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Visa USA : certains demandeurs pourraient devoir fournir une liste de comptes de réseaux sociaux
Qu'ils ont utilisés au courant des dernières années

Le , par Stéphane le calme

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9  0 
L'administration Trump pourrait bientôt commencer à solliciter des demandeurs de visa, qu'elle craint être des menaces de sécurité, de fournir une liste de tous les comptes sociaux qu'ils ont utilisés au cours des cinq dernières années.

Environ deux mois après que le président Donald Trump a signé un ordre exécutif promettant un « contrôle extrême » pour les voyageurs étrangers et les réfugiés, le Département d'État a proposé, dans un avis public, que soient demandées les informations suivantes, si elles ne sont pas déjà incluses dans une demande, à un sous-ensemble de demandeurs de visa dans le monde entier, afin de « mener une évaluation plus rigoureuse des candidats en matière de terrorisme ou d'autres obligations nationales liées à la sécurité liée aux visas » :
  • l’historique de voyage au cours des quinze dernières années, y compris la source de financement pour le voyage ;
  • l’historique d'adresse au cours des quinze dernières années ;
  • l'historique d'emploi au cours des quinze dernières années ;
  • tous les numéros de passeport et pays de délivrance détenus par le demandeur ;
  • noms et dates de naissance de tous les frères et sœurs ;
  • nom et date de naissance de tous les enfants ;
  • noms et dates de naissance pour tous les conjoints actuels et anciens, ou les partenaires civils ou domestiques ;
  • plateformes et identifiants de médias sociaux utilisés au cours des cinq dernières années ;
  • numéros de téléphone et adresses mail utilisés au cours des cinq dernières années.

« La plupart de ces informations sont déjà collectées sur les demandes de visa, mais pour une période de temps plus courte, par exemple cinq ans au lieu de quinze ans. Les demandes de noms et dates de naissance des frères et sœurs et, pour certains candidats, des enfants sont nouvelles », note le Ministère.

« La demande d'identifiants de réseaux sociaux et des plateformes associées est nouvelle pour le Département d'État, même si elle est déjà collectée volontairement par le Department of Homeland Security (DHS) pour certaines personnes », a-t-il continué.

Le Département d’État estime que ce changement affecterait environ 65 000 demandeurs de visa chaque année : « Le nombre estimé de répondants représente une estimation des fonctionnaires pertinents du Département d'État selon laquelle 0,5 % des demandeurs de visa aux États-Unis ou dans la fourchette de 65 000 individus par année présenteront un profil de menace, en fonction des circonstances individuelles et des informations qu'ils fournissent, qui mèneront les fonctionnaires consulaires des États-Unis, étant à des postes dans le monde entier, de décider s’il faut que le demandeur passe par cet examen amélioré qui tient compte de l'information proposée de recueillir ».

Dans le cas où le demandeur venait à ne pas fournir ou à ne pas pouvoir fournir ces données, la porte d’entrée aux États-Unis ne va pas nécessairement se fermer devant lui : « Le défaut de fournir les informations demandées n'entraînera pas nécessairement un refus de visa, si le fonctionnaire consulaire détermine que le demandeur a fourni une explication crédible pour laquelle il ne peut répondre à une question ou fournir des documents justificatifs demandés, de sorte que le fonctionnaire consulaire est en mesure de conclure que le demandeur a fourni des informations adéquates pour déterminer l'admissibilité du candidat à recevoir le visa. »

Le Ministère précise tout de même que la collecte de plateformes et d'identifiants de réseaux sociaux ne sera pas utilisée pour refuser les visas en fonction de la race, de la religion, de l'origine ethnique, de l'origine nationale, des opinions politiques, du genre ou de l'orientation sexuelle des candidats.

Ce n’est pas le premier gouvernement des États-Unis à avoir invoqué l’optique d’améliorer la sécurité nationale pour justifier l’examen des médias sociaux des demandeurs de visa. En effet, des mois après l'attaque de 2015 à San Bernardino, en Californie, les législateurs ont demandé à une autre agence, le Department of Homeland Security, d'engager davantage de ressources pour surveiller des sites comme Facebook et Twitter pour des menaces potentielles.

C'est sous le prédécesseur de Trump, le président Barack Obama, que l'agence a commencé en décembre à collecter des identifiants de médias sociaux provenant de voyageurs arrivant sur un programme de visa différent. À l'époque, le DHS a souligné qu'il était facultatif : les visiteurs étrangers n'avaient pas à fournir leurs noms d'utilisateurs sur les sites sociaux pour entrer aux États-Unis. Cependant, les poids lourds de l’industrie technologique et les défenseurs des droits numériques se sont opposés à cette idée, arguant que demander aux voyageurs de partager ce type d’information exerçait une grande pression sur eux en plus de menacer la libre expression.

Sous Trump, le DHS a franchi un pas de plus : le nouveau chef de l'agence, le secrétaire John Kelly, a déclaré aux législateurs en février que le gouvernement envisageait d'exiger les mots de passe des médias sociaux étrangers : « S’ils ne veulent pas nous donner l'information, alors ils ne viennent pas », a-t-il déclaré sans contours.

Source : avis public

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Avatar de Dalini71
Membre averti https://www.developpez.com
Le 12/07/2017 à 19:47
C'est le Canada qui va être content
7  0 
Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 05/04/2018 à 15:13
Citation Envoyé par Pierre GIRARD Voir le message
La question est : Pourquoi, pour une fois, les pays européens ne se mettent pas collectivement au travail pour mettre en avant un réseau social 100% détaché des US ?

On a déjà QWANT et Daily Motion face à Google et YouTube. Tant qu'on acceptera de fait la domination des USA, on en subira toutes les conséquences. C'est pas les compétences qui manquent en Europe, c'est juste la volonté politique. Si aucun Européen n'avait de compte Twitter ou FesseDeBouc mais des comptes sur des réseaux européens indépendants, les USA réfléchiraient à deux fois avant de décider de tout, tous seuls dans leur coin.

Peut-être parce rien que sur l'existant, les français / européens, ne les utilisent pas, donc cela ne donne envie à personne d'en développer plus ?

Tu parles de Dailymotion, mais ce truc là, c'est un truc à moitié à l'agonie depuis des années, la majorité des créateurs français vont sur Youtube car c'est là que sont les gens (et l'argent), et les gens vont sur Youtube car c'est là que sont les créateurs, c'est un serpent qui se mort la queue, et pour faire bouger les choses maintenant, ce n'est pas gagné hélas...

Et puis honnêtement (bon cela va être subjectif, ce n'est que mon avis), Dailymotion c'est moche, c'est pas spécialement plus ergonomique que Youtube, donc même en dehors de la rémunération qui y est forcément moindre, il n'y a rien pour donner envie aux gens d'y aller. Il y a bien quelques créateurs français qui ont décidé d'y retourner, comme Karim Debbache par exemple, mais ils n'ont pas une notoriété assez grande pour que cela change quoi que ce soit.

Après oui, il y a des alternatives qui sont viables, mais qui malheureusement sont complètement inconnues du grand public. La plupart des gens, tu vas leur parler de Qwant, ils ne sauront pas ce que c'est et n'en auront jamais entendu parler.

Après il y a aussi le problème de (je ne sais pas / plus le terme pour ça), d'effet de masse dirais-je. Développer un nouveau réseau social européen ok, tu arriveras peut-être à motiver quelques personnes à y aller pour y jeter un oeil, mais leurs amis n'y seront pas, les "stars" et tous les trucs qu'ils aiment n'y seront pas, la plupart des entreprises n'y seront pas. Donc au final, cela ne donne pas envie aux gens de rester, et comme les gens n'y restent pas, cela ne donne pas envie aux entreprises et aux "stars" d'y venir (et on en revient au serpent qui se mort la queue).

Pour faire bouger les gens, il faut un gros effet de mode, car si dès le départ, il n'y a pas un gros mouvement de foule, c'est mort. Les réseaux sociaux autre que Facebook qui ont vu le jour et qui sont morts dans l'année, ce n'est pas ce qui manque...
7  0 
Avatar de kolodz
Modérateur https://www.developpez.com
Le 15/09/2017 à 14:53
passé de 8500 au cours de l’exercice 2015 à environ 19 ;000 au cours de l’exercice 2016.
Soit +123% entre 2015 et 2016, à mettre en comparaison avec :
80 % entre octobre 2016 et mars 2017
Investiture du président Trump vendredi 20 janvier 2017.
Mettre en avant Trump et son administration dans cette actualisé me semble biaisé sachant que l’augmentation était déjà présente avant l'administration Trump.

Même si l'abus provient de l'article traduit cela reste du "misleading title/misleading information"...

Cordialement,
Patrick Kolodziejczyk.
6  0 
Avatar de Lyons
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 07/05/2017 à 0:44
« S’ils ne veulent pas nous donner l'information, alors ils ne viennent pas »
Et bien on viendra pas et je pense qu'on ne s'en portera pas plus mal.
5  0 
Avatar de NSKis
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 03/06/2017 à 12:17
Où est le problème?

Il y a plein de pays dans le monde qu'il est merveilleux de visiter, qui ne nécessite pas de fournir une photo de chaque poil de son c... pour avoir le droit d'y entrer et qui prennent les mesures pour contrer le réchauffement climatique!

Alors what else? Evitez ce pays dirigé par un gouvernement totalement à côté de la plaque...
5  0 
Avatar de Lcf.vs
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 03/06/2017 à 14:18
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Alors what else? Evitez ce pays dirigé par un gouvernement totalement à côté de la plaque...
C'est sûr, ça va très vite être la conclusion n°1 de la majorité des gens.

Pô sûr que ça remplisse son objectif "America first"... que ce soit pour le tourisme ou pour créer sa boite ailleurs, les USA arriveront vite en dernier choix.
4  0 
Avatar de NSKis
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 03/06/2017 à 16:54
Citation Envoyé par RyzenOC Voir le message
et si on est pas inscrit sur un réseau social ?
Ben mon gras, c'est simple... Tu es un mec "louche"! Donc dans le meilleur des cas, tu auras droit à un interrogatoire de 30 heures avec les services de l'immigration US, un touché rectal pour s'assurer que tu ne transportes pas une bombe cachée au plus profond de ton intimité et l'exigence de voir l'état de ton compte en banque pour savoir si tu n'es pas un de ces "Mexicains sans le sous" qui envahissent la belle amérique trumpienne!!!

Y-a-mieux pour débuter ses vacances, non?
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Avatar de Lcf.vs
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 03/06/2017 à 17:01
Citation Envoyé par NSKis Voir le message
Donc dans le meilleur des cas, tu auras droit à un interrogatoire de 30 heures
Vraiment dans le meilleur des cas... pour rappel, en cas de suspicion de terrorisme, il n'y a plus de limites à la durée de détention. ^^

Des vacances prolongées, donc ?
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Avatar de Cpt Anderson
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 03/04/2018 à 12:05
C'est déjà le cas pour la fiche ETSA qui permet de rentrer aux Etats-Unis, on te demande si tu as une page facebook, twitter ou youtube et on te demande tes identifiants. Rien de neuf sur la planète.
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Avatar de Grogro
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/06/2017 à 17:53
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Ce nouveau questionnaire a été approuvé le 23 mai 2017 par le Bureau de la Gestion et du Budget. Et ce, malgré les critiques formulées à son encontre par divers responsables de l’éducation et des groupes universitaires pendant sa période de consultation publique. Ces derniers lui reprochaient d’être excessivement contraignant pour le demandeur, d’alourdir les démarches administratives et de favoriser le découragement des étudiants et des scientifiques qui veulent venir aux États-Unis.
Quelle bonne nouvelle pour nous, européens civilisés encore dotés d'un QI > 100. Revenez chez nous, restez en Europe. Si les buveurs de coca tiennent à se suicider, on a là une occasion historique pour renverser la fuite des cerveaux. Rapatrions la recherche et l'innovation en Europe !
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