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Ils ont mené la vie dure au directeur de la CIA et d'autres responsables du gouvernement
Et ont divulgué des informations sur des agents de police

Le , par Stéphane le calme

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Justin G. Liverman, un résidant de la Caroline du Nord âgé de 24 ans, a plaidé coupable d’avoir participé à une conspiration durant laquelle lui et d’autres individus ont accédé illégalement aux comptes de courrier électronique et de médias sociaux du directeur de la CIA John Brennan et d'autres hauts fonctionnaires du gouvernement. Cet accès a ensuite servi à faire fuiter des informations sensibles et à faire des menaces personnelles.

Parmi les 10 personnes ciblées par cette conspiration figuraient Brennan, le vice-directeur du FBI, Mark Giuliano, le directeur national du renseignement, James R. Clapper, Greg Mecher, l'époux du directeur de la communication de la Maison-Blanche, Jen Psaki et d'autres fonctionnaires. Le groupe s'est fait appeler Crackas with Attitude et avait à sa tête un individu répondant au pseudonyme Cracka.

Selon l'exposé des faits déposés dans le cadre du plaidoyer, depuis novembre 2015, Liverman a tenté d'intimider et de harceler des fonctionnaires américains et leurs familles en obtenant entre autres un accès non autorisé aux comptes en ligne des victimes. Par exemple, Liverman a publié publiquement des documents en ligne et des renseignements personnels obtenus illégalement du compte personnel d'une victime, envoyé des messages texte menaçants sur les téléphones de la victime et a eu recours à un service de “phone bombing” (spams) qui composait alors automatiquement le numéro de la victime une fois par heure pendant 30 jours avec un message menaçant préenregistré.

« Elle dit de la merde à propos de Snowden », déclarait Liverman le 10 décembre 2015 dans un chat en ligne avec Cracka, faisant référence à une cible supposée être Psaki, d’après l'exposé des faits. Le document se réfère à Mecher et Psaki respectivement en tant que victime 3 et le conjoint de la victime 3. « Si vous trouvez quelque chose lié [au conjoint de la victime 3], faites-le-moi savoir. Si vous trouvez son numéro de téléphone portable ou de domicile, passez le-moi », a indiqué Liverman qui a clairement fait savoir ses intentions de procéder à un phone bombing.

Plus tard, Liverman a envoyé des messages texte au même numéro qui disaient en partie : « nous surveillons votre famille, en particulier votre fils », accompagné d’une photo du fils qui avait été obtenue illégalement d'un des comptes compromis de la victime 2. Le même jour, Liverman a publiquement posté le numéro de portable depuis des comptes factices Facebook et Twitter en déclarant que « cette ligne ne sera active que pendant 24 heures, alors appelez ou faites des SMS si vous voulez me parler ... j’accepte aussi des dénudés sexy lol ».

Cracka a obtenu puis utilisé les identifiants de la victime 2 pour avoir accès au Law Enforcement Enterprise Portal, une base de données en ligne qui est censée être disponible seulement aux agents de police. À la demande de Liverman, Cracka a utilisé son accès pour obtenir une liste de plus de 80 policiers et employés de police dans la région de Miami. Le 6 janvier 2016, Liverman a publié cette liste en ligne.

Le groupe aurait également publié un document de 47 pages contenant des informations hautement personnelles que Brennan, le directeur de la CIA, a rempli lorsqu’il a obtenu son poste. En parallèle, le groupe a publié un document séparé contenant les données personnelles des 29 000 employés du FBI et du DHS. Le lendemain, un membre du groupe aurait présenté des preuves montrant qu'il avait détourné des comptes Verizon FiOS (une offre triple-play opérant sur un réseau de fibres optiques qui est présente dans certaines zones des États-Unis et est gérée par Verizon) appartenant à Clapper.

Selon une déclaration sous serment qui date de septembre, le groupe ne s’appuyait pas sur le piratage informatique pour avoir accès aux comptes. À la place, ils se sont servis de l'ingénierie sociale, se faisant passer pour divers personnels du support informatique qui viendrait aider les victimes. Le 11 octobre 2015, l'un des suspects aurait accédé au compte appartenant à Brennan en se faisant passer pour un technicien de Verizon. Le suspect a ensuite trompé un autre employé de Verizon pour qu'il réinitialise le mot de passe du service Internet de Brennan. Les procureurs ont expliqué que les suspects se sont également saisis du compte AOL de Brennan.

Le groupe aurait utilisé des techniques similaires pour accéder à d'autres comptes. La déclaration sous serment assure qu’un autre membre du groupe avait accès à une base de données d'application de la loi en appelant un service d'assistance du FBI et en demandant que le mot de passe de Giuliano soit réinitialisé.

Liverman fait face à une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement depuis qu’il a été condamné le 12 mai. La peine maximale prévue par la loi est prescrite par le Congrès et est fournie ici à des fins d'information puisque la détermination de la peine du défendeur sera déterminée par le tribunal en vertu de certains facteurs statutaires. Le coaccusé Andrew Otto Boggs, également de la Caroline du Nord, devrait plaider coupable pour son rôle dans la conspiration ce 10 janvier 2017.

Source : communiqué de presse des procureurs, exposé des faits (au format PDF)

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Avatar de kmedghaith
Membre averti https://www.developpez.com
Le 10/01/2017 à 21:45
Je suis quasiment sûr que c'est les russes et Putin en personne qui a demandé à faire ça.
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Avatar de byrautor
Membre averti https://www.developpez.com
Le 13/01/2017 à 15:31

Quand je sais que : Twitter, Facebook, YouTube, Google, Microsoft, Skype, etc.. (la plupart de mes fournisseurs, les médias en ligne.... savent tout de moi, de mes préférences, de mes contacts......., et de mes ordinateurs et de mon réseau privé et de mon ADSL.
Oui, je vais pleurer !
Pauvres américains.
Au fait à quoi sert l'intelligence service ?
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