Uber : les autorités européennes de protection des données annoncent avoir formé un groupe de travail
Pour se pencher sur le cas de la société de VTC

Le , par Stéphane le calme

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Uber a déclaré que 57 millions de ses comptes ont été touchés par un piratage dont elle a été la victime en 2016. Cependant, après avoir caché cet épisode pendant un an, l’entreprise n’a toujours pas donné de détails en fonction des pays touchés. Une situation qui n’a pas été du goût de la France. Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du Numérique, a écrit à Dara Khosrowshahi, le patron d’Uber, pour demander des explications sur ce piratage.

Mais, dans une plus grande mesure, le G29, qui rassemble les gendarmes européens de la vie privée et qui est actuellement présidé par la présidente de la CNIL française Isabelle Falque-Pierrotin, s’est réuni mercredi dernier à ce sujet, afin d’envisager une coordination des enquêtes. Manque de transparence, obligations d’information et de sécurité non respectées, etc. Les régulateurs ont de quoi sanctionner.

Ce jour-là, un groupe de travail a été créé pour se pencher sur le cas Uber : « Ce groupe de travail, dirigé par l'autorité néerlandaise de protection des données, sera composé à ce stade de représentants des autorités française, italienne, espagnole, belge et allemande et coordonnera les enquêtes nationales sur cette question importante », peut-on lire sur la page dédiée.

Bien entendu, le groupe de travail a reçu l’aval de la Commission. Lors d’une conférence de presse, la commissaire à la Justice Vera Jourova a fustigé l’irresponsabilité d’Uber. « Uber a attendu plus d'un an avant d'informer le public et ses consommateurs de cette faille » accuse-t-elle, avant de souligner que le RGPD permettra de mieux répondre à ce type de «comportement. »

Pour Giovanni Buttarelli, contrôleur européen de la protection des données, les législateurs de l'UE gagneraient à créer une nouvelle autorité centralisée pour la protection des données afin de superviser les enquêtes sur les atteintes à la vie privée qui affectent plus d'un État membre :

« Je pense qu'avec Uber, nous avons démontré immédiatement en tant qu'autorités de protection des données dans quelle mesure nous considérons qu'il est essentiel de coopérer. Nous avons établi un groupe de travail et nous synchronisons toutes nos actions. Donc, les enquêtes d'un point de vue formaliste vont être effectuées à l'échelle nationale, mais la substance de tout va maintenant être synchronisée. La même chose s'est produite avec la politique de confidentialité de Google et sur d'autres questions. Ici sur Uber, cela semble plus facile, car nous n'avons à ce stade que des questions de protection des données, de sécurité et de cybersécurité avec d'autres éléments – peut-être aussi du point de vue pénal, chantage et autre chose, qui devront être vérifiés. »

Source : Europa, entretien avec Giovanni Buttarelli

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Avatar de Namica
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 02/12/2017 à 7:00
Plus facile dans le cas Uber ?
Hummm...
L'europe impose des contraintes de protection de la vie privé au travers de directives : tout à fait d'accord.
Ensuite les différents pays de l'union doivent mettre cela en œuvre dans leur législations respectives avec la création des organes ad-hoc (CNIL, ...)
Ben oui, mais : les GAFAM (plus UBER) eux, sont internationaux.
  • Et chaque organe de contrôle d'un pays de l'union devrait à son niveau effectuer le contrôle et le cas échéant prononcer une sanction !!!
  • Et gérer dans chaque pays de l'union les recours et frais de justice ?
  • Avec les risques de jurisprudence différentes ?
  • Et le problème des lobbyistes GAFAM dans chaque membre de l'U.E. ?

NON
Au regard du pouvoir international des GAFAM, il ne sert à rien de disperser les efforts de protection de la vie privée dans diverses législations et organes nationaux devant de toute manière répondre à la même directive européenne. C'est une perte d'énergie et un coût.

Le groupe 29 l'a bien compris en se coordonnant pour ce problème.
Cependant, il est temps que cela soit centralisé au niveau de l'union. ce serait plus efficace.

Maintenant, faut-il laisser ce pouvoir dans le bras exécutif de l'union ?
J'en suis moins sur (et même pas du tout).
Dans le pouvoir judiciaire, oui, mais comment ?

Qu'en pensez-vous ?
Avatar de Olivier Famien
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 07/12/2017 à 10:32
Le piratage des données de 57 millions de clients d’Uber aurait été commis par un hacker de 20 ans
payé 100 ;000 $ sous forme de prime de bug bounty pour garder le silence

Les jours se suivent et se ressemblent chez Uber. L’entreprise de mise en relation de véhicules avec chauffeurs et de particuliers connaît mois après mois de nombreux problèmes. Engagée dans plusieurs procès à travers le monde et en proie à plusieurs crises internes, l’entreprise pourrait voir son image être encore écornée à la suite de cette affaire de piratage de données parvenue à la connaissance du public.

En effet, vers la fin du mois de novembre, le PDG de l’entreprise de VTC, Dara Khosrowshahi, a rapporté que deux pirates informatiques ont volé les données personnelles de 57 millions de clients et de chauffeurs d’Uber Technologies Inc. Le fait le plus aggravant est que cette violation de données était connue de son chef de sécurité, Joe Sullivan, et de l’un de ses adjoints, Craig Clark, depuis 2016. Pour couvrir certaines actions, ces derniers ont passé sous silence ces faits et ont effectué un paiement de 100 ;000 dollars aux pirates informatiques en leur demandant de supprimer les données en leur possession.

Après avoir récemment appris l’accès non autorisé aux données de l’entreprise stockées sur la plateforme cloud d’Amazon ainsi que la dissimulation de cet incident par certains responsables de la sécurité informatique de l’entreprise, le PDG d’Uber a effectué un communiqué pour rassurer les chauffeurs et utilisateurs que des actions ont été prises depuis lors pour sécuriser les données et mettre fin à l’accès non autorisé. En outre, les deux responsables de sécurité qui se sont montrés fautifs en en étouffant l’affaire du piratage ont été limogés, car selon le directeur général d’Uber, l’incident aurait dû être révélé aux régulateurs au moment de sa découverte.

Mais loin d’être satisfaits par les actions correctives de l’entreprise, de nombreux médias y compris Reuters ont mené leurs enquêtes afin de faire la lumière sur cet incident. Après avoir creusé sur cette affaire, Reuters rapporte qu’un des deux pirates informatiques impliqués dans le vol des données serait un homme âgé de 20 ans qui a reçu le montant indiqué (100 ;000 dollars) sous forme de récompense donnée à travers le programme de bug bounty organisé par l’entreprise. Une source de Reuters décrit le hacker comme « vivant avec sa mère dans une petite maison en essayant d’aider à payer les factures ». Reuters ajoute que les membres de l’équipe de sécurité d’Uber ne voulaient pas poursuivre une personne qui semblait ne pas constituer une menace véritable.

En s’appuyant sur deux de ses sources, Reuters rapporte qu’Uber a fait le paiement pour confirmer l’identité du hacker et lui faire signer un accord de non-divulgation pour dissuader d’autres actes répréhensibles. Uber a également effectué une analyse de la machine du pirate informatique pour s’assurer que les données avaient été purgées, selon les sources.

En principe, les programmes de bug bounty sont organisés pour motiver les experts en sécurité et autres chercheurs à dénicher de nouvelles failles qui pourraient être exploitées par des acteurs malveillants afin de mettre à mal les affaires d’une entreprise. Selon un ancien dirigeant de HackerOne, qui héberge le service de bug bounty d’Uber, les primes de récompense pour la découverte de failles se situent en général entre 5000 et 10 ;000 dollars. Un paiement de 100 ;000 dollars par un programme de primes de bogue serait extrêmement inhabituel et représenterait un « record absolu » dans le domaine des découvertes de failles. Cet avis est également partagé par Katie Moussouris, ancien cadre de HackerOne, qui estime que le versement de 100 ;000 $ d’Uber et le silence à ce moment-là étaient extraordinaires dans le cadre d’un tel programme. « Si cela avait été un bogue légitime, il aurait été idéal pour tous les participants de le crier sur les toits », a déclaré Moussouris. Le fait qu’Uber n’ait pas signalé la violation aux régulateurs, même si elle avait peut-être l’impression d’avoir réglé le problème, était une erreur, selon des personnes à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise qui ont échangé avec Reuters.

Le hacker qui vivrait en Floride aurait payé une deuxième personne pour les services qui impliquaient l’accès à la plateforme d’hébergement de code GitHub afin d’obtenir des informations d’accès aux données Uber stockées ailleurs, a indiqué l’une des sources de Reuters. Mais du côté de GitHub, les responsables de la plateforme ont indiqué que l’attaque n’impliquait pas une défaillance de ses systèmes de sécurité.

Une dernière chose à noter dans cet incident, c’est qu’en général le décaissement de 100 ;000 dollars dans une entreprise sérieuse ne peut se faire sans l’accord préalable d’un certain nombre de hauts dirigeants. Reuters rapporte que selon certaines sources non divulguées, le PDG d’alors, Travis Kalanick, aurait été informé de la violation et du paiement effectué aux pirates. Kalanick, qui a démissionné en tant que PDG d’Uber en juin, a refusé de commenter l’affaire, rapporte Reuters.

Source : Reuters

Et vous ?

Comment jugez-vous le règlement de cet incident par Uber ?

Quelle est votre perception d’Uber après ce énième incident rapporté ?

Voir aussi

Uber licencie plus de vingt employés à la suite d'une enquête de harcèlement sexuel et envisage une refonte de son image et de son organisation
Waymo vs Uber : le juge choqué aurait accusé Uber de dissimuler des preuves après avoir appris que l'entreprise aurait acheté le silence d'un employé
Avatar de Stan Adkens
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 27/09/2018 à 15:01
Uber versera 148 millions de dollars pour régler une enquête pour violation de données
Pour avoir dissimulé l'accès non autorisé au public

Pour régler une enquête nationale sur une violation de données impliquant Uber et ayant permis à un pirate informatique d’accéder à des informations de 57 millions de clients et chauffeurs, l’entreprise de mise en relation de véhicules avec chauffeurs et de particuliers devra verser 148 millions de dollars. C’est ce qu’a rapporté le journal The New York Times, le mercredi dernier.

En effet, vers la fin du mois de novembre, le PDG de l’entreprise de VTC, Dara Khosrowshahi, a publié l’information selon laquelle deux pirates informatiques ont volé les données personnelles de 57 millions de clients et de chauffeurs d’Uber Technologies Inc. Le fait le plus aggravant est que cette violation de données était connue de son chef de sécurité, Joe Sullivan, et de l’un de ses adjoints, Craig Clark, depuis 2016. Pour couvrir certaines actions, ces derniers ont passé sous silence ces faits et ont effectué un paiement de 100 000 dollars aux pirates informatiques sous forme de prime bogue pour leur silence.


Après avoir appris cet accès non autorisé aux données ainsi que l’acte de dissimulation de l’incident par certains responsables chargés de la sécurité informatique de l’entreprise, le PDG d’Uber a fait un communiqué pour rassurer les chauffeurs et utilisateurs que des actions ont été entreprises depuis lors pour sécuriser les données et mettre fin à l’accès non autorisé. Par ailleurs, les responsables informatiques fautifs avaient été limogés, car l’information de l’accès non autorisé aurait dû être révélée non seulement aux régulateurs, mais également aux utilisateurs au moment de sa découverte.

L’information rendue publique par le PDG d’Uber a suscité une enquête des procureurs généraux des États-Unis pour déterminer si les lois sur la notification de violation de données n’ont pas été transgressées par la société lorsqu'elle a choisi de supprimer les données piratées de ses clients et chauffeurs et de ne pas informer les consommateurs que leurs informations avaient été compromises. Les données compromises comprenaient des noms et des numéros de permis de conduire de 600 000 conducteurs.

« La décision d'Uber de dissimuler cette violation était une violation flagrante de la confiance du public », a déclaré Xavier Becerra, procureur général de Californie, dans un communiqué. « La société n'a pas réussi à protéger les données des utilisateurs et à informer les autorités lorsqu'elles ont été exposées. », a-t-il ajouté.

La société de transport, qui veut retrouver la confiance des clients et chauffeurs et refaire son image, collabore pleinement à l’enquête. Elle versera 148 millions de dollars dont le règlement sera réparti entre les 50 États et le district de Columbia. Selon Tony West, le directeur juridique d'Uber, la société avait récemment engagé un responsable de la protection de la vie privée et un responsable de la confiance et de la sécurité. « Nous savons que gagner la confiance de nos clients et des régulateurs avec lesquels nous travaillons à l’échelle mondiale n’est pas une mince affaire. Après tout, la confiance est difficile à gagner et facile à perdre », a déclaré M. West.

En avril dernier, la Federal Trade Commission (FTC) a mené également une enquête qu’elle a focalisée sur la violation de données. La commission soumet également uber à des audits de confidentialité réguliers.

Par ce règlement, les procureurs généraux des États-Unis veulent interpeler tous les entreprises qui conservent les données utilisateur sur leurs responsabilités. « Les entreprises en Californie et dans tout le pays se voient confier des informations privées précieuses », a déclaré M. Becerra. « Ce règlement est diffusé à tous afin que nous les tenions responsables de la protection de ces données. »

Source : The New York Times

Et vous ?

Que pensez-vous du dénouement de cette affaire ?
Pensez-vous qu’il pourra servir de leçon aux entreprises qui s’adonnent à ces genres de pratiques ?

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Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 27/11/2018 à 17:34
Les autorités britanniques et néerlandaises infligent une amende d'un million d'euros à Uber
pour une violation des données de ses clients en 2016

Uber est une entreprise technologique américaine qui développe et exploite des applications mobiles de mise en contact d'utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport. L'entreprise vient d'écoper d'une amende de plus de 900 000 £ pour une violation des données de 2016 qui a affecté les données des clients. Le Bureau du Commissaire à l'information, « Information Commissioner's Office (ICO) », un organisme public britannique qui défend le droit à l'information dans l'intérêt public, en promouvant la transparence des organismes publics et la protection des données à caractère personnel, a condamné Uber à une amende de 385 000 £, soit environ 434 000 € pour n'avoir pas assez protéger les informations personnelles de ses clients lors d'une cyberattaque.

Au même moment, « Dutch Data Protection Authority (DPA) », l'autorité néerlandaise de la protection des données qui est l'autorité de protection des données des Pays-Bas, a infligé aussi une amende de 600 000 € à Uber pour violation de la législation néerlandaise sur la protection des données. Au total, l'entreprise californienne a donc écopé d'une amende d'environ un million d'euros. Pour rappel, vers la fin du mois de novembre 2017, le PDG de l’entreprise de VTC, Dara Khosrowshahi, avait rapporté que deux pirates informatiques ont volé les données personnelles de 57 millions de clients et de chauffeurs d’Uber Technologies Inc. Le fait le plus aggravant est que cette violation de données était connue de son chef de sécurité, Joe Sullivan, et de l’un de ses adjoints, Craig Clark, depuis 2016.


Pour couvrir certaines actions, ces derniers ont passé sous silence ces faits et ont effectué un paiement de 100 000 dollars aux pirates informatiques en leur demandant de supprimer les données en leur possession. Après avoir creusé sur cette affaire, Reuters avait rapporté qu’un des deux pirates informatiques impliqués dans le vol des données serait un homme âgé de 20 ans qui a reçu le montant indiqué (100 000 dollars) sous forme de récompense donnée à travers le programme de bug bounty organisé par l’entreprise. Une source de Reuters avait décrit le hacker comme « vivant avec sa mère dans une petite maison en essayant d’aider à payer les factures ». Reuters ajoute que les membres de l’équipe de sécurité d’Uber ne voulaient pas poursuivre une personne qui semblait ne pas constituer une menace véritable.

Le PDG a assuré qu’au moment de l'incident, Uber a pris des mesures immédiates pour sécuriser les données et mettre fin à l'accès non autorisé par les individus. Elle a ensuite identifié les individus et obtenu l'assurance que les données téléchargées avaient été détruites. Puis elle a mis en place des mesures de sécurité pour restreindre l'accès aux contrôles sur ses comptes de stockage basés sur le cloud et les renforcer. Les données compromises comprenaient des noms et des numéros de permis de conduire de 600 000 conducteurs. « La décision d'Uber de dissimuler cette violation était une violation flagrante de la confiance du public », avait déclaré Xavier Becerra, procureur général de Californie, dans un communiqué. « La société n'a pas réussi à protéger les données des utilisateurs et à informer les autorités lorsqu'elles ont été exposées. », a-t-il ajouté.

La société de transport, qui veut retrouver la confiance des clients et chauffeurs et refaire son image, collabore pleinement à l’enquête. Elle avait décidé de verser 148 millions de dollars dont le règlement sera réparti entre les 50 États et le district de Columbia. Selon Tony West, le directeur juridique d'Uber, la société avait récemment engagé un responsable de la protection de la vie privée et un responsable de la confiance et de la sécurité. « Nous savons que gagner la confiance de nos clients et des régulateurs avec lesquels nous travaillons à l’échelle mondiale n’est pas une mince affaire. Après tout, la confiance est difficile à gagner et facile à perdre », avait déclaré M. West.

« Il s’agit non seulement d’une grave défaillance en matière de protection des données de la part d’Uber mais également d’un mépris total pour les clients et les chauffeurs dont les données personnelles avaient été volées », déclare Steve Eckersley, directeur des enquêtes au sein de l’ICO, cité dans un communiqué. « A l’époque, aucune mesure n’avait été prise pour avertir la moindre personne concernée par les faits ni pour proposer de l’aide et du soutien », a-t-il ajouté. L’ICO a précisé que des données de près de 82 000 chauffeurs basés en Grande-Bretagne avaient été volées en octobre et en novembre 2016. Les autorités néerlandaises ont pour leur part fait état de 174 000 personnes affectées par l’incident. Dans un communiqué, Uber se dit « satisfait d’avoir fermé ce chapitre sur l’incident des données de 2016 ».

« Payer les attaquants et ensuite garder le silence à ce sujet par la suite n'était pas, à notre avis, une réponse appropriée à la cyberattaque », a déclaré Eckersley. La loi sur la protection des données (Data Protection Act, DPA) de 1998 ne comportait aucune obligation légale, mais tout a changé depuis l'entrée en vigueur du RGPD en mai dernier. Les entreprises disposent de 72 heures pour informer l’ICO ou disposer d’un motif valable pour ne pas le faire. Les deux amendes émises se sont donc limitées à celles autorisées par la loi de 1998 sur la protection des données. Si l'incident de sécurité s'était produit après l'entrée en vigueur du RGPD, les amendes auraient pu être beaucoup plus élevés.

Sources : DPA, ICO

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

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Uber : le piratage des données de 2016 aurait été commis par un hacker de 20 ans payé 100 000 $ sous forme de prime de bug bounty pour son silence

Uber a été victime d'un piratage massif en 2016 et a préféré payer 100 000 dollars aux hackers pour étouffer l'affaire

Uber versera 148 millions de dollars pour régler une enquête pour violation de données, pour avoir dissimulé l'accès non autorisé au public
Avatar de Michael Guilloux
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 20/12/2018 à 14:46
La CNIL inflige une amende de 400 000 euros à Uber
pour le piratage dont la société a été victime en 2016

L'année passée, Uber a révélé que 57 millions de ses comptes ont été touchés par un piratage dont l'entreprise a été victime en 2016. Précisons qu'Uber avait préféré payer 100 000 dollars aux hackers pour étouffer l'affaire. Et après avoir caché cet épisode pendant un an, au moment de le révéler enfin, l’entreprise n’avait pas donné les détails sur cette violation en fonction des pays touchés. Une situation qui a poussé Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État chargé du Numérique, à écrire à Dara Khosrowshahi, le patron d’Uber, pour demander des explications sur ce piratage. Dans une action plus large, les gendarmes européens de la vie privée, y compris la CNIL, ont formé un groupe de travail pour enquêter sur la violation et déterminer les éventuels manquements de la société de VTC, et voir dans quelle ampleur leurs citoyens ont été touchés.


Un an plus tard, les sanctions contre Uber commencent à tomber. Fin novembre, l'autorité britannique de la protection des données a condamné Uber à une amende de 385 000 £, soit environ 434 000 € pour n'avoir pas assez protégé les informations personnelles de ses clients lors d'une cyberattaque. Au même moment, son homologue néerlandais a infligé également une amende de 600 000 € à Uber pour violation de la législation néerlandaise sur la protection des données. Au total, l'entreprise californienne a donc écopé d'une amende d'environ un million d'euros. Mais c'était avant que la France ne se prononce de son côté, ce qui vient d'être fait.

En effet, la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a annoncé jeudi avoir infligé une amende de 400 000 euros à Uber à la suite de ce piratage dont 1,4 million d’utilisateurs en France ont été victimes. Comme ses homologues, la CNIL juge que la société a « manqué à son obligation de sécurité des données personnelles ». À l’issue de ces investigations, « la CNIL a estimé que cette attaque n’aurait pu aboutir si certaines mesures élémentaires en matière de sécurité avaient été mises en place », a-t-elle ajouté, en rappelant que les Pays-Bas et la Grande-Bretagne avaient eux aussi déjà infligé à Uber des amendes de plusieurs centaines de milliers d’euros pour ce piratage informatique.

Précisons toutefois qu'aux États-Unis, c'est une amende bien plus lourde que devra payer la société de mise en relation de véhicules avec chauffeurs et de particuliers. Lorsque la violation de données a été rendue publique par le PDG d’Uber, cela a en effet suscité une enquête des procureurs généraux des États-Unis pour déterminer si les lois sur la notification des violations de données n’ont pas été transgressées par la société lorsqu'elle a choisi de ne pas informer les consommateurs que leurs informations avaient été compromises. « La décision d'Uber de dissimuler ce piratage était une violation flagrante de la confiance du public », a déclaré Xavier Becerra, procureur général de la Californie, dans un communiqué. « La société n'a pas réussi à protéger les données des utilisateurs et à informer les autorités lorsqu'elles ont été exposées », a-t-il ajouté.

La société de transport, qui veut retrouver la confiance des clients et chauffeurs et restaurer son image, collabore pleinement à l’enquête. Et fin septembre, le New York Times a rapporté que l'entreprise va verser 148 millions de dollars aux autorités US pour régler l'affaire. Les 148 millions de dollars qu'elle versera seront répartis entre les 50 États et le District de Columbia. La société a aussi engagé un responsable de la protection de la vie privée et un responsable de la confiance et la sécurité pour essayer de regagner la confiance des autorités et des utilisateurs.

Après ce dernier verdict, Uber s’est dit « heureux de clore ce chapitre » et a déclaré avoir renforcé la sécurité de ses systèmes depuis 2016. « Nous tirons les leçons de nos erreurs », a dit un porte-parole de la société.

Source : Reuters

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

Les conducteurs d'entreprises de VTC ont vu leurs gains diminuer de moitié entre 2013 et 2018, idem pour les autres travailleurs de la gig economie
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Un expert met en cause la technologie déployée par Uber dans l'accident mortel impliquant sa voiture autonome, et livre son analyse détaillée
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Uber ferme sa division dédiée aux camions autonomes, afin de recentrer ses efforts de conduite autonome sur les voitures uniquement
Avatar de Superzest 76
Membre actif https://www.developpez.com
Le 20/12/2018 à 15:45
Pour 1,2 million de compte français piraté Uber doit déboursé la somme ridicule de 400 000 €.
Soit la somme incroyable de 0.33C l'utilisateur.
En sachant que
« la CNIL a estimé que cette attaque n’aurait pu aboutir si certaines mesures élémentaires en matière de sécurité avaient été mises en place »
je sais pas un tarif par utilisateur plus élevé aurais peut être enfin fait un exemple pour les autres grandes boites à mieux protéger les données utilisateur...
Avatar de tanaka59
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 20/12/2018 à 16:24
Bien fait pour leur tronches. Bon la fuite a eu lieu avant le 25 mai 2018. Donc normal que celle ci soit ridicule. Attendez encore un peu les cas après le 25 mai vont flamber.

Quoi que une amende avec 3 zéro de plus ne ferait pas de mal .
Avatar de Eric80
Membre averti https://www.developpez.com
Le 20/12/2018 à 18:17
Les agences européennes font vraiment petit bras face aux américaines!

On a donc 0.4+0.6+0.4 < 1.5 millions d' € pour UK+NL+FR, soit < 140 millions d habitants.

vs 148 millions de USD, soit 130 millions d'€ aux USA pour 350 millions d habitants.

rapport population 350/140 = 2.5

ou pour la France, 350/65 = 5.8 ; 130/5.8 = 24.

Si la Cnil avait un cadre juridique comme aux USA, c est donc 24 millions d'€ qu'elle aurait du réclamer!
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