Facebook se retire de la campagne qui s'oppose au Consumer Privacy Act de Californie
Qui veut restreindre la vente des données des utilisateurs

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Facebook a récemment fait équipe avec Google, Comcast, AT&T et Verizon afin de s’opposer à une loi sur la vie privée dont l’application est envisagée en Californie. Les cinq entreprises ont donné chacune 200 000 $ pour créer un fonds de 1 million de dollars afin de bloquer la California Consumer Privacy Act qui pourrait faire l’objet d’une étude en novembre 2018.

Si elle est approuvée, cette loi fournirait aux consommateurs le pouvoir de demander :
  • qu'une entreprise lui divulgue les informations qu’elle a collectées sur lui/elle ;
  • qu'une entreprise divulgue des informations sur la façon dont les renseignements personnels du consommateur ont été vendus ou divulgués et à qui ;
  • qu'une entreprise ne vende ni ne divulgue pas des renseignements personnels du consommateur.

Pour un consommateur exerçant l’un ou l’ensemble de ces droits potentiels, le projet de loi prévoit que l’entreprise ne le traite pas différemment des autres consommateurs par représailles.

La mesure permettrait également aux consommateurs de poursuivre des entreprises pour des failles dans la sécurité pouvant porter atteinte à leurs informations personnelles ou pour d'autres violations des dispositions de l'initiative.

Cependant, comme Facebook essuie les retombées de l’atteinte à la vie privée affectant plus de 87 millions d'utilisateurs, le réseau social a décidé d’abandonner son opposition publique à la loi proposée sur la vie privée. Par conséquent, il ne va donc plus fournir d’argent pour soutenir cette initiative.


Bien entendu, cela ne signifie en aucun cas que Facebook est en train de soutenir ce projet de loi, mais le promoteur dudit projet voit ce retrait comme une victoire :

« Nous sommes heureux que Facebook ait abandonné son opposition à la California Consumer Privacy Act. Maintenant qu'ils ont vu l'erreur de leur manœuvre, nous espérons qu'ils vont travailler avec nous de manière proactive pour protéger les informations personnelles de tous les Californiens, et nous soutenir publiquement et financièrement », a déclaré le promoteur de l'initiative, Alastair Mactaggart.

Et de continuer en disant « Nous croyons que tous les consommateurs méritent les droits fondamentaux décrits dans notre initiative. Nous appelons les sociétés restantes qui ont contribué au Super PAC, qui s’oppose à cette mesure de bon sens, d’arrêter leur opposition. Google, AT&T, Verizon et Comcast : si vous ne vendez pas nos informations personnelles, pourquoi dépensez-vous un million de dollars pour vous opposer à nous ? Les électeurs appuient massivement cette mesure, et la protection des consommateurs n'est pas seulement une bonne décision commerciale, mais la bonne chose à faire. Il est temps d'arrêter les affaires comme d'habitude et de prendre la bonne décision. »

Dans une déclaration, Facebook a confirmé avoir retiré son appui à l’opposition : « Nous avons pris cette mesure afin de concentrer nos efforts pour soutenir des mesures raisonnables de protection de la vie privée en Californie », a déclaré un porte-parole de Facebook. L’entreprise a déclaré qu’elle n’a pas d’informations supplémentaires à offrir pour le moment. Et quand lui a été posée la question de savoir si elle comptait retirer les fonds qu’elle a placés en février dans cette initiative, elle n’a pas donné de réponse.

Sous le feu des projecteurs pour la façon dont elle recueille et utilise les données des consommateurs, Facebook ne va probablement plus travailler plus activement pour s’opposer à cette proposition de loi sur la vie privée en Californie.

Du côté du comité d’opposition, un porte-parole a déclaré par courriel : « Facebook n'a PAS abandonné son opposition à cette mesure. Facebook est persuadé qu’elle est "défectueuse” et continue de s'y opposer, mais la société a simplement abandonné officiellement sa participation à la campagne "non”. »

Le comité a également déclaré : « Il n'est pas surprenant que les partisans de la California Consumer Privacy Act cherchent à détourner l'attention de leur initiative profondément erronée qui nuira énormément à l'économie californienne sans protéger la vie privée de quiconque. »

Des propos qui ont été confirmés par courriel par un porte-parole de Facebook : « Nous pensons que l'initiative est défectueuse et nous espérons que l'Assemblée législative élaborera une solution solide pour donner aux consommateurs le droit de savoir quelle information est recueillie et la capacité de décider si leur information peut être vendue. »

Sources : comité d'opposition (participations), information sur le projet de loi, déclaration Alastair, Kqed, BI


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Avatar de weed weed - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 14/04/2018 à 21:25
Il me font rire ces américains. Il a fallu qu'il y ait un scandale pour que les américains se réveillent et disent que Facebook gardent un peu trop d'information.
Les américains friands de Google Now, ils vont tombé de haut quand il apprendront que Google n'est pas blanc comme neige avec leur panoplie de service en essayant de recouper le maximum d'informations de leurs différents services pour avoir des informations toujours beaucoup plus précises : Google Now/Home/Chromecast/Waze (ou Gmap)/Gmail/Google Search
Avatar de Patrick Ruiz Patrick Ruiz - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 15/04/2018 à 13:46
Hastag #deleteFacebook : quel impact depuis l’éclatement du scandale Cambridge Analytica ?
De récentes statistiques donnent des pistes

Avec l’affaire Cambridge Analytica sur les bras, Facebook fait face au pire des scandales depuis sa création en 2004. Les révélations liées à la fuite massive des données de 87 millions d’utilisateurs de par le monde dont 2,7 millions en Europe ont débouché sur une énorme campagne #deleteFacebook sur de nombreuses plateformes en ligne, y compris au sein du réseau social lui-même.

Y faisant suite, Cher, une actrice et chanteuse américaine a annoncé la suppression de son compte Facebook. Elon Musk lui a emboîté le pas quelques jours plus tard avec le retrait de ses sociétés SpaceX et Tesla de la plateforme du géant des réseaux sociaux. Depuis, le phénomène a, semble-t-il, pris de l’ampleur.

Primo, dans l’intention de passer à l’acte comme le révèle un sondage de la société qui met l’application Blind à la disposition des employés de la Tech aux USA. Sur un total de 2600 répondants (sur une période de cinq jours allant du 20 au 25 mars dernier), 31 % ont exprimé leur intention de se défaire de leur compte Facebook. En substance, il s’agit de 50 % des employés de Microsoft, 38 % de ceux issus de Google, 2 % chez Facebook, etc. pour ne citer que ces trois entreprises. Teamblind a publié un graphe récapitulatif des répartitions.


Secundo, lorsqu’on jette un œil aux résultats d’un autre sondage mené par Techpinion, une plateforme en ligne qui publie quotidiennement des opinions sur l’industrie de la Tech étasunienne. L’enquête de cette dernière a porté sur un échantillon de 1000 Américains triés sur le volet pour que tous les genres et âges soient représentés au mieux. D’après ce que rapporte la firme d’analyse, 9 % des participants disent avoir supprimé leur compte Facebook ; un chiffre qui, ramené à l’échelle de tout le pays, voudrait dire qu’à date, le réseau social enregistre 19,2 millions de désertions (le nombre total de comptes Facebook est estimé à 214 millions pour les USA seulement).

Possible ? Il ne s’agit là que d’une projection. Toutefois, les résultats de ces deux enquêtes sont révélateurs de la perte de crédibilité croissante du réseau social auprès des utilisateurs ; un fait qui rejoint un autre chiffre du sondage de Techpinion : 28 % des participants à l’enquête ont déclaré qu’ils n’ont même jamais eu confiance en Facebook.

En France, ce sont plus de 200 000 possesseurs de comptes qui sont concernés par les fuites de données dans le cadre du scandale Cambridge Analytica. Difficile d’imaginer que dans le cas de ce pays également la situation n’a pas généré son lot de déçus. À ceux-là, on prescrit cette excellente vidéo en français qui montre comment supprimer son compte.


Sources

teamblind

techpinions

Et vous ?

Que pensez-vous de ces chiffres ?

Est-il possible que 19,2 millions de comptes Facebook aient été supprimés à date ? Si oui, quelle alternative sérieuse pour tous ces utilisateurs ?

Disposez-vous d'un compte Facebook ? Si oui, pour quelle raison continuez-vous d'en faire usage ?

Voir aussi

Cambridge Analytica aurait fait du profilage de 50 millions d'utilisateurs de Facebook pour influer sur les élections US et le vote du Brexit

Après le congrès, c'est au tour de la FTC de lancer une enquête sur Facebook, Sur la fuite massive de données utilisées pour un profilage

L'un des fondateurs de WhatsApp appelle à quitter Facebook suite au scandale lié à la fuite massive de données utilisées pour un profilage
Avatar de weed weed - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 15/04/2018 à 15:06
Je n'y crois pas du tout. Ils prévoient mais j'ai d'énormes doutes qu'ils passent à l'action. Malheureusement Facebook est trop rentré dans les moeurs, il n'y a pas vraiment d'alternative en terme de contenu.

Sur Facebook, il y a plusieurs types d'utilisations :
- utilisation active, ceux qui donnent des informations sur eux en postant des photos. Il ne faut surtout pas oublié aussi les assoc, les prod qui présent leurs produits de leur marque en tout genre/secteur/sport, les troupes de théatres, les groupes de musiques, les sportifs y compris les sports peu médiatisé ..
- utilisation passive, ceux qui viennent à la pioche aux info

Si ces personnes quittent FB, est ce qu'ils vont rejoindre un autre réseau social en compensation ?
Est ce que les diffuseurs d'informations vont réussir à faire migrer leurs abonnées vers une autre plateforme ?

Ce serait chouette qu'une partie migrent vers un réseau plus sain comme Diaspora, mais quelques doutes qu'ils vont prendre le risque. Malheureusement nous sommes à la course à l'audience et migrer vers autre chose, c'est un risque. Donc quelque soit les scandales, je ne pense pas que Facebook ait à s'inquiéter. Tout le monde est dépendant de Facebook pour diffuser de l'information.

Présentation rapide de Diaspora
Avatar de Madmac Madmac - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 16/04/2018 à 6:38
Moi n'ont plus, parce que cela forceraient les gens à abandonner des réseautages existants (parenté, groupe d'ami, membre de club). Par contre, la fréquentation va se réduire encore plus. Et cela va être aussi désastreux pour leur finance que l'abandon pur et simple.
Avatar de Charly88 Charly88 - Candidat au Club https://www.developpez.com
le 16/04/2018 à 10:32
Exactement, le débat actuel et la question posée sont stériles tant que FB a un monopole de facto parce que "tout le monde y est".
Dans bien des régions du monde, FB tient carrément lieu d'internet, les entreprises-asso-etc ne gérant leur activité et communication que sur FB, sans site ou blog propre.

Nous pouvons perdre notre temps à discuter de leur gestion des données (tout en exigeant que ça reste gratuit, faut pas pousser non plus), le seul débat qui serait utile est : comment peut-on désolidariser Facebook et consorts de l'essentiel du contenu-clé :
- identifiant unique de l'utilisateur (= l'adresse email)
- liste de contacts/"amis"
- liste des entités auxquelles on est abonné : news, fan-club de foot
- texte-photo-vidéo postés par l'utilisateur
... Et c'est déjà pas mal.

Si demain, je peux accéder via une interface centralisée et même avec quelques limitations, à ces mêmes données par autre chose que FB, sans avoir à convaincre mes contacts de me suivre ou faire des manips herculéennes, alors oui, ça va déménager en masse. Autrement...
Avatar de Coriolan Coriolan - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 17/04/2018 à 17:05
Facebook revient sur la question de la collecte de données
Et admet traquer les internautes non utilisateurs du réseau social

Une semaine après l’audition de Mark Zuckerberg devant le Sénat et le Congrès américains, Facebook a publié sur son blog lundi un texte donnant plus de clarifications aux questions auxquels le patron de la société a été incapable de répondre.

Parmi ces questions qui fâchent, la tendance de Facebook à traquer les internautes, même ceux qui ne sont pas inscrits sur le réseau social. En réalité, cette question a pendant des années fait couler beaucoup d’encre, à tel point que le réseau social a été contraint de mettre un terme à cette pratique en Belgique. Ça a été donc une surprise de voir le PDG de Facebook incapable de donner des détails sur cette question.


Sans surprise, David Baser, un responsable « produit » du groupe, a en quelque sorte confirmé ce que le public savait déjà : Facebook traque les visiteurs de sites web ou les applications qui utilisent certains de ses outils « marketing », même quand ils ne sont pas connectés ou n’ont pas de compte Facebook, le réseau social collecte certaines de leurs informations : l’adresse IP, le type de navigateur utilisé, le système d’exploitation et le site visité.

Baser a expliqué que ce tracking des non-utilisateurs de Facebook ne sert qu'à améliorer la fonctionnalité et les services de Facebook. Pour les plugins sociaux de la plateforme et Facebook Login, la collecte des adresses IP, les informations sur le navigateur et système d’exploitation, ainsi que le site visité permettent de s’assurer que ces services fonctionnent de façon optimale : « savoir votre adresse IP nous permet d’envoyer le bouton j’aime à votre navigateur et nous aide à l’afficher dans votre langue, » a écrit Baser. Toutefois, les sites web et les applications doivent informer les internautes « qu'ils collectent des informations et qu'ils les partagent avec nous, et qu'ils vous en demandent l'autorisation », explique également David Baser.

Mais qu’en est-il des informations collectées pour la publicité ? Quand des annonceurs choisissent d’ajouter le code Facebook Pixel à leurs sites web, ils pourront recevoir des statistiques sur le nombre de personnes qui ont vu leurs publicités, même s’ils les ont affichées sur un appareil différent. Autrement dit, Facebook collecte des données pour le compte des annonceurs, qui pourront par la suite recibler certains visiteurs avec une audience personnalisée.

Les annonceurs peuvent diffuser les publicités en dehors de Facebook, grâce à son propre outil marketing. Là encore, quand un internaute clique sur une pub, Facebook récolte certaines informations.

Les autres outils de Facebook incluent Facebook Analytics et Facebook Audience Network :

« Facebook Analytics fournit aux sites web et applications des données sur comment ils sont utilisés. Les adresses IP nous aident à lister les pays où les gens utilisent une application. Le navigateur et système d’exploitation nous permettent de donner aux développeurs des informations sur les plateformes utilisées pour accéder à leurs applications. Les cookies nous aident à compter le nombre de visiteurs uniques. Les cookies nous permettent aussi de reconnaître les visiteurs qui utilisent Facebook pour que nous puissions fournir des informations démographiques comme l’âge et le genre des gens utilisant l’application. »

Quant à Facebook Audience Network, cet outil permet de lier les sites non Facebook et les applications avec les annonceurs du réseau social. Là encore, Facebook informe que les données sont collectées pour des raisons techniques, pour savoir quels s et systèmes d’exploitation vont afficher une publicité. Facebook cherche aussi à savoir si un internaute utilise Facebook, sinon il aura droit à une annonce l'encourageant à s’inscrire sur le réseau social.

Facebook n’est pas forcément la seule entreprise qui récolte des données, comme l’a tenu à mentionner David Baser, d’autres sociétés comme Google et Twitter ont bâti leur empire et business model sur cette pratique. C’est que maintenant après le scandale de Cambridge Analytica que le public commence à se rendre compte de l’ampleur du phénomène. Pour le moment, ceux qui désirent préserver leur confidentialité n’ont qu’à bloquer les cookies de Facebook.

Source : blog Facebook

Et vous ?

Pensez-vous que Facebook s'en va loin avec le tracking des internautes ?
Pensez-vous qu'il faudra adopter plus de régulations pour mettre un terme à cette pratique ?

Voir aussi :

L'application imminente du RGPD pourra-t-elle mettre à mal le service WHOIS ? Oui, selon l'ICANN, qui demande un moratoire pour mieux se préparer
Hastag #deleteFacebook : quel impact depuis l'éclatement du scandale Cambridge Analytica ? De récentes statistiques donnent des pistes
Avatar de Namica Namica - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 18/04/2018 à 1:51
Tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se brise.
(Honte aux ignorants qui clament naïvement qu'il suffit de ne pas utiliser FB.)

FB a cassé le modèle des marketeux. Chez eux, Zuckerberg est désormais un paria. Grace à/à cause de/ lui, le marketing ciblé est mort.
Même si FB subsitera, les outils pour lutter contre le pistage sont là et vont être de plus en plus utilisés.
Les autres filiales de FB vont y passer aussi. Ainsi que les autres GAFAM + Tweeter. Yahoo, etc. Même Apple qui a essayé de prendre les devants avec une déclaration très maladroite (voir tim-cook-pense-pistage-publicites-ligne-effrayant et ma réponse).
Les gros morceaux, ce seront Google & Microsoft.
J'espère que l'Union européenne va récolter quelques milliards d'amendes. Leurs politiques de collecte de données et l'utilisation qui en est faite va devoir être revue.
Ensuite, j'aimerais bien que les lobbies des publicitaires soient à leur tour sur la sellette.

Je n'ai rien contre le marketing honnête. Mais j'ai peine à croire qu'il existe. La plupart du temps l'acheteur est un peu dupé quelque part. Il est loin le temps ou j'étudiais mon Philip Kotler.
Et pour la publicité ciblée, non seulement elle m'insupporte, mais elle est nuisible. Quid du suivi qui serait fait de mon identité si ma vieille voisine me demande de me renseigner sur Internet concernant le cancer de la prostate de son mari ? Et puis que moi, je recherche une assurance vie ou décès ? Aux U.S. je suis cuit, je serai dans un profil à risque pour les assurances en ligne.

Dans nos pays européens, en théorie, l'exploitation de ce type de données est interdit. Qu'en est-il en réalité ? Pourquoi les sites de santé on-line (doctissimo ou autres) collectent-ils nos données ?
Ou pourquoi permettent-ils à des tiers : FB, Google ou autres de collecter nos données sur leur site ? C'est pas moi, c'est eux ? Pas d'accord avec vos "J'aime", "Google Analytics" (G.A.) et autres traceurs d’audience. Ce faisant vous communiquez mes données à des tiers sans que j'en soit averti ni que j'y aie consenti et alors que ce n'est pas indispensable au fonctionnement de votre site puisque vous pouvez parfaitement traiter vous-même vos propres logs de votre serveur.
Qu'en font-ils réellement ? A qui les revendent-ils ? Permettent-ils le suivi de site en site avec des outils tels ceux de FB ou de G.A. ?
Le mkt ciblé sur internet c'est de la dictature, du viol.

Voir la page très intéressant de la quadrature du net : Lobbies_on_ePrivacy
Sa lecture est édifiante. Elle démontre la nécessité du RGPD (GDPR in english) malgré hélas ses compromis et défauts, ainsi que la difficulté d'arriver à ce résultat même minime.
Extrait :
Beaucoup de grands mythes furent créés pendant la grande bataille de lobbying autour du Règlement ePrivacy, et le secteur publicitaire y a contribué de manière décisive: contrairement à leur propos, le Règlement ne vise pas à interdire le modèle commercial de la pub dans son ensemble. Au contraire (et malheureusement), il n'affecte pas la plupart des formes de publicité, mais exclusivement celles basées sur des systèmes de pistage. Peut-être le plus virulent dans son lobbying, le secteur publicitaire est majoritairement représenté par IAB (Interactive Advertising Bureau), puissant lobby des régies publicitaires et fervent défenseur du modèle économique actuel du web.
L'IAB, ce sont des entubeurs jésuistiques de première concernant votre vie privée. Allez lire l'article de la quadrature du net, ça vaut la peine.

Mais bien sur la bataille pour le respect de la vie privée n'est pas finie, elle ne le sera sans doute jamais.
Étonnamment, merci à Mark Zuckerberg & Cambridge Analytica : plus que n'importe qu'elle autre action d'information, ils ont permit de conscientiser un très large public à ce problème.
Et ce n'est pas finit. Là, on a sans doute atteint une masse critique pour aller plus loin dans les enquêtes, les sanctions et les réglementations des deux côtés de l'atlantique car en effet, le Sénat américain semble assez remonté contre Mark Zuckerberg. Il y a de la réglementation dans l'air à l'ouest.
Avatar de BlueScreenJunky BlueScreenJunky - Membre régulier https://www.developpez.com
le 18/04/2018 à 13:46
Et pour la publicité ciblée, non seulement elle m'insupporte, mais elle est nuisible. Quid du suivi qui serait fait de mon identité si ma vieille voisine me demande de me renseigner sur Internet concernant le cancer de la prostate de son mari ? Et puis que moi, je recherche une assurance vie ou décès ? Aux U.S. je suis cuit, je serai dans un profil à risque pour les assurances en ligne.
Pour ma part je pense au contraire que la publicité ciblée est l'avenir, et qu'il est aberrant en 2018 que quand j'allume la télé (qui passe pourtant par IP chez moi), on me serve des publicités pour des couches culottes, des croquettes pour chien, et des pneumatiques alors que je n'ai ni enfant ni chien ni voiture...

A mon avis la solution au problème de l'identité peut-être réglé non pas en essayant de protéger l'internaute du traquage (qui sera fait d'une manière ou d'un autre, plus ou moins anonymement), mais en lui permettant d'en prendre le contrôle. Chacun pourrait avoir un espace où sont centralisées toutes les données collectées, chaque service (réseau sociaux, régies publicitaires, administrations, boutique physique ou en ligne) pouvant aller enrichir ce profil et accéder aux informations que l'internaute a bien voulu rendre accessibles.
Cela permettrait un traquage beaucoup plus efficace entre les différents sites et services qui pourraient partager l'information, tout en permettant à l'utilisateur de choisir quelles données il souhaite rendre accessibles (voire même à quels services quelles données doivent-être accessibles), de corriger les données erronées ou qu'il ne souhaite pas voir apparaître, ou d'ajouter lui-même des informations pertinentes à son sujet.
Avatar de datalandia datalandia - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 18/04/2018 à 14:20
Citation Envoyé par BlueScreenJunky Voir le message
Pour ma part je pense au contraire que la publicité ciblée est l'avenir, et qu'il est aberrant en 2018 que quand j'allume la télé (qui passe pourtant par IP chez moi), on me serve des publicités pour des couches culottes, des croquettes pour chien, et des pneumatiques alors que je n'ai ni enfant ni chien ni voiture...
.
mais justement la pub vas essayer de te donner envie d'acheter un chien, une voiture et enfant.
Si tu as déjà tous sa l’intérêt de la pub st limité, le but d'avoir plus de nouveau consommateur pas forcément des consommateurs qui change de marque de voitures/croquettes.

il faut donner envie au consommateur en lui vendant des produits de reve.
je travaille sur le sujet, c'est bien plus compliqué que de lui vendre des produits en rapport avec ces habitudes de consommation, il faut deviner quelle message le fera passer à la caisse pas quel produit.

tu dis que tu ne veut pas de chien/enfant, moi je dis qu'une pub personnaliser de 30 secondes doit pouvoir te faire changer d'avis.
L'avenir se sera donc toujours des pubs qui n'ont rien a voir avec tes envies mais se serons des pubs qui arriverons a exciter ton cerveau (ou ton appareil reproducteur pour certain produit )

si tu aime les western on te fera des pub de voitures/chien/enfant reprenant les schémas des western par exemple, un duel de voiture, un duel d'enfant, un chien de combat en plaine bataille qui bouffe un indien...etc.
si tu aime le gore je te laisse imaginer les pubs que nous ferons dans le futur avec des voitures, des chiens et des enfants... le potentiel est illimité.
plutôt que d'avoir 1 message pour 60 millions de francais comme actuelement, on aura 1 message personnalisé par français mais ces messages aurons pour but de te vendre le même produit.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 18/04/2018 à 14:45
Citation Envoyé par BlueScreenJunky Voir le message
Pour ma part je pense au contraire que la publicité ciblée est l'avenir, et qu'il est aberrant en 2018 que quand j'allume la télé (qui passe pourtant par IP chez moi), on me serve des publicités pour des couches culottes, des croquettes pour chien, et des pneumatiques alors que je n'ai ni enfant ni chien ni voiture...
Je ne regarde pas la TV (je suis abonné à Noco pour regarder les émissions de Nolife).
Mais sur internet il y a de la publicité (je désactive adblock sur certains sites) et elle est ciblée et je préférerai que ça cible mal, la publicité c'est un des outils du capitalisme pour te forcer à consommer des choses dont tu n'as pas besoin.

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