Fausses actualités : des politiciens en Allemagne voudraient durcir un projet de loi controversé autour des botnets
Pour endiguer leur propagation

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Après le résultat des élections présidentielles américaines, un doigt accusateur a été pointé vers les réseaux sociaux qui ont été utilisés pour diffuser largement de « fausses actualités ». Selon les plaignants, lesdites fausses actualités ont contribué à mener Donald Trump à la victoire. Une conclusion qui a soulevé une polémique. Toutefois, pour Mark Zuckerberg, « l’idée que Facebook ait influencé l’élection de la moindre manière à cause de ses faux articles d’actualité, qui représentent une partie infime de notre contenu, me paraît ridicule ».

Pour le New York Times, le problème de l'influence de Facebook sur le discours politique ne se limite pas à la diffusion de fausses actualités, mais aussi à l’utilisation de cette plateforme comme chambre à écho. L'algorithme de l'entreprise choisit les publications qui apparaissent plus haut dans les flux d'actualité des utilisateurs, de même pour celles qui sont plus bas. « Les humains ont déjà tendance à se regrouper parmi les personnes partageant les mêmes idées et à chercher des actualités qui confirment leurs préjugés », avance le New York Times qui continue en disant que « les recherches de Facebook montrent que l'algorithme de l'entreprise encourage cet aspect en priorisant un peu les publications que les utilisateurs trouvent réconfortantes ».

Si les différentes plateformes ont déjà amorcé le combat pour endiguer le problème des fausses actualités, les entreprises ont tout de même reconnu qu’y parvenir ne sera pas aisé. Facebook a choisi de solliciter des organisations spécialisées dans le fact-checking. Le mois dernier, le réseau social a commencé à tester sa solution aux États-Unis, en promettant un déploiement dans d’autres pays. Le choix du réseau social pour la prochaine destination pour tester son outil s’est porté sur l’Allemagne.

L’Allemagne fait partie des pays qui prennent très au sérieux le problème de la désinformation et son éventuelle influence sur ses élections. Alors que les élections générales approchent à grands pas, Berlin a accusé Moscou de vouloir s’y inviter, comme la Russie l’aurait fait pour les États-Unis. D’ailleurs, la semaine dernière, un rapport du Bureau d’évaluation de la technologie du gouvernement fédéral allemand a prévenu que les « bots sociaux » pourraient miner la confiance dans la démocratie allemande. Notons que Facebook assure que sa plateforme ne compte aucun bot social grâce à sa politique qui invite à lui présenter son identité réelle ainsi que l'interdiction de créer de faux profils.

Selon le Berliner Morgenpost, plusieurs commissions parlementaires vont discuter du rapport cette semaine. Der Spiegel a rapporté que les ministres de la Justice des gouvernements régionaux de Hesse, de Saxe-Anhalt et de Bavière veulent s’appuyer sur le droit pénal pour contrer cette situation : ils voudraient modifier un projet de loi déjà controversé qui vise à criminaliser « de façon tentaculaire » le fonctionnement des botnets. Ce projet de loi a été jugé inadapté par certains médias allemands spécialisés qui estiment que des victimes pourront en faire les frais.

Pour Simon Hegelich, professeur de sciences politiques à l'Université technique de Munich, l'initiative qui en résulte est incohérente, mais pas sans « quelques bonnes idées ». Il estime que l'objectif principal ici est d'aider à forcer les grands réseaux sociaux à réprimer le problème eux-mêmes.

« Nous devons penser stratégiquement à ces propositions », a-t-il déclaré. « Je ne pense pas qu'elles aient été élaborées pour être mises en œuvre exactement comme elles le sont maintenant. C'est un geste stratégique pour montrer très clairement que nos politiciens se soucient de ces sujets et que les plateformes de médias sociaux doivent réagir, vous devrez faire face à des décisions politiques inconfortables ».

Les réseaux sociaux ont déjà eu des difficultés en Allemagne au cours des dernières années, principalement en ce qui concerne le traitement des propos haineux illégaux. Sous la pression du gouvernement, il n'était pas surprenant que Facebook ce mois-ci ait fait de l'Allemagne le deuxième pays après les États-Unis à bénéficier de son nouveau programme de fact-checking. Actuellement en phase de test, le système fait appel à des organismes de fast checking, partenaires bénévoles, tel que le service de journalisme d'investigation Correctiv dans le cas de l'Allemagne, pour faire le suivi des préoccupations des utilisateurs concernant la promotion de fausses actualités.

Un porte-parole du gouvernement fédéral allemand a déclaré que la question de la législation sur les bots sociaux fait actuellement l'objet d'une analyse. Cependant, il s’est abstenu de commenter cette initiative au niveau de l'État.

De nouvelles lois sont-elles nécessaires, voire pratiques ? Hegelich a noté qu'il est déjà illégal de diffuser des canulars dangereux en Allemagne et a souligné que la question des « fausses actualités » est entravée par de mauvaises définitions. « Même en tant que scientifiques, nous n'avons pas les bonnes catégories. Nous sommes tous presque aveugles dans ce sujet », a-t-il reconnu.

Cependant, il a suggéré que ce genre de désinformation pourrait ne pas être aussi efficace en Allemagne de toute façon : « je ne pense pas que la situation en Allemagne soit comparable à celle des États-Unis parce que la société allemande est beaucoup moins polarisée (...). Il est très difficile de changer les opinions des gens sur la politique via les médias sociaux ou n'importe quel type de média, donc l'effet sera probablement moins ressenti ici ».

Source : rapport du Bureau d’évaluation de la technologie (au format PDF), Der Spiegel, Berliner Morgenpost, détails sur quelques points de ce projet de loi

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Avatar de Coriolan Coriolan - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 06/02/2017 à 18:39
Facebook et Google s'associent aux médias français et lancent leurs propres outils
Pour lutter contre les "fake news" en France

À l’approche de l’élection présidentielle en France, Facebook et Google ont annoncé de nouvelles mesures pour faire face aux “fake news”. Les deux géants du web vont collaborer avec des médias français pour lutter contre la désinformation, causée par la prolifération de faux articles et les informations non vérifiées. Elle est considérée par beaucoup comme un élément marquant de la dernière campagne électorale aux États-Unis.


Sous la pression, Facebook et Google font le choix de la coopération. Le géant de la recherche à travers Google News Lab (sa division pour les médias) et First Draft (un réseau de médias) va lancer CrossCheck, un outil de vérification collaboratif pour limiter la diffusion d'informations trompeuses ou fallacieuses. Il s'agit d'une plateforme collaborative pour aider les internautes à vérifier la véracité d'un article, d'une photo, d'une vidéo ou d'un commentaire en ligne. CrossCheck permettra au public de soumettre des questions et rassemblera les informations fournies par les seize médias français partenaires, dont l’AFP, Le Monde, Libération, France Télévisions et France Médias Monde. Les internautes sont invités à faire remonter les informations (news, photos, vidéos, mèmes et commentaires) dont ils doutent afin qu’elles soient contrôlées. La plateforme sera lancée le 27 février et sera soutenue par Facebook, en effet, les membres du réseau social auront accès à un outil dédié au suivi en temps réel des contenus à forte viralité, CrowdTangle.

Facebook fait appel aux médias français

Accusé de ne pas avoir fourni d’efforts pour empêcher la prolifération de fausses informations, Facebook a annoncé son propre outil de vérification et de fact-checking. Lancé auparavant aux États-Unis et en Allemagne, les utilisateurs français pourront signaler à leur tour les informations dont ils doutent la véracité. Les liens signalés seront ensuite rassemblés dans un portail afin que des médias partenaires puissent les analyser. Si au moins deux d’entre eux estiment que l’information signalée est contestable et fournissent un lien qui en approuve, alors le contenu sera marqué comme étant problématique avec un pictogramme. Les utilisateurs seront ensuite invités à se rendre sur un site partenaire pour plus d’informations et seront alertés que le contenu est peu fiable s’ils décident de partager le lien contesté.

Facebbok a affirmé qu’il veut non seulement lutter contre la désinformation, mais aussi la manne financière qui en découle. « Leurs auteurs gagnent de l'argent en se faisant passer pour des médias et en redirigeant les internautes vers leur site via la promotion de fausses informations », estime Facebook dans un communiqué. « C'est pourquoi une information labellisée contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l'objet d'un post sponsorisé.» Quant à l’algorithme qui programme la distribution des contenus aux utilisateurs, il « pourra » réduire la circulation de l’information contestée sur le fil d’actualités. Tout comme pour Google, le projet de Facebook sera déployé avec le concours de médias français qui sont Le Monde, l’Agence France-Presse (AFP), BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes. Le réseau social compte lancer le dispositif dans d’autres pays.

À l’occasion du News Impact à Paris ce lundi, des intervenants ont exprimé leur incertitude sur le fait que les internautes apprécieront cette initiative de fact-checking du contenu en ligne. Et pour cause, il existe plusieurs définitions de ce qu’est une “fake news”. Il est difficile de se mettre d’accord sur des faits basiques, même s’ils sont constitués de données seulement, a expliqué Amy Mitchell, directrice du journalisme au Pew Research Center.

Cela n’a pas empêché les médias français à faire part de cette expérimentation qui s’étalera sur deux mois et certains pensent déjà à leur rémunération si le dispositif allait perdurer. Les médias ont invoqué la possibilité d'influer sur les algorithmes de Facebook qui dépasse le fait de s'associer à une opération de relations publiques. Il s’agit en effet d'une large opération de communication, concentrée sur le soutien logistique, la formation des médias et l'éducation des internautes. Du côté des géants du web, il s’agit de faciliter la communication dans une période où le filtre des actualités par les services en ligne est une question de plus en plus sensible.

Source : Reuters

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En tant qu'internautes, appréciez-vous cette initiative de Google et Facebook ?

Voir aussi :

Facebook commence à tester son outil pour bloquer les fake news en Allemagne, où les autorités craignent de la désinformation lors des élections
Avatar de kakoudenis kakoudenis - Membre du Club https://www.developpez.com
le 06/02/2017 à 19:51
Attention a tous, le diable a changer de nom. Info ou Intoxe ?? Facebook et google dite moi la verité svp. Je dois être sur avant de sortir demain.
Avatar de solstyce39 solstyce39 - Membre régulier https://www.developpez.com
le 06/02/2017 à 21:15
Sous couvert de bonnes intentions, ils sont, mine de rien, en train de mettre en place un magnifique outils de censure
Avatar de Thorna Thorna - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 07/02/2017 à 8:27
La censure, c'est interdire une nouvelle. Ici, il s'agit d'apprécier si elle est plutôt vraie ou plutôt fausse. Par exemple, la phrase de Solstyce39 "Sous couvert de bonnes intentions, ils sont, mine de rien, en train de mettre en place un magnifique outils de censure" est "plutôt fausse".
Et puis, personne n'interdit de continuer à lire bêtement et béatement toutes les nouvelles sans chercher à faire fonctionner son esprit critique : les imbéciles resteront imbéciles. S'il s'agit juste de tenter modestement de redonner aux gens l'idée qu'ils ont un cerveau, ça ne peut être que profitable.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre émérite https://www.developpez.com
le 07/02/2017 à 8:55
Citation Envoyé par Coriolan Voir le message
À l’approche de l’élection présidentielle en France, Facebook et Google ont annoncé de nouvelles mesures pour faire face aux “fake news”.
Le système doit avoir peur que des articles présentant de solides arguments contre Macron.
De cette manière ils pourront dire que l'article est faux pour le décrédibiliser.

Citation Envoyé par Thorna Voir le message
La censure, c'est interdire une nouvelle. Ici, il s'agit d'apprécier si elle est plutôt vraie ou plutôt fausse.
1. On a pas d'outils pour savoir si un article de : Le Monde, l’AFP, BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes est vrai ou faux.
Parce que souvent ça leur arrive de diffuser de fausses informations et généralement ils ne s'excusent pas après.

Officiellement le système veut lutter contre les "fakes news" en réalité il lutte surtout contre les articles qui le dérangent le plus...
Avatar de Conan Lord Conan Lord - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 07/02/2017 à 15:25
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Officiellement le système veut lutter contre les "fakes news" en réalité il lutte surtout contre les articles qui le dérangent le plus...
Mais c'est vrai que "limiter la diffusion" et "censurer" sont deux degrés différents (même si l'objectif est strictement le même). La censure consiste à faire disparaître tout bonnement l'information ou l'oeuvre. N'oublions pas que c'est une pratique encore d'actualité.
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre émérite https://www.developpez.com
le 07/02/2017 à 15:42
Bon ok on va dire "limiter l'information". (mais c'est l'étape 1, déjà, on ne connait pas la suite).
J'imagine que le projet c'est que si une personne partage sur son mur Facebook une news qui ne va pas (par exemple qui critique légitimement l'UE), l'outil "collaboratif" va dire que cet article est issu d'un site par sûr à 100%.
Et des "amis" de la personne vont lui dire "ton lien c'est de la merde, c'est du complotisme, l'UE c'est tip top, personne ne peut le critiquer c'est institution tellement parfaite qui nous a donné de la croissance, le plein emploi, la paix entre les peuples, la tolérance de tout ce qui est différent, l'amour de la diversité, cette monnaie commune qui est tellement un succès et qui est vraiment adapté à tout le monde".

Faut bien séparer le motif officiel avec le motif réel.
Par exemple l'état d'urgence officiellement ça permet d'aller plus vite dans les enquêtes pour lutter contre le terrorisme.
La première chose qu'ils ont fait c'est de mettre des écologistes en résidences pour les empêcher de foutre le bordel pendant la COP21.
L'état d'urgence ne sert à rien et il est là depuis trop longtemps.
Il y a eu des attaques terroristes pendant l'état d'urgence et on ne peut pas savoir si il y en aurait plus sans.

D'ailleurs normalement d'ici au mois de Mai il devrait y avoir d'autres attaques terroristes, puisque les terroristes attaquent très souvent avant les élections (j’espère que ce ne sera pas le cas).
À chaque attaque terroriste les côtes de popularité d'Hollande et de Valls augmentaient, c'était chiant...
Avatar de dvilink dvilink - Membre régulier https://www.developpez.com
le 08/02/2017 à 13:41
Bien entendu c'est le début, les étapes suivantes sont la censure et surtout la fin de la neutralité du Web. Ils en rêvent depuis si longtemps.
Avatar de AstOz AstOz - Membre actif https://www.developpez.com
le 09/02/2017 à 12:44
Il s'agit de publier que des informations vérifiées et non de censurer des informations.

Par contre, je regrette de ne pas voir des journaux plus "indépendants" comme MédiaPart ou Reporter Sans Frontière.
Avatar de bilcosby bilcosby - Membre régulier https://www.developpez.com
le 09/02/2017 à 19:25
Mediapart indépendant !!? ça ce discute !
http://corto74.blogspot.fr/2013/09/d...iapart-et.html
Avatar de Jarodd Jarodd - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 09/02/2017 à 20:36
Faut pas confondre argent public et subvention publique...

Une mairie qui prend un abonnement pour sa médiathèque, c'est de l'argent public, mais cela ne remet pas en cause l'indépendance de Mediapart. D'autant plus que sur 1 abonnement il y a plein de gens qui lisent les articles (et qui ne prennent pas d'abonnement en nom propre => atant d'argent en moins pour Mediapart). Cet abonnement peut être résilié, comme un abonnement d'un particulier. Cela n'a rien à voir avec les aide de l'Etat à la presse.

La TVA à 2.1%, c'est toute la presse qui en bénéficie, pas juste eux. Et faut-il rappeler que jusqu'à ya pas longtemps, les pure players avaient une TVA de 19.6%, quand la presse papier avait déjà le taux réduit depuis des années ? Cela a failli coûter à Arrêt sur images sa survie. Devoir provisionner des années de TVA pour éviter un contencieux, devoir faire un recours devant le Conseil d'Etat, je n'appelle pas cela une aide...

Et quand bien même ils toucheraient quand même de l'argent public, sous quelque forme que ce soit : font-ils mieux ou pire que les autres media ? Quelle est la proportion de l'argent public dans leurs revenus ? Et si on comparait avec la presse qui fustige toutes ces aides tout en se gavant depuis des années ?
Avatar de domi65 domi65 - Membre actif https://www.developpez.com
le 09/02/2017 à 23:11
La TVA à 2.1%, c'est toute la presse qui en bénéficie, pas juste eux.
Surtout, ce sont les seuls (pratiquement) à avoir payé une TVA à 20%.
Avatar de Daranc Daranc - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 10/02/2017 à 7:44
Dieux du ciel ! ....croire un journaliste croire en dieu croire en Google croire en facebook ..... je suis pas paranoïaque, mais faut pas pousser non plus
Avatar de Malick SECK Malick SECK - Community Manager https://www.developpez.com
le 03/03/2017 à 18:44
France : Facebook vient d'annoncer la mise en production de son outil de vérification,
pour lutter contre les « fake news »

Nous vous annoncions en février dernier que Facebook et Google s'étaient associés aux médias français et avaient procéder au lancement de leurs propres outils de lutte contre les « fake news » (ou la désinformation) en France. En effet, cette décision rentre dans le cadre des mesures de sécurité prises à l'approche des élections présidentielles pour faire face à la prolifération de faux articles et d'informations non vérifiées.

Aujourd'hui, Facebook a officiellement annoncé l'activation et la mise en production de son outil de vérification (fact-checking) sur sa plateforme. Avec l'implémentation de cette nouvelle fonctionnalité, l'ensemble des utilisateurs du célèbre réseau social pourront désormais signaler les messages postés et relatifs à de fausses informations, en d'autres termes il s'agit de toutes les publications présentant un caractère trompeur. Dans son annonce, Facebook affirme que son outil de fact-checking s'articule autour des quatre points ci-après.

  • Faciliter les signalements par les utilisateurs

    Chaque utilisateur est désormais en mesure de contribuer à la lutte contre les fausses informations. Pour cela, il leur suffit d'effectuer un signalement en cliquant sur le coin droit d’une publication pour alerter les organes en charge du contrôle.

  • Travailler avec des organisations tierces compétentes dans la vérification des informations

    Pour une analyse approfondie des messages signalés par les utilisateurs, Facebook va s'appuyer sur des médias qui sont réputés comme ayant une bonne expertise en matière de vérification d'informations. Les contrôleurs qui travailleront avec Facebook en France sont l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes. Il est précisé que seules ces structures auront un accès à l'outil de fact-checking.

  • Indiquer au grand public les informations contestées

    Facebook déclare dans son annonce que « lorsqu’une publication sera qualifiée de fausse information par deux des organisations de fact-checking, elle sera identifiée comme étant contestée. Cette publication affichera alors un pictogramme et mentionnera que l’information est contestée. Un message invitera l’utilisateur à se rendre sur le site de l’un des vérificateurs tiers pour en savoir plus. Lorsqu’un utilisateur envisagera de partager une publication identifiée comme non fiable, un avertissement « contesté par des tiers » s’affichera. Par ailleurs, la visibilité de ces publications pourra être réduite dans les fils d’actualité des utilisateurs. »

  • Limiter les gains financiers pour les auteurs de fausses informations

    Avec la nouvelle fonctionnalité, les messages considérés comme « contestés » ne pourront pas être transformés en publicité et ne seront pas sponsorisés. En effet, les auteurs de tels messages arrivaient à gagner de l'argent en se faisant passer pour de vrais médias, cela en redirigeant les utilisateurs vers leurs sites.

En résumé, selon Facebook, l'outil de fact-checking permet :
  • à chaque utilisateur de signaler les fausses informations avec un simple clic sur le coin droit d’une publication ;
  • aux structures de contrôle de vérifier minutieusement les informations signalées par les utilisateurs du réseau social Facebook ;
  • de taguer une publication comme étant contestée lorsqu’elle est reconnue comme étant une information fausse par deux structures de fact-checking distinctes.


Source : Facebook

Et vous ?

Que pensez-vous de cet outil de fact-checking ?

Pensez-vous qu'il sera efficace dans la lutte contre les fakes news ?
Avatar de TallyHo TallyHo - Membre averti https://www.developpez.com
le 04/03/2017 à 10:21
En plus des raisons douteuses de signalement (agacement ), Facebook s'appuie sur les médias pour vérifier, tout est dit... Autant dire que sur des sujets très sensibles, tabous ou même des idées très nouvelles qui sortent des sentiers battus, ça va saquer à mort.

Autre souci, est ce que FB a pensé à pénaliser les faux vérificateurs ? Je vous parie que d'ici quelques mois, on verra apparaître du "negative fact-checking" comme on a du "negative seo" pour le référencement.
Avatar de bigben bigben - Membre du Club https://www.developpez.com
le 04/03/2017 à 10:33
S'appuyer sur les grands médias qui racontent parfois plus de bêtises que certains sites qu'ils contestent. C'est pas forcément la meilleure approche.

Il suffit de voir le Decodex du Monde qui classe le très bon site "Les crises" en orange pour des raisons listées en deux liens vers des articles qui racontent n'importe quoi. Ils ont pourtant été prévenus que leurs articles sont mensongers, mais ils ne changent rien. La vérité n'est-elle pas que "Les crises" dénonce régulièrement les contre-vérités et les non-dits du journal "Le monde".

Il y a un vrai travaille à faire pour décrypter le vrai du faux. Mais quand on voit la manipulation d'opinion que font nos grands médias, on se dit que ce n'est certainement pas à eux de faire ce travail !
Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre émérite https://www.developpez.com
le 06/03/2017 à 9:17
Citation Envoyé par Malick SECK Voir le message
[*]Travailler avec des organisations tierces compétentes dans la vérification des informations

Pour une analyse approfondie des messages signalés par les utilisateurs, Facebook va s'appuyer sur des médias qui sont réputés comme ayant une bonne expertise en matière de vérification d'informations. Les contrôleurs qui travailleront avec Facebook en France sont l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes. Il est précisé que seules ces structures auront un accès à l'outil de fact-checking.
L'AFP, BFM, Le Monde, etc ne sont pas très bien placé pour dire si une information est vraie ou fausse...
Ce qui serait intéressant ce serait de faire une plateforme collaborative où chacun pourrait critiquer les articles de ces médias.
Parfois ils diffusent des hoax...

Ces médias ne sont pas neutre, ce n'est pas très intéressant de voir le monde à travers leur filtres...
Avatar de Grogro Grogro - Membre émérite https://www.developpez.com
le 06/03/2017 à 17:46
Je pense que ce petit jeu malsain va très rapidement se retourner contre leurs créateurs. Parce qu'on va se faire un malin plaisir de remonter comme "fake news" un certain nombre de comportements éthiquement douteux des mass médias, et en masse. Ou comme comme "média partisan" (ce qu'ils sont tous). Effet boomerang dans 3...2...1...
Avatar de Kimojasan Kimojasan - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 06/03/2017 à 20:03
Il y'a déjà des entreprises fournissant de faux profils, pour les politiques notamment, maintenant il y aura des entreprises fournissant de fausses vérifications. Les parties politiques, les propagandistes n'en attendaient pas tant !

"Par ailleurs, la visibilité de ces publications pourra être réduite dans les fils d’actualité des utilisateurs"

Qu'on nous permette de juger de la véracité (présumé ou non) d'une info, c'est bien, mais qu'on nous impose un filtrage du contenue basé sur ce jugement, c'est pas cool du tout, c'est même remettre en question notre esprit critique. Facebook aurait beaucoup à y gagner en laissant place à un système de filtrage plus participatif, ou l'utilisateur pourrait déterminer finement quelles types d'informations il voudrait voire sur son fil d'actualité, que ce soit des amis, des médias, des personnalités connues, des bloggeurs, le niveau de véracité présumé d'une actualité, etc.... Aujourd'hui, c'est complètement opaque et ça ne donne aucunement confiance.
Avatar de rtg57 rtg57 - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 11/03/2017 à 9:38
Le prochain qui me souhaite bon anniversaire sur FB, je le balance pour 'information pas vraie'... cela m'aidera à rester jeune !
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