Vulnérabilités Meltdown et Spectre : état des lieux des navigateurs
Chrome, Mozilla et Edge face au vecteur d'exploitation JavaScript

Le , par Patrick Ruiz, Chroniqueur Actualités
2018 démarre sur des chapeaux de roue avec la panoplie de publications relatives aux vulnérabilités baptisées Meltdown et Spectre. Après les déclarations hâtives de certains fondeurs, il est désormais établi que tous sont concernés par ces développements.

En substance, Google a publié une PoC de Meltdown pour une plateforme Intel. D’après des publications de recherche mises à disposition par la firme de Mountain View cependant, il est possible de faire pareil sur les architectures ARM et AMD moyennant quelques réglages. Dans le cas de Spectre par contre, des preuves de concept ont été mises sur pied pour les trois architectures. De plus, d’après ce qui ressort de la documentation relative à cette dernière, il suffit à un attaquant de disposer d’un navigateur pour lancer une attaque au travers de JavaScript.

Luke Wagner, un ingénieur de Mozilla le confirme via un billet de blog. « Plusieurs articles récemment publiés ont amené des vulnérabilités (Meltdown et Spectre) qui affectent les processeurs modernes à la lumière du jour. D’après des tests menés en interne, il est possible d’utiliser des techniques similaires sur du contenu Web pour accéder à des informations sensibles », a-t-il déclaré.

Un rapport du Microsoft Vulnerability Research vient éclairer le propos de Wagner. D’après ce dernier, l’exploitation desdites failles ouvre la voie à une violation plus aisée de la protection Same-Origin Policy dont les navigateurs sont équipés. En d’autres termes un script JavaScript malicieux chargé sur une page sait extirper des cookies d’authentification ou autres mots de passe d’une autre plus facilement. Pire, les données privées du navigateur lui-même sont à la merci du code malicieux, d’après ce que rapporte l’équipe sécurité de la firme de Redmond.

Microsoft a, par le biais de Windows Update, déployé la mise à jour KB4056890 pour les utilisateurs du navigateur Edge au sein de la Fall Creators Update en date du 3 janvier. Pour ce qui est de Mozilla, une version mise à jour de Firefox Quantum (la 57.0.4) est désormais disponible. Navigateurs différents, mais mesures communes adoptées dans les méandres par les deux entreprises. C’est désormais connu, les vulnérabilités dont il est question reposent sur la capacité du logiciel malveillant à abuser de la temporisation du cache des données des processeurs. Elles reposent sur l’aptitude à effectuer des mesures précises du temps. Pour ces raisons, Firefox et Edge seront sevrés du tampon de données binaires SharedArrayBuffer. Parallèlement la méthode JavaScript performance.now() voit sa résolution passer de 5 à 20 microsecondes. D’après les firmes, il s’agit de solutions de contournement temporaires. Elles poursuivent les investigations qui déboucheront sur des solutions additionnelles en temps opportun.

Quant à Google Chrome, la version 63 intègre le mécanisme de protection Strict Site Isolation. D’après la firme, son activation permet d’assigner à chaque site Web un espace d’adressage distinct. Google recommande d’en faire usage jusqu’à ce que Chrome 64, attendu le 23 janvier, sorte. Il est prévu que l’entreprise s’aligne avec les mesures actuellement adoptées par ses concurrents dans le cadre de cette release.

Sources

Microsoft

Mozilla

Google

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Quels stratagèmes additionnels proposez-vous pour se prémunir de la vulnérabilité Spectre ?


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Avatar de arond arond - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 05/01/2018 à 8:41
Citation Envoyé par joublie Voir le message
Il a bien fait de revendre ses actions, le big boss d'Intel, même si - bien sûr - cela n'a rien à voir. Il pourrait même postuler pour devenir ministre du travail en France...
Blague à part, je me pose des questions sur les brevets et les passages de salariés d'une entreprise à une autre (Intel, AMD, ARM). Comment cette faille se retrouve-t-elle dans trois entreprises : point de brevet déposé dans cette affaire ?

Correction : et IBM aussi ?
Il semblerait que la faille repose sur la façon de fonctionner des processeurs pas sur le moyen de le faire.

Un peu comme si le paradigme objet avait une faille zéro day. Java/Php/C++ serait affecté pourtant ils ne se sont pas copiés

Si j'ai bien compris cet exploit repose sur la prédiction de résultat du CPU mais on peu pas désactivé cette feature ?
Avatar de chrtophe chrtophe - Responsable Systèmes https://www.developpez.com
le 05/01/2018 à 9:46
Sous Windows, certains anti-virus sont incompatibles avec le correctif, provoquant un BSOD. Il semblerait que la mise à jour ne vous soit fournie que si votre antivirus est compatible (vérification d'une clé dans le registre)

Vérifiez que votre antivirus soit bien à jour (pas uniquement les définitions virales).
Avatar de chrtophe chrtophe - Responsable Systèmes https://www.developpez.com
le 05/01/2018 à 10:21
Je pense que les failles reposent sur le dispositif de prédiction de branchement.

Le cpu fait de l'exécution spéculative avec un gain de performance en cas de succès et une perte en cas d’échec, mais globalement cela donne un gain de perfs. C'est pour cela que le code et les données doivent être alignés dans des pages.

Corrompre les caches du CPU donnera un résultat aléatoire, je pense que c’est le principe de fonctionnement des exploits de ces failles. Ces caches sont importants pour l'utilisation de la MMU, qui gère les droits d'accès aux pages mémoires.

Je pense que les patchs invalident les caches à des moments bien précis, ce qui fait perdre en perf.
Avatar de marsupial marsupial - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 05/01/2018 à 14:22
Je ne sais pas si vous imaginez bien un WannaCry sauce meltdown-specter. Ce que je veux dire est que certains vont prendre de la dette ne pouvant patcher, ni même changer de proc. Et en face il se trouve déjà des scripts d'exploit et tutoriels accompagnés des outils et malware des agences américaines tombés entre les mains de pirates.
Pire que tout puisqu on y verra que du feu.

Ça pourrait faire très mal. Et je n'évoque que les pirates donc sans parler des agences gouvernementales et autres APT Lazarus.
Avatar de jlliagre jlliagre - Modérateur https://www.developpez.com
le 05/01/2018 à 19:35
Citation Envoyé par chrtophe Voir le message
Je pense que les failles reposent sur le dispositif de prédiction de branchement.
Les trois failles reposent sur l'exécution spéculative, ce qui est un peu différent de la prédiction de branchement.

Avec la prédiction de branchement, lorsqu'il va y avoir un test (du style if/then/else) le processeur va charger l'instruction qu'il pense avoir le plus de chances d'être la suivante.

Avec l'exécution spéculative, le CPU charge une instruction qu'il estime avoir bonne chance d'être exécutée mais en plus, il l'exécute vraiment.

Dans les deux cas, si l'hypothèse est infirmée, l'exécution reprend vers la bonne instruction à exécuter. En théorie, on revient dans le même état que celui ou l'on aurait été sans ces optimisations, mais en pratique, l'exécution spéculative a des effets de bord: la perte de données qui étaient auparavant en cache et la présence dans le cache de données qui n'y seraient pas allées autrement.

Il n'y a pas d'instructions qui permettent de lire directement les données placées en cache par les techniques précédentes mais il existe des moyens détournés sophistiqués pour le deviner. Celui qui est le plus souvent décrit consiste à mesurer le temps mis à charger le contenu d'une adresse mémoire. Si ce temps est "long", c'est que le processeur est bien allé chercher la donnée en RAM. Si ce temps est court, c'est que cette adresse viens déjà d'être lue. On a donc réussi à lire le contenu du cache alors qu'il n'existe pas de moyen direct de le faire.

Avec Meltdown, on peut lire la totalité de la mémoire du noyau. On ne peut pas directement écrire dans cette mémoire, mais ce qu'on y lit, par exemple des mots de passe en clair ou des clefs privées pourra être exploité pour facilement devenir root.

Le cpu fait de l'exécution spéculative avec un gain de performance en cas de succès et une perte en cas d’échec, mais globalement cela donne un gain de perfs.
Il n'y a pas vraiment de perte de performance en cas d'échec (la durée du rollback doit être infime). Le temps passé par le CPU à faire de l'exécution spéculative aurait sinon été perdu à ne rien faire.

Corrompre les caches du CPU donnera un résultat aléatoire, je pense que c’est le principe de fonctionnement des exploits de ces failles.
Il n'y a pas de corruption des caches, mais au contraire chargement de données valides mais "interdites" dans les caches. Invalider complètement les caches supprimerait le risque mais serait inacceptable en terme de performance. Il faut cent à deux cents fois plus de temps pour charger des données de la RAM par rapport au cache niveau 1, vingt fois plus que le cache niveau 2.

Ces caches sont importants pour l'utilisation de la MMU, qui gère les droits d'accès aux pages mémoires.

Je pense que les patchs invalident les caches à des moments bien précis, ce qui fait perdre en perf.
Les patches qui sont disponibles pour Windows, Linux et OS X mettent en place une séparation franche entre espace mémoire utilisateur et espace mémoire noyau, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici. L'objectif est de contrer Meltdown (spécifique aux processeurs Intel) mais avec un impact sur les performances qui est sujet à controverse (entre non mesurable et 30% suivant l'utilisation du processeur).

Il existe aussi des patches pour les compilateurs qui modifient le code assembleur généré pour contrer certains types d'attaques en replaçant les appels par un "retpoline" (return trampoline) et des patches pour le microcode des CPUs
Avatar de AndMax AndMax - Membre averti https://www.developpez.com
le 05/01/2018 à 23:59
Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
Quels stratagèmes additionnels proposez-vous pour se prémunir de la vulnérabilité Spectre ?
Sur Meltdown / Spectre, et comme avec toutes les questions de sécurité, un usage responsable et le suivi des recommandations en vigueur.
Avatar de Patrick Ruiz Patrick Ruiz - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 06/01/2018 à 10:57
Vulnérabilité Spectre : Google publie une nouvelle technique de mitigation
Elle introduirait un impact négligeable sur les performances des machines

Meltdown et Spectre… Seulement trois jours et l’on compte déjà une panoplie d’articles au sujet de ces vulnérabilités. Comment s’en prémunit-on ? Quel est l’impact des correctifs sur les performances des ordinateurs ? Voilà autant de questions que la communauté s’est posées jusqu’ici et auxquelles ces derniers ont apporté des réponses en fonction des éléments à leur disposition. À la manière des changements qui ont cours avec les puces, les nouvelles informations fusent. À ce propos, Google a apporté une nouvelle contribution à ces développements avec la publication d’une technique de mitigation baptisée Retpoline.

Référence faite aux publications de recherche dévoilées par la firme de Mountain View, la vulnérabilité Spectre est dotée de deux variantes. Retpoline apporte une réponse additionnelle à la seconde. Une bonne nouvelle pour l’industrie qui, à côté de la modification du microcode des processeurs comme solution à cette vulnérabilité, dispose désormais d’une alternative. D’après Paul Turner son auteur, il s’agit d’une technique de modification des binaires qui protège contre les attaques de type « branch target injection. » « Il existe une séquence de code appelée Retpoline qui permet d’effectuer des appels indirects sans spéculation », explique à son tour Andy Kleen, développeur chez Intel.

À tout seigneur tout honneur ; Google a procédé à son déploiement sur son infrastructure privée de serveurs Linux. La firme rapporte avoir observé un impact négligeable sur les performances des systèmes passés au test. Google rassure ainsi les utilisateurs de sa plateforme de cloud (GCP) en principe au courant des résultats de benchmark initiaux. Des pertes de performance de l’ordre de 15 à 30 % avaient en effet été annoncées. D’après des relevés effectués par Paul Turner sur un Intel Xeon cependant, les pertes oscillaient entre 0 et 1,5 %, mais il s’agit de données à titre indicatif puisqu’on sait que les pertes sont liées à la charge d’appels indirects émis en direction du noyau.

Cette publication de Google vient une fois de plus donner raison à Intel qui avait annoncé que l’application des correctifs ne devrait pas introduire des pertes de performance criardes. Google a mis la technique à disposition de la communauté et, avec de tels niveaux de performance, elle devrait suivre. Des implémentations LLVM et GCC sont d’ailleurs en train d’être peaufinées.

Sources

Google Security Blog

Descriptif Retpoline

Liste de diffusion LKML

Votre opinion

Google a des réactions saillantes depuis le début de cette campagne. Quelle appréciation faites-vous de cette contribution ?
Avatar de marsupial marsupial - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 06/01/2018 à 14:20
Google a trouvé les failles donc sont à même de mieux comprendre le problème et donc de le résoudre au mieux. Ce qui a décidé Intel à sortir des correctifs serait plus à mon sens la saillie de Linus Torvalds vis à vis d'intel.

Maintenant, 3 class action sont en cours vis à vis d'intel mais que dire d'arm entièrement exposé aux 3 failles également. 1 milliard de PC contre 7 milliards de smartphones, arrivé à un tel niveau, je crois qu'on arrête de compter et on patche tous en coeur si j'ose dire.

A tout hasard, j'ajoute no script lite dans votre firefox.
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 06/01/2018 à 18:01
C'est une aubaine pour AMD.
Cette faille pourrais réellement augmenter ces PDM dans le monde pro.

Je soupçonne le CEO d'intel d'avoir revendu ces actions pour justement acheter des actions AMD
Avatar de marsupial marsupial - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 07/01/2018 à 5:47
J'ai une bète question : comment vont faire les HPC ?
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 07/01/2018 à 10:43
Citation Envoyé par marsupial Voir le message
J'ai une bète question : comment vont faire les HPC ?
Toute sécurité fait perdre de la performance

en HPC on applique pas le patch tous simplement.
Ces machines sont de toute manière déjà de vrai passoire niveau sécurité, pour optimiser les perf il faut obligatoirement désactiver le pare feu, le chiffrement... les miennent tu peut te connecter en root root.
Mais ces machines ne sont pas relié à l'extérieure (internet/intranet) et pour pouvoir y brancher une clé USB faut d'abord franchir 3 portes blindé avec badge.
Avatar de jlliagre jlliagre - Modérateur https://www.developpez.com
le 07/01/2018 à 12:34
Citation Envoyé par marsupial Voir le message
J'ai une bête question : comment vont faire les HPC ?
Pour Meltdown, la vulnérabilité principale dont la correction (patches CPU + modifs noyau) entraîne une dégradation des performances, les HPC devraient être peu impactés. Il y a déjà ceux qui utilisent des processeurs AMD, Power, SPARC ou autre (ce qui fait un peu plus que 10%) qui ne sont à priori pas touchés par le problème qui est du à une spécificité de l'architecture Intel.

Pour les ~90% qui restent, une bonne partie du boulot est souvent effectué par des coprocesseurs de type GPU, qui ne sont pas non plus impactés par Meltdown.

L'impact restant va dépendre de la manière dont sont utilisés les super calculateurs. Le plus souvent, il s'agit d'effectuer massivement du calcul numérique (météo, simulation, etc.) et là aussi, Meltdown a très peu d'impact. Ce qui est ralenti, ce sont tous les appels système et la plupart des interruptions. Donc les HPC qui font massivement des petites I/Os disque ou réseau, ou d'autres appels système, envoi de signaux, etc. vont subir une dégradation si les correctifs sont appliqués.

Les HPC étant des clusters de nœuds effectuant des calculs en parallèle, il y a forcément une communication entre ces nœuds pour lancer les calculs et récupérer les résultats mais cette partie qui utilise certainement des appels système doit être négligeable par rapport au reste.

Pour les deux vulnérabilités regroupées sous le nom de Spectre qui affectent à priori la plupart des CPUs utilisés, il n'y a pas de dégradation de performance significative de documentée quand on applique les patches éventuels et recompile ses applications avec les contournements existants (ex: retpoline), quand ils existent...
Avatar de Shol4891 Shol4891 - Futur Membre du Club https://www.developpez.com
le 08/01/2018 à 18:02
"La société affirme que cette vente d’actions n’était pas liée à la découverte de la faille en question, mais qu’elle faisait partie d’un programme de cession planifié."
C'est plausible
Avatar de Christian Olivier Christian Olivier - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 08/01/2018 à 20:57
AMD pourrait vendre plus de CPU serveur dédiés au cloud computing
Après le scandale des vulnérabilités matérielles touchant surtout les CPU Intel

Rappel des faits

Grâce aux précisions fournies par Google, on sait désormais que les vulnérabilités critiques touchant les CPU modernes, et probablement toute l’industrie des semi-conducteurs, affectent surtout les CPU x86 64-bits d’Intel. Mais ces failles de sécurité touchent aussi les CPU basés sur l’architecture ARM (Apple, Qualcomm, Samsung…) et Red Hat a prévenu que des CPU d’IBM sont également concernés.

Les chercheurs de Google ont découvert que la temporisation du cache de données des processeurs modernes peut être utilisée de manière abusive pour récupérer illégalement les informations sur un ordinateur. Cette fonctionnalité est utilisée par la plupart des processeurs modernes pour optimiser les performances, mais elle peut également occasionner de graves problèmes de sécurité.

Des attaquants peuvent en effet tirer parti de l’exécution spéculative pour exploiter des processus au niveau de l’espace utilisateur en contournant la MMU et lire le contenu de la mémoire du noyau d’un ordinateur qui en temps normal aurait dû leur être inaccessible.

Le problème étant matériel, c’est-à-dire qu’il concerne la partie non reconfigurable du processeur, il ne serait pas envisageable de recourir à un patch via microcode pour corriger toutes les variantes de cette faille de sécurité. Pour remédier efficacement à ce problème, il faut recourir à une technique d’isolation de la table de correspondance ou concevoir de nouveaux processeurs.

Meltdown et Spectre

Il existe trois variantes principales de la faille de sécurité qui exploite les mécanismes d’exécution spéculative des processeurs modernes : variante 1 (CVE-2017-5753), variante 2 (CVE-2017-5715), variante 3 (CVE-2017-5754 alias Meltdown). Google les a décrites en précisant leurs mécanismes d’action respectifs. Elles ont été baptisées Meltdown et Spectre à cause des attaques de type « side channel », « bounds check bypass » et « branch target injection » auxquelles elles exposent. Spectre correspond aux variantes 1 (bounds check bypass) et 2 (branch target injection) et expose aux types d’attaques spécifiques qui y sont relatifs, tandis que Meltdown n’est concerné que par les attaques de type « side channel ».

Meltdown casse les mécanismes d’isolation mémoire entre l’espace utilisateur et la mémoire noyau, permettant ainsi à un programme malveillant d’accéder à la mémoire vive de l’appareil. Spectre, pour sa part, brise la barrière entre les applications et permet d’obtenir des informations sensibles sur des applications en cours d’exécution, même si elles sont protégées. Ces vulnérabilités critiques affecteraient l’industrie des semi-conducteurs depuis au moins 1995.

La variante 1 affecte la quasi-totalité des CPU modernes. La variante 2 affecte surtout les processeurs d’Intel et d’ARM, alors que la variante 3 (Meltdown) touche de façon spécifique, pour le moment du moins, les processeurs d’Intel. Spectre est plus difficile à exploiter que Meltdown, mais est aussi plus difficile à patcher.

Le contexte actuel

Ces vulnérabilités critiques ne devraient pas pénaliser les particuliers et certains professionnels qui peuvent accepter d’utiliser leurs appareils même s’ils sont exposés à un risque avéré de piratage. Cependant, pour des acteurs opérant dans des industries aussi sensibles que celle du cloud, un tel danger et les risques auxquels il expose pourraient avoir des conséquences désastreuses. Certains experts estiment, d’ailleurs, qu’il faudra changer de processeurs ou carrément d’appareil pour être totalement protégé.

Lorsque de nouveaux processeurs exempts de la faille de sécurité décrite seront disponibles, les exploitants de serveurs concernés par ces vulnérabilités critiques devront faire un choix : remplacer les anciens équipements avec du nouveau matériel mieux sécurisé et probablement plus cher ou continuer de travailler avec l’ancien malgré les risques.

Les entreprises qui vont décider d’acquérir de nouveaux équipements vont probablement essayer de minimiser les risques en diversifiant les architectures sur lesquelles leurs activités critiques reposent. Compte tenu des performances attrayantes offertes par les derniers processeurs EPYC de la firme de SunnyVale et du fait que ses processeurs semblent, à l’heure actuelle, être les plus sûrs du marché, il ne serait pas surprenant d’assister à un regain de croissance au sein de l’activité Enterprise, Embedded et Semi-Custom d’AMD et au repositionnement de la société sur des marchés hautement stratégiques comme celui des puces serveur, notamment celles dédiées au Cloud Computing.

Le cas particulier d’AMD

AMD a récemment annoncé dans un communiqué que « l’ampleur de la menace et la nature des mesures à adopter concernant les trois variantes diffèrent selon le fabricant de microprocesseurs considéré, et AMD n’est pas sensible aux trois variantes ». La firme de SunnyVale soutient que le risque serait quasi nul pour ses processeurs x86 64-bits les plus récents et les recherches menées par Google tendent à confirmer cette annonce. En effet, Project Zero, le groupe de sécurité de la firme de Mountain View à l’origine de ces révélations a démontré que les puces conçues par AMD ne sont concernées que par la variante 1 de la faille de sécurité dont il est question.

Durant la semaine qui a suivi l’annonce de ces vulnérabilités critiques, les investisseurs se sont rués sur les actions du groupe AMD, alors que ceux qui possédaient des actions chez Intel ont plutôt commencé à s’en débarrasser. C’est probablement le même réflexe qui a animé le PDG d’Intel, Brian Krzanich, lorsqu’il a décidé de vendre les actions qu’il possédait chez Intel pour 24 millions USD après que la compagnie a été informée par Google des vulnérabilités majeures affectant ses puces.

Les actions d’AMD ont connu une hausse de 10,4 % pendant les deux premiers jours qui ont suivi la publication de ce rapport, alors que les actions d’Intel ont baissé de 5,2 % sur la même période, faisant ainsi perdre environ 11,3 milliards USD aux actionnaires de la firme de Santa Clara.

L’avenir du marché des CPU pour serveurs

« Les clients opérant sur le long terme pourraient être plus motivés à trouver des alternatives chez AMD et éventuellement ARM pour diversifier les risques architecturaux », a écrit l’analyste de Bank of America Merrill Lynch, Vivek Arya, avant d’ajouter que « tout porte à croire qu'AMD sera le principal bénéficiaire » de cette situation.

AMD pourrait profiter de cette situation et en retirer « un avantage marketing conséquent compte tenu des différences d’architectures et du risque de vulnérabilité négligeable » qui caractérisent ses puces pour le moment, a déclaré Vijay Rakesh, analyste chez Mizuho Securities. Cela permettra à la société technologique américaine AMD de tirer son épingle du jeu et de regagner du terrain face à Intel sur le marché des serveurs, un marché archidominé par la firme de Santa Clara. Rakesh a noté qu’Intel détient 99 % du marché des processeurs destinés aux datacenters.

« L’annonce des problèmes de sécurité affectant les processeurs d’Intel et la dégradation potentielle des performances qui pourrait résulter de leurs corrections arrivent à un moment inopportun, car Intel subit actuellement une forte pression de la part de son redoutable concurrent, AMD », écrit Fred Hickey, rédacteur chez High Tech Strategist. En outre, « la nouvelle gamme de processeurs AMD représente, pour la première fois depuis de nombreuses années, un sérieux challenger (depuis l’époque des processeurs Opteron de la marque) », a-t-il ajouté.

« Pour Intel, cela signifie probablement une perte des parts de marché (baisse des revenus) ainsi qu’une perte au niveau du contrôle des prix (marges brutes moindres) », a confié Hickey avant de souligner que « les nouvelles puces d’AMD ont déjà pris de l’ampleur et cette dynamique sera probablement amplifiée par les récentes divulgations au sujet des failles de sécurité. »

Source : CNBC

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
AMD peut-elle tirer son épingle du jeu sur le marché des CPU serveur ?
Intel aurait-elle du souci à se faire ?

Voir aussi

Processeurs x86 pour PC : AMD aurait repris 10 % de parts de marché à Intel au premier trimestre 2017, grâce à ses processeurs Ryzen ?
AMD annonce des résultats financiers satisfaisants pour son troisième trimestre grâce aux performances de sa division Computing and Graphics
Avatar de e101mk2 e101mk2 - Membre actif https://www.developpez.com
le 08/01/2018 à 21:46
Entre Intel Management Engine, Meltdown et Spectre, Intel bat des records.

Les entreprises vont ce mettre à trembler dès qu'ils vont entendre parler d'Intel...
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 09/01/2018 à 9:23
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
AMD peut-elle tirer son épingle du jeu sur le marché des CPU serveur ?
Je ne sais pas, mais j’espère !
J'aime beaucoup AMD, les processeurs et les cartes mères sont moins chère.
La plupart des PC que je me suis monté avaient un processeur AMD.

En plus ils ont innové pour le grand public : processeur double cœur, processeur 64 bits, processeur 4 cœurs, etc.
De ce que je me rappelle les premiers processeurs 64 bits pour le grand public (2003) était des AMD et pareil pour les double cœurs (2004).

Par contre Intel est loin devant.
En gros 80% des ordinateurs sont équipé de processeurs Intel (statistique au pif).
Qu'AMD finisse par dépasser Intel ça m'étonnerait, mais AMD peut redevenir populaire (comme en 2004 ).

Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Intel aurait-elle du souci à se faire ?
Bof...
Il est toujours largement devant.
Des logiciels sont optimisés pour les processeurs Intel et pas les processeurs AMD.

Il y a quelques années j'avais testé Android Studio et l'émulateur par défaut ne fonctionnait qu'avec des processeurs Intel.

Pourvu qu'AMD gagne des parts de marché, c'est toujours bien la vraie concurrence.
AMD innove souvent en plus.
Avatar de athlon64 athlon64 - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 09/01/2018 à 11:55
Citation Envoyé par RyzenOC Voir le message
C'est une aubaine pour AMD.
Oui, on a aussi d'autres fabricants comme Nvidia qui peuvent en profiter
Les entreprises vont aussi diversifier leur architecture et ne plus rester sur du matériel homogène

Citation Envoyé par marsupial Voir le message
Google a trouvé les failles donc sont à même de mieux comprendre le problème et donc de le résoudre au mieux...
Oui ils doivent tous coopérer en plus avec les éditeurs D'OS , c'est d'abord une faille matérielle et l'architecture détaillée est détenue par intel.

je me demande si Google ne va pas se mettre à fabriquer ses propres processeurs, il pourrait même racheter un petit fabricant...
Avatar de AoCannaille AoCannaille - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 09/01/2018 à 15:58
Citation Envoyé par athlon64 Voir le message
je me demande si Google ne va pas se mettre à fabriquer ses propres processeurs, il pourrait même racheter un petit fabricant...
Ou un gros, ils en ont les moyens
Avatar de koyosama koyosama - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 09/01/2018 à 16:29
Si je devais dire ça à chaque fois que Microsoft plante et pourtant on a toujours windows sur nos PC. Et les entreprises ont toujours de l'AS400.
Non c'est juste un buzz de plus pour vendre pus cher leur puce qui marchennt correctment .
Avatar de marsupial marsupial - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 10/01/2018 à 14:58
Meldown et Spectre expliqués en langue de Shakespeare source exploit db
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 10/01/2018 à 21:26
J'ai le sentiment qu'Intel délaisse de plus en plus la fabrication/conception de CPU x86... pour d'autre secteur engendre beaucoup moins d'investissement.

Entre l'architecture core qui 10ans, leur 10nm qui se fait attendre depuis déjà quelques années... (au CES Intel n'a pas dit 1 mots sur son 10nm... ce qui peut laisser penser que c'est une cata).
L'abandon des cpu atom qui signe la fin des puce ultra mobile d'intel et en parallèle la fabrication sur commande cpu ARM dans ces fonderies.

Intel ne fait plus évoluer sont architecture CPU.
La dernière évolution majeur d'intel pour l'architecture x86 c'est l'AVX512 qui date de 2013.

Pendant ce temps dans le reste du monde :
1) AMD lance Ryzen, une gamme de cpu qui offre un meilleur rapport qualité/prix qu'intel
2) MS lance des pc portable windows sous ARM
3) A la grande surprise générale, les asiatiques reviennent sur le marché du X86. Je parle pas d'AMD mais de VIA qui vas lancer cette années des cpu 4 et 8 cœurs x86 pour le grand publique.
En tous cas les cpu Zhaoxin peuvent être intéressant dans le milieu/bas de gamme si ils sont vendu pas cher.

En réponse fin 2017 Intel lance dans la foulé des I9 mal finit, lance une 8ieme génération 6 mois après la 7ieme sans innovation (si ce n'est de mettre un gpu vega d'amd dans leurs cpu...)
et les cannonlake se font toujours attendre... espérons que le 10nm d'intel apporte une baisse significative du TDP. Cannonlake basé sur l'architecture core avec évidement la faille Meldown.

Et l'ARM est tres néfaste pour le consommateur je m'explique :
Les machines ARM grand publique (smartphone, tablette ou pc portable/chromebook) sont des machines sans UEFI avec donc un driver spécifique pour booter.
Ce qui veut dire que sur une machine ARM vous ne pouvez pas installer l'os que vous voulez. Vous êtes emprisonné dans android ou dans windowsRT.
Je dirais même plus, vous êtes emprisonné dans une version spécifique de Android si Lineage OS supporte pas votre smartphone.

L'arm condamne Linux d'une certaine manière....
C'est pas l'architecture ARM le probleme, car j'ai des serveurs arm dans ma boite qui eux ont des UEFI et je peut booter une debian/centos arm dessus sans probleme.
Mais le probleme c'est bien les constructeurs grand publique, qui ne font et ne ferons jamais aucun effort pour implémenter un bios/uefi.

Pour vous donner un exemple, voyer le "bordel" pour booter sur un raspberry par exemple. Sa n'a rien a voir avec un pc je veut dire. Il faut utiliser une rom linux spécifique au raspberry. Y'a pas une distrib linux ARM générique qui marche sur toute les machines arm. Sur X86 par contre debian 32bits peut en théorie booter sur tous les pc x86 > 1995
Avatar de chrtophe chrtophe - Responsable Systèmes https://www.developpez.com
le 11/01/2018 à 8:34
J'ai le sentiment qu'Intel délaisse de plus en plus la fabrication/conception de CPU x86... pour d'autre secteur engendre beaucoup moins d'investissement.
Pas impossible.

leur 10nm qui se fait attendre depuis déjà quelques années
On atteint peut-être les limites de faisabilité, mais j'avoue ne pas suivre de façon assidue ces évolutions.

Ce qui veut dire que sur une machine ARM vous ne pouvez pas installer l'os que vous voulez
Pourquoi ? c'est juste que le boot ne se fait pas de la même façon que sur x86 avec le bios ou l'UEFI. Il te faut un OS compatible.

Ce qui veut dire que sur une machine ARM vous ne pouvez pas installer l'os que vous voulez. Vous êtes emprisonné dans android ou dans windowsRT.
Je dirais même plus, vous êtes emprisonné dans une version spécifique de Android si Lineage OS supporte pas votre smartphone.
Ca c'est le constructeur qui décide. Au même titre que le secureboot UEFI, imposé par Microsoft pour bénéficier du logo Windows Ready complexifiera le boot sur Linux et empêchera même le boot d’anciennes versions Windows telles que Windows 7. LA version WindowsRT fonctionnant sur CPU ARM ne permet l’exécution que d'applications spécifiques, les applis win32 ne fonctionnent pas, d'où son echec.
C'est pas l'architecture ARM le probleme, car j'ai des serveurs arm dans ma boite qui eux ont des UEFI et je peut booter une debian/centos arm dessus sans probleme.
cf problème exposé ci-dessus, Debian refuse d'intégrer la clé Secureboot Microsoft, Debian reste installable en UEFI avec secureboot désactivé.

Les processeurs ARM prennent de l'ampleur au niveau serveur pour l'aspect basse consommation
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 11/01/2018 à 9:22
Citation Envoyé par chrtophe Voir le message
Pourquoi ? c'est juste que le boot ne se fait pas de la même façon que sur x86 avec le bios ou l'UEFI. Il te faut un OS compatible.

Ca c'est le constructeur qui décide. Au même titre que le secureboot UEFI, imposé par Microsoft pour bénéficier du logo Windows Ready complexifiera le boot sur Linux et empêchera même le boot d’anciennes versions Windows telles que Windows 7. LA version WindowsRT fonctionnant sur CPU ARM ne permet l’exécution que d'applications spécifiques, les applis win32 ne fonctionnent pas, d'où son echec.
Oui c'est ce que j'ai dit :
Mais le probleme c'est bien les constructeurs grand publique, qui ne font et ne ferons jamais aucun effort pour implémenter un bios/uefi.
Et en théorie vous avez raison...
Dans la pratique vous savez pertinemment que le constructeur décidera de rien faire... si les constructeurs ne le font pas sur les smartphones et les tablettes je vois pourquoi ils le feraient sur des pc arm.
On en aura de toute manière la confirmation quand les 1ere machines arriverons (Q1 2018)

et même si les constructeurs publie leurs driver de boot (on peut toujours rêver), au final sa revient à dire que faudra une iso de linux pour chaque machine.... une Ubuntu raspberry sera incompatible avec un pc arm sous un S835, donc ubuntu devra fournir 2 version différente.
Maintenant imaginer avec 100 modèles différents, puis 500 puis 1000

Pour vous en convaincre, je vous invite a regarder l'installation de linux sur une surface RT
Microsoft ne veut pas signer UEFI shim pour architecture ARM, mais l'a fait pour architectures Intel, c'est pour cela que le Secure Boot n'est pas un problème pour Linux sur PCs/ordinateurs portables/Surface Pro/...
Et au pire sur un pc classique, les bios/uefi peuvent désactiver SecureBoot voir émuler un bios pour faire tourner les vieux OS.
Avatar de MikeRowSoft MikeRowSoft - Provisoirement toléré https://www.developpez.com
le 11/01/2018 à 11:15
La faille (et correctif perte de perf) touche aussi les console de jeux "moderne" ?

Bah c'est pas la première fois que cela arrive à Intel d'avoir une médiation négative. Ma mère m'a offert du Intel, elle en avait les moyens, trois CPU (dont un PC portable) en tous.
Après, j'ai pris la relève, que du AMD pour des raisons économiques... Si j'en avais les moyens et besoins, même maintenant je choisirai Intel...

Les vieux CPU en ont peut-être aussi... Je me fais discret.
Les Intel Atom sont surement aussi dans le même cas...
Avatar de chrtophe chrtophe - Responsable Systèmes https://www.developpez.com
le 11/01/2018 à 20:15
Je suis pas prêt à acheter un PC avec CPU ARM. Quid des logiciels x86 ? Il me semble qu'un émulateur était prévu, mais je ne sais pas ou ça en est et ce que ça donnera niveau perf.
Avatar de disedorgue disedorgue - Expert éminent https://www.developpez.com
le 11/01/2018 à 23:52
Si arm arrive à nous pondre un processeur performant comme à l'époque de l'alpha, il n'y aura pas d'inquiétude à avoir, les alpha était capable de faire tourner du NT en mode émulé plus rapidement que le intel de l'époque.
Avatar de chrtophe chrtophe - Responsable Systèmes https://www.developpez.com
le 12/01/2018 à 9:22
Si arm arrive à nous pondre un processeur performant comme à l'époque de l'alpha, il n'y aura pas d'inquiétude à avoir, les alpha était capable de faire tourner du NT en mode émulé plus rapidement que le intel de l'époque.
Il y a eu des précédents chez Apple. Quand ils sont passés du 68000 au PowerPC, et ensuite du PowerPC à Intel avec l'Universal Binary. Ca marchait bien.
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 12/01/2018 à 11:18
Citation Envoyé par disedorgue Voir le message
Si arm arrive à nous pondre un processeur performant comme à l'époque de l'alpha, il n'y aura pas d'inquiétude à avoir, les alpha était capable de faire tourner du NT en mode émulé plus rapidement que le intel de l'époque.
a un détail près :
ARM est spécialisé dans des puces basse conso pas sur la puissance "brute et sauvage".
A l'heure actuel les puce arm pour serveurs (j'ai des puces puce Merlin et ThunderX 48coeurs) font moins bien, consomme autant et sont plus cher que les xeon intel.

Et pour le grand publique, actuellement les puces arm les plus puissante qui ont un tdp de 6-9watt (le S835) sont a peine moins de puissant qu'un pentium de même TDP.
Avatar de ddoumeche ddoumeche - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 12/01/2018 à 11:41
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Il parait qu'après la correction la perte de performance peut être entre 5 et 30%.

Avec un peu de chance Intel va baisser le prix de ces processeurs.
Je me trouverais bien un Intel Core i7-7700K (4.2 GHz / Quad Core / Cache 8 Mo).
Mais 330€ ça fait encore une peu mal ^^

Avec ça Dolphin devrait bien tourner j'imagine.

Ou alors un AMD Ryzen 7 1700X (3.4 GHz / Octo Core / Cache 20 Mo).
Mais les performances monocœurs sont moins bonnes.
CPUmark dit que non

Il faut voir si les applications que tu utilises sont correctement optimisées pour AMD
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