Scandale Cambridge Analytics : Mark Zuckerberg reconnait avoir commis des erreurs
Et annonce de nouvelles mesures pour éviter d'autres abus

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Mark Zuckerberg a finalement brisé le silence pour s’exprimer au sujet de la collecte illicite de données de 50 millions d'utilisateurs de Facebook ; lesquelles données ont été utilisées plus tard par la firme d’analyse Cambridge Analytica à des fins de profilage et de communication stratégique dans le cadre de la campagne de Donald Trump. Pour lui, il s’agissait avant tout d’un abus de confiance entre le dénommé Aleksandr Kogan, Cambridge Analytica et Facebook. Il n’a toutefois pas manqué d’indiquer que c'était aussi un abus de confiance entre Facebook et les personnes qui partagent leurs données avec le site en s’attendant à ce que leurs données soient protégées par le réseau social.

Mais en ce qui concerne la protection des données des utilisateurs, Mark Zuckerberg assure avoir déjà pris les mesures les plus importantes en 2014 pour empêcher les mauvais acteurs d'accéder à ces informations de cette manière. « Les actions les plus importantes pour empêcher que cela se reproduise aujourd'hui, nous les avons prises des années auparavant », dit-il dans une publication sur Facebook. « En 2014, afin d'éviter les applications abusives, nous avons annoncé que nous étions en train de modifier l'ensemble de la plateforme afin de limiter considérablement les accès aux données. Plus important encore, les applications comme celle de Kogan ne pouvaient plus demander des données sur les amis d'une personne à moins que ces amis aient également autorisé l'application. Nous avons également demandé aux développeurs d'obtenir notre approbation avant de pouvoir demander des données sensibles à des personnes. Ces actions empêcheraient toute application comme celle de Kogan de pouvoir accéder à autant de données aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Il reconnait cependant que Facebook a aussi commis des erreurs qui ont permis cette collecte illégale des données, et annonce donc de nouvelles mesures pour que cela ne se produise plus. Il présente plus précisément trois mesures, à savoir un contrôle approfondi des applications suspectes, un accès plus restreint aux données des utilisateurs par les développeurs et une plus grande transparence en ce qui concerne les applications ayant accès aux données des utilisateurs.


Pour le contrôle des applications, Facebook compte étudier toutes celles qui ont eu accès à de grandes quantités d'informations jusqu’en 2014, au moment où la société a modifié sa plateforme pour réduire l'accès aux données. Le réseau social va également effectuer un audit complet de toute application présentant des activités suspectes et bannir, de sa plateforme, tout développeur qui n'acceptera pas cette vérification approfondie. « Et si nous trouvons des développeurs qui ont mal utilisé des informations personnellement identifiables, nous allons les bannir et informer tous les utilisateurs concernés par cette violation. Cela inclut aussi les personnes dont Kogan a mal utilisé les données », explique Mark Zuckerberg.

Pour ce qui est de la deuxième mesure, Facebook envisage de restreindre davantage l'accès aux données par les développeurs pour éviter d'autres types d'abus. Comme l’explique son PDG, le numéro un des réseaux sociaux va supprimer l'accès des développeurs à vos données si vous n'avez pas utilisé leur application pendant trois mois. L’entreprise va également réduire les données que vous partagez avec une application lorsque vous vous y connectez. Vous ne pourrez partager que votre nom, votre photo de profil et votre adresse e-mail uniquement. En plus de cela, « nous allons exiger aux développeurs non seulement d'obtenir une approbation, mais aussi de signer un contrat afin de demander à [chaque utilisateur] d'accéder à ses publications ou à d'autres données privées », a ajouté le patron de Facebook, en promettant au passage plus de changements dans les prochains jours.

Enfin, la dernière mesure annoncée par Facebook consistera à se montrer plus transparent sur les applications qui ont accès aux données des utilisateurs. Le site dit en effet vouloir s’assurer que vous sachiez quelles applications vous avez autorisées à accéder à vos données. Pour cela, le mois prochain, Facebook va afficher en haut de votre flux d’actualités, un outil qui vous permettra de savoir les applications que vous avez utilisées et qui vous donnera un moyen facile de révoquer les autorisations de ces applications sur vos données. Cet outil est déjà disponible dans les paramètres de confidentialité, mais Facebook veut maintenant le placer en haut du flux d’actualités afin qu’il soit bien vu par tous les utilisateurs.

Cette série de mesures indique que Facebook reconnait sa responsabilité dans l’acquisition illicite et l’utilisation faite des données de ses utilisateurs. Le Congrès et la FTC des États-Unis enquêtent d’ailleurs sur cette violation massive de données, et d’après certains médias, Mark Zuckerberg est disposé à témoigner devant le Congrès.

Source : Mark Zuckerberg

Et vous ?

Que pensez-vous des mesures annoncées par Facebook ?
Quelles menaces pour les développeurs ?

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Avatar de r.morel
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 22/03/2018 à 14:55
Citation Envoyé par orygynz Voir le message
WhatsApp n'est pas un site...

Tu racontes pas ta vie, c'est un messenger. En gros, tu améliores les SMS en créant des groupes, etc.. Tu passes sur Internet...
Je vois pas trop en quoi on peut comparer ses 2 produits, c'est juste Facebook qui a racheté, c'est le seul lien...

WhatsApp n'est pas un réseau social... Donc tes jugements...
C'est sur mais bon : https://www.service-public.fr/partic...ualites/A12277
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 22/03/2018 à 15:52
Citation Envoyé par r.morel Voir le message
J'ai pas dit le contraire et c'est d'ailleurs lié au rachat de Facebook...

Mais ce n'est pas un réseau social, c'est un outil de communication vraiment très pratique !
Avatar de nirgal76
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 22/03/2018 à 18:30
Citation Envoyé par orygynz Voir le message
WhatsApp n'est pas un site...

Tu racontes pas ta vie, c'est un messenger. En gros, tu améliores les SMS en créant des groupes, etc.. Tu passes sur Internet...
Je vois pas trop en quoi on peut comparer ses 2 produits, c'est juste Facebook qui a racheté, c'est le seul lien...

WhatsApp n'est pas un réseau social... Donc tes jugements...
un messenger avec des groupes et qui passe par internet. Oui donc ils ont réinventé IRC quoi
Avatar de sirthie
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 22/03/2018 à 20:05
Citation Envoyé par nirgal76 Voir le message
J'en pense que l'agent russe Snowden, même s'il a raison sur la nuisance que représente ces réseaux sociaux (pour la vie privée comme pour le QI), se trompe. C'est malheureusement bêtement à but lucratif que ce genre de société collecte les données privées (même si après, elle peuvent être utilisée à des fins de surveillance, mais l'utilisation qui est faite des données qu'elles vendent, elles s'en foutent). Tant qu'ils y aura des gens pour balancer leur (pathétique) vie sur ces trucs....
D'une part, je ne vois pas en quoi c'est moins grave si cette collecte d'information est bêtement à but lucratif ; d'autre part pas mal de ces gens vivent dans des pays peu ou pas démocratiques, et au final, on ne peut pas dire que c'est la compassion qui t'étouffe.
Avatar de headmax
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 22/03/2018 à 20:42
Citation Envoyé par nirgal76
J'en pense que l'agent russe Snowden ... Théorie du complot ...
, Arguments sortie tout droit de la novlandie, au Pays de la pensée unique à mainstreams city. Le syndrome de Peter te guette prend soin de toi, vend ta TV, tu fera des économies "plus de redevance"... et tu pensera par toi même.
Avatar de Coriolan
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 22/03/2018 à 23:52
Scandale Cambridge Analytics : les utilisateurs commencent à déserter Facebook
Pour protester contre la collecte illicite de données

Rien ne va plus pour Facebook, cette semaine le réseau social fait face à l’un des pires scandales depuis son lancement en 2004 par Mark Zuckerberg. Et pour cause, la révélation de la fuite massive de données de quelque 50 millions utilisateurs, des données utilisées pour un profilage dans le but de les influencer durant la campagne présidentielle américaine, mais également dans le vote du Brexit.

Suite à ces révélations, plusieurs personnalités ont appelé les utilisateurs de Facebook à supprimer leur compte et déserter la plateforme, notamment Brian Acton, l’un des fondateurs de Whatsapp, l’application de messagerie rachetée par Facebook. Pour Edward Snowden, Facebook est plus qu’un réseau social, c’est une véritable société de surveillance.

Hier finalement, Mark Zuckerberg a décidé de briser son silence concernant la collecte illicite de données. Le PDG a reconnu avoir commis des erreurs et a annoncé de nouvelles mesures pour éviter d’autres abus.

Alors que le PDG de Facebook tente tant bien que mal de limiter les dégâts, la campagne #DeleteFacebook bat son plein sur les autres réseaux sociaux, notamment sur Twitter où le hashtag est apparu plus de plus 10 000 fois hier en deux heures seulement, selon le service d’analytics ExportTweet. En mardi, il a été mentionné 40[nbsp][/nbsp398 fois !


Bien évidemment, le hashtag a été popularisé par des profils notoires et vérifiés sur Twitter, à l’image de Cher qui a informé qu’elle a dû supprimer son compte Facebook, une décision difficile pour elle, mais nécessaire, car « elle aime les États-Unis ».

Brian Acton pour sa part a dit dans un tweet adressé à ses dizaines de milliers d’abonnés qu’il est grand temps de quitter Facebook.

Mais qu’en est-il des gens qui ne sont pas des milliardaires ou des célébrités ? Les gens qui ne vont sur Facebook que pour rester en contact avec certains membres proches de la famille, des amis ou pour des opportunités professionnelles ? Et bien pour certains, la décision n’a pas été difficile, comme le montrent ces déclarations :

Richard H. Perry
Cinéaste à Los Angeles

Richard H. Perry, cinéaste à Los Angeles, a supprimé son compte Facebook cette semaine


Pendant longtemps maintenant, M. Perry a voulu quitter Facebook.

Il n’a jamais été confortable de savoir que le réseau social avait accès à l’essentiel de ses informations personnelles. Durant les mois qui ont précédé l'élection présidentielle américaine en 2016, il a observé Facebook se transformer en ce qu’il a appelé « une plateforme à ordures pleine de pubs et d’articles bizarres repostés, en plus des gens que vous aimez qui se révèlent comme étant racistes. »

Mais Facebook n’a pas été toujours mauvais, c’est là que M. Perry a toujours fait la promotion de ses films, où il a publié des annonces pour trouver de l’aide sur le plateau de tournage, et où il a communiqué avec les collègues et un « grand nombre » d’amis et de membre proches de la famille.

Jusqu’à ce que le scandale Cambridge Analytica est apparu.

« J’ai soupçonné que ce genre de trucs continuait, mais ça a été la première fois que ça a été clairement exposé, » dit-il. « Ça semble si malicieux, et Facebook apparait comme étant complice du bas jusqu’au haut, c’est comme s’ils s’en foutent de leurs utilisateurs. »

M. Perry, 39 ans, a décidé donc de supprimer son profil et compte passer à Twitter et Instagram.

« Ça a été une décision facile, » dit-il. « Ça ne sera pas la fin du monde. »

Dan Clark
Un ancien combattant de la marine de guerre

M. Clark a créé deux comptes Facebook, un pour chatter avec des amis et un autre compte séparé pour les membres de sa famille. Cette semaine, il a supprimé les deux comptes.

« Facebook a été la principale plateforme que j’ai utilisée pour rester en contact avec eux, et ça a été une décision difficile de quitter, » dit-il. « Mais vous devez défendre quelque chose, alors j’ai mis mon pied à terre et j’ai dit ça suffit. »

M. Clark, 57 ans, a dit qu’il a déjà été en colère contre Facebook après que certaines de ses publications, qui présentent des points de vue conservateurs, ont été censurées. Il n’a pas aussi supporté l’idée que ses informations personnelles étaient vendues ou partagées avec des tiers sans préavis.

Avant de quitter le réseau social, M. Clark a publié un post pour demander à ses amis de lui envoyer leurs numéros de téléphone. Plus de 100 personnes ont répondu à l’appel en trois jours.

« Il existe aujourd’hui plusieurs façons pour rester en contact : téléphones, email, messagerie, Gab, qui est un réseau social qui ne censure rien, » dit-il. « Facebook est plus obsolète que certains ne le pensent. »

Alexandra Kleeman
Rédactrice

Alexandra Kleeman, dans son appartement à Staten Island, a dit qu'elle est paniquée par l'idée que ses données soient utilisées à des fins qui vont à l'encontre de sa volonté


Après avoir vu un post sur Facebook informant que le Pape François soutient la candidature de Donald Trump, Alexandra Kleeman a connu pour la première fois une fake news et a littéralement changé la façon avec laquelle elle perçoit Facebook.

« Ça a changé le sentiment psychologique et émotionnel de la plateforme pour moi, » dit-elle. « Je ne me sentais plus bien lorsque je me connectais. »

Le scandale de Cambridge Analytica l’a poussé à supprimer l’application de Facebook de son téléphone. « Je ne vais pas leur donner mes clics d’engagement », a dit la femme de 32 ans. Mais elle a décidé néanmoins de garder la fonction de chat ouverte pour des raisons professionnelles et va continuer à utiliser Instagram.

Elle n’a pas de problème si certaines données personnelles sont rendues publiques, elle avait un blog elle-même. « Mais l’idée que mes données sont utilisées à des fins qui vont à l’encontre de ma volonté, ça me fait peur. »

Source : The New York Times

Et vous ?

Avez-vous supprimé votre compte Facebook ?
Pensez-vous que Facebook va se remettre de cette crise ?

Voir aussi :

Scandale Cambridge Analytics : Mark Zuckerberg reconnait avoir commis des erreurs et annonce de nouvelles mesures pour éviter d'autres abus
Facebook est poursuivi en justice par certains de ses actionnaires à cause du scandale de Cambridge Analytica
Un professeur de l'université de New York appelle à démanteler les géants de la tech, les GAFA sont-ils devenus beaucoup trop puissants ?
Avatar de nirgal76
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 23/03/2018 à 0:18
Citation Envoyé par sirthie Voir le message
D'une part, je ne vois pas en quoi c'est moins grave si cette collecte d'information est bêtement à but lucratif ; d'autre part pas mal de ces gens vivent dans des pays peu ou pas démocratiques, et au final, on ne peut pas dire que c'est la compassion qui t'étouffe.
Je n'ai jamais dit que c'était moins grave...Pour le reste, je ne comprends pas où tu veux en venir par rapport à ce que je disais. Je pense que tu te trompe dans l'interprétation que tu fais de mes propos (volontairement ou non).
Avatar de nirgal76
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 23/03/2018 à 0:20
Citation Envoyé par headmax Voir le message
, Arguments sortie tout droit de la novlandie, au Pays de la pensée unique à mainstreams city. Le syndrome de Peter te guette prend soin de toi, vend ta TV, tu fera des économies "plus de redevance"... et tu pensera par toi même.
Je pense par moi même, la preuve, je n'avale pas bêtement ce que dit snowden ni ce que l'on peut dire de lui. Je n'en fais pas un messie, je garde mon esprit critique envers lui comme envers les autres. Et toi ?
Avatar de joublie
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 23/03/2018 à 1:12
Alexandra Kleeman [...] est paniquée par l'idée que ses données soient utilisées à des fins qui vont à l'encontre de sa volonté.
Les bras m'en tombent... Comment pouvait-on être naïf à ce point ?
Avatar de Dhafer1
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 23/03/2018 à 7:53
Je sais pas pour vous mais pour moi, Facebook a toujours été un très bel outil de renseignement. Durant le printemps Arabe, étant très lié aux Cyber activistes, j'ai pu constater un ras de marré de faux profils en Tunisie (ça se comptait en centaines de milliers), des évènements appel à la manifestation avec des centaines de milliers de participants (du jamais vu sous la dictature barbare ben alienne), des musiques entrainantes d'appel à la révolution partagés en masse, la Marseillaise , ça c'est le Online. Au niveau Offline c'est des snipers qui visait des civiles pour attisé la foule (qui sont apparus être des mercenaires à la fin et non la police de Ben Ali).

Bref un gros bordel, et Facebook a joué un rôle très important au niveau coordination des manifestations, information mais aussi malheureusement désinformation. Le même scénario en Tunisie a été exécuté avec moins de succès (hélas) en Iran en 2009.

Pareil en Syrie et en Libye avant le début des vrais hostilités.

Maintenant que Trump ait réussi à battre les enarques américains (Hillary and Co) grâce à Facebook, c'est évident, mais à qui profite le crime ?

Aux Russes ? Franchement je ne vois ce que Trump a fait pour aider la Russie ou alléger les sanctions à son encontre depuis sa prise de pouvoir.

Par contre, il y a un petit pays qui a fait Jackpot depuis Trump, et qui comme par hasard, les centres de recherches en Data Science de Facebook y sont implantés

Si j'utilisais pas Facebook pour gérer les pages entreprises et puis pour collecter quelques infos aussi, je l'aurais supprimé depuis longtemps.

Si vous voulez savoir jusqu'à quel niveau de détail facebook vous surveille, ouvrez un chat avec un amis, et utilisez quelques mots clès tels que couche, bébé, enceinte, grossesse, et vous verrez à votre prochaine reconnexion, pleins de pubs pour bébés et femmes enceintes. Oui tous vos messages sont lus.
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