Le commissaire en chef de la concurrence au sein de l'UE a promis de se pencher sur plus de cas contre Google
Galvanisé par la victoire sur Shopping

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Accusé d’avoir favorisé son service de comparaison de prix (Google Shopping) dans ses résultats de recherche, Google a été lourdement sanctionné fin juin par le régulateur européen de la concurrence. La Commission a infligé une amende de 2,4 milliards d’euros au géant de la recherche en ligne, soit plus du double de l’amende record de 1,06 milliard prononcée pour Intel.

Dans un communiqué de presse publié après sa décision, la Commission européenne a expliqué que Google donne une place privilégiée à Google Shopping, en le plaçant en haut dans ses résultats de recherche. Pendant ce temps, les services de comparaison de prix des concurrents sont affichés beaucoup plus bas, là où les consommateurs ne les voient pas.

En prononçant sa décision, la Commission avait aussi donné un délai de 60 jours à Google pour lui dire comment l’entreprise comptait mettre fin aux pratiques dénoncées et 30 jours supplémentaires (soit 90 jours au total) pour mettre fin à ces pratiques.

Google a décidé de traiter son propre service Shopping de la même manière que les concurrents lorsqu'ils proposent des publicités au sommet d'une page de recherche, a annoncé mercredi la société.

La société a déclaré que les concurrents seraient en mesure d'offrir des publicités dans les magasins via une vente aux enchères.

« Nous donnons à des services de comparaison de magasins la même opportunité de montrer les annonces d'achat de marchands sur les pages de résultats de recherche de Google que nous donnons à Google Shopping », a déclaré Al Verney, un porte-parole de l’entreprise.

« Google Shopping participera à des conditions égales et fonctionnera comme s'il s'agissait d'une entreprise distincte, participant à la vente aux enchères de la même manière que tous les autres », a-t-il déclaré. Les modifications entreront en vigueur jeudi et ne s'appliqueront qu'en Europe.

Le service d'achat fonctionnera comme une unité indépendante, avec une équipe travaillant avec des sites concurrents et une autre avec des marchands et soumise à un contrôle réglementaire.

Galvanisé par ce succès, Margrethe Vestager, le commissaire en chef de la concurrence au sein de l'Union européenne a déclaré mercredi que les régulateurs vont se pencher sur plus de cas contre Google à l'avenir, selon Reuters. Les détails sur ses commentaires à Pékin mercredi étaient légers, mais ils viennent alors que les régulateurs européens poursuivent deux autres enquêtes Google. L'UE s’intéresse notamment à des abus de position dominante sur la plateforme mobile Android de Google ainsi que ses services de publicité.

Source : Reuters

Voir aussi :

Antitrust : Google a décidé de traiter son service Shopping de la même manière qu'il traite ses concurrents, pour échapper à une nouvelle amende


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Avatar de nox1492 nox1492 - Membre régulier https://www.developpez.com
le 16/11/2017 à 18:13
Margrethe Vestager est une Bilderberg :
http://www.bilderbergmeetings.org/pa...pants2014.html

On y croit à ce cinéma.

 
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