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Qu'est-ce qui est susceptible de rendre les développeurs moins heureux au travail ?
Une étude met en évidence les 10 principaux facteurs

Le , par Michael Guilloux, Chroniqueur Actualités
En tant que développeur, qu'est-ce qui vous rendrait moins heureux au travail ?
La réalité, appuyée par de nombreuses études, montre qu’un travailleur est plus productif quand il est heureux. Ainsi, pour booster la productivité de leurs employés, certaines entreprises essaient de créer un environnement qui permet à ces derniers d’être plus heureux afin qu’en retour, ils puissent les aider à atteindre leurs objectifs. Le bien-être d’un travailleur est toutefois lié avant tout à son métier. Par exemple, un ouvrier d’une usine d’assemblage d’iPhone en Chine ne sera certainement pas plus heureux qu’un ingénieur de la Silicon Valley.

L’une des manières de rendre les travailleurs plus heureux est de jouer sur les facteurs susceptibles de les rendre moins heureux ou mécontents et d’en minimiser l’impact. Cela passe donc d’abord par la détermination de ces facteurs.

Dans une étude, quatre chercheurs de quatre universités basées en Allemagne, Italie, Finlande et Norvège ont voulu déterminer le niveau de bonheur des développeurs. Entendons ici par bonheur, le fait que les développeurs soient heureux ou non. Dans leur étude, les chercheurs mesurent d’abord le niveau de bonheur de ces derniers, avant de mettre en évidence les facteurs les plus susceptibles de rendre un développeur moins heureux, mécontent ou encore triste au travail.

Distribution du niveau de bonheur des développeurs au travail

Les chercheurs ont réalisé un sondage quantitatif et qualitatif de 2200 développeurs sélectionnés sur GitHub. Ils ont également utilisé le SPANE-B (une métrique utilisée en psychologie) pour mesurer le niveau de bonheur des développeurs. Sur les 2220 développeurs, ils ont pu obtenir un échantillon riche et équilibré de 1318 réponses complètes.

Le niveau de bonheur mesuré avec la métrique SPANE-B varie de -24 à 24. Dans le cas de cette étude, les développeurs ont eu des scores allant de -16 à 24 et une moyenne de 9,05. D’après les chercheurs, cela veut dire que les développeurs sont « un peu heureux », puisque même dans le pire des cas, ils n'étaient pas totalement malheureux, alors que dans les meilleurs cas, ils étaient totalement heureux.


Pourquoi les développeurs pourraient-ils ne pas être assez heureux au travail : le top 10 des causes


Si les développeurs sont une population un peu heureuse d’après l’étude, les chercheurs pensent que la nécessité de limiter leur malheur ou mécontentement demeure. Ils se sont donc intéressés aux facteurs qui pourraient influer négativement sur le bonheur des développeurs au travail. Ils en ont identifié 219, avant de mettre en évidence le top 10.

Être bloqué dans la résolution d'un problème. C'est de loin la cause la plus importante. Comme le rappellent les chercheurs, le développement de logiciels est essentiellement composé d'activités de résolution de problèmes, souvent exigeantes intellectuellement. Il est fréquent que les développeurs soient bloqués dans le codage, le débogage et toutes sortes d'autres tâches. Beaucoup de développeurs ont dit se sentir vraiment mécontents quand ils rencontrent des problèmes qu'ils n'arrivent pas à résoudre ou contourner.

La pression du temps. La plupart du temps, c'est une situation dans laquelle les développeurs se retrouvent lorsqu'on leur impose des délais serrés. D'après l'étude, c'est l'une des principales raisons pour lesquelles les développeurs peuvent être mécontents au travail.

De mauvaises qualités de code et pratiques de codage. Un code de mauvaise qualité ou de mauvaises pratiques de codage sont également parmi les causes les plus évoquées par les développeurs enquêtés. Mais comme vous pouvez l'imaginer, dans presque tous les cas, ce sont des causes de mécontentement chez les développeurs lorsqu'il s'agit d’un code écrit par d'autres développeurs et non par eux-mêmes. Certains développeurs affirment en effet qu'ils sont de mauvaise humeur lorsqu'ils doivent utiliser le code d'un autre développeur et qu'ils se rendent compte qu'il est plein de bogues.

La sous-performance d’un collègue. Le développement de logiciels est souvent un travail d'équipe. La sous-performance d’un collègue (que ça soit un membre de l'équipe, un membre d’une autre équipe, ou un collaborateur externe) peut donc avoir un impact négatif sur le travail collectif. Les répondants ont en effet affirmé qu’il est souvent frustrant de voir que d'autres collègues ne prennent pas le temps de se mettre à jour et se former aux technologies et pratiques de développement modernes.

Avoir le sentiment d’être sous-qualifié pour un travail. Pour certains développeurs, c’est la pire des choses qui peut leur arriver. Cela peut se manifester comme un sentiment de non-qualification ou sous-qualification dans certains aspects de leur travail. Il peut s’agir d’une maitrise insuffisante des outils, langages, frameworks ou méthodes de développement qui sont utilisés dans les projets.

Les tâches banales ou répétitives. Les développeurs semblent éprouver plus de plaisir au travail quand chaque journée est un nouveau défi à relever. D'après l'étude, les tâches ennuyeuses, monotones, triviales ou encore récurrentes sont susceptibles d'avoir des effets négatifs sur l'épanouissement des développeurs au travail.

Un code qui ne marche plus sans raison. Pour certains développeurs, la pire des choses qui peut leur arriver, c’est de voir qu’ils n’ont rien changé à un code et qu’il ne marche plus tout à coup. C’est vraiment pénible pour eux de ne pas pouvoir expliquer ce qui s’est passé.

Mauvaises prises de décision. Comme n'importe quel employé en général, les développeurs sont également affectés par les mauvaises décisions prises par leurs supérieurs hiérarchiques ou pairs. Ces prises de décision peuvent être vues sous différents aspects, mais c'est surtout lorsqu’ils ne sont pas impliqués dans les processus décisionnels, pour des choix technologiques par exemple.

Limites imposées par les technologies de développement. Parfois, les technologies ou l’infrastructure technique sur lesquelles repose un projet de développement logiciel imposent certaines limitations aux développeurs. Les outils, langages et autres technologies utilisés ne fonctionnent toujours pas comme prévu ; parfois, parce qu'ils sont bogués, parfois parce que, par conception, ils imposent certaines limites ou ignorent certains cas d'utilisation. Les développeurs doivent donc trouver des solutions de contournement qui ne sont pas toujours aisées techniquement, et qui peuvent conduire à un code sale ou qui met en évidence des pratiques déconseillées. Pour certains développeurs, cela peut être également une source de mécontentement.

Les problèmes personnels. Comme dans n'importe quel autre métier, les développeurs peuvent vivre des problèmes personnels ou privés non liés au travail, mais qui affectent dans une certaine mesure leur travail. C'est le cas par exemple des problèmes de famille. Certains répondants disent en effet que les situations personnelles ont des effets importants sur le niveau de bonheur au travail. Ainsi, des problèmes personnels sont susceptibles de les affecter négativement et les rendre moins productifs.

Source : Rapport de l’étude

Et vous ?

Que pensez-vous des résultats de cette étude ?
Pour vous, quels sont les facteurs susceptibles d’amener un développeur à se sentir moins heureux ou mécontent au travail ?


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Avatar de grunk grunk - Modérateur https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 9:48
Je dirais dans le désordre :

- travailler avec du matériel dépassé. (toujours un plaisir de passer 20 min à compiler un projet, ou de jongler entre les app parce que on veux pas lâcher 20€ pur une barette de ram)
- travailler avec une hiérarchie incompétente et/ou qui ne comprend pas les enjeux et problématique de notre métier.
- travailler sur des projets dont les spec tiennent sur un coin de postit (on avait besoin du reste du postit pour la liste de course ...)
- faire de la maintenance de vieux projets , technologiquement dépassés.
Avatar de sbeex sbeex - Membre habitué https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 11:08
Dans le monde Java on nous vente sans cesse qu'une grande force du langage java c'est qu'il est multi plateforme.

Hors, sur de nombreux projets les managers nous forcent à coder sur tel ou tel OS, avec tel ou tel IDE pour des raisons complètement risibles :"le code est pas formatté pareil", "les retours de lignes sont pas pareil", "l'encodage des fichiers"

Je supporte assez mal qu'on m'impose eclipse (j'ai rien contre mais moi je connais les raccourcis d'intelliJ) ou tel ou tel OS.

Avis aux managers qui liraient ce post: OUI on peut configurer un IDE pour faire ce qu'on en veut... et OUI qu'on soit sous mac windows ou linux on peut exporter nos fichiers en UTF8 avec des \n et des espace aulieu des tabs, avec des indentation de 4 ou de 6 avec des retour a la ligne et ainsi de suite.

Ce qui compte c'est qu'on soit performant non ?
Avatar de pcdwarf pcdwarf - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 11:28
Je ne sais pas trop ce qu'il faut penser de l'enquête.

Le premier critère "être bloqué dans la résolution d'un problème" je le ressens au contraitre comme une source de motivation :
Les problèmes simples sont ennuyeux. On est beaucoup plus heureux quand on a résolu un problème difficile.

Les soucis commencent quand ces acomplissements ne sont pas reconnu à leur juste valeur, voir perçu comme une sous-performance par un type qui n'y comprends rien.
"Et il t'as fallu tout ce temps pour résoudre ce problème de 2 lignes ?"

Oh ! Que je déteste cette phrase.
Avatar de Moez.B Moez.B - Membre averti https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 11:53
Bonjour
J'ajoute à ces raisons là :
- L’orgueil des chefs de projets et des vis-à-vis techniques ( on m'a rejeté souvent mon code qualifié de "très évolué" ) pour la simple raison qu'on ne sait pas utiliser tel ou tel bibliothèque et librairie ou que certaines instructions sont trop nouvelles et incompréhensibles.
- Le stress des commerciaux qui donnent des délais sans recours aux équipes de développement ( eh oui, ces commerciaux vendent le plus souvent ce qui n'est même pas conçu et on n'est pas au stade de développement )
- La mauvaise gestion des équipes due à une fausse évaluation de son collectif : j'ai remarqué qu'on donne des tâches de complexité élevée à des développeurs encore novices sur les Frameworks et les produits de la boîte alors qu'on donne des tâches absolument faciles ( import/export, automatisation d'un traitement, gestion simpliste ..) à des développeurs qui ont 15 ans de développement et qui connaissent les produits au bouts des doigts.
- L’iniquité sur le niveau des salaires : on donne le gros paquet au développeur qui a parfois le minimum de performance juste pour ses qualités d'échanges et de communication alors qu'on donne un salaire aligné au benchmark du marché à un développeur expert.
- L'ambiance mal saine , les coups bas, le relationnel parfois médiocre entre des managers et des responsables qui ne connaissent aucun mot du code et des développeurs qui passent la nuit à chercher des solutions.
- La non reconnaissance : le développeur se sent parfois ignoré devant les gros managers, les décideurs et les directeurs de la boite. Le métier devient ainsi un gagne-pain et un moyen pour survivre. On prend le métro le matin en pensant au métro du soir !
Bonne journée.
Avatar de John Bournet John Bournet - Membre du Club https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 11:56
Raison n° 1 : les problèmes d’ego : être prié de se taire, par ce qu'on n'est pas au bon endroit (ou carrément absent : prestataire) dans l'organigramme de la société à 36 niveaux hiérarchiques, surtout quand on veut faire comprendre qu'un mûr se profile à grand vitesse en face de soit (le chef/architecte/leader/directeur/... ne peut pas se tromper). Et, corollaire : la mentalité qui consiste à ne répondre qu'aux demandes qui viennent d'en haut, donc si on a besoin des services d'une personne clé pendant 5' pour débloquer 20 personnes, il faut 3 jours de diplomatie.

Raison n° 2 : la mauvaise ambiance, les personnes difficiles à gérer (il y a des psychopathes, des menteurs, des faignants, des personnes insupportables partout)

Raison n° 3 : l'absence de moyens minimum pour accomplir son travail : matériel obsolète, aucun droit sur le poste de travail, internet filtré ...

Raison n° 4 : s'apercevoir qu'on est "trop" bas dans la grille des salaires par rapport au rôle effectif.
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre émérite https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 12:31
ouvrir un ticket et attendre 3 jours parce que le proxy me bloque redhat.com => plus généralement le proxy nous rends moins heureux au travail

Avoir l'os qui tourne sur un pauvre disque 5400tr/minutes, je jour ou j'ai enfin eu un ssd ce fut une révolution. => niveau cpu je pense qu'on a tous le minimum syndicale, mais parfois la quantité de ram coince (moins de 4 go c'est chaud quand même quand tu lance un ide, des compilations....) et surtout les workstations dell/hp et co vendu 2000€ avec des disques mécanique !!!
Un ssd multiplie ta productivité par 1.5 voir la double.

Et pourquoi je dois bosser sous windows alors que mon code dois tourner sur un serveur sous debian ou redhat...=> pouvoir choisir son os et ces softs (surtout si ils sont gratuits) ne devrait plus poser de problème en 2017.
Avatar de Grimly Grimly - Membre averti https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 13:31
Citation Envoyé par RyzenOC Voir le message
ouvrir un ticket et attendre 3 jours parce que le proxy me bloque redhat.com => plus généralement le proxy nous rends moins heureux au travail

Avoir l'os qui tourne sur un pauvre disque 5400tr/minutes, je jour ou j'ai enfin eu un ssd ce fut une révolution. => niveau cpu je pense qu'on a tous le minimum syndicale, mais parfois la quantité de ram coince (moins de 4 go c'est chaud quand même quand tu lance un ide, des compilations....) et surtout les workstations dell/hp et co vendu 2000€ avec des disques mécanique !!!
Un ssd multiplie ta productivité par 1.5 voir la double.

Et pourquoi je dois bosser sous windows alors que mon code dois tourner sur un serveur sous debian ou redhat...=> pouvoir choisir son os et ces softs (surtout si ils sont gratuits) ne devrait plus poser de problème en 2017.
En effet le proxy est un problème énorme (j'en souffre aussi).
Enfin, pourquoi tu ne peux pas choisir d'OS ? Simplement parce que ton entreprise a mis en place un mouchard qui espionne tes moindres faits et gestes et qu'il ne fonctionne que sous Windows
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Membre émérite https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 13:54
Citation Envoyé par Grimly Voir le message
En effet le proxy est un problème énorme (j'en souffre aussi).
Enfin, pourquoi tu ne peux pas choisir d'OS ? Simplement parce que ton entreprise a mis en place un mouchard qui espionne tes moindres faits et gestes et qu'il ne fonctionne que sous Windows
Mon supérieur me dit "parce que c'est hors process", il n'a jamais parlé d'espionnage

Sinon t'imagine, sa serait pas très corporate d'avoir Ubuntu, Centos, des Debian avec des IHM toutes plus exotiques les une que les autres.
Il vaut mieux un système unifié avec le fond d'écran et l’écran de veille au couleur de l'entreprise et MS Office avec la charte graphique de l’entreprise.

Sinon pendant ce temps les designers ont des Imac et macpro à 3000€ avec des écrans 5K et ssd. Je connais des confrères développeurs qui ont limite un netbook avec un intel celeron et 2go de ram...
Avatar de el_slapper el_slapper - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 14:14
Citation Envoyé par John Bournet Voir le message
Raison n° 1 : les problèmes d’ego : être prié de se taire, par ce qu'on n'est pas au bon endroit (ou carrément absent : prestataire) dans l'organigramme de la société à 36 niveaux hiérarchiques, surtout quand on veut faire comprendre qu'un mûr se profile à grand vitesse en face de soit (le chef/architecte/leader/directeur/... ne peut pas se tromper). Et, corollaire : la mentalité qui consiste à ne répondre qu'aux demandes qui viennent d'en haut, donc si on a besoin des services d'une personne clé pendant 5' pour débloquer 20 personnes, il faut 3 jours de diplomatie.
(.../...)
ça, j'ai connu. Je ne crois pas que ça soit spécifique à notre métier, de toutes façons. L'incapacité à admettre que l'autre puisse être utile est une tare répandue partout.
Avatar de martopioche martopioche - Membre averti https://www.developpez.com
le 18/04/2017 à 14:33
Heu…*Donc si je comprends bien l'article et le résultat du sondage, un développeur est moins heureux lorsque ses caprices ne sont pas satisfaits ?
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