Google se préparerait à supprimer la section « Dans l'actualité » des résultats de recherche
Dans son combat contre les fausses actualités

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Suite aux critiques relatives aux fausses actualités sur sa plateforme, Google a désormais l’intention de retirer dans les semaines à venir la section « Dans l’actualité » qui apparaît en haut des résultats des recherches effectuées sur ordinateur. C’est en tout cas ce que confie une source familière du sujet au Business Insider.

Elle a ajouté que cette section sera remplacée par une version carrousel de « À la une » semblable à celle qui est actuellement disponible sur mobile. Il faut rappeler par exemple que c’est dans la version américaine de cette rubrique (« In the news » en l'occurrence) que sont apparues certaines actualités factices comme celle qui donnait Donald Trump comme vainqueur des élections populaires.


Google n'a pas toujours inclus les fausses actualités dans sa section « Dans l’actualité ». Le numéro un de la recherche n’y intégrait que des sources de médias traditionnels légitimes qui avaient été au préalable examinées par ses soins (comme le New York Times, la BBC ou le Washington Post). Toutefois, en octobre 2014, Google a décidé d’ajouter de plus en plus de sources dans cette section dans l’optique de permettre à une « diversité de voix » de diffuser des actualités aux utilisateurs. Ces voix comprennent donc désormais des billets de blog, voire même des messages dans des forums spécialisés.

« Nous travaillons toujours pour donner à nos utilisateurs la meilleure réponse possible à leurs requêtes », avait alors déclaré Google. « Cela pourrait se présenter sous la forme d'une vidéo, d'un communiqué de presse, d'un billet de blog, d'une photo, d'un message dans les médias sociaux ou d'un article de presse ».

Deux ans plus tard, l'inclusion de ce type de contenu est revenue hanter Google à telle enseigne que l’entreprise a décidé de déclarer la guerre aux actualités factices. Google veut complètement éradiquer les actualités factices comme l’expliquait son PDG Sundar Pichai dans une interview avec la BBC : « dans notre perspective, il ne doit pas y avoir de situations où les actualités factices se répandent, donc nous allons faire pour le mieux ». Et de préciser que « les actualités factices en tant qu’ensemble peuvent représenter un gros problème ».

En décidant de remplacer la catégorie « Dans l’actualité » par « À la une », Google ne laisse plus la possibilité de parler d’actualité factice. Cependant, cela ne va résoudre qu’une infime partie du problème puisqu’il va falloir également contrôler les sources si le leader de la recherche ne veut pas se retrouver en train de diffuser des informations qui ne sont pas avérées. Mais dans ce cas, comment cela pourrait-il se passer pour valider ce qui peut être diffusé ou non ? Une équipe dédiée ? Un algorithme ? Un mix des deux ? Quel sera le délai pour valider une publication ? Et la place de son label fact-check en sera-t-elle affectée ?

Source : BBC (interview PDG Google), Business Insider, Search Engine Land

Voir aussi :

Google propose le label "Fact Check" sur Google News pour aisément identifier les articles vérifiant des faits, que pensez-vous de cette initiative ?


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Avatar de Ryu2000 Ryu2000 - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 22/11/2016 à 13:05
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Le numéro un de la recherche n’y intégrait que des sources de médias traditionnels légitimes qui avaient été au préalable examinés par ses soins (comme le New York Times, la BBC ou le Washington Post).
Ce sera de plus en plus difficile d'avoir accès à des médias alternatifs.
Avatar de pierre-y pierre-y - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 22/11/2016 à 15:35
Le numéro un de la recherche n’y intégrait que des sources de médias traditionnels légitimes qui avaient été au préalable examinés par ses soins (comme le New York Times, la BBC ou le Washington Post).
C'est assez pathétique de lire ça alors que c'est justement ces media traditionnels et légitime qui ont chercher a volontairement orienter les votes américains et que donc ils ont fait de la fausse informations par omissions le plus souvent.
Avatar de Grogro Grogro - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 22/11/2016 à 16:12
Si les médias traditionnels prennent conscience de leur propre faillite, ils faut apprendre aux journalistes ET aux citoyens des bases d'hygiène intellectuelle :

- La source de chaque information nouvelle doit être systématiquement mentionnée, y compris les images,
- Un article sans références est un article qui n'existe pas. C'est valable pour un article scientifique, c'est valable pour un article de Wikipédia, il n'y a pas de raison que cela ne soit pas valable pour un article de presse,
- Le titre d'un article doit refléter le plus exactement possible son contenu,
- S'interroger systématiquement sur QUI parle, au nom de QUI, pour quels intérêts, qui est propriétaire de l'information.
- Chaque information doit être recoupée par plusieurs sources d'information indépendantes,
- La propagande, le mensonge médiatique, la manipulation intellectuelle, rien de tout ça n'est spécifique aux régimes des "Méchants". La manipulation n'a pas d'étiquette politique.
- 50 millions de personnes peuvent avoir tort, contrairement à ce que veut la propagande libérale : ce qui émerge du bas n'est pas forcément plus juste que ce qui émerge du haut.
Avatar de micka132 micka132 - Membre expert https://www.developpez.com
le 22/11/2016 à 16:49
Citation Envoyé par Grogro Voir le message
Si les médias traditionnels prennent conscience de leur propre faillite, ils faut apprendre aux journalistes ET aux citoyens des bases d'hygiène intellectuelle :
C'est pas compliqué, la plupart des articles (en France) sont un quasi copié de l'AFP, c'est pour ca que tu as toujours les même actus qui tournent en boucle ce qui donne un plus légitime aux infos, puisque tout le monde le dit !
En même temps comment faire autrement quand la plupart des gens sont scotchés à leurs smartphones et qu'il faut tout savoir dans l'immédiat? Ben tu fais plus du journalisme, tu fais du direct...
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 22/11/2016 à 18:10
Chine : les fausses actualités donnent une raison de plus de renforcer le contrôle de l’internet
Pékin suggère une cyber gouvernance plus rigide

Du 16 au 18 novembre, la ville de Wuzhen a abrité la troisième édition de la conférence mondiale sur Internet (WIC) en Chine, qui a vu la participation des autorités chinoises et des entreprises comme Facebook, IBM Corp ou encore Qualcomm Inc.

La Chine a réaffirmé sa position en tant que leader du contrôle de l’internet et a appelé les entreprises de technologie et autres pays à respecter sa position. Dans un court discours vidéo lors de la conférence, le président chinois Xi Jinping a appelé au respect de la « souveraineté cybernétique », c’est-à-dire l'imposition de contrôles gouvernementaux sur le cyberespace à l'intérieur des frontières chinoises.

Les responsables chinois et des dirigeants d'entreprises locales ont également pris la parole pour appeler à une cyber gouvernance plus rigide, estimant que le cyberespace est devenu dangereux et plus difficile à gérer. Et à titre d’exemple, ils ont tous indexé le phénomène de fausses actualités qui a explosé pendant les campagnes présidentielles des États-Unis.

Pour Ren Xianling, le numéro deux du Cyberspace Administration of China (CAC), l'autorité suprême de l'internet en Chine, le contrôle de l’internet est une mesure efficace pour prévenir les dangers liés au cyberespace. C’est comme « installer des freins dans une voiture avant de conduire sur la route », dit-il. Si Facebook réfléchit encore aux voies et moyens de lutter contre les fausses actualités, Ren Xianling recommande d'utiliser des systèmes d'identification des internautes afin que ceux qui publient de fausses nouvelles et des rumeurs puissent être identifiés et punis.

Les grandes entreprises chinoises de technologie semblent également s’aligner sur la position de Pékin vis-à-vis de l’internet. C’est le cas par exemple du géant chinois de Tencent Holdings Ltd, qui a développé l'application de réseau social la plus populaire en Chine, WeChat. Ma Huateng, le fondateur de l’entreprise met également en avant le rôle des médias sociaux dans l'élection de Donald Trump en affirmant que cela envoie un « signal » à la communauté mondiale sur les dangers des fausses nouvelles. Ce qui donne une raison de plus pour limiter la liberté de l’utilisation de l’internet en renforçant les contrôles gouvernementaux.

Source : Reuters
Avatar de JackJnr JackJnr - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 22/11/2016 à 18:17
[cynisme]
C'te blague, c'est un article en avant première du Gorafi bande de rigolos
Avatar de Fleur en plastique Fleur en plastique - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 22/11/2016 à 20:51
Ah, enfin on y vient. Il est nécessaire que les puissances mondiales enfin fassent le ménage d'Internet. Il y a trop de rigolos et petits plaisantins qui s'amusent, en publiant des fausses actualités, des sites complotistes, virus, logiciels libres, films pirates en streaming et autres crimes odieux en toute impunité. Leur place est derrière les barreaux ou dans la guillotine !

Il me semble normal que les puissances les plus soucieuses de l'intérêt du citoyen, c'est-à-dire la Chine, la Russie, les Etats-Unis et la Corée du Nord fassent un gouvernement à quatre. Et les réformes qui me paraissent tout à fait nécessaire sont les suivantes :
- Plus d'anonymat ou de pseudo. Chaque membre d'un forum ou réseau social devra apparaître avec son nom, prénom, téléphone, adresse et pays de résidence visible par tous.
- Adresse IP attribuée à vie à chaque citoyen afin de faciliter l'identification et reconnaître les usurpations.
- Chaque site devra avoir été explicitement autorisé par le gouvernement avant d'être visible par l'honnête citoyen.
- Chaque message posté sur un forum devra avoir été validé par l'équipe du gouvernement ; si le message contient une désinformation, une illégalité ou une méthode de pensée contraire aux bonnes mœurs, le message ne sera pas du tout publié et l'auteur du message poursuivi en justice.

Grâce à ses simples mesures, Internet redeviendra sain. On pourra passer notre temps à mettre à jour Windows 10 et en même temps rechercher la recette de l’œuf à la coque, payer puis visionner en streaming le dernier film à la mode, savoir pour qui voter à la présidentielle 2017, ou acheter sur les sites des commerçants honnêtes.
Avatar de Marco46 Marco46 - Modérateur https://www.developpez.com
le 23/11/2016 à 9:52
Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message

- Chaque site devra avoir été explicitement autorisé par le gouvernement avant d'être visible par l'honnête citoyen.
Ce qui est marrant c'est que tu crois troller mais c'était réellement une proposition de ce cher François Fillon aux débuts d'internet
Avatar de Zirak Zirak - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 23/11/2016 à 10:27
Citation Envoyé par Marco46 Voir le message
Ce qui est marrant c'est que tu crois troller mais c'était réellement une proposition de ce cher François Fillon aux débuts d'internet
Et puis c'est surtout déjà en cours ou partiellement en cours dans plusieurs pays. ^^

Mais j'avoue que c'est un des rares trolls de Fleur en plastique où j'ai mis +1, tellement c'est proche de la vérité.
Avatar de Grogro Grogro - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 23/11/2016 à 11:34
Il me semble justement que Fillon, qui avait consacré ses 5 années de premier ministre à exciter la phobie d'internet auprès de la ménagère de plus de 50 ans intoxiquée à TF1, voulait étendre le rôle du CSA (politiquement contrôlé comme chacun sait, encore plus depuis que Sarko est passé par là) au web. Et qu'il rêvait d'un organisme pour "approuver" un site web. Une certification qu'il imaginait facultative, mais il n'était pas difficile d'extrapoler ensuite (prise en charge par les logiciels de contrôle parental, pressions auprès des FAI).

Enfin depuis, Valls a fait depuis bien pire que la Hadopi ou la Loppsi.

Maman État, protège-moi de ce méchant web que je ne saurais voir !
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