IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Primaire de la droite et du centre : ce que proposent Alain Juppé et François Fillon
Pour le numérique, l'informatique et la cybersécurité

Le , par Michael Guilloux

31PARTAGES

9  3 
Lequel des programmes préférez-vous pour le numérique ?
Celui de François Fillon
19 %
Celui d'Alain Juppé
10 %
Pas d'avis
71 %
Voter 21 votants
Que proposent les différents candidats de la Primaire ouverte de la droite et du centre en France ? Alors qu’on tend vers la fin du dépouillement des votes (95 % des bureaux de vote), les résultats provisoires montrent François Fillon et Alain Juppé en tête avec respectivement 44,1 % et 28,6 %. Mais quel est le contenu de leurs programmes pour le numérique ?

Enseignement de l’informatique et de la programmation

Comme c’est la tendance ces dernières années dans de nombreux pays, Alain Juppé propose « d’adapter l’éducation à l’ère du numérique ». D’après son programme, cela passe par « l’introduction des cours de programmation à l’école ». Il prévoit aussi de « favoriser l'utilisation des MOOC dès le primaire ».

François Fillon a quant à lui voulu donner plus de détails sur son plan pour l’enseignement du numérique. Il estime que « l’école doit changer d’ambition, elle doit devenir innovante ». Pour l’école primaire, il veut se contenter de « l’enseignement des rudiments de la pensée informatique en mode connecté et non connecté ». L’enseignement de l’informatique proprement dit devrait donc commencer au collège : « Enseigner l’informatique au collège et introduire l’apprentissage de la programmation, du codage et de l’algorithmique sur le temps alloué à la technologie », a-t-il indiqué dans son programme. Il prévoit « d’enseigner l’informatique à tous les élèves de toutes les filières du lycée, en commençant par généraliser rapidement l’option Informatique et Sciences du Numérique ». François Fillon envisage encore de « développer des formations qui permettent de fournir au marché les 150 000 codeurs par an dont les entreprises du numérique ont besoin ». Pour l’enseignement supérieur, Fillon veut inscrire un module dédié aux techniques de cybersécurité et d’exploration de données (data mining) dans le programme de la plupart des disciplines.

Cybersécurité

Dans le contexte actuel, aucun des deux candidats n’a omis la cybersécurité. Ici, Alain Juppé a décliné quelques points visant à « mettre en place une véritable stratégie de cybersécurité ». Il compte « moderniser les pratiques de l’État face aux cyberattaques », en ayant recours aux Bug Bounty et au renforcement de l'e-police, une cellule composée de gendarmes et de policiers qui traitent les contenus illicites signalés sur Internet. Juppé prévoit aussi de former les magistrats à la cybersécurité. Il envisage également, entre autres, d’instaurer « un Pacte pour la cybersécurité entre l’État et les entreprises pour créer une offre nationale et européenne compétitive. » Il veut en plus renforcer la coopération à l’échelle européenne en soutenant par exemple la création d’une agence européenne de sécurité des systèmes d’information.

François Fillon est également partant pour l’idée de coopération à l’échelle européenne, mais surtout pour les questions liées de cybersécurité, criminalité et terrorisme. Il prévoit dans son programme de « renforcer dans le cadre européen la coordination entre les États, les organisations régionales et le secteur privé afin de faire obstacle, de prévenir et de sanctionner l’utilisation des nouvelles technologies à des fins terroristes et criminelles. » Comme nous l’avons déjà dit dans ses propositions pour le numérique et l’enseignement, Fillon promet d’introduire, dans l’enseignement supérieur, des cours sur les techniques de cybersécurité et d’exploration de données dans le programme de la plupart des disciplines.

En parlant de lutte contre le terrorisme, Alain Juppé envisage quant à lui de « sanctionner effectivement les personnes qui consultent habituellement des sites djihadistes pour mettre fin à l’endoctrinement sur internet ». Il veut également « généraliser l'utilisation des nouvelles technologies (biométrie, reconnaissance comportementale et faciale, etc.) pour faire face à la massification de la menace terroriste. »

Et la question HADOPI ?

En ce qui concerne la lutte contre le piratage des industries culturelles, François Fillon s’est amplement exprimé sur la question. Il ne remet en cause ni la loi HADOPI ni le mécanisme de riposte graduée. Pour lui, HADOPI a joué « son rôle pédagogique, destiné à sensibiliser le plus grand nombre au bon usage de l’Internet et au respect du droit d’auteur ». D’après Fillon, sa création a constitué une première étape dans la lutte contre le piratage, en ciblant les internautes eux-mêmes par des avertissements pédagogiques. Il ne restait plus qu’à engager une nouvelle étape en ciblant directement les acteurs commerciaux, ce que le gouvernement a manqué de faire depuis 2012 en « émettant des messages contradictoires sur sa détermination à lutter contre le piratage ».

« Le principal résultat de ces hésitations [du gouvernement], distillées au fil de multiples rapports, a été de discréditer le caractère dissuasif de la HADOPI, sans pour autant substituer à la « réponse graduée » la moindre action concrète en direction des acteurs commerciaux de l’économie du piratage », dit-il. Fillon pense que les deux approches devraient être utilisées pour lutter contre le piratage : la dissuasion de la « réponse graduée » pour les internautes, mais également un outil pénal et une pression politique pour les acteurs commerciaux.

Un peu discret sur cette question, Alain Juppé n’a pas non plus remis en cause la HADOPI. Mais, il envisage tout de même de « défendre le droit des auteurs et des créateurs et poursuivre la lutte contre le piratage sous toutes ses formes, notamment contre les sites de streaming illégaux. »

Sources : Propositions d’Alain Juppé, Propositions de François Fillon

Et vous ?

Sur la base de leurs différentes propositions pour le numérique, lequel d’Alain Juppé et François Fillon préférez-vous ? Pourquoi ?
Sur quels points chaque candidat a été plus pertinent ?

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de joublie
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 21/11/2016 à 20:27
La proposition de Juppé sur les MOOC est précisément : " favoriser l’utilisation de MOOCs dès le primaire. Sur le même format que FUN, où les cours y sont ajoutés par les professionnels et établissements d’enseignement supérieur, les cours destinés aux élèves les plus jeunes doivent être proposés par des personnes qualifiées."
Ce qui m'inquiète c'est l'idée que des élèves fort jeunes (dès le primaire) soient mis devant un ordinateur et peut-être momentanément laissés à eux-mêmes, alors qu'au contraire il faudrait améliorer la qualité de la relation humaine pour faire croître la motivation de l'élève, le goût pour l'école, le confiance en soi, etc.
8  0 
Avatar de GPPro
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 22/11/2016 à 9:00
Franchement quand on voit leurs programmes (en particulier celui de Fillon), ce qu'ils pensent du numérique est vraiment le cadet de nos soucis.
8  0 
Avatar de Grogro
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/11/2016 à 11:50
Je ne suis même pas sûr que Fillon et Juppé sachent se servir d'une souris.

Blague à part, s'il y a quelques gadget imbéciles dans ces programmes (les MOOC pour rajouter un buzzword au bullshit bingo, HADOPIPEAU, la criminalisation de la consultation de sites indésirables, ça s'appelle la présomption d'intention, pas sûr que ça passe devant le conseil d'état), ce n'est globalement ni nul, ni mauvais, ni dangereux : simplement très médiocre et bien en deçà des enjeux.

Si on rattraper enfin notre retard sur le numérique il faut avant tout :
1/ Réintroduire un enseignement sérieux des mathématiques au secondaires
2/ Casser certaines jurisprudences qui criminalise le messager spécialiste de la sécurité de l'information (si le vocable bug bounty est prononcé, ils en ont probablement pris conscience)
3/ Considérer enfin la technique comme un véritable métier rémunéré et qualifié (donc greffer un cerveau au patronat et les renvoyer à l'école. Bon courage).
7  0 
Avatar de Marco46
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/11/2016 à 20:38
Pour rappel, François Fillon c'est le mec qui proposait à la fin des années 90 que le CSA puisse censurer les sites internet qui ne lui plaisait pas. C'est pour vous dire sa conception du numérique ...
6  0 
Avatar de NSKis
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 22/11/2016 à 0:14
C'est ce que proposent Juppé et Fillon ou... ce que propose le jeune stagiaire de l'équipe de campagne a qui on a demandé de "pondre" un truc pour faire "djeeeeunes"?

Parce que franchement, imaginer un seul instant les 2 gaillards Juppé et Fillon se préoccuper du numérique, cela a le mérite de faire sourire! C'est un peu comme si on demande à une bonne soeur au fin fond de son couvent si elle a un avis sur les nouvelles tendances de la mode concernant les monokini brésiliens en format ficelle de papier cadeau...
6  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 22/11/2016 à 16:02
Citation Envoyé par Cincinnatus Voir le message
4/ Arrêter de vouloir "Enseigner l’informatique au collège/école et introduire l’apprentissage de la programmation, du codage et de l’algorithmique sur le temps alloué à la technologie ". C'est du temps perdu pour ceux qui n'ont pas l'esprit logique et/ou que ça n'intéressera pas, et franchement, ça dévalorise notre métier ! Qu'un gamin puisse croire qu'il peut faire comme un professionnel...
Je ne me suis pas permis de mettre -1, comme certains l'ont fait, mais je pense que si l'idée est mauvaise, ton analyse l'est aussi.

D'abord, on peut apprendre la programmation étant gamin. Je l'ai fait. En primaire. Bon, mon père lui-même était développeur, ça aide beaucoup. Ce n'est pas une activité comme la médecine, ou pratiquer avant d'avoir le diplôme est dangereux. C'est plus une activité comme le football, ou la rédaction : même si on est mauvais et/ou débutant, on peut faire des petites choses e se faire plaisir.

Ensuite, non, je ne crois pas que ça dévalorise notre métier. des gamins qui jouent au football dans la rue - ou à l'école - ne dévalorisent pas Mario Balotelli. Au contraire, ils savent bien ce que qu'il fait n'est pas ordinaire(et je ne parle pas de ses frasques).

Enfin, la vraie raison pour laquelle c'est une mauvaise idée, c'est le manque de formation des enseignants. Spécialement au primaire(pour reprendre le programme de A. Juppé), la plupart des enseignants ont un profil plus littéraire que matheux(ce qui n'est pas mauvais en soi). Et même nombre de matheux n'ont pas forcément une bonne compréhension de nôtre domaine d'activité. Au vu de la manière dont sont traités, globalement, les fonctionnaires(et donc es profs) dans les programmes de ces candidats-là, je ne peux pas imaginer qu'ils soient formés comme il se doit pour faire ça. Autant les garder sur ce qu'ils savent faire - et qui est utile aussi.

On peut faire de la programmation très limitée et amusante(ce que je faisais à 7 ans), mais ce n'est certainement pas le bon niveau pour enseigner cette discipline. Pour faire passer un niveau, même débutant, il faut une bonne maitrise de la part du professeur. Ou alors un investissement personnel démesuré de la part de l'apprenant...... ce qui est déjà le cas pour les rares qui sont déjà motivés. Donc je ne vois pas de solution pour faire ça de manière efficace - à moins d'un effort massif de l'état, de la part de candidats qui promettent toujours moins d'état. Ca n'a pas de sens.
6  0 
Avatar de arond
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 22/11/2016 à 8:55
il manque la case aucun des deux
5  0 
Avatar de GPPro
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 24/11/2016 à 18:37
Pour m'intéresser un peu aux programmes des collèges/lycées ces derniers temps, l'enseignement de la programmation ressemble plus pour le moment à de l'algorithmique de base et de la logique. Ce qui à mon avis est très bien. Par contre je serais contre un enseignement de la programmation au vrai sens du terme (qui là reviendrait à dire "toi aussi tu seras ouvrier mon fils" mais au lieu de serrer des boulons, il pissera des lignes de code).
5  0 
Avatar de Cincinnatus
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 24/11/2016 à 11:23
Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
Je ne me suis pas permis de mettre -1, comme certains l'ont fait, mais je pense que si l'idée est mauvaise, ton analyse l'est aussi.

D'abord, on peut apprendre la programmation étant gamin. Je l'ai fait. En primaire. Bon, mon père lui-même était développeur, ça aide beaucoup. Ce n'est pas une activité comme la médecine, ou pratiquer avant d'avoir le diplôme est dangereux. C'est plus une activité comme le football, ou la rédaction : même si on est mauvais et/ou débutant, on peut faire des petites choses e se faire plaisir.

Ensuite, non, je ne crois pas que ça dévalorise notre métier. des gamins qui jouent au football dans la rue - ou à l'école - ne dévalorisent pas Mario Balotelli. Au contraire, ils savent bien ce que qu'il fait n'est pas ordinaire(et je ne parle pas de ses frasques).

Enfin, la vraie raison pour laquelle c'est une mauvaise idée, c'est le manque de formation des enseignants. Spécialement au primaire(pour reprendre le programme de A. Juppé), la plupart des enseignants ont un profil plus littéraire que matheux(ce qui n'est pas mauvais en soi). Et même nombre de matheux n'ont pas forcément une bonne compréhension de nôtre domaine d'activité. Au vu de la manière dont sont traités, globalement, les fonctionnaires(et donc es profs) dans les programmes de ces candidats-là, je ne peux pas imaginer qu'ils soient formés comme il se doit pour faire ça. Autant les garder sur ce qu'ils savent faire - et qui est utile aussi.

On peut faire de la programmation très limitée et amusante(ce que je faisais à 7 ans), mais ce n'est certainement pas le bon niveau pour enseigner cette discipline. Pour faire passer un niveau, même débutant, il faut une bonne maitrise de la part du professeur. Ou alors un investissement personnel démesuré de la part de l'apprenant...... ce qui est déjà le cas pour les rares qui sont déjà motivés. Donc je ne vois pas de solution pour faire ça de manière efficace - à moins d'un effort massif de l'état, de la part de candidats qui promettent toujours moins d'état. Ca n'a pas de sens.
Ok, je me suis sans doute exprimé trop vite. Tu as mieux indiqué les problèmes que cela poserait. Et je te mets +1 !
J'ai effectivement vu des collègues de formation [dans une spécialisation avec 50% de développement, donc intéressés par ça] qui ne comprenaient pas grand chose à la logique de la programmation. Alors la majorité des jeunes... Une minorité, oui, mais généraliser, ça me fait vraiment penser à une mode sans fondement.
Quant à la dévalorisation, après avoir entendu quelqu'un utilisant un ordinateur dans son travail dire qu'il est informaticien... Même si j'ai tapé dans un ballon, je ne me dis pas footballeur.

En bref, il faudrait que l'école apprenne les bases "classiques" aux élèves et ne cherche pas à remplacer les cours fondamentaux en chamboulant tous les programmes à chaque changement de ministre.
4  0 
Avatar de MABROUKI
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 23/11/2016 à 3:05
re
Un enseignement au primaire ne peut être qu'un enseignement d'éveil ,destiné à mettre en relief l'existence du numérique dans toutes les activités humaines contemporaines ...
3  0