Steve Wozniak quitte Facebook à cause du scandale Cambridge Analytica
Le réseau social bannit aussi deux autres firmes d'analyse de données

Le , par Blondelle Mélina, Expert confirmé
Le cofondateur d'Apple, Steve Wozniak, a déclaré qu'il quittait Facebook à cause du scandale de Cambridge Analytica. « Les utilisateurs fournissent tous les détails de leur vie à Facebook et... Facebook se fait beaucoup d'argent pour la publicité », a-t-il déclaré. Puis, il ajoute : « Les bénéfices de Facebook sont tous basés sur les informations de l'utilisateur, mais les utilisateurs ne récupèrent aucun bénéfice. »


Steve Wozniak a désactivé son compte Facebook après avoir publié le message suivant : « je suis sur le point de quitter Facebook, cela m'a apporté plus de points négatifs que de points positifs. » Il ajoute : « Apple a des moyens plus sûrs pour partager des informations personnelles (adresse électronique et SMS). » M. Steve Wozniak aurait désactivé son compte Facebook avec beaucoup de regret, car il ne voulait pas abandonner son pseudo « stevewoz ». « Je ne veux pas que quelqu'un d'autre le reprenne », a-t-il dit. Ces propos viennent de celui qui, lors d'une conférence internationale d'affaires à Montréal l'année dernière, avait dit qu'il essayait déjà « d'éviter Google et Facebook ».

Fin mars, le PDG d'Apple, Tim Cook, a également lancé une critique publique au cours d'une interview avec des journalistes. Ils lui ont demandé ce qu'il ferait s'il était dans la situation de Mark Zuckerberg, PDG de Facebook. Il a répondu : « Je ne serais jamais dans cette situation. » Il a ajouté qu'Apple examine les applications pour confirmer que chacune répond aux normes de confidentialité exigées par sa société. Wozniak félicite d’ailleurs Apple pour le respect qu’il accorde à la vie privée de ses clients.

Cook a également remis en question le fonctionnement des réseaux sociaux avec la monétisation des données personnelles de leurs utilisateurs. Zuckerberg a riposté dans une interview subséquente qualifiant les commentaires de Cook d’« extrêmement déplacés ». « Chez Facebook, nous sommes carrément dans le camp des entreprises qui travaillent dur pour facturer moins et fournir un service gratuit accessible à tous », a déclaré Zuckerberg. Facebook estime à 87 millions, les utilisateurs dont leurs informations personnelles ont été involontairement partagées. La plupart se trouveraient aux États-Unis (plus de 70 millions).

Facebook ne recule pas devant les obstacles selon l'analyste Jefferies Brent Thill. « Nous avons analysé le trafic de Facebook au cours du mois de mars et nous pensons que les dernières nouvelles concernant la politique de sécurité des données de Facebook n'ont pas eu d'impact significatif sur l'engagement de la plateforme et de ses utilisateurs », a-t-il déclaré. D'après les résultats d'une enquête menée auprès de 750 internautes américains, Facebook et Instagram sont encore en tête, selon Thill, 93 % d'entre eux utilisant Facebook et environ 50 % utilisant Instagram.

Facebook a suspendu deux autres sociétés d'analyse de données

Facebook a confirmé qu'il avait suspendu CubeYou, une firme californienne accusée de récolter des données d'utilisateurs sous de faux prétextes. Cela est venu après la suspension d'AggregateIQ, une entreprise canadienne qui serait liée à Cambridge Analytica.

Une enquête de la CNBC a révélé que la société CubeYou organisait des « quiz sur la personnalité » qui, selon elle, étaient utilisés pour la recherche universitaire, mais vendait les données obtenues à des clients du marketing commercial. Facebook n'était pas au courant du problème jusqu'à ce qu'il soit alerté par CNBC. CubeYou a travaillé avec le centre de psychométrie de l'Université de Cambridge bien que le centre ait déclaré à CNBC que la collaboration était très limitée.

Le cas d'AggregateIQ, une entreprise de Victoria, en Colombie-Britannique, a été signalé par Christopher Wylie. Il a mis en lumière la violation par Cambridge Analytica des règles de données de Facebook et a déclaré qu'AggregateIQ fonctionnait comme un département interne de Cambridge Analytica. Le numéro de téléphone du président d'AggregateIQ, Zackary Massingham, figurait dans les informations de contacts du bureau canadien des élections SCL. Facebook a donc annoncé la suspension d'AggregateIQ sur la base de ses rapports avec la société mère britannique Cambridge Analytica et SCL (bureau canadien des élections).

AggregateIQ nie toute connexion à SCL ou à Cambridge Analytica. Néanmoins, les autorités canadiennes enquêtent également sur AggregateIQ au sujet d'éventuelles violations de la vie privée.

Sources : USA TODAY, FORTUNE

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Avatar de petitnouveau1 petitnouveau1 - Inactif https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 16:29
Citation Envoyé par datalandia Voir le message
c'est un peu facile de faire des promesses après le scandale.
c'est comme avec l'affaire Volkswagen, ils font de belles promesses mais 2ans plus tard on apprend qu'ils gazes des singes....
Quand Obama gazait des humains y compris des gens malades et des gosses et qu'il y a eu des problèmes, je n'ai pas entendu beaucoup de protestations.

Alors arretez avec les Allemands...
Avatar de Rokhn Rokhn - Membre habitué https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 16:53
Citation Envoyé par petitnouveau1 Voir le message
Quand Obama gazait des humains y compris des gens malades et des gosses et qu'il y a eu des problèmes, je n'ai pas entendu beaucoup de protestations.

Alors arretez avec les Allemands...
Tu peux citer TES sourceS qu'on rigole un bon coup stp ?
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 17:19
Scandale Cambridge Analytica : Facebook confirme à la CE que 2,7 millions d'Européens en sont des victimes,
et promet d'informer tous ceux qui sont concernés

Lorsque le quotidien américain New York Times et britannique The Guardian ont publié des informations relatives à une campagne de manipulation orchestrée par l’entreprise Cambridge Analytica, une société spécialisée dans l’analyse de données (data mining), il a été évoqué le nombre 50 millions d’utilisateurs Facebook dont les données ont été exploitées à leur insu.

Cependant, après l’audition du lanceur d’alerte Chris Wylie par le comité parlementaire britannique, celui-ci a déclaré que « Le chiffre de cinquante millions est ce que les médias ont jugé plus sûr de mentionner en raison des documents qui leur sont parvenus. »

Optant pour la carte de la transparence, après avoir mené une enquête, Facebook a affirmé dans un billet que Cambridge Analytica a utilisé des informations d’un nombre bien plus important : « Au total, nous pensons que les informations Facebook de 87 millions de personnes – principalement aux États-Unis – ont peut-être été partagées de manière inappropriée avec Cambridge Analytica. »

Facebook a confirmé que le cabinet londonien de marketing politique Cambridge Analytica avait bien siphonné les données personnelles de 2,7 millions d’internautes de l’Union européenne, a annoncé vendredi un responsable de l’UE.

La Commission européenne (CE) a dit avoir reçu une lettre du réseau social jeudi soir et qu’elle demanderait davantage de détails, accentuant sa pression sur le groupe dont la capitalisation boursière a fondu de plus de 100 milliards de dollars (82 milliards d’euros) au cours des dix derniers jours.


Dans le sillage du scandale de la vie privée, Facebook s'est engagé à « dire aux utilisateurs si leurs informations pourraient avoir été incorrectement partagées avec Cambridge Analytica. »

Par ailleurs, Mike Schroepfer, le CTO de Facebook, a annoncé un certain nombre de changements dans l'utilisation des données sur les clients par Facebook, y compris la collecte d'appels téléphoniques et de messages SMS. Ces changements visent à améliorer la protection des données privées des utilisateurs.

Notons que le scandale a eu un effet domino sur des projets de Facebook. L’un d’eux, qui impliquait un partage des données médicales avec les hôpitaux s’est vu mettre en pause.

D'après deux personnes familières au projet, l’argumentaire de Facebook consistait à combiner ce qu'un système de santé connaît de ses patients (par exemple: en telle période, une personne de 50 ans, ayant une maladie cardiaque, prend deux médicaments à X fréquence et s’est rendue à l’hôpital Y fois durant la période) avec ce que Facebook sait (par exemple : l'utilisateur a 50 ans, il est marié et a trois enfants, l'anglais n'est pas sa langue maternelle, il est engagé activement dans une communauté et envoie de nombreux messages).

L’objectif du projet est de déterminer si cette information combinée pourrait améliorer les soins apportés aux patients tout en mettant l'accent sur la santé cardiovasculaire. Par exemple, si Facebook pouvait déterminer qu'un patient âgé n'a pas beaucoup d'amis proches ou beaucoup de soutien communautaire, le système de santé pourrait décider d'envoyer une infirmière pour un check-up après une chirurgie majeure.

Plus tard cette semaine, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, ira témoigner devant le congrès après avoir d'abord déclaré qu'il ne le ferait pas.

Source : Reuters
Avatar de marsupial marsupial - Membre émérite https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 17:35
Citation Envoyé par Rokhn Voir le message
Tu peux citer TES sourceS qu'on rigole un bon coup stp ?
Un fake-hoax facebook qui s'efface au bout de 2 heures
Avatar de Rokhn Rokhn - Membre habitué https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 17:37
Compliqué de retrouver pour le coup, ou peut-être un article de nordpresse qui parlait du gaz de schiste. Avec un peu d'alcool dans le sang avant de lire l'article ça peut dériver sur Obama-nazi hein ^^
Avatar de marsupial marsupial - Membre émérite https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 17:45
Nan mais il doit confondre avec Bachar El-Assad

J'espère juste que tu n'es pas enseignant en géopolitique petitnouveau1. Rassure-moi !
Parce-que je suis apolitique, tu sais. Mais là, c'est trop gros, même pour un débutant au club, j'ai mis un pouce rouge.
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 18:39
Scandale Cambridge Analytica : Mark Zuckerberg devrait bientôt être interrogé aux États-Unis
Par des élus du parlement américain

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, devrait s’entretenir lundi avec des élus du parlement des États-Unis. Cette rencontre interviendra la veille de son audition devant des commissions du Congrès suite au scandale de Cambridge Analytica qui éclabousse la firme de Menlo Park.

Accusé de ne pas protéger suffisamment les données de ses utilisateurs et d’être instrumentalisé par des entités liées à des gouvernements souhaitant manipuler l’opinion publique dans d’autres pays, le géant Facebook est probablement en train de traverser l’une des périodes les plus tumultueuses depuis sa création en 2004.


Le scandale de Cambridge Analytica qui secoue actuellement l’industrie d’Internet alimente une tempête médiatique et une campagne de boycottage anti-Facebook sans précédent. La capitalisation boursière du groupe a d’ailleurs fondu de plus de 100 milliards USD au cours des dix derniers jours à cause de cette affaire. L’entreprise de Mark Zuckerberg est en outre régulièrement pointée du doigt dans des affaires liées à la diffusion de fausses nouvelles et de contenus discriminatoires sur Internet.

Zuckerberg devrait d’abord être entendu mardi au cours d’une séance réunissant les commissions de la Justice et du Commerce du Sénat. Le jour suivant, il devrait se présenter devant la commission de l’Énergie et du Commerce de la Chambre des représentants.

À titre de rappel, le scandale Cambridge Analytica a ceci de particulier qu’il implique au moins quatre acteurs clés : un informaticien russe, une société spécialisée dans la communication stratégique et l’analyse de données, le géant des réseaux sociaux Facebook et des politiciens. Dans cette affaire, une masse de données collectées qui devaient à l’origine servir à une recherche universitaire a, semble-t-il, été détournée à des fins de profilage stratégique et pour alimenter une « arme de déstabilisation politique ». Cette « arme » aurait notamment été utilisée pour favoriser l’ascension de Donald Trump à la magistrature suprême des États-Unis et influencer le vote du Brexit.

Au début de ce scandale, on estimait que, rien qu’aux États-Unis, les données appartenant à plus de 50 millions de comptes Facebook avaient été illégalement exploitées. Plus tard, le géant des réseaux sociaux a revu cette estimation à la hausse. Il a dévoilé que les informations personnelles de près de 87 millions d’utilisateurs de sa plateforme, parmi lesquels 2,7 millions d’utilisateurs d’Européens, auraient été détournées dans l’affaire Cambridge Analytica.

Source : Reuters

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Voir aussi

Scandale Cambridge Analytica : Facebook a perdu plus de 70 milliards de dollars de capitalisation, néanmoins, Zuckerberg refuse de répondre « en personne » aux députés britanniques
Un leader politique du Kenya envisage d’attaquer Facebook en justice, l’entreprise aurait favorisé son rival aux dernières élections présidentielles
Avatar de marsupial marsupial - Membre émérite https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 18:54
J'en pense que la légèreté des débuts du traitement du scandale va peser très lourd. Déjà en Bourse, les dégâts collatéraux sur les GAFAM s'élève à plus de 250 milliards ( source les échos ). Cela profite aux investisseurs, pas aux épargnants. Et vu que se parjurer au Congrès serait encore plus mal vu qu'une condamnation, Mark Zuckerberg marche sur des oeufs.
Avatar de petitnouveau1 petitnouveau1 - Inactif https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 19:02
Citation Envoyé par Rokhn Voir le message
Tu peux citer TES sourceS qu'on rigole un bon coup stp ?
Le fait de gazer des êtres humains et de violer le code de Nuremberg te fait marrer?

Tu étais où pendant les années où Obama a transformé des USA en un merdier dictatorial typique de l'Amérique du Sud?
Avatar de MiaowZedong MiaowZedong - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 09/04/2018 à 20:06
Citation Envoyé par marsupial Voir le message
J'en pense que la légèreté des débuts du traitement du scandale va peser très lourd. Déjà en Bourse, les dégâts collatéraux sur les GAFAM s'élève à plus de 250 milliards ( source les échos ). Cela profite aux investisseurs, pas aux épargnants. Et vu que se parjurer au Congrès serait encore plus mal vu qu'une condamnation, Mark Zuckerberg marche sur des oeufs.
Ses détracteurs n'attendent qu'une chose, qu'il se parjure. Parce qu'il n'a rien fait d'illégal, mais que le parjure est un crime.

C'est comme les hommes de Trump poursuivis par le FBI. Rien de ce qu'ils ont fait pendant la campagne electorale n'était illégal—immoral, peut-être, impopulaire certainement, mais pas illégal—alors le FBI a besoin qu'ils mentent lors de dépositions sous serment pour les arrêter. C'est le cas de Flynn notament.
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