et la protection des droits des consommateurs. Les géants du Web doivent être tenus pour responsable du contenu qu’ils publient, ce qui inclut aussi bien les désinformations que les contenus illégaux ».

Cependant, la conférence a été prévu à huis clos, c’est à dire sans que la presse ou le public ne puisse suivre les échanges.

Certaines voix s’y sont opposé. Parmi elles figuraient celle du président du groupe libéral (Alde), Guy Verhofstadt, qui a annoncé qu’il allait boycotter la rencontre si elle se tenait effectivement à huis clos. « Je n'assisterai pas à la réunion avec monsieur Zuckerberg si elle se tient à huis clos. Il doit s’agir d’une audience publique - pourquoi pas un Facebook Live ? Je regrette vivement que le groupe @EPPGroup ait été complice de l'extrême droite pour tout garder à huis clos.», a tweeté l’ancien Premier ministre belge.


Face à l’importance du problème, Antonio Tajani a contacté Facebook de nouveau afin de modifier cet accord. Résutat ? L’entretien de Mark Zuckerberg avec le Parlement européen aura lieu demain le 22 mai 2018 et sera finalement diffusé en streaming en direct.

C’est ce qu’il annonce sur Twitter lorsqu’il déclare : « J'ai personnellement discuté avec le PDG de Facebook, monsieur Zuckerberg, de la possibilité de diffuser la rencontre avec lui sur le web. Je suis heureux d'annoncer qu'il a accepté cette nouvelle demande. Bonne nouvelle pour les citoyens de l'UE. Je le remercie pour le respect montré envers le Parlement européen. Réunion demain de 18h15 à 19h30 ».

Source : Twitter

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Edward Snowden estime que Facebook est une société de surveillance qui se fait passer pour un réseau social
Russie et USA s'accusent mutuellement d'ingérence dans les élections, mais ce sont leurs entreprises technologiques qui en font les frais
Scandale Cambridge Analytics : Mark Zuckerberg reconnait avoir commis des erreurs et annonce de nouvelles mesures pour éviter d'autres abus
Facebook est poursuivi en justice par certains de ses actionnaires à cause du scandale de Cambridge Analytica
Un professeur de l'université de New York appelle à démanteler les géants de la tech, les GAFA sont-ils devenus beaucoup trop puissants ?
Avatar de marsupial marsupial - Membre émérite https://www.developpez.com
le 22/05/2018 à 20:14
J'ai suivi les questions en lisant DVP et nous attendons encore les réponses de la part du patron de FB qui est dans son avion de retour à l'heure qu'il est.
Avatar de Bill Fassinou Bill Fassinou - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 23/05/2018 à 4:38
Scandale Cambridge Analytica : Mark Zuckerberg comparaît devant le Parlement européen
voici l'essentiel de l'audience

Le PDG de Facebook s'est présenté au Parlement européen ce mardi pour s'expliquer sur le scandale Cambridge Analytica. En effet, après avoir été invité par les parlementaires européens, il y a quelques semaines, Mark Zuckerberg a donné son accord pour venir en personne à l’audience. Le Parlement européen n'est pas le seul à avoir demandé des comptes au PDG de Facebook sur ce scandale. Il a déjà été invité par le Sénat américain et par le Parlement britannique.

Tout comme au Sénat américain, Mark Zuckerberg a présenté ses excuses lors de son audience au Parlement européen. « C’était une erreur, et je suis désolé », a-t-il déclaré. La séance a été diffusée en direct sur demande du président du Parlement. Après avoir été écouté par la Chambre des représentants et le Sénat américain le mois dernier, le patron de Facebook avait proposé que Joel Kaplan, le vice-président chargé des affaires publiques du groupe californien, le représente au Parlement européen. Mais le Président du Parlement Antonio Tajani a insisté sur sa présence. Il a déclaré que « la Conférence des présidents a convenu que Mark Zuckerberg devrait venir clarifier les questions liées à l'utilisation des données personnelles lors d'une réunion avec les représentants du Parlement européen ».


Zuckerberg était donc attendu en personne pour s'expliquer. « La priorité du Parlement est de s’assurer du fonctionnement convenable du marché numérique, avec un haut niveau de protection pour les données personnelles, des règles effectives sur le copyright et la protection des droits des consommateurs. Les géants du Web doivent être tenus pour responsables du contenu qu’ils publient, ce qui inclut aussi bien les désinformations que les contenus illégaux ». Mark Zuckerberg a reconnu le manquement de Facebook dans la sécurisation des données de ses utilisateurs. « Il est devenu évident, au cours des deux dernières années, que nous n’avons pas fait assez pour empêcher que les outils que nous avons créés soient aussi utilisés à des fins préjudiciables », a-t-il dit.

Le scénario de l’audience a bien tourné sa faveur et il a su éviter certaines questions sensibles. Les parlementaires lui ont d'abord posé leurs préoccupations qu'il a par la suite traitées ensemble. Parmi les questions qui n'ont pas eu de réponses concrètes, voici quelques-unes :

  • allez-vous permettre aux utilisateurs de désactiver la publicité ciblée ?
  • Facebook est-il une entreprise de médias ?
  • est-ce que Facebook est en situation de monopole ?
  • Facebook va-t-il coopérer avec les lois antitrusts européennes ?
  • que ferez-vous à propos des faux comptes ?
  • garderez-vous les données de Facebook et de WhatsApp séparées ?



Antonio Tajani n'a pas manqué d'exprimer son inquiétude à l'approche des élections européennes en 2019. « Nous aimerions que chaque voix s’exprime en toute liberté. Nous devons protéger les données personnelles des citoyens qui sont devenues une ressource d’une valeur inestimable », a-t-il déclaré. Les eurodéputés se sont montrés très protecteurs des données des utilisateurs. Et le Règlement Général sur la Protection des Données Personnelles (RGPD) qui va entrer en vigueur le 25 mai prochain donnera une nouvelle orientation au numérique en Europe.

Mark Zuckerberg a rassuré que bien qu'il partage déjà les fondamentaux de ce règlement, il va encore d'avantage s'y conformer. À l'instar des audiences aux USA, Mark Zuckerberg n'a pas pu convaincre les parlementaires européens. « J'ai des doutes très sérieux quant à savoir si vous allez réussir à modifier le modèle d'entreprise », a déclaré Gabriele Zimmer, la députée allemande. Mais Zuckerberg leur a promis une réponse par écrit dans les jours à venir.

Source : The Guardian

Et vous ?

Que pensez-vous de cette audience de Zuckerberg au Parlement européen ?
Cela va-t-il garantir la confidentialité des données des utilisateurs de Facebook ?

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Avatar de Aspartame Aspartame - Membre actif https://www.developpez.com
le 23/05/2018 à 11:47
il serait temps qu on demande aux chinois de s’ excuser d’ avoir inventé la poudre, en 1500 ans ils ne l ont jamais encore fait !
Avatar de koyosama koyosama - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 23/05/2018 à 12:13
Citation Envoyé par Aspartame Voir le message
il serait temps qu on demande aux chinois de s’ excuser d’ avoir inventé la poudre, en 1500 ans ils ne l ont jamais encore fait !
Marc Zukenberg n'a rien inventé. Les réseaux sociaux exitaient avant lui, donc tu peux le comparé aux anglais industrielistes. Ensuite la Chine n'a jamais rien fait avec la poudre (comparé à notre histoire) qui ironiquement s'est retourné contre car ce sont les occidentaux qui les ont colonisé. Si personne n'est responsable rien, alors il y a plus d'humanité.

Mais je note que comparé aux sociétés, et aux autres PDG, elle a eu les couilles de s'excuser et s'expliquer quand d'autres le font pas. On a jamais rien sans rien, c'est nous qui utilisons facebook, c'est nous les produits.
Avatar de hotcryx hotcryx - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 23/05/2018 à 13:52
"... que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle"

Aucune responsabilité, le monde va mal, les politiciens ne font rien mais ce ne sont pas leur faute, ni les patrons d'entreprises...
Pourtant à chaque cause il y a ces conséquences.
Il est grand-temps d'assumer nos erreurs.
Avatar de Fabrice Muvunga Fabrice Muvunga - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 23/05/2018 à 20:43
Mark n'a pas de compte à rendre au parlement européen, ces gens doivent comprendre que l'erreur est humaine.
Avatar de AoCannaille AoCannaille - Membre émérite https://www.developpez.com
le 24/05/2018 à 10:22
Citation Envoyé par Fabrice Muvunga Voir le message
ces gens doivent comprendre que l'erreur est humaine.
"L'erreur"....

Et dans ce cas, finis la sitation : errare humanum est, perseverare autem diabolicum.

L'erreur est humaine, persévérer dans l'erreur est diabolique... Ce n'est pas la première fois que la vie privée est atteinte par facebook. on est dans le "perseverare" depuis longtemps.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 24/05/2018 à 10:33
Citation Envoyé par Fabrice Muvunga Voir le message
Mark n'a pas de compte à rendre au parlement européen, ces gens doivent comprendre que l'erreur est humaine.
Ce n'est pas l'homme qui est accusé mais l'entité morale qu'est Facebook.
L'erreur est humaine mais FB n'est pas un être humain mais une entreprise avec plusieurs milliers de salariés (25000 en 2017) et, comme l'a dit AoCannaille, FB a été averti une multitude de fois de ses errances sur la gestion des données personnelles de ses utilisateurs.
A un moment donné, il est normal de rendre des comptes.
De plus, même si l'erreur est humaine, elle n'est pas excusable pour autant.

Par contre, je trouve très bien que ce soit Mark Zuckerberg en personne qui viennent s'expliquer même si son propos est creux.
Pour une fois qu'un PDG exerce réellement ses responsabilités de dirigeant, c'est assez rare pour le signaler.
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