Les ransomwares et les mineurs de monnaies numériques sont les malwares les plus diffusés en 2017
Selon une étude réalisée par Bitdefender

Le , par Victor Vincent, Chroniqueur Actualités
La société Bitdefender, fournisseur de solutions de cybersécurité, a publié les résultats d’une étude qu’elle a réalisée portant sur l’état de la menace que représentent les malwares. Cette étude révèle qu’en 2017, les ransomwares et les mineurs de monnaies numériques sont les deux types de malwares les plus diffusés , car ils offrent aux pirates une monétisation facile et sont facilement disponibles en libre-service sur Internet. Contrairement aux années précédentes, les concepteurs de ransomwares en 2017 se sont spécialement concentrés sur l'infection d’infrastructures touchant des secteurs verticaux tels que l'éducation, la santé et la finance.

Depuis la réapparition en mars dernier, de la famille de ransomware Troldesh, les entreprises ont été confrontées à des attaques ciblées qui exploitent notamment les failles du Remote Desktop Protocol pour se connecter aux infrastructures systèmes, puis infecter manuellement les ordinateurs des entreprises, souligne les auteurs de l’étude. D’après les résultats de cette étude, des variantes de ransomwares particulières telles que Troldesh et GlobeImposter disposent désormais d'outils de mouvement latéral (tels que Mimikatz) pour infecter les entreprises et utilisent des mécanismes de nettoyage pour couvrir leurs traces.

À côté des ransomwares, les mineurs de monnaies numériques sont l’autre forme de malware la plus utilisée au cours de cette année. Pour cause, les mineurs de cryptomonnaies ont adopté plusieurs formes et utilisé différentes approches en 2017, soulignent les auteurs de l’étude. D’après eux, les habituels mineurs de monnaies illégaux se sont ainsi empressés d'adopter les tactiques de mouvement latéral mis à leur disposition via des exploits comme EternalBlue et EternalRomance, prétendument issus de la NSA, pour infecter les ordinateurs des entreprises et accentuer le minage. Le mineur Monero Adylkuzz, qui est apparu début de mai, à peu près en même temps que WannaCry, en est un exemple caractéristique.

L’étude menée par Bitdefender met également en exergue un autre développement intéressant dans le paysage des menaces de 2017, celui de la réémergence de Qbot (également connu sous le nom de Brresmon ou Emotet), un ver polyvalent, avec des fonctionnalités de détection de réseau et de mise en place de backdoor qui existe depuis des années. Il serait réapparu avec une refonte significative de l'infrastructure de commande et de contrôle ainsi qu'un plus important moteur polymorphe utilisant le cloud, afin de lui permettre de prendre un nombre de formes pratiquement illimitées pour éviter la détection des antivirus.

Source : Bitdefender

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi

Certaines victimes du ransomware Bad Rabbit pourraient parvenir à récupérer leurs fichiers, en profitant de deux erreurs opérationnelles

Les développeurs de ransomwares se font de plus en plus d'argent dans la vente sur le Dark Web, une étude parle d'une augmentation annuelle de 2502 %


Vous avez aimé cette actualité ? Alors partagez-la avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :
Contacter le responsable de la rubrique Accueil