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L'informatique dans les programmes de l'Education Nationale : un professeur propose une méthode un peu folle

Le , par Katleen Erna

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L'Education Nationale propose une spécialité Informatique en Terminale S, qui devrait arriver à la rentrée 2012
Mise à jour du 13.04.2011 par Katleen


Beaucoup critiquent, ici et ailleurs, le peu de place laissé à l'informatique dans les programmes scolaires de l'hexagone. L'Education Nationale a décidé de réagir dans ce domaine, et elle propose actuellement son projet d'enseignement de la spécialité Informatique et Sciences du Numérique (ISN) pour les classes de Terminale de la série scientifique S.

L'ISN, qui est actuellement soumis à une consultation publique (et ce, jusqu'au 22 avril) devrait voir le jour à la rentrée 2012, sous la forme d'un enseignement de spécialité de deux heures par semaine.

En clair, les jeunes intégrant les rangs d'une Terminale S à cette date auront le choix entre quatre spécialités : SVT, Physique, Mathématiques ou ISN (Informatique et Sciences du Numérique).

Pour cette dernière, aucun programme n'a encore été arrêté. Le projet qui est actuellement débattu et soumis à consultation (y compris locale, par l'inspection régionale) annonce un objectif qui "n’est pas de former des experts en informatique, mais plutôt de fournir aux élèves quelques notions fondamentales et de les sensibiliser aux problèmes sociétaux induits (respect de la vie privée, propriété des œuvres numériques)".

L'approche pratique y est encouragée, avec la mise en place de "projets réalisés par l’élève, sous la conduite du professeur" qui "sont un apprentissage fondamental,tant pour la compréhension de l’informatique et des sciences du numérique que pour l’acquisition de compétences essentielles pour l’enseignement supérieur".

Le programme proposé est "construit autour de quatre notions fondamentales : représentation de l’information, algorithme, langage et architecture".

Pour la partie consacrée à l'apprentissage d'un langage de programmation, celui-ci est "choisi par l’enseignant selon les critères suivants : simplicité d’utilisation, usage répandu (existence d’outils et d’une communauté d’utilisateurs), facilité d’installation, liberté du téléchargement et de la redistribution, existence de librairies facilitant le développement, etc.".

Une révolution dans le paysage scolaire français, selon certains.

Source : Le projet de programme pour l'ISN mis en consultation nationale par le Ministère de l'Education Nationale (PDF)

Que pensez-vous de ce projet ? Qu'est-ce qui vous plaît dans ce programme ; qu'aimeriez-vous y changer ?

Pour la section "langage", quel langage de programmation pensez-vous que les enseignants devraient choisir d'apprendre à leur élèves ?

Pensez-vous que cette spécialité doive rester réservée à la section S des classes de Terminale ?

Enseignement : les classes manquent de matériel informatique et de professeurs compétents dans ces matières, d'après une étude anglaise
Mise à jour du 28.03.2010 par Katleen


Visiblement, il n'y a pas qu'en France que les conditions d'apprentissage de l'informatique ne satisfont pas les citoyens.

Une récente étude anglaise vient relancer le débat. Réalisée il y a quelques mois via la visite de 89 écoles primaires et de 89 collèges et lycées, elle indique que seul un quart des écoles primaires et que moins de la moitié des établissements du secondaire font une "bonne utilisation" des nouvelles technologies.

Il est également fait mention de "manque d'expertise" des enseignants qui génèrent des "expériences d'apprentissage limitées".

De plus, de nombreux établissements manquent d'équipement informatique nécessaire à tous les élèves. Ainsi, 28 établissements du secondaire n'avaient pas assez aux outils adéquats à leurs leçons. D'autres ne possédaient pas de ressources à jour.

Tout ceci motiverait certains étudiants à ne pas choisir l'option Design & Technology pour l'équivalent de notre Baccalauréat.

Pourtant, les jeunes de plus de en plus connectés et donc de plus en plus à l'aise avec les appareils récents et les technologies qui les accompagnent.

L'étude montre d'ailleurs que les enfants entrant à l'école primaire maîtrisent mieux les ordinateurs que ceux d'il y a trois ans. Et appelle à "de rapides améliorations", surtout dans les filières technologiques.

Et en France, où en somme nous ?

Source : L'étude de l'Ofsted

Pensez-vous que les manquements constatés au Royaume-Uni se retrouvent en France ?

Comment améliorer l'enseignement de l'informatique en France ? En Europe ?

Mise à jour du 28.11.2010 par Katleen
Luc Chatel officialise son « plan de développement des usages du numérique à l’école », aidera-t-il les jeunes à mieux appréhender l'informatique ?


Le grand chantier de l'Education semble prendre forme. Le rapport dont nous vous avons parlé en Février à l'air d'avoir porté ses fruits : Luc Chatel, le ministre de l'Education nationale, en a incorporé une grande partie des recommandations dans son « plan de développement des usages du numérique à l’école ».

Ce projet de remaniement des institutions éducatives de notre pays officialise donc les mesures préconisées par Jean-Michel Fourgous, parmi lesquelles l'échange des tableaux traditionnels à craie (ou marqueur) contre leurs homologues numériques. Mais ces derniers ont un prix : 750 euros pour un modèle mobile, et jusqu'à 1500 euros pour un modèle fixe.

Le financement de ces renouvellements de matériel sera assuré par les collectivités locales. L'Etat, quant à lui, prendre en charge les programmes scolaires et la gestion du personnel enseignant.

Mais ce n'est pas tout. « Le ministère va ouvrir un portail qui présentera toutes les ressources disponibles », ajoute le ministre en parlant de cette plateforme qui fournira des logiciels pédagogiques libres et open-source ; mais aussi des solutions propriétaires pour lesquels les établissements se verront attribuer des "bons d'achat" de 500 à 2500 euros (en fonction de leur importance) dès début 2011.

Le gouvernement ne s'arrêtera pas en si bon chemin et donnera également un coup de pouces aux entreprises IT :
« J’ai obtenu auprès du commissaire général chargé de la gestion du grand emprunt, qu’un appel à projet dans la recherche et développement soit lancé début 2011 afin d’accélérer les capacités d’innovation des acteurs industriels de l’e-éducation ». De quoi en aider certaines à remonter la pente après la crise.

Enfin, le ministre va tout faire pour optimiser l'enseignement du numérique dans les collèges et les lycées. La matière sera obligatoire et des "référents numériques" (pourtant bien en chair et en os) seront présents dans chaque établissement pour « identifier les besoins en formation et y répondre directement ou avec l’appui des rectorats», et conseiller le directeur sur ces sujets.

Source : Luc Chatel au salon Educatec-Educatice

Le « plan de développement des usages du numérique à l’école », s'étendra sur trois ans, pensez-vous que la totalité de ses objectifs sera réalisée sur cette période ?

Le secteur de l'éducation manque déjà d'enseignants, comment alors financer la création des nouveaux postes de "référents numériques" ?

Mise à jour du 17.02.2010
L'Education Nationale souhaite donner une plus grande place à l'informatique avec 70 mesures

Il y a quelques mois, nous vous parlions des lacunes concernant l'enseignement de l'informatique et des disciplines associées dans le cursus scolaire français.

Un rapport sur la modernisation de l'école par le numérique, commandé par notre Premier ministre en août 2009, a été remis hier au ministre de l'Education nationale Luc Chatel.

C'est Jean-Michel Fourgous, député (UMP) des Yvelines et maire d'Elancourt, qui en a assuré la coordination. Long de 328 pages, le document propose 70 mesures pour "réussir l'école numérique en 2012 " et énonce 12 priorités telles qu'une meilleure formation des enseignants ainsi que de meilleurs équipements matériels pour les établissements et les élèves.

La réalisation de tous ces principes se monterait à un coût global dépassant le milliard d'euros.

Les 12 "priorités" sont :

- Connecter et équiper les écoles au numérique ;
- Former les enseignants et les cadres ;
- Créer de nouveaux supports interactifs et des manuels numériques ;
- Développer les espaces numériques de travail ;
- Généraliser les équipements pour l'apprentissage des langues et des
sciences expérimentales ;
- Préparer aux métiers de demain en développant la culture de
l'informatique et des outils numériques ;
- Développer la créativité, la confiance en soi et l'autonomie par les outils
numériques ;
- Eduquer au numérique pour responsabiliser les élèves et les adultes face
aux enjeux de la société numérique ;
- Prolonger le temps de l'école par le numérique et favoriser l'égalité des
chances et la réussite scolaire ;
- Renforcer l'autonomie des établissements scolaires pour développer les
services numériques et l'éco-citoyenneté ;
- Mieux piloter le développement du numérique à l'école ;
- Médiatiser les enjeux du numérique en valorisant le travail des
enseignants.

Cette liste a servi de base à l'établissement des 70 mesures du rapport.

Parmis elles, on retiendra le souhait de voir 100% des établissements scolaires équipés en haut débit et avec des tableaux numériques interactifs d'ici à 2012 ; de même la formation de 6000 "ambassadeurs du numérique" est voulue avant la fin de l'année 2010.

D'un point de vue économique, le texte demande à ce que le budget soit réparti à parts égales (50/50) entre l'équipement et la formations des enseignants et personnels de l'Education.

Un prêt à taux zéro est proposé pour permettre aux élèves de s'équiper, et le maniement du clavier serait appris dès le premier cycle, sur les bancs de l'école primaire.

Enfin, la mise a disposition de versions numériques des manuels scolaires est grandement appuyée, avec une TVA réduite à 5.5 %.

Source : Le texte du rapport

MAJ du 19.01.2010
L'informatique dans les programmes de l'Education Nationale : un professeur propose une méthode un peu folle

Le soucis du bon enseignement de l'informatique aux jeunes générations ne fait pas réfléchir que les seuls professeurs français. Ainsi, un professeur américain surfant sous le pseudo de Trifold, s'est également demandé comment initier au mieux ses élèves à cette discipline.

Dans un billet posté sur le net, il explique avoir trouvé une approche originale pour ses élèves de sixth grade (équivalent à la sixième dans nos collèges).

Ses buts étant de familiariser les enfants à la programmation et de les rendre assez compétents dans un langage pour réussir à concevoir et implémenter une application, il a pensé à organiser en fin d'année un concours de programmation concernant toutes les applications que ses élèves auront créees, pour les stimuler.

Allant plus loin, il déclare ne pas être satisfait des programmes éducatifs officiels existants pour les 11-13 ans (utilisation de squeak, alice, greenfoot, etc.). Aussi voici sa proposition : laisser les enfants inventer leur propre langage de programmation. Ils choisiraient leurs mots clés et la syntaxe ayant le plus de sens pour eux, pour un usage spécifique par rapport à l'application qu'ils veulent développer. Le professeur implémenterais leur langage au fur et à mesure.

Que pensez-vous de cette méthode ? Idée révolutionnaire ou fiasco ?

Citation Envoyé par Katleen Erna Voir le message
Mise à jour du 07.12.2009

Il semblerait que la situation de l'informatique dans le milieu de l'enseignement soit en train d'évoluer de façon positive.

Lors du salon européen de l'éducation (il y a deux semaines), le ministre de l'éducation nationale Luc Chatel a fait quelques révélations concernant la réforme du lycée en cours.

Les élèves choisissant un cursus de série S verront l'informatique se rajouter bientôt à leurs sujets de cours. En effet, il est prévu qu'en 2012, deux heures hebdomadaires d'informatique et sciences du numérique soient ajoutées au programme des Terminales (sous forme d'option, au même titre que les mathématiques, les sciences physiques ou les sciences de la vie et de la terre).

L'association EPI (Enseignement public et informatique) se réjouit de cette décision et déclare que « les TIC constituent un gisement d'emplois considérable » qui ne doit pas être négligé.

Par ailleurs, Luc Chatel avait également évoqué en septembre la préparation d'un grand plan de développement du numérique dans les établissements scolaires qui devrait être opérationnel en 2010 (en s'appuyant sur les conclusions de la mission de réflexion confiée par François Fillon à Jean-Michel Fourgous pour la promotion des TIC dans l'enseignement scolaire devant être rendues le 21 janvier 2010) : « Si la France est aussi bas par rapport à ses voisins européens, 21e sur 27, c'est qu'elle n'a pas eu de vision globale. Il faut un vrai plan de formation des enseignants », avait-il déclaré à l'époque, annonçant que son plan porterait sur le matériel informatique et l'accès au très haut débit, mais aussi la formation des enseignants et la mise au point d'outils pédagogiques adaptés .

Enfin, « Une ultime reconnaissance : l'informatique enfin considérée comme une science. ». Une chaire d'informatique a en effet été inaugurée il y a quelques semaines au prestigieux Collège de France pour le plus grand plaisir de Michel Cosnard, le président de l'Inria ; dont les cours (gratuits) sont assurés par Gérard Berry.
L'informatique trop peu présente dans les programmes de l'Education Nationale, quelles répercussions cela peut-il avoir sur l'emploi IT ?

La question avait déjà été soulevée en 2007 par Maurice Nivat. Ce Professeur d'informatique à l'Université Paris 7 avait en effet envoyé, le 4 juin 2007, une lettre au Président de la République française pour lui faire part de ses inquiétudes quant à la maigre place occupée par l'informatique dans nos programmes scolaires.

"Il est ainsi désolant que l'Éducation nationale continue à considérer cette discipline comme une discipline ancillaire, ce qui se traduit par le fait qu'il n'y a pas de professeurs d'informatique dans les établissements d'enseignement secondaire, il y a seulement des professeurs d'autres disciplines qui enseignent tant bien que mal une matière qui n'est pas leur discipline principale ou bien seulement une des très nombreuses technologies qu'ils sont censés enseigner en un temps relativement très court." écrivait-il dans sa missive destinée à Nicolas Sarkozy.

La situation semble malheureusement n'avoir guère évolué depuis deux ans.

L'enseignement de l'informatique au lycée reste toujours aussi rare qu'un pingouin sur le sable du Sahara.

Les nouvelles technologies ont pourtant un rôle prédominant dans notre société actuelle (médiatisation, évolution de certains métiers, changements dans la vie quotidienne, etc.) et former nos jeunes à les maitriser et les comprendre serait bien aussi nécéssaire que d'apprendre à parler.

Pourquoi un tel désintérêt de la part des professionnels de l'Education Nationale ? Il est important de noter que, malheureusement, beaucoup de dirigeants d'établissement scolaires ainsi que certains parents sont d'une autre époque. Pour eux, la maîtrse de l'informatique s'arrête à l'utilisation de Windows, Word et Excel, et ils n'imaginent pas comment cette filière pourrait justifier un BAC +5.

Dans le film de science-fiction WarGames (sorti en 1983 et réalisé par John Badham), un jeune adolescent a réussi à s'introduire sur les serveurs de l'armée américaine. Aussi, le réalisateur du film déclara, lors d'une interview : « L'informatique, c'est un truc pour jeunes boutonneux avec du temps libre. Il n'y a pas besoin d'années d'études, un petit génie de 17 ans peut pirater les ordinateurs du Pentagone. »

Cette phrase résume à elle seule les préjugés qui collent à la peau de la science des ordinateurs depuis de nombreuses années.

D'autres croient que l'informatique, cette "activité de technicien", ne s'apprend qu'en IUT.

Si de telles réflexions s'étendaient à d'autres domaines d'études, voici les absurdités que l'on pourrait entendre :

« Les mathématiques ? Je n'ai jamais aimé ça, et puis quel intérêt maintenant qu'il y a des calculatrices. »

« Un doctorat en lettres ? Mais enfin, une fois que tu connais l'orthographe, tu vas passer combien d'années à l'étudier ? »

« Un DEA en anglais ? Pourquoi faire, la traduction c'est technique, et il y a maintenant les traducteurs en ligne.»

Voyez-vous la différence ? Ces trois dernières citations feraient passer celui qui les prononce pour un sombre crétin inculte, ce qui n'est pas le cas concernant celle sur l'informatique qui peut paraître "normale" à beaucoup de nos concitoyens.

L'informatique, discipline hybride, a à la fois des aspects scientifiques (théories de la calculabilité et de la complexité, la théorie des types, l'algorithmique...) et des aspects techniques (la connaissance du langage Java, etc.). Mais elle est loin d'être la seule dans ce cas, bien des matières populaires le sont aussi.

Cependant, les sections d'études informatiques sont souvent malmenées au point de vue théorique. La nouvelle mode de la professionalisation à outrance, qui sévit déjà dans moult matières, est encore plus férocement appliquée dans ce cas. Les formations sont donc poussées à réduire, voire supprimer, l'apprentissage de certaines connaissances fondamentales (comme l'algorithmique par exemple), au profit d'enseignements des technologies de programmation, des infrasctructures d'entreprise ou bien encore de la gestion d'une équipe de développeurs. Cette tendance n'est pas nouvelle, et l'apprentissage de la technique n'est pas mauvais en lui-même. Mais il le devient lorsqu'il empêche les étudiants d'aborder des sujets de base (ou très spécifiques).

Quoi qu'il en soit, avec l'adoption massive des techniques d'automatisation de traitement de l'information ; l'utilsation de plus en plus grand public des capacités de stockage et de la communication numérique ; etc... Il devient crucial pour tout citoyen de comprendre les rouages de ces méchanismes afin de mieux s'orienter dans la société actuelle.

Simple fait, comment comprendre et émettre un avis sur Hadopi sans un minimum de connaissances informatiques ?

Etes-vous personnellement satisfaite de la manière dont l'informatique est actuelle enseignée dans le second cycle et dans les Universités ?

Pensez-vous que les formations actuellement dispensées sont suffisantes pour permettre à un jeune informaticien d'être compétent, et de s'insèrer sur le monde du travail ?

Quel serait, pour vous, le programme scolaire idéal au niveau des nouvelles technologies du numérique ?

connaissances techniques ou théoriques

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Avatar de Guilp
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 28/11/2010 à 22:10
C'est ce que j'appelle des dépenses de frime... Du tape à l'oeil pour faire comme si on s'occupait des écoles, alors qu'en fait on a des "ZEP" à 40 élèves par classe où les profs, débordés, abandonnent d'enseigner quoi que ce soit en profondeur...

La politique est la même dans tous les secteurs (emploi, police, écoles, etc) : du chiffre, des belles annonces et de la poudre aux yeux. Mais des résolutions cohérentes et qui font vraiment avancer le niveau de vie du citoyen? ça n'est pas une préoccupation à l'ordre du jour...

(ps : joli le jeuxflashsuperstar ^^)
12  0 
Avatar de Paenitentia
Membre actif https://www.developpez.com
Le 31/03/2011 à 13:40
Franchement, je suis plus ou moins contre enseigner de l'informatique à haute dose à l'école. J'ai eu mon bac en 2006 (pour vous donner une idée des années dans lesquelles j'ai étudié), j'ai eu très peu de cours en informatique, tout comme les personnes de mon âge et on n'est pas pour autant des autistes du pc, vu que tous, nous savons nous en servir. Se limiter aux risques de divulgation d'informations privées est suffisant et j'ajouterais qu'il faudrait tout de même le généraliser pour les tentatives d'escroqueries hors internet, quelque chose de plus généraliste et pas forcément orienté nouvelles technologies en somme.

Je n'ai jamais eu un cours de cuisine de toute ma scolarité alors qu'il s'agit d'un point quand même assez important pour ma survie, je n'en suis pas mort de faim et je ne mange pas pour autant des plats à faire réchauffer au micro-ondes.

Ma génération a par contre énormément de problèmes en maîtrise de la langue, qui est la base de toute communication. Ça me semble de loin plus important.
9  0 
Avatar de berceker united
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 28/11/2010 à 20:18
S'il pouvait apprendre plutôt à écrire correctement et une autre langue. Le numérique ils auront tout le temps d'y apprendre. Par contre, je suis pour qu'il y ait une meilleure présence du monde numérique dans les écoles.
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Avatar de Flaburgan
Modérateur https://www.developpez.com
Le 29/11/2010 à 10:27
Citation Envoyé par grunk Voir le message

Quel serait, pour vous, le programme scolaire idéal au niveau des nouvelles technologies du numérique ?
- Capable d'effectuer une recherche efficace sur internet
- Capable de maitriser les outils bureautique élémentaire
- Soit au courant des risques et des bonnes utilisation de l'informatique notemment en ligne (c'est ici qu'il y'a un véritable manque à mon avis)
Un gros +1. La majorité des gens n'en n'ont cure de faire de l'algorithmique, et de toute manière n'auront jamais un niveau suffisant pour que ce soit utile.
La bureautique est importante, c'est la seule qui est un minimum enseignée d'après moi.
La recherche, bien sûr.
Et les bases de sécurité. Qu'est ce qu'un spam, pourquoi est-il important que mon ordinateur soit à jour...

Tout le monde devrait savoir au minimum tout ça, et on verrait une très nette amélioration de l'utilisation de l'outil informatique.
Voilà ce que doivent être les cours d'info : apprendre à utiliser l'outil, pas apprendre à le créer, c'est ininteressant pour beaucoup, et de toute manière on ne peut pas former des développeurs au lycée...
6  0 
Avatar de souviron34
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 04/02/2011 à 13:52
Citation Envoyé par mh333 Voir le message
Salut
Tes arguments sont très intéressants mais tu comprendras que je pense l’inverse. Je suis pour une culture générale très approfondie et je ne lui oppose pas une culture plus moderne, mais je pense que cette dernière doit venir enrichir la première.
Voir l'enquête PISA :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_PISA


La plupart des commentateurs notent que l'enquête a eu un effet salutaire en attirant l'attention des pouvoirs et de l'opinion publique sur la nécessité de réformer les différents systèmes éducatifs[11]. Les questionnaires, notamment, ouvrent des pistes de réforme possible en identifiant certains facteurs de réussite[12]. Comme les concepteurs de l'étude PISA ont dû se poser la question des compétences nécessaires à des jeunes de 15 ans pour faire face au monde d'aujourd'hui, avant de mettre en place les protocoles d'évaluation, il s'avère que le Haut Conseil de l'Education Nationale a bien dû admettre que l'Education Nationale n'a jamais posé la question en ces termes, - les compétences à acquérir à 15 ans. L'école française vise des savoirs acquis, matière par matière : ceci aboutit à enseigner par exemple les Mathématiques non comme un outil au service d'apprentissages futurs, mais comme une discipline en elle-même. D'où le malaise face aux résultats PISA d'une partie des enseignants français.
resultats-pisa-2010-pisa-mesure-le-niveau-des-eleves-mais-aussi-leurs-capacites-a-aller-plus-loin.html

CQFD...

Citation Envoyé par mh333 Voir le message
Qu’est ce que tu penses de cette longue discussion entre nous ?
mh333
Je pense que elle est très simplement parfaitement représentative d'une société dans laqueqlle le bon sens a disparu , et a été supplanté par les modes, la psychologie à 2 balles, le culte de l'enfant-roi, et la "fast-culture", comme le "fast-food", aidé en cela par des langages technocratiques et décideurs qui, usant de ce langage, manipulent des idées abstraites et qui n'ont pas de sens dans la réalité...

Entre la soi-disant "modernité", la soi-disant "auto-discipline" et "anti-discipline à l'ancienne", il n'y a plus ni de respect (envers une autorité quelle qu'elle soit : parents, enseignants, policiers, juges, politiques, personnes plus agées, ...), ni mémoire (ce qui n'est pas "moderne" est "obsolète" ou "dinosauresque"), ni règles (l'orthographe on s'en fiche : les fautes ne sont même pas comptées dans les devoirs de français))et est donc condamné à être une "culture de l'instant", une culture-jetable... sans Histoire, sans accumulation, ....

Et le fait d'abandonner les bases ne favorisent pas la "création", mais simplement au mieux la ré-invention du fil à couper le beurre (pour les plus doués) , au pire et en moyenne un ego surdimensionné, doublé d'une inculture crasse et d'une faiblesse gigantesque dans le discernement.....

Je pense que notre discussion montre simplement le mal profond qu'a créé cette option 68-arde et "techno-centrée" pour ne pas dire technocratique, dans notre culture et notre rayonnement....

Le seul rayonnement de la France qui reste aujourd'hui date du XVIII ième siècle, et des pays francophones dans lesquels les populations et enseignants ont été formés à l'école '"ancienne", que ce soit par les missions chrétiennes (Jésuites et soeurs), ou que ce soit par justement les manuels de l'époque de mon grand-père...

On se demande pourquoi les inégalités s'accroissent dans un pays comme la France ? Tout simplement parce que l'Ecole n'est plus un socle "républicain égalitaire", mais parce que, comme elle n'enseigne pas ce qu'il faut, les enfants vivant dans un milieu priviliégié peuvent acquérir ce qui leur manque par leur milieu, alors que les autres sont laissés pour compte... On crée donc par ce système des élites et des "masses" qu'on a persuadé qu'elles avaient de la culture, mais qui n'en ont pas et sont donc facilement dirigeables par des slogans...

On dénonce à tour de bras les USA,leur système inégalitaire et leur inculture générale, mais on les a copiés et après on s'étonne que ça donne les mêmes résultats...
7  1 
Avatar de Neko
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 28/03/2011 à 11:40
Citation Envoyé par Marco46 Voir le message
Il faut 3 ou 4 heures de cours par semaine du CP au BAC.
Le but c'est pas d'en faire des programmeurs mais juste qu'ils sachent se démerder seul. Commencer tôt pour éviter les mauvaises habitudes ( surtout au clavier) oui, mais 3 ou 4 heures par semaines pendant 12 ans c'est complètement inutile, faut arrêter...
7  1 
Avatar de bobby51
Membre averti https://www.developpez.com
Le 15/04/2011 à 10:04
Personne n'a encore parlé de la terminale STG GSI (Gestion des Systèmes d'Information) dont le programme est bien plus étoffé que ce qui est proposé ici.
Encore une option qui va décrédibiliser encore plus ceux qui viennent d'un parcours technologique ("ah ouai, STG GSI, le bas au rabais pour les personnes qui n'ont pas les capacités d'aller en S option info" )
Même s'il est vrai que beaucoup d'étudiant en études supérieur sortent de S, cela renforce encore plus la prédominance de cette section, et de faire passer les autres pour obsolètes. Déja qu'il est compliqué de faire comprendre à quelqu'un pourquoi on est en informatique et qu'on a pas fait S (qui, pour moi, n'est pas forcément la voie la plus légitime), cela va encore plus faire au croire au commun des mortels que l'informatique est une matière hyper scientifique, alors que nous savons tous ici que l'informatique ne peut pas se ramener à une simple science, et inclue bien d'autres choses. Déjà que la fac à bien entamé ce processus d'élitisme de la section info en blindant les étudiants de L1/L2 de physiques, biologie, math alors qu'ils sont en parcours informatique. Le discours "tu veux faire informatique? alors tu va en bouffer de la science pure" commence à être désagréable, et, je suis sur, pousse pas mal de jeunes passionnées par l'informatique à rejoindre d'autres sections en les dégoûtant à vie.
6  0 
Avatar de grunk
Modérateur https://www.developpez.com
Le 23/10/2009 à 9:17
Le problème de l'enseignemet de l'informatique au secondaire est assez simple :

En tant que professionnel de l'informatique je me verrais mal aller enseigner les rudiments de l'informatique à des jeunes de 15-18 ans dont la seule préoccupation (pour la grande majorité) se résume à facebook msn kikololtavumesfessesurinternet. Sans parle rdu jeune qui a hacker le compte de son pote et qui se prend déjà pour le roi du monde.Si j'avais des cours à donner je préfèrerais le faire à un niveau supérieur , à des gens qui se sentent un minimum concerné.

De l'autre coté les profs à qui l'on pourrait demander d'enseigner les rudiments d'informatiques ... Le souvenir que j'ai de mes prof avec la technologie se résume à de long foutage de geule lorsqu'il sagissait de brancher un magnetoscope à une tv ou encore pire un vidéo proj à un pc ...

Pensez-vous que les formations actuellement dispensées sont suffisantes pour permettre à un jeune informaticien d'être compétent, et de s'insèrer sur le monde du travail ?
Comme toutes les formations (pas que l'informatique) , on sort de l'école on croit tout savoir et on réalise vite que on est qu'une petite chose face à des gens avec plusieurs années d expérience et parfois moins de diplome.

Quel serait, pour vous, le programme scolaire idéal au niveau des nouvelles technologies du numérique ?
Que toute personne quittant les études soit :
- Capable d'effectuer une recherche efficace sur internet
- Capable de maitriser les outils bureautique élémentaire
- Soit au courant des risques et des bonnes utilisation de l'informatique notemment en ligne (c'est ici qu'il y'a un véritable manque à mon avis)
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Avatar de Louis Griffont
Inactif https://www.developpez.com
Le 29/11/2010 à 10:47
Citation Envoyé par Katleen Erna Voir le message

Le financement de ces renouvellements de matériel sera assuré par les collectivités locales.
Y a que moi, que ça choque ce genre de chose ?
Ça veut dire que l'État va faire payer un impôt supplémentaire aux communes (impôts locaux qui augmentent encore) et annoncer qu'ils n'augmentent pas les impôts ! Ils arrêtent quand de nous prendre pour des c*** ?

Citation Envoyé par berceker united Voir le message
S'il pouvait apprendre plutôt à écrire correctement et une autre langue. Le numérique ils auront tout le temps d'y apprendre. Par contre, je suis pour qu'il y ait une meilleure présence du monde numérique dans les écoles.
Un énorme +1

Citation Envoyé par Psykocrash Voir le message
Pour ma part, je pense qu'enseigner la programmation peut se révéler très bénéfique. L'objectif n'est certainement pas d'en faire des programmeurs plus tard, on s'entend là dessus, et il est évident que le fait que les générations futures auront une meilleur maitrise de l'outil informatique en général ne peut être que bénéfique. Cela dit, l'intérêt est aussi (surtout, à mon avis), de leur inculquer un esprit logique, structuré, habitué à aborder des problèmes dans l'optique de trouver / créer une solution (sur le plan théorique comme pratique). Si cet enseignant trouve, à travers la programmation, le moyen de former des jeunes logiques et créatifs, je ne peux qu'applaudir sa démarche.
Bof, apprendre la programmation n'a aucun intérêt pour 95% des gens, alors...
Et s'ils doivent savoir programmer et pas écrire ni compter, quel intérêt ?

Citation Envoyé par Flaburgan Voir le message
Un gros +1. La majorité des gens n'en n'ont cure de faire de l'algorithmique, et de toute manière n'auront jamais un niveau suffisant pour que ce soit utile.
La bureautique est importante, c'est la seule qui est un minimum enseignée d'après moi.
La recherche, bien sûr.
Et les bases de sécurité. Qu'est ce qu'un spam, pourquoi est-il important que mon ordinateur soit à jour...

Tout le monde devrait savoir au minimum tout ça, et on verrait une très nette amélioration de l'utilisation de l'outil informatique.
Voilà ce que doivent être les cours d'info : apprendre à utiliser l'outil, pas apprendre à le créer, c'est ininteressant pour beaucoup, et de toute manière on ne peut pas former des développeurs au lycée...
Je pense qu'il serait bon, aussi qu'ils apprennent le respect, la morale, le prix des choses,... Ah ben, non, ça c'est du devoir des parents, et il n'est pas prévu d'éduquer les parents ! Si ?
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/01/2011 à 10:37
Souviron a tendance à formuler mieux que moi. C'est à peu près ce que je voulais dire quand je parlais des arts libéraux : L'inventrice du concept de compilateur était une prof de maths.....qui avait bouffé de la philo, de l'histoire, et des lettres anciennes en quantité industrielle. Et pas seulement des maths.

C'est toute la différence entre Formation et Cursus. Quand je suis entré en école d'ingé(généraliste), on m'a dit "1% de ce que tu vas apprendre ici te sera réellement utile". Ces 1% représentent ma formation. Les 99 autres % représentent mon cursus. J'ai par la suite eu d'autres formations, dédiées à un usage direct dans le monde professionel.

Mais si j'ai pu utiliser avec succès ces formations, et même aller au-delà de ce qu'elles m'offraient, c'est parceque j'ai eu un cursus. On m'a appris à réfléchir sur des problèmes de moteurs electriques, d'usinage, d'assemblage, d'injection thermoplastique, de collage des composites, de changements rapides de moules, d'organisation du travail dans une imprimerie ou dans une usine de biscottes. J'ai même, de mes mains, soudé, fraisé, tourné, oxycoupé, injecté, extrudé, polymérisé. Tout ceci ne m'est d'aucun interêt direct dans mes activités de développement. Pourtant, tout ceci fait de moi un meilleur développeur.

Tout simplement parceque celà élargit mon horizon. Un petit jeune à qui on a martelé pendant 5 ans "La POO sauvera le monde" n'a pas les moyens de remettre ce message en cause. Moi, je peux me permettre - grâce à un vraie formation large, bien que pas autant qu'une vraie formation aux arts libéraux - de ne la voir que comme un outil de plus dans la boite. Que je sors au besoin. Mais quand il n'y a pas besoin, non.

Un cursus, c'est apprendre à s'adapter. A ne pas s'enfermer dans une manière de penser. A ce titre, les formations de base sont extrêmement importantes. Les maths modernes sont une formation spécifique, que l'on peut acquérir dans un second temps(genre après le bac) pour avoir un nouvel outil dans la boite, mais sont d'une grande complexité et vont juste dégouter le collégien moyen. Ou même le lycéen.
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