Le projet de partage des données entre des hôpitaux américains et Facebook pour mieux soigner les patients
Est mis sur pause à cause du scandale CA

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Facebook a demandé à plusieurs hôpitaux américains importants de partager des données anonymisées sur leurs patients, comme des informations relatives aux maladies et aux ordonnances, pour un projet de recherche. Le réseau social avait l'intention de les faire correspondre avec les données d'utilisateur qu'il avait recueillies, et aider les hôpitaux à déterminer quels patients pourraient avoir besoin de soins ou de traitements spéciaux.

Le mois dernier, l'entreprise s'est entretenue avec plusieurs organisations de santé, dont la Stanford Medical School et l'American College of Cardiology, au sujet de la signature d’un accord de partage de données.

Alors que les données partagées masquaient des informations personnellement identifiables, comme le nom du patient, Facebook a proposé d'utiliser une technique informatique commune appelée « hachage » pour faire correspondre les individus qui existaient dans les deux ensembles. Facebook avait alors expliqué que les données auraient été utilisées uniquement pour des recherches menées par la communauté médicale.


Regina Dugan

Ce projet de partage de données médicales a été mené par un cardiologue interventionniste appelé Freddy Abnousi. Il était auparavant sous la houlette de Regina Dugan, qui était alors responsable du groupe de projets d'expérimentation « Building 8 » de Facebook avant son départ en octobre 2017. Rappelons que Building 8 est un centre de recherche opéré par le site communautaire pour développer des produits.

D'après deux personnes familières au projet, l’argumentaire de Facebook consistait à combiner ce qu'un système de santé connaît de ses patients (par exemple: en telle période, une personne de 50 ans, ayant une maladie cardiaque, prend deux médicaments à X fréquence et s’est rendue à l’hôpital Y fois durant la période) avec ce que Facebook sait (par exemple : l'utilisateur a 50 ans, il est marié et a trois enfants, l'anglais n'est pas sa langue maternelle, il est engagé activement dans une communauté et envoie de nombreux messages).

L’objectif du projet est de déterminer si cette information combinée pourrait améliorer les soins apportés aux patients tout en mettant l'accent sur la santé cardiovasculaire. Par exemple, si Facebook pouvait déterminer qu'un patient âgé n'a pas beaucoup d'amis proches ou beaucoup de soutien communautaire, le système de santé pourrait décider d'envoyer une infirmière pour un check-up après une chirurgie majeure.


Facebook a fourni une citation de Cathleen Gates, chef de la direction par intérim de l'American College of Cardiology, expliquant les avantages possibles du projet :

« Pour la première fois dans l'histoire, les gens partagent des informations sur eux-mêmes en ligne pour déterminer comment améliorer leur santé. Dans le cadre de sa mission visant à transformer les soins cardiovasculaires et à améliorer la santé cardiaque, l’American College of Cardiology (ACC) a ouvert le dialogue avec Facebook sur l'utilisation des données anonymisées de Facebook, couplées à des données ACC anonymisées, pour approfondir la recherche scientifique sur la façon dont les médias sociaux peuvent contribuer à la prévention et au traitement des maladies cardio-vasculaires – la première cause de mortalité dans le monde. Nous travaillons de part et d'autre pour assurer la confidentialité, la transparence et la rigueur scientifique, et aucune donnée n'a été partagée entre les parties. »

Toutefois, la série de scandale qui a suivi celui de Cambridge Analytica, l’organisme qui s’est appuyé sur plus de 87 millions de comptes d’utilisateurs Facebook pour des raisons de profilage, va faire voler en éclat une telle perspective.

Il faut dire que le projet aurait pu susciter de nouvelles inquiétudes quant à l'énorme quantité de données collectées par Facebook sur ses utilisateurs et sur la façon dont ces données peuvent être utilisées de manière inattendue.

La proposition n'a donc jamais dépassé les phases de planification et a été mise en pause après que le scandale des fuites de données de Cambridge Analytica a soulevé des inquiétudes du public sur la façon dont Facebook, ainsi que des acteurs tiers, collectent et utilisent des informations détaillées sur les utilisateurs de Facebook.

C’est ce qu’a rapporté un porte-parole de Facebook au quotidien CNBC qui a précisé que « nous n'avons reçu, partagé ou analysé les données de personne » dans ce cadre.

Source : CNBC, Facebook (Building 8)

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Avatar de marsupial
Membre expert https://www.developpez.com
Le 06/04/2018 à 17:02
Vu que le numéro de sécurité sociale sert de pièce d'identité aux Etats-Unis, il vaut peut-être mieux une longue, très longue pause.

edit : Déjà que 1.5 milliards de documents sensibles sont en libre accès à cause d'une absence d'administration de la sécurité notamment sur le cloud.
Avatar de petitnouveau1
Inactif https://www.developpez.com
Le 07/04/2018 à 1:28
Citation Envoyé par Zirak Voir le message
L'article a été publié après mon message, je ne pouvais pas deviner, mais merci d'apporter la précision. ^^

Enfin bon, cela ne change rien à mon propos, celui qui a fait fuiter les données et qui a gagné de l'argent, c'est le chercheur, et c'est à la justice de trancher si il y a eu violation de vie privée ou non, et qui est le fautif.
C'est bien FB qui partagé les données avec ce "chercheur", non?

Et quand Obama a récupéré et utilisé les données de tous les utilisateurs de FB, on a dit quoi? RIEN parce qu'il était dans le camps du bien (gauche).
Avatar de psychadelic
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 07/04/2018 à 7:27
Citation Envoyé par petitnouveau1 Voir le message
Et quand Obama a récupéré et utilisé les données de tous les utilisateurs de FB, on a dit quoi? RIEN parce qu'il était dans le camps du bien (gauche).
ça, il me semble que c'est de l'ordre d'une fake news.
Si les équipes d'Obama on utilisé FaceBook et Tweeter, c'est uniquement comme support médiatique, ou, au pire pour constituer des sondages d'opinions.

En tout cas, ils n'ont pas envoyé de faux messages comme cela à été le cas avec Trump.

Sinon, pour en revenir au faits, le sondage/logiciel « thisisyourdigitallife » n'a été rempli uniquement par 270.000 personnes,
mais les informations collectées ne se limitaient pas au questionnaire, mais à l'ensemble de ces données sur FB, ainsi que sur tous ses "amis" et relations.
Au total c'est donc plus de 87 millions de comptes FB qui ont été noyautés, on peut donc considérer que plus de 86,7 millions de personnes n'ont jamais donné leur consentement.
FB à toujours joué au plus malin sur ses conditions d'utilisations; en les changeant souvent et en modifiant des interfaces obscurs sur ces réglages.

Bien sur "Kogan le chercheur" à sa part de responsabilité, mais on ne peut pas non plus considérer que FB se soit bien comporté non plus, et leur part de responsabilité est loin d'être négligeable.
Avatar de petitnouveau1
Inactif https://www.developpez.com
Le 07/04/2018 à 22:50
Citation Envoyé par psychadelic Voir le message
ça, il me semble que c'est de l'ordre d'une fake news.
Si les équipes d'Obama on utilisé FaceBook et Tweeter, c'est uniquement comme support médiatique, ou, au pire pour constituer des sondages d'opinions.
N'importe quoi.

Obama a fait bien pire que Trump mais personne ne veut en parler.

Citation Envoyé par psychadelic Voir le message
En tout cas, ils n'ont pas envoyé de faux messages comme cela à été le cas avec Trump.
Quels faux messages?

Citation Envoyé par psychadelic Voir le message
Au total c'est donc plus de 87 millions de comptes FB qui ont été noyautés, on peut donc considérer que plus de 86,7 millions de personnes n'ont jamais donné leur consentement.
C'est le fonctionnement habituel de FB, non?
Avatar de Blondelle Mélina
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 07/04/2018 à 23:44
Facebook annonce des réformes sur sa politique de sécurité des comptes utilisateurs,
Qu'en est-il d'Instagram et WhatsApp ?

Facebook a annoncé sa nouvelle politique de sécurité pour préserver la confidentialité de ses utilisateurs. Les changements, dit-il, permettront aux utilisateurs de comprendre davantage le fonctionnement du réseau social. Ils pourront ajouter plus de couches de protection, contrôler ce qu'ils partagent et les supprimer s'ils le souhaitent, contrôler les annonces qu'ils voient et gérer les personnes qui voient leurs publications et informations de profil. Cette annonce vient après de précédents rapports de la compagnie disant que des personnes tierces auraient collecté les informations personnelles de plus de 50 millions d’utilisateurs à leur insu. Elles auraient ensuite passé ces données à la firme d’analyse des données politiques Cambridge Analytica. Ce qui est contraire à la politique de Facebook.


Nouvelle politique de confidentialité

Sur sa propre plate-forme, Facebook a promis de nouvelles fonctionnalités pour les applications interentreprises, assorties de « politiques et conditions rigoureuses ». Les applications permettant d'accéder à la liste d'amis d'un utilisateur seront désormais examinées par Facebook. La compagnie ajoute : « si nous trouvons des développeurs qui ont mal utilisé des informations personnellement identifiables, nous les bannirons de notre plate-forme ».

La société a également promis de rendre les fonctionnalités de gestion des applications « plus faciles à gérer » afin que les clients puissent voir sur quoi ils se sont connectés, comment ils utilisent leurs données et couper les liens s'ils le souhaitent. Facebook élargit également son programme de récompenses pour la découverte de failles afin que les gens puissent les signaler s'ils trouvent des abus d'utilisation des données classées confidentielles par les développeurs d'applications.

Il a mis tous les paramètres sur une page, plus facile à changer et plus simple d'arrêter les applications utilisant des données. Michael Pachter, analyste de Wedbush a établi une différence entre l'ancienne et la nouvelle politique de confidentialité : « la plus grande différence est la facilité d'accès dans les paramètres. Ce qui répond à la promesse de Mark Zuckerberg de rendre le processus de confidentialité et les autorisations plus transparentes pour les utilisateurs ».

Après cette annonce, des opinions se sont dégagées. Les analystes ont déclaré que les révisions de Facebook publiées ressemblaient plus à des ajustements qu'à de gros changements rendant la gestion des données plus transparente plutôt que de changer la façon dont l'entreprise fait des affaires. « Il ne semble pas que les changements qui ont été proposés soient particulièrement significatifs », a déclaré Brian Wieser, analyste de Pivotal Research Group.

Le président et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg s'est excusé à plusieurs reprises pour les erreurs commises par l'entreprise et a promis de sévir contre les abus de la plate-forme et de restreindre l'accès des développeurs aux informations des utilisateurs.

Facebook était incertain quant à la satisfaction des législateurs par rapport aux changements évoqués. Ces changements ont été annoncés en prévision d'une loi stricte sur la préservation des données de l'Union européenne qui entrera en vigueur en mai. Cette loi oblige les entreprises à donner aux utilisateurs un « droit à la portabilité ». Ce dernier leur offre la possibilité de récupérer une partie de leurs données dans un format ouvert et lisible. Cette loi prévoit des amendes allant jusqu'à 4 % du revenu mondial pour les entreprises qui l'enfreignent.

Des organismes internationaux sollicitent une demande d'explication auprès de Facebook

Aux États-Unis, les législateurs réclament toujours que Zuckerberg lui-même explique comment les données des utilisateurs ont fait pour finir entre les mains de Cambridge Analytica.
La commission fédérale du commerce des États-Unis a ouvert une enquête sur Facebook et des avocats représentant 37 États insistent également auprès de Zuckerberg pour qu'il explique ce qui s'est passé.

Zuckerberg, les PDG d'Alphabet et de Twitter ont été invités à témoigner lors d'une audience le 10 avril sur la confidentialité des données. Le comité américain de l'énergie et de la chambre du commerce des représentants, en association avec le comité sénatorial américain du commerce, ont également demandé à Zuckerberg de comparaître lors d'une audience.

D'autres analystes ont déclaré que la société d'extraction de données, en l'occurrence Cambridge Analytica, a reçu ces données d'un développeur d'applications tiers. Ils expliquent qu'une entreprise comme Pepsi peut publier sur Facebook des informations tirées de profils utilisateurs comme les adresses électroniques ; informations qu'elle achète auprès d'agrégateurs de données comme Experian. Ce dernier rassemble l'historique des achats et d'autres informations précieuses des utilisateurs. À en croire les analystes, Facebook partage ses revenus avec des sociétés comme Experian qui l'informe chaque fois que quelqu'un achète un espace publicitaire sur Facebook en utilisant ces données.

Facebook entreprend des réformes radicales.

Facebook déclare : « nous voulons faire savoir aux annonceurs que nous allons arrêter ce type de partenariat qui permet aux « courtiers de données » de mettre à la disposition des personnes malveillantes des informations privées ». La compagnie ajoute : « bien que ce soit une pratique courante dans l'industrie, nous croyons que cette étape qui se terminera au cours des six prochains mois aidera à mieux sécuriser la vie privée des gens sur Facebook. »

Facebook aurait oublié deux autres de ses services qui regorgent aussi d'un grand nombre de données

Dans son vaste programme de révision de la politique de confidentialité des utilisateurs, Facebook n’a pas mentionné que ce contrôle s’appliquera aussi à d’autres de ses services à l’instar de Whatsapp et Instagram. Pourtant, Instagram a enregistré mensuellement plus de 800 millions d'utilisateurs à partir du mois de septembre dernier et WhatsApp en janvier a eu plus de 1,5 milliard d'utilisateurs. Les termes de services d’Instagram ont été mis à jour depuis 2013. WhatsApp offre un cryptage de bout en bout pour les messages, ce qui signifie qu'il est plus difficile pour les autres de voir les conversations que vous avez. Mais ses contrôles de confidentialité sont limités.

Pour conclure, « nous savons que ces changements ne sont pas faciles », a déclaré Ime Archibong, directeur des partenariats chez Facebook. « Mais nous croyons que ces mises à jour aideront à atténuer tout abus de confiance avec l'écosystème des développeurs », il a ajouté.

Sources : CNBC, VB

Et vous ?

Que pensez-vous de cette nouvelle politique de confidentialité instituée par Facebook ?
Avatar de datalandia
Bot Troll en alpha-test https://www.developpez.com
Le 09/04/2018 à 7:59
c'est un peu facile de faire des promesses après le scandale.
c'est comme avec l'affaire Volkswagen, ils font de belles promesses mais 2ans plus tard on apprend qu'ils gazes des singes....
Avatar de hotcryx
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 09/04/2018 à 9:09
Citation Envoyé par datalandia Voir le message
c'est un peu facile de faire des promesses après le scandale.
c'est comme avec l'affaire Volkswagen, ils font de belles promesses mais 2ans plus tard on apprend qu'ils gazes des singes....
Affaire de gros sous.
Ils ont aussi gazé des humains (et je ne parle pas de la WW2).
Pauvres singes

Après modification des réglages de ma VW, elle consomme plus qu'avant.
Aucune compensation en échange bien sûr.
Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 09/04/2018 à 9:31
Citation Envoyé par hotcryx Voir le message
Ils ont aussi gazé des humains (et je ne parle pas de la WW2).
Pauvres singes
Ouais les humains c'est moins grave car ils le font en connaissance de cause.
"Est-ce que vous voulez respirer des gaz d'échappement ?".
Si le gars dit oui, je ne vois pas le problème...

Je ne cherche pas à défendre Volkswagen, mais apparemment ce sont les seuils demandé de NOx et de CO2 par l'UE qui ne sont pas réalistiquement respectable.
Il parait que tous les constructeurs magouillent pour que le taux soit le plus bas possible.
Par exemple si il faut atteindre 50 km/h ils vont demander à un pilote de s’entraîner pour atteindre les 50 km/h le plus lentement et le plus fluidement possible. (apparemment ça produit moins d'émission que si tu démarres en accélérant à fond...).

Je crois que bientôt ce sera un automate qui conduira, comme ça il n'y aura pas de triche.
Il y aura peut être un parcours officiel à respecter, avec des contraintes de vitesse à atteindre.
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 09/04/2018 à 9:49
Je crois que bientôt ce sera un automate qui conduira, comme ça il n'y aura pas de triche.
Simplement la boite de vitesse automatique. Et même là, il y a plusieurs mode de conduites... ( citadin, autoroute, sport, etc... )

En tout cas, ceux qui ont un permis B pour les voitures à boite de vitesse automatique seulement savent... (moto <= à 125cc aussi ?)
Pourtant ce sont des habitudes très distinctes.
Avatar de hotcryx
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 09/04/2018 à 13:04
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