Les Cnil européennes demandent à WhatsApp de suspendre le transfert de données avec Facebook
Le temps d'éclaircir les paramètres entourant ce partage

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
En août dernier, WhatsApp a annoncé un changement dans ses conditions d’utilisation et a indiqué que les entreprises allaient pouvoir envoyer des messages directement aux utilisateurs. De plus, l’application de messagerie a opté pour le partage des numéros de téléphone de son énorme base d’utilisateurs avec Facebook.

« Nous allons explorer des façons dont les entreprises et vous pouvez communiquer ensemble […], comme passer des commandes, effectuer des transactions, obtenir des informations de rendez-vous, recevoir des bons et avis de livraisons, être informé des mises à jour de produits et services et du marketing », ont expliqué les responsables du service de messagerie pour justifier les interactions avec les entreprises. Si WhatsApp a réaffirmé que les bannières publicitaires ne seront toujours pas autorisées sur sa plateforme, le réseau social a indiqué que les messages envoyés par les marques pourront « contenir une offre pour quelque chose qui pourrait vous intéresser ».

Par la suite, plusieurs Cnil européennes n’ont pas manqué de souligner leur inquiétude face à cette nouvelle politique. En Allemagne par exemple, l'Autorité de protection des données de la ville-Etat de Hambourg (nord), où est installé le siège allemand de Facebook et dont les décisions valent pour l'ensemble du territoire, a émis une injonction administrative interdisant « dès maintenant à Facebook de rassembler et d'enregistrer les données des utilisateurs allemands de WhatsApp ». L'autorité a également demandé à Facebook « d’effacer les données déjà transmises » au réseau social via WhatsApp.

Cette fois-ci, le G29, qui réunit les Cnil européennes, a publié une lettre ouverte adressée à Jan Koum, le créateur de l’application WhatsApp. Les gendarmes estiment que le consentement des internautes concerné n'est probablement pas valide. Le G29 n’a pas manqué de rappeler que ces changements de politique s’érigent en contradiction avec les déclarations précédentes des deux entreprises lors du rachat de WhatsApp par Facebook, notamment qu’elles allaient s’assurer qu’aucun échange de données n’ait lieu.

« Étant donné la popularité du service de messagerie, ces changements peuvent affecter de nombreux citoyens des États membres de l'UE et ont provoqué une grande incertitude parmi les utilisateurs et les non-utilisateurs du service », ont fait valoir les Cnil.

Le G29 a indiqué être très préoccupé par l’efficacité des mécanismes de contrôle apportés aux utilisateurs pour leur permettre d’exercer leurs droits. Le G29 s’interroge également sur la portée du partage des données sur les personnes qui n’utilisent pas de service de la famille de Facebook. Le G29 a donc demandé à WhatsApp de lui communiquer rapidement toutes les informations jugées pertinentes qui vont répondre à ses interrogations, tout en l’exhortant à « arrêter le partage des données de ses utilisateurs jusqu’à ce que les garanties juridiques appropriées puissent être apportées ». Le G29 veut avoir des informations entre autres comme les catégories exactes de données qui sont transmises entre les deux entités (est-ce que les noms sont transmis ? Les numéros de téléphone ? Les courriels ? Les adresses postales ? Etc.) mais aussi la source de provenance (les données issues du téléphone de l’utilisateur ? Les données issues des serveurs WhatsApp ?) ainsi qu’une liste des bénéficiaires de ces données..

En Inde, la Haute Cour de Delhi a condamné le mois dernier WhatsApp à ne pas partager ses données avec Facebook, pour les mêmes motifs de manque de consentement éclairé de la part de l’utilisateur.

Source : lettre du G29 (au format PDF)

Voir aussi :

L'UE se prépare à annoncer une extension des règles appliquées aux opérateurs traditionnels, aux services de messagerie comme WhatsApp ou Skype


Vous avez aimé cette actualité ? Alors partagez-la avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :


 Poster une réponse Signaler un problème

Avatar de Guiliguili Guiliguili - Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
le 01/11/2016 à 23:45
je n'utilise aucun de ces services.

Il faut être fou pour croire qu'un service d'origine US respecte un temps soit peu les droits des non US.

Déjà qu'is ne respectent pas leur propre pays xD

Il existe des services privés avec ses propres serveurs pour communiquer de façon professionnelle.

Voilou
Avatar de pmithrandir pmithrandir - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 02/11/2016 à 11:34
Pour ma part, j'ai installé il y a qq jours signal un clone de whatsapp qui parait bien fonctionner.

Il y a peu d'utilisateur pour le moment, mais c'est vraiment le même principe, et vu que le code est en opensource, je pense qu'on est plutot tranquille sur ce qui va se passer dans l'avenir.(pas de risque que l'application voient une "mini" faille ouverte discretement qui intercepterait les communications soit disant sécurisées.

La seule chose possible serait que le gouvernement qui veut t'espionner s'arrange, avec la collaboration de google ou apple par exemple, pour te refiler une version de l'application modifiée lors des mises à jour.
En dehors de ca, je ne vois pas trop ce qui peut casser ce systeme.
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 08/11/2016 à 12:52
Royaume-Uni : Facebook accepte de suspendre l’utilisation des données de WhatsApp
d'après le Bureau du Commissaire à l'Information

Mise à jour le 17/11/2016 - Europe : WhatsApp suspend temporairement le partage de données avec Facebook à des fins publicitaires

En réponse aux inquiétudes sur la vie privée exprimées par ses utilisateurs et les autorités de protection des données (DPA), WhatsApp a décidé de suspendre temporairement le partage de données avec Facebook à des fins publicitaires. D’après la source proche du dossier, il s’agit uniquement des utilisateurs en Europe. La décision vise à donner aux organismes de réglementation le temps de partager leurs préoccupations en matière de protection de la vie privée et à Facebook, le temps de réfléchir aux moyens de les résoudre.

Facebook avait déjà accepté de suspendre l'utilisation des données de WhatsApp pour les utilisateurs au Royaume-Uni. Cette décision permet donc d’étendre la mesure à toute l’Europe. D’après la source, les deux entreprises vont toutefois continuer à partager les données des utilisateurs dans le cadre administratif, pour des raisons telles que la lutte contre le spam par exemple.

Source : Independent


En février 2014, lorsque Facebook a racheté WhatsApp, les deux entreprises ont pris l’engagement de ne pas partager de données entre elles. Mais en août dernier, WhatsApp a annoncé des changements dans ses conditions d’utilisation qui prévoyaient entre autres le partage des numéros de téléphone de ses utilisateurs avec Facebook. WhatsApp a fait valoir que le partage de données avec Facebook permettrait de mieux lutter contre le spam et améliorer l’expérience utilisateur à la fois pour les deux produits. Mais « le fait que cela se produise aujourd’hui est non seulement une tromperie envers les utilisateurs et le public, mais constitue aussi une infraction à la loi sur la protection des données », a déclaré Johannes Caspar, le commissaire de Hambourg chargé de la protection des données et de la liberté de l'information.

Au mois de septembre, l’Allemagne avait émis une injonction administrative interdisant « à Facebook de rassembler et d'enregistrer les données des utilisateurs allemands de WhatsApp ». La DPA (autorité de protection des données) allemande a aussi demandé à Facebook « d’effacer les données déjà transmises » au réseau social via WhatsApp. Les CNIL européennes ont également demandé à WhatsApp de suspendre le transfert de données avec Facebook, le temps de faire la lumière sur les conditions et les informations incluses dans le partage et de s’assurer que toutes les protections juridiques nécessaires sont mises en place.

D’après Elizabeth Denham, la Commissaire britannique à l’information, Facebook a accepté de suspendre l’utilisation des données de WhatsApp pour les utilisateurs britanniques pour des publicités ou des améliorations de produits, après que l’autorité de protection des données a estimé que les utilisateurs n’étaient pas correctement protégés. « Nous sommes heureux qu'ils aient accepté de suspendre l'utilisation des données des utilisateurs britanniques de WhatsApp pour des publicités ou des améliorations de produits », a déclaré la responsable du Bureau du Commissaire à l’Information, dans un communiqué. « Si Facebook commence à utiliser les données sans consentement valide, ils peuvent faire face à des actions coercitives de mon bureau », a ajouté Elizabeth Denham.

La Commissaire britannique à l’information estime toutefois que les utilisateurs n’avaient pas reçu suffisamment d'informations sur ce que Facebook ferait avec leurs données et que WhatsApp n'avait pas obtenu un consentement valide de leur part. Le régulateur britannique affirme avoir donc demandé à Facebook et WhatsApp de signer un engagement visant à mieux expliquer aux clients comment leurs données seraient utilisées et à leur donner le contrôle continu de ces données. Jusqu'à présent, les deux entreprises n'ont pas accepté la demande : « Nous pensons que les consommateurs méritent un plus grand niveau d'information et de protection, mais jusqu'à présent Facebook n'a pas accepté », a déclaré Denham.

De son côté, si Facebook a accepté de suspendre l’utilisation des données de WhatsApp, la société affirme que la mise à jour des conditions d’utilisation et de la politique de confidentialité de WhatsApp donne aux utilisateurs une explication claire et simple de la façon dont le service fonctionne, ainsi que le choix sur la manière dont leurs données sont utilisées. Le numéro un des réseaux sociaux estime par ailleurs que les données collectées par WhatsApp sont extrêmement limitées et qu’en plus seulement une partie de celles-ci est ensuite partagée avec Facebook. La firme de Mark Zuckerberg pense également qu’il serait inapproprié de trouver une solution spécifique avec un régulateur avant de recevoir toutes les préoccupations des autres DPA.

Source : Reuters

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?

Voir aussi :

L'Allemagne interdit les transferts de données entre WhatsApp et Facebook et somme le réseau social d'effacer les données déjà transmises
Les CNIL européennes demandent à WhatsApp de suspendre le transfert de données avec Facebook, le temps d'éclaircir les paramètres entourant ce partage
Avatar de Malick Malick - Community Manager https://www.developpez.com
le 21/12/2016 à 2:44
Rachat de WhatsApp : Facebook accusée par l'UE d'avoir fourni des informations trompeuses
et risque une amende de 1 % de son chiffre d'affaires

La société Facebook est accusée par la Commission européenne d'avoir fourni des informations trompeuses durant une enquête que ladite commission avait menée en 2014. Cette enquête, qui se faisait conformément au règlement de l'Union européenne sur les concentrations, était relative au projet d'acquisition de WhatsApp par Facebook. Pour faire part de ses accusations à Facebook, la Commission européenne a envoyé à la société une communication de l'ensemble des griefs qui lui sont reprochés.

Pour rappel, en février 2014, Facebook avait confirmé la signature d'un accord avec les propriétaires de WhatsApp. Dans les clauses dudit accord, la société Facebook s'était engagée à racheter l'application de messagerie WhatsApp pour la somme de 16 milliards de dollars. À l'époque, il était convenu que 12 milliards de dollars seraient sous la forme d’actions Facebook et les 4 milliards de dollars qui restent seraient payés en cash.

Faisant suite à la notification envoyée à Facebook, Mme Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence à la Commission européenne, a déclaré que « les sociétés sont tenues de fournir des informations exactes à la Commission lors des enquêtes sur les concentrations. Elles doivent prendre cette obligation au sérieux. L'examen objectif et en temps utile des opérations de concentration par la Commission dépend de l'exactitude des informations fournies par les sociétés concernées. Dans ce cas précis, la Commission estime, à titre préliminaire, que Facebook lui a fourni des renseignements inexacts ou trompeurs au cours de l'enquête menée sur le rachat de WhatsApp. Facebook a désormais la possibilité de répondre à la communication des griefs. »

Les informations recueillies nous révèlent que WhatsApp, prétendant améliorer la qualité de ses services, a annoncé au mois d'août dernier plusieurs mises à jour de ses conditions générales d'utilisations et de sa politique de confidentialité. Toutefois, la nouveauté qui a irrité la Commission européenne est le fait que la société ait fait part à ses utilisateurs qu'il leur est désormais possible d'associer leurs numéros de téléphone avec leurs profils Facebook. Sur ce point, la Commission précise qu'au moment de l'enquête en 2014, Facebook avait clairement affirmé que les comptes d'utilisateurs des deux sociétés ne pourraient pas être associés de façon automatique et avec fiabilité. C'est ainsi que dans la communication des griefs, la Commission a déclaré que « contrairement aux affirmations de Facebook et à la réponse qu'elle a fournie lors de l'examen de l'opération de concentration, la possibilité technique d'associer automatiquement les identifiants des utilisateurs de Facebook aux identifiants des utilisateurs de WhatsApp existait déjà en 2014. À ce stade, la Commission craint donc que Facebook ait fourni, délibérément ou par négligence, des informations inexactes ou trompeuses à la Commission, en violation des obligations qui lui incombent en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations. »

En marge de cela, la Commission européenne a insisté sur l'obligation, pour les sociétés, de respecter scrupuleusement le règlement relatif aux concentrations en fournissant des informations justes et précises. En effet, elle rappelle que les notifications et les demandes de renseignements constituent les principales sources d'information de la Commission dans le cadre des opérations de concentration.

Dans son communiqué, la Commission précise que l'envoi d'une communication des griefs ne veut pas dire que l'enquête est arrivée à terme. Cependant, elle a indiqué que Facebook a jusqu'au 31 janvier 2017 pour répondre à la communication des griefs. Toutefois, si les soupçons préliminaires sont confirmés, Facebook pourrait se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 1 % de son chiffre d'affaires (en vertu de l'article 14, paragraphe 1, du règlement de l'UE sur les concentrations).

Source : Europa

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 01/02/2017 à 13:21
WhatsApp poursuivi en justice par la fédération allemande des consommateurs VZBZ,
qui l'accuse de partage illégal de données avec Facebook

La VZBZ (Verbraucherzentrale Bundesverband), fédération allemande des consommateurs, a demandé au tribunal de comté de Berlin d’émettre une injonction à l’encontre de Facebook pour que le réseau social arrête le partage des données avec WhatsApp, mais supprime également celles qu’il a déjà reçues de WhatsApp. Pour la VZBZ, Facebook a abusé de la confiance des utilisateurs. L'autorité de protection des données de Hambourg a également ordonné à Facebook de cesser d'importer des données WhatsApp.

Lorsque Facebook a acquis WhatsApp en 2014, le service de messagerie a promis de maintenir une indépendance vis-à-vis du réseau social. Cependant, avec ses nouvelles politiques de confidentialité, le service donne à Facebook la possibilité d'accéder aux numéros de téléphone des utilisateurs de WhatsApp et à d’autres détails analytiques comme la résolution d'écran de l’utilisateur ainsi que les identifiants de périphérique. Le but ici est de participer à l’amélioration des annonces ciblées sur Facebook.

« Nous allons explorer des façons dont les entreprises et vous pouvez communiquer ensemble […], comme passer des commandes, effectuer des transactions, obtenir des informations de rendez-vous, recevoir des bons et avis de livraisons, être informé des mises à jour de produits et services et du marketing », ont expliqué les responsables du service de messagerie pour justifier les interactions avec les entreprises. Si WhatsApp a réaffirmé que les bannières publicitaires ne seront toujours pas autorisées sur sa plateforme, le réseau social a indiqué que les messages envoyés par les marques pourront « contenir une offre pour quelque chose qui pourrait vous intéresser ».

Et pour ce qu’il en est du partage des numéros de téléphone avec Facebook, WhatsApp avançait que cela servirait à « faire des suggestions de produits (par exemple d’amis, de connexions ou de contenus intéressants) et à afficher des offres et des publicités pertinentes ».

Toutefois, la plateforme a laissé à l’utilisateur la possibilité de ne pas se soumettre à ses nouvelles conditions, notamment en décochant la case pour vous opposer au partage de vos données sur Facebook. Une solution qui semble loin de faire l’unanimité.

Selon le VZBV, Facebook et WhatsApp sont en violation de la loi européenne de protection des données à cause de ce partage de données. La plainte demande non seulement la suppression des données déjà transmises, mais aussi le blocage de huit dispositions présumées illégales dans les nouvelles conditions de service de WhatsApp.

« Nous demandons à la fois une injonction pour empêcher la poursuite de l'application de termes et conditions spécifiques et une ordonnance de suppression des données que nous considérons avoir été transmises à Facebook illégalement, en particulier les données de tiers qui n'utilisent pas WhatsApp », a déclaré le conseiller juridique VZBV Carola Elbrecht.

Un porte-parole de WhatsApp a assuré que les termes et conditions « sont conformes à la loi », ajoutant que Whatsapp « donne aux utilisateurs une explication claire et simple de la façon dont fonctionne le service, ainsi que le choix sur la façon dont leurs données sont utilisées. Les mises à jour sont également conformes aux directives émises par les régulateurs de l'UE ».

En novembre, le régulateur britannique de la protection de la vie privée a obligé Facebook à cesser d'importer les données des utilisateurs de WhatsApp sur le territoire. Le gendarme européen à la concurrence a estimé pour sa part que Facebook a fait des promesses « trompeuses » quant à la séparation de données lors du rachat de WhatsApp.

Le Centre d'information sur la protection de la vie privée aux États-Unis s'est également plaint auprès de la Federal Trade Commission sur le sujet en avançant que WhatsApp et Facebook se livraient à des « pratiques déloyales et trompeuses ».

Source : communiqué de presse VZBZ
Avatar de Coriolan Coriolan - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 26/04/2017 à 15:50
Un tribunal allemand ordonne à Facebook de suspendre le partage des données avec WhatsApp
Sans l'autorisation des utilisateurs

En août dernier, WhatsApp a annoncé des changements dans ses conditions d’utilisation qui prévoyaient entre autres le partage des numéros de téléphone de ses utilisateurs avec Facebook. Le but de ce changement a été d’améliorer le ciblage publicitaire de Facebook et mieux lutter contre le spam.

Bien sûr, il était toujours possible d’empêcher le partage des informations de votre compte Whatsapp avec Facebook pour des fins publicitaires en décochant une case avant d’accepter les nouvelles règles d’utilisation ou encore en modifiant les réglages de l’application. Toutefois, il est impossible d'empêcher complètement Facebook d’importer vos données WhatsApp.

La décision de WhatsApp a inquiété plusieurs autorités de protection des données personnelles, dont la CNIL britannique, mais c’est en Allemagne qu’une injonction a été émise pour interdire « à Facebook de rassembler et d'enregistrer les données des utilisateurs allemands de WhatsApp ». La DPA (autorité de protection des données) allemande a aussi demandé à Facebook « d’effacer les données déjà transmises » au réseau social via WhatsApp. Les CNIL européennes ont également demandé à WhatsApp de suspendre le transfert de données avec Facebook, le temps de faire la lumière sur les conditions et les informations incluses dans le partage et de s’assurer que toutes les protections juridiques nécessaires sont mises en place.

L’autorité de protection des données de la ville-État de Hambourg (nord), où est installé le siège allemand de Facebook et dont les décisions valent pour l'ensemble du territoire, a rappelé que lorsque Facebook avait racheté WhatsApp, les deux entreprises avaient promis de ne pas partager de données entre elles. « Le fait que cela se produise aujourd’hui est non seulement une tromperie envers les utilisateurs et le public, mais constitue aussi une infraction à la loi sur la protection des données », a estimé Johannes Caspar, qui est à la tête de l’office.

Aussitôt, WhatsApp a entrepris de suspendre temporairement le partage de données avec Facebook, alors que le réseau social a tenté d’obtenir une annulation de l’injonction du tribunal administratif de Hambourg. Une requête rejetée par ce dernier en ce début de semaine. La Cour a maintenu l’ordre de l’autorité de protection des données en attente d’autres procédures juridiques pour respecter la loi allemande de protection des données en vigueur. Pour le moment, WhatsApp ne peut pas transférer les données de ses 35 millions d’utilisateurs allemands à Facebook.

« C’est une bonne nouvelle pour les millions de gens qui utilisent le service WhatsApp en Allemagne chaque jour, » a dit Caspar dans un communiqué. « Ils ne sont pas sans défense. »

Toutefois, une autre décision de la Cour a été en faveur de Facebook. Pour le moment, le réseau social n’a pas à répondre immédiatement à l’ordre de suppression des données des utilisateurs allemands déjà importées de WhatsApp.

Dans une autre poursuite au début de cette année, La VZBZ (Verbraucherzentrale Bundesverband), fédération allemande des consommateurs, a demandé au tribunal de comté de Berlin d’émettre une injonction à l’encontre de Facebook pour que le réseau social arrête le partage des données avec WhatsApp, et supprime également celles qu’il a déjà reçues de WhatsApp, mais le réseau social a refusé d’obtempérer.

Source : Telecompaper

Et vous ?

Utilisez-vous WhatsApp ? Si oui, que pensez-vous de la décision du partage de vos données personnelles avec Facebook ?

Voir aussi :

WhatsApp poursuivi en justice par la fédération allemande des consommateurs VZBZ qui l'accuse de partage illégal de données avec Facebook
Avatar de Patrick Ruiz Patrick Ruiz - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 18/05/2017 à 12:29
Rachat de WhatsApp : l’UE inflige 110 millions € d’amende à Facebook
Une sanction jugée proportionnée et dissuasive

Facebook a récemment été condamné par l’autorité française de protection des données, la CNIL, à payer 150 000 € d’amende. Dans la foulée, le géant des réseaux sociaux est accusé par la société britannique BladeRoom d’avoir dérobé sa technologie de datacenters, ce qui mène à un procès qui donnera encore matière à nous pencher sur le cas Facebook l’an prochain. L’actualité autour du géant des réseaux sociaux est donc riche ces derniers jours. La commission de l’Union européenne vient de l’enrichir davantage avec cette décision dans le différend qui l’oppose à Facebook dans le cadre du rachat de WhatsApp.


Facebook a notifié la commission de l’Union européenne de son projet de rachat de WhatsApp en août 2014. Dans le cadre du règlement européen sur les concentrations, la commission de l’Union européenne a donc lancé une enquête sur ledit rachat. L’enquête portait, entre autres éléments, sur la possibilité que des comptes d’utilisateurs Facebook soient associés à des comptes d’utilisateurs WhatsApp. En réponse à une demande d’information adressée par la commission de l’Union européenne, Facebook a déclaré que cette fusion de comptes ne pourrait se faire automatiquement et de manière fiable. Seulement, deux ans plus tard, une annonce de WhatsApp relative à la mise à jour de ses conditions générales d’utilisation et à sa politique de confidentialité a révélé que la fusion des comptes était bel et bien possible.

Ainsi, dans sa communication des griefs portés à l’endroit de Facebook en décembre dernier, la commission de l’Union européenne a déclaré que « contrairement aux affirmations de Facebook et à la réponse qu'elle a fournie lors de l'examen de l'opération de concentration, la possibilité technique d'associer automatiquement les identifiants des utilisateurs de Facebook aux identifiants des utilisateurs de WhatsApp existait déjà en 2014. À ce stade, la Commission craint donc que Facebook ait fourni, délibérément ou par négligence, des informations inexactes ou trompeuses à la Commission, en violation des obligations qui lui incombent en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations. »

Seulement, comme l’a rappelé la Commission, l’envoi d’une communication des griefs ne veut pas dire que l’enquête est arrivée à son terme. Facebook est notifié depuis décembre dernier des griefs portés à son endroit et avait jusqu’au 31 janvier pour répondre, ce sans quoi le géant des réseaux sociaux se verrait infliger une amende pouvant aller jusqu’à 1 % de son chiffre d’affaires (en vertu de l'article 14, paragraphe 1, du règlement de l'Union européenne sur les concentrations). Difficile de savoir si Facebook a apporté une réponse à ces griefs et si cela a été le cas, elle n’a pas été suffisante pour empêcher que la Commission ne lui inflige une amende de 110 millions €.

« Une amende proportionnée et dissuasive », d’après ce que rapporte Reuters. Il faudrait souligner qu’en octobre 2014, au moment d’autoriser le rachat de WhatsApp par Facebook, la Commission s’était fondée sur de nombreux facteurs, dont cette possibilité d’associer des comptes utilisateur de Facebook et de WhatsApp. L’amende infligée à Facebook porte donc bien sur sa fausse déclaration, il n’y aura cependant pas d’impact sur le rachat autorisé par la Commission.

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de cette décision de la Commission de l’UE ?

Voir aussi :

Facebook rachète l'application de messagerie WhatsApp, pour 16 milliards de dollars
Rachat de WhatsApp : Facebook accusé par l'UE d'avoir fourni des informations trompeuses, et risque une amende de 1 % de son chiffre d'affaires
Avatar de steflinux steflinux - Membre actif https://www.developpez.com
le 18/05/2017 à 15:40
Enfin des bonnes nouvelles !
Avatar de Zirak Zirak - Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
le 18/05/2017 à 16:00
Mwé...

Une amende de 110 millions, quand tu as lâché 16 milliards pour le rachat en question, c'est encore et toujours peanuts.

Et puis là, c'est une amende car ils ont menti, mais cela ne remet pas en cause ni le rachat, et (bon je dis ça avant d'avoir été lire la source originale), ni ce rapprochement des comptes utilisateurs entre What'sApp et Facebook.

Bref, si ils avaient dit la vérité à l'époque, la commission de l'UE aurait peut-être mis son veto sur le rachat, et aujourd'hui, on leur demande 3 miettes et on passe l'éponge ?

Au final, c'est juste comme si WhatsApp avait couté 16.1 milliards au lieu de 16 milliards, et que la commission de l'UE n'avait jamais enquêté / contrôlé / donné son avis ou quoi que ce soit. Bref, comme si on avait passé 1 an et demi / 2 ans à payer des gens pour rien, c'est comme d'habitude, il suffit de lâcher une poignée de billets pour faire ce que l'on veut impunément...
Avatar de Battant Battant - Membre averti https://www.developpez.com
le 25/05/2017 à 23:59
Bonjour,
De toute façon ce n'est pas avec de l'argent qu'on répare ce qu'on a fait . La meilleure façon de réparer et de permettre aux utilisateurs européen d'avoir accès à Facebook et WhatsApp quitte à payé 20 à 30 € Par mois ou par année leur service favori mais en ayant une protection et donner garantie .

Une des solutions serait de demander une expertise indépendante du code de Facebook Et WhatsApp à fin de vérifier s'ils disent la vérité

Que pensez-vous ?

Salutations
Contacter le responsable de la rubrique Accueil